Sans doute moins connu que certains de leurs compères de la scène américaine, il serait impoli de dire qu’Acid King n’a pas marqué son petit monde puisque cela fait quand même 23 années que le groupe nous assomme à coup de guitare et basse bien lourdes.

Acid King ou le son satanico-psychédélique ?


Le groupe tire son nom de Rick Kasso, un adolescent qui a tué l’un de ses meilleurs amis dans le courant des années 1980. Il écoutait beaucoup de heavy-metal et était fasciné par les idéaux d’Anton LaVey, le fondateur de l’Eglise de Satan. Inutile de préciser qu’à cette époque, la société se posait beaucoup de questions sur le contenu satanique de ce genre musical. Son surnom « acid king » vient du fait qu’il était sous LSD lorsqu’il a poignardé pas loin d’une trentaine de fois son ami. Rick Kasso se suicide par pendaison dans sa cellule avant de pouvoir être jugé. C’est donc toute cette histoire qui a fortement inspirés Lori S - la chanteuse et guitariste – et Joey Osbourne – le batteur - afin de donner un nom à leur groupe fraîchement né au début des années 1990.

Une fois le nom trouvé, il ne restait plus qu’a trouvé une véritable identité sonore et celle d’Acid King est reconnaissable entre mille : une voix envoûtante - à l’exception des tout premiers albums – des riffs lourds et très hypnotiques ; une basse qui « pose l’ambiance » et une batterie qui donne très souvent l’impression d’être en session jam. Pour le coup, à l’écoute de quelques titres, on fait très vite le rapprochement entre le nom et le son que le groupe délivre. Si les premiers albums présentent des riffs moins lourds, c’est à partir de l’album « Down with the Crown » en 1997 qu’Acid King trouve son identité sonore qui lui colle encore à la peau aujourd’hui.

Alors, bien ou bien ?


Si Acid King mérite sa place sur la scène du stoner-doom, c’est évidemment grâce à la qualité de leurs albums surtout à partir du tournant en 1997. Depuis cette année-là, le groupe n’a sorti que quatre albums mais qui – pour ma part – devrait être tous écoutés pour tout fan de guitares bien lourdes et de sons hypnotiques et psychédélique. Impossible de ne pas être envoûté par la voix de Lori qui vient sublimer la musique que produit le groupe. Si vous souhaitez découvrir le groupe, je vous recommande chaudement d’aller jeter une oreille sur leur avant dernier album « III » ainsi que sur leur dernier « Middle of Nowhere, Center of Everywhere » sorti en 2015. Cependant, veillez à ne pas pousser le son trop fort afin d’éviter que les murs de votre logement tombent sur place. L'expérience ultime consiste à les voir en concert et se laisser véritablement happer par l'envoûtement du son qui se fait à forts décibels. Quand j'y repense, voir Acid King en concert au Hellfest en 2014, c'était l'un des meilleurs concerts que j'ai pu faire et je ne peux que vous insister à vivre l'expérience...

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Mon dieu, nous y sommes. Le top de fin d’année. Ou l’article le plus injuste pour des tas d’artistes qui mériteraient d’y figurer. Quoiqu’il en soit, je pense que vous serez nombreux à approuver le fait que ce millésime 2016 restera dans les livres d’histoire du stoner rock tant il y a eu du bon. Et je dois dire qu’à la vue de cet excellent millésime je plains déjà le futur fan de stoner qui découvrira tous les excellents albums sortis cette année-là, tous les écouter relèvera d’une prouesse surhumaine puisque je rappelle que le stoner (et affiliés) peut endommager les tympans lors d’une longue exposition ; que la basse et la batterie, omniprésentes, peuvent déclencher des troubles psychopathologiques (crise d’hystérie ou bien des migraines) sur des personnes sensibles à ce genre musical (et d’ailleurs, ces derniers peuvent vous pousser à quitter votre logement, ahem). Donc même si en apparence le stoner rock est moins dangereux que d’autres drogues, tachez d’y aller molo quand même !

20. Meteor Vortex – Cosmic Labyrinth


Oui avec moi c’est possible d’être un groupe qui a sorti qu’un seul EP et de se retrouver dans le top 20 de fin d’année. Les finlandais de Meteor Vortex proposent un stoner rock instrumental qui colle directement dans une fusée Ariane direction Proxima Centaurii, la plus proche étoile de notre Système Solaire. Impossible de ne pas les comparer à Earthless, mais ce qui m’a le plus frappé à l’écoute de « Cosmic Labyrinth », c’est que le groupe pousse encore plus loin le voyage interstellaire que leurs confrères américains. Si vous êtes en manque de stoner instrumental, il ne faut surtout pas passer à côté de Meteor Vortex

19. Holy Grove - Holy Grove


On démarre ce top 2016 avec Holy Grove commence fort sa carrière avec ce premier album qui montre toute la puissance de leur doom un brin atmosphérique à tendance « black-sabbathienne ». Des riffs accrocheurs, une voix qui vous porte littéralement au loin et des solos de guitare très efficaces, c’est la recette du groupe pour cet album et ça marche rudement bien ! La seule chose que je regrette concernant Holy Grove, c’est de ne pas avoir pu les voir cette année ; j’espère que 2017 me laissera l’occasion de me rattraper !

18. Mars Red Sky – Apex III


Les premiers français qui sont dans le top et sans doute les plus connus de la scène ; je vous jure que je ne fais pas tout à l’envers. Je ne me considère pas comme fan du groupe, mais la sortie d’un nouvel album de Mars Red Sky me pose toujours une question: vais-je partir en voyage comme sur les précédents albums ? Oui, indubitablement. C’est assez fou comment le groupe gagne en complexité ce dernier album qui est finalement la continuité de ce qui a été entrepris deux ans auparavant. Pour ceux qui connaissent le groupe, avec « Apex III » la recette de Mars Red Sky reste la même mais elle est encore plus savoureuse qu’avant.

17. Naxatras – II


Les grecs de Naxatras qui avaient fait sensation l’an passé reviennent pour le meilleur en 2016 avec leur nouvel album sobrement intitulé « II ». La grosse nouveauté de cet album c’est notamment la présence d’une voix qui se fait entendre bien plus que dans le premier qui était résolument instrumental. Dans « II » on retrouve tout l’ADN de Naxatras avec beaucoup d’instrumental qui laisse toujours penser à des sessions de jam qui se déroulent avec une facilité déconcertante. La pochette de l’album en dit long sur son contenu puisque les cinq titres vous font voyager dans les diverses galaxies qui composent l’Univers. Un album de choix pour tout amateur de psychédélique à tendances interstellaires !

16. Mephistofeles – Whore


Mephitofeles nous vient tout droit d’Argentine et sent bon l’Electric Wizard à ses premiers débuts. Que ce soit au niveau musical, qu’au niveau de la production, on a cette impression d’écouter un album « sale » en provenance de la fin des années 60 ou du début des seventies ! Impossible de ne pas penser également à Uncle Acid & The Deadbeats lorsque la voix vient se greffer à aux instruments. En conclusion, on a droit à un album sale et résolument psychédélique avec une production qui fait passer le tout pour un disque qui nous vient des Temps Anciens du doom. « Whore » est dans aucun doute l’une des valeurs sûres de cette année.

15. Brunt – Blackbeard


Le deuxième EP qui se trouve dans ce top de fin d’année nous vient des îles anglo-normandes avec Brunt et son dernier cru, « Blackbeard ». Du stoner à tendance doom instrumental c’est la marque de fabrique du groupe et on ne se rend même plus compte que notre tête fait des mouvement de bas en haut lors de l’écoute de l’EP puisque on est bien trop occupé à absorber la basse et le rythme des morceaux. « Blackbeard » c’est avant tout une ambiance psychédélique portée par une guitare qui balance des solos orgasmiques pour les oreilles, du pur bonheur !

14. Spaceslug – Lemanis


Du doom spatial, en veux-tu en voilà ! « Lemanis » est sans doute l’une de ses très bonnes surprises de l’année en surfant à la fois sur un son résolument très lourd mais et sur des nuances psychédéliques qui rendent le tout très astral. Pour un premier album, on peut dire que les polonais de Spaceslug frappent très fort. On espère les voir au Red Smoke Festival l’an prochain pour aller tutoyer les étoiles en live.

13. Missingmile – Blackship


Les normands de Missingmile ne pouvaient ne pas se retrouver dans ce top tant j’ai apprécié leur EP « Blackship » (la chronique est disponible ici) qui vous propose un stoner rock classique mais diablement efficace. On surfe à la fois sur du Kyuss en passant par du The Sword ce qui rend l’ensemble ultra dynamique. Il me manque plus qu’une Dodge Charger de 1969 pour vivre l’expérience à fond !

12. Whitenails – First Trip


Là encore, pour un premier essai on ne peut qu’en redemander par la suite ! Les québécois de Whitenails proposent un son qui synthétise de la vitamine C – idéal en cas de coup de fatigue – avec des riffs qui accrocheurs pour un ensemble qui sonne très groovy. A la fois à la frontière entre stoner et heavy rock, « First Trip » devrait rapidement vous plaire si jamais nous n’y avez pas encore jeté une oreille dessus !

11. Dunbarrow – Dunbarrow


Les norvégiens de Dunbarrow en mettent plein la vue – et les oreilles – avec un doom occulte qui plonge l’auditeur dans une ambiance sépulcrale. Les riffs n’ont d’égales que la voix qui nous plonge directement dans les seventies où on a parfois l’impression d’entendre un morceau de Black Sabbath qui aurait été oublié lors de leurs débuts il y a plus de quarante ans maintenant.

10. The Hazytones – The Hazytones


Du stoner 70’s à la sauce québécoise, c’est ce que propose ce trio originaire de Montréal. Comme les précédents, tout ici sonne comme dans les années 1970 : la vieille production qui nous renvoie dans le passé, la voix de Mick Martel qui fait penser à leur confrères américains d’Orchid ou encore les excellents riffs que balancent le groupe tout au long de l’album. The Hazytones signe un premier album très encourageant pour la suite du groupe. Ils devraient débarquer dans nos contrées dès le début 2017 pour une série de concerts.

9. Red Scalp – Rituals


Les polonais de Red Scalp, c’est avant tout quelque chose de très efficace que ce soit au format studio ou bien en concert ! Ça a été un réel plaisir de les avoir vus cet été à l’ouverture du Red Smoke Festival. Des riffs lourds, des guitares fuzzées à souhait et une ambiance de vieux rituels amérindiens, c’est ce qui fait toute la sève de Red Scalp. Le titre ‘Tatanka’ est sans nul doute la perle de l’album « Rituals » !

8. Truckfighters – V


Les suédois de Truckfighters reviennent en force pour ce nouvel album qui a connu quelques problèmes notamment avec le titre – et le clip – de la chanson ‘Calm Before the Storm’ basée sur le meurtre de Lisa Holm en 2015 et qui avait 17 ans au moment des faits. On est donc en présence d’un album qui est tout aussi marquant que les précédents mais qui se veut surtout beaucoup plus mûr et plus complexe dans sa construction. « V » a été sans conteste l’un des albums marquants de cette année.

7. Gozu - Revival


Avec « Revival », les américains de Gozu n’hésitent pas à prendre ce qu’il y a de meilleur dans le doom, le stoner et le heavy rock pour en ressortir toute la quintessence afin de produire un album incontournable ! Pour ma part, j’ai découvert le groupe grâce à cet album et dès les premiers accords de guitare, j’ai su que j’allais adorer.

6. King Gizzard & Lizard Wizard – Nonagon Infinity


Même si les australiens de King Gizzard & Lizard Wizard ne font pas trop dans le heavy-psych, si vous aimez un tant soit peu de musique psychédélique, il est assez difficile de passer à côté de « Nonagon Infinity ». Des riffs qui sont déballés à toute vitesse, des guitares bien grasses ainsi qu’un abus de wah-wah pour un album qui se pense comme un seul morceau à faire tourner en boucle, c’est toute la philosophie du dernier cru de nos australiens préférés. Mention spéciale au titre ‘Robot Stop’ qui doit être une véritable machine à pogos et à slam en concert !

5. Moon Coven – Moon Coven


C’est bien à cause de ces suédois là que mon top a pris du retard ! Tombé dessus par pur hasard en surfant sur le web, j’ai tout de suite été séduit par le doom stoner de Moon Coven. Une ambiance bien lourde avec des guitares qui font parfaitement le boulot, l’écho de la voix qui nous parvient aux oreilles est un pur régal qui nous plonge dans une ambiance bien occulte. Moon Coven sait mettre les petits plats dans les grands et nous démontre encore une fois que les suédois sont très forts dans le stoner !

4. Lee Van Cleef – Holy Smoke


Impossible de ne pas tomber sous le charme de cet album des italiens de Lee Van Cleef. « Holy Smoke » va vous plonger dans une ambiance bien psychédélique à grands coups de guitares lysergiques portées par une wah-wah presque omniprésente. A l’écoute de l’album, on en ressort comme ragaillardi, comme si notre esprit s’était offert une petite séance de méditation astrale. Sans nul doute l’une des meilleures surprises de cette année ; j’espère pouvoir vivre l’expérience live l’année prochaine !

3. 1000mods – Repeated Exposure To


Un véritable retour aux sources pour les grecs de 1000mods avec « Repeated Exposure To » et une place de choix dans mon top de l’année ! Des riffs gros comme un tsunami, une voix qui se montre encore plus dynamique qu’à l’accoutumée et une partie rythmique qui vous pulvérise les oreilles, c’est ce qui vous attend dans le dernier cru de 1000mods. L’idylle que j’ai commencée avec ce groupe il a plus de quatre ans maintenant continue encore à l’heure actuelle et j’espère qu’elle n’est pas prête de s’arrêter. Comme pour les précédents albums du groupe, je recommande chaudement de l’écouter pendant les vacances, lorsque la route s’annonce plus longue que prévu !

2. Superlynx – LVX


Peut-être est-ce là une nouvelle idylle qui commence ? Les norvégiens de Superlynx nous offre un doom atmosphérique parfaitement orchestré avec des guitares qui sont littéralement sous acide. Mais l’instrument maître du groupe, c’est sans aucun doute la voix de Pia Isaksen qui continue toujours de me hanter après chaque écoute de « LVX ». La force de Superlynx c’est d’avoir su mettre en œuvre un doom qui se veut discret contrairement à ce qu’on a l’habitude d’entendre dans le même registre. Si comme moi vous êtes particulièrement sensible aux voix féminines – et d’autant plus celles qui arrivent à vous enchanter – alors « LVX » de Superlynx devrait rapidement vous marquer l’esprit…

1. Witchthroat Serpent – Sang Dragon


Et l’album de l’année revient aux français de Witchthroat Serpent avec l’excellentissime « Sang Dragon ». Le groupe surfe sur une ambiance bien occulte à coup de guitares très grasses et très psychédéliques comme sait très bien le faire les anglais d’Electric Wizard. L’album se doit d’être écouté à fort volume pour véritablement plonger dans l’ambiance de l’album. « Sang Dragon » détient des titres qui se révèlent être de petites merveilles comme ‘Lady Sally’ ou encore ‘Into the Black Woods’ qui mettront d’accord tous les stoneurs-doomeux en manque de gros riffs qui arrachent les tympans. Avec « Sang Dragon », les français de Witchthroat Serpent déboulent sur la scène du doom stoner avec une telle force qu’ils devraient aisément se faire une place de choix ! Mon coup de cœur de l’année !


Le mot de la fin

Et voilà ! Mon top 20 de l’année 2016 se termine enfin et je dois dire que ça n’a pas été une partie de plaisir pour l’écrire tant c’est difficile de mettre dans un ordre les albums qui m’ont le plus marqué cette année. Tout ce que j’espère à l’heure actuelle, c’est que 2017 soit aussi bonne et consistante en sortie d’albums que 2016 !
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2016 arrive à sa fin et comme à chaque fin d’année vient le temps de revisiter les albums sortis cette année, d’en extraire la quintessence afin de pouvoir vous fournir la crème de la crème du stoner, psyché, revival 70’s ou encore doom.
Je tenais à profiter de cette tribune pour vous remercier, vous stonernautes de la Planète. Que vous aillez lu nos chroniques ou simplement jeter une oreille sur nos recommandations Facebook, que vous achetiez des opus ou lorsque vous vous rendez à un concert, vous participez à la richesse de la scène underground et pour cela nous vous remercions encore.
Fan des voyages cosmiques accrochez votre ceinture, le vaisseau spatial Kyuss666 s’apprête à décoller.


20. Cambrian Explosion -  The Moon EP



On commence avec le dernier EP tout en psychédélisme des américains de Cambrian Explosion. Leur opus, sorti en Mai est condensé de rock mystique, voyageant entre les chants méditatifs et les riffs accrocheurs à souhait. Leur EP est un tel succès qu’il a décidé le label allemand Pink Tank Records de signer le groupe et ainsi permettre la sortie en vinyle de ce magnifique EP.

19. The Gentle Art of Cooking People – o


On continue dans le psyché avec The Gentle Art of Cooking People. Si Cambrian Explosion déploie une ambiance méditative, on est dans un tout autre univers chez les polonais. Leur son est plus progressif, plus complexe que les américains. Je vous spoile pas trop et je vous laisse découvrir cette pépite.
18. Svvamp – Svvamp


On change de cap, direction la Suède et la scène retro rock avec Svvamp. Le groupe nous propose un album mélodique, chargé d’émotions. Les suédois navigue entre le blues et le rock 70’s, nous proposant  un moment de calme et de détente.

17. Red Lama – Dreams are free


Le nord de l’Europe fourmille de belles trouvailles, en voilà une autre avec Red Lama. Les danois naviguent entre un space rock contemplatif et un rock psyché léger. Le groupe propose un tour du monde musical, de l’Amérique avec Inca en passant par la France et son Mont Ventoux pour finir par la Chine et le Tibet.

16. Sunnata – Zorya


  Une des belles surprises Doom de cette année nous vient de la Pologne avec Sunnata. Le groupe nous propose un son lourd, compact assommant l’auditeur. S’il s’agit de leur second opus après Climbing the ColossusZorya se démarque nettement tant dans la qualité sonore que par la maturité dont le groupe fait preuve sur ce dernier.

15. White Nails - First Trip

Une bombe. Un condensé d’énergie et de groove balance à la tête de l’auditeur. C’est l’effet que me fait l’EP des québécois de White Nails. Des riffs catchy, une voix Sabbathesque, une basse ronronnante. On en redemande ! Cinq tracks de cette qualité ne nous rassasient pas et nous ne pouvons qu’espérer voir débouler prochainement un nouvel opus.

14. The Texas Chainsaw Dust Lovers – Me and The Devil

Les français de  Texas Chainsaw Dust Lovers ont fait fort au début 2016 avec la sortie leur premier LP. Me and The Devil est une belle gemme du stoner rock français, la voix Clutchienne de Clément et le jeu de guitare à la Hendrix de Nagui rythme l’album. A noter le titre Summer Spleen mélangeant un stoner rock sombre avec une musique caribéenne, presque flamenco, un des plus beau titre de cette année assurément.

13. Jungle City – Jungle City III

Le retro rock vu d’Australie, un mélange de blues, de groove, de psychédélisme et de …chaleur. L’album sent la chaleur du désert australien à vous faire transpirer en plein hiver, vous perdra dans un tourbillon psychédélique avant de vous servir d’aphrodisiaque avec votre moitié.

12. Red Fang – Only Ghost 

Un retour réussit pour les américians de Red Fang. Si Whales and Leeches, leur dernier album ne m’avait fait grande impression, Only Ghost est d’un tout autre calibre. Le groupe retrouve son énergie caractéristique des premiers albums, nous promenant entre les titres garage rock, doom ou encore stoner. Un must have dans toutes les collections des stonernautes.

11. Truckfighters – V

L’album charnière marquant la nouvelle ère ouverte par le groupe. Si le fuzz rock des suédois est toujours bien présent, ce dernier s’est fait plus mature, plus progressif, plus complexe. Le titre trailer de l’album Calm before the storm avait déjà un peu teasé ce changement d’époque avec une partie calme, mélodique plus importante qu’à l’accoutumée.  On aime ou on n’aime pas le virage pris par le groupe mais on ne peut que saluer l’effort fourni.

10. Kroh – Altars

Ah le rock occulte ! La promesse d’être envouté afin d’offrir son âme à Satan  et à se livrer à toutes sortes de cérémonies plus sombre les unes que les autres. Ici la prêtresse de cérémonie s’appelle Oliwia et l’arrivée de la chanteuse à réanimer le groupe de doom de Paul Kenney. Un résultat probant qui fait du groupe un des plus beaux émissaires du seigneur sombre de 2016.

9. Bright Curse – Before the Shore

Assurément une des très belle surprise de l’année 2016. Le groupe franco-anglais a confirmé la qualité de leur stoner rock aperçue dans leurs EP précédents. En plus de leur excellent LP, le groupe s’est vu annoncé au Hellfest 2016, franchement si vous avez la possibilité de les voir, même si ils sont programmés à 10h, faites le tant le groupe mérite d’être vu live.

8. Spaceslug – Lemanis

Une limace de l’espace, il y a mieux comme animal totem pour un groupe. Sauf si ce dernier vous propose un des meilleurs space doom que je n’ai jamais écouté. Le son est lourd mais l’ensemble est aérien, cela ressemble à un vaisseau au décollage, ou à une météorite dérivant dans le vide intersidéral.
7. Asteroid – III

Six ans ! C’est ce qui sépare le dernier album des suédois de son précédent. Asteroid a été un des pionniers dans le rétro rock suédois, devenu populaire maintenant.  III garde toujours ce style, tout en ajoutant un son plus lourd que son prédécesseur. L’ensemble des tracks est extraordinaire sur cet album, chaque morceau ayant sa propre ambiance. Bref une belle réussite pour le groupe !

6. 1000 Mods – Repeated Exposure to…

Si pour vous le stoner, c’est le son de la scène de Palm Desert, des gros riffs secs et lancinant et une voix haut perché qui transporte les foules, alors jetez-vous sur le dernier 1000mods. Le groupe est devenu très connu dans le milieu du stoner grec et en est devenu un des patrons. C’est une évolution logique tant le groupe a montré d’une grande maitrise tout au long des différents opus. Le troisième LP du groupe est d’une excellente fabrique, un stoner de très haute qualité, ajoutant une touche de complexité tout en gardant un son très rentre dedans.  En somme encore du très bon venu de Grèce !

5.True Widow – Avvolgere

True Widow ou quand le shoegaze rencontre le stoner. Des paroles mélancoliques, de la reverb partout, des mélodies entêtantes et des titres qui vous hantent encore après leur écoute. Que dire de plus sur le talent exceptionnel affiché par le trio de Dallas. C’est beau tout simplement…

4. Gozu – Revival

Revival porte très bien son nom tant le groupe est revenu sur le devant de la scène et pour le meilleur. Les influences sont multiples et nombreuses passant du heavy Rock, au doom tout en tapant dans le grunge et le stoner. Le groupe a pioché ici et là pour polir son son chaque titre est un bijou, un travail d’orfèvre réalisé avec précision.

3. Onségen Ensemble – Awalaï

Le groupe finlandais est difficile à cerner et complexe à identifier. En live ils sont invisibles, caché derrière une paroi blanche au travers laquelle on peut discerner plusieurs silhouettes, en studio on sait seulement qu’ils sont assez nombreux, un ensemble de différent musiciens finlandais se réunissant pour produire ce son enchanteur. Ce dernier est d’ailleurs difficile à catégoriser, le groupe mentionnant faire du ‘Earth Rock’, je vous laisse le découvrir car il me faudrait une chronique complète pour décrire la complexité du groupe.

2. Greenleaf – Rise above the Meadow



Ah Greenleaf ! Le groupe qui a commencé comme un side project pour différents membres du mythique groupe  Dozer a pris de l’épaisseur ces dernières années devenant un groupe à part entière. Il s’agit du deuxième opus avec Arvid Jonsson au chant et on peut dire qu’après Trail and Passes ce dernier a bien pris ses marques. Rise Above The Meadow est un très bel album de stoner : l’écriture des différents titres est exceptionnelle, le son puisse ses racines dans Dozer, sublimé par la voix d’Arvind. Les suédois ont fait un très très bon boulot sur cet album.

1.Dunbarrow – Dunbarrow


Et l’album de l’année nous vient de Norvège, ou plutôt des terres désolées et macabres de Dunbarrow. Le groupe sévit dans un proto-doom rappelant les premiers Pentagram. Honnêtement j’ai eu du mal au début avec la voix du chanteur, mais à la fin de chaque écoute quelque chose m’incitait à appuyer sur le bouton replay, encore et encore. Espen Andersen, devient alors un conteur déclamant, dépeignant le pays maudit de Dunbarrow. Le son déployé par les membres du groupe appuie son propos, donnant un aspect solennel et glacial de cet univers. Tel Baudelaire dépeignant la beauté d’un cadavre, les norvégiens avec leur musique rendent hommage à ces contes horrifiques que l’on adore écouter.  Assurément le joyau de cette année 2016 que j’espère pouvoir voir un jour live !

Ainsi s’achève mon Top 20 pour cette année épique de 2016. Et vous quel est le vôtre ? On est curieux de voir ce que qui vous a accroché, rendu addict cette année.



3,2,1….Atterrissage



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Si nous étions un peu moins actifs que d'habitude, c'est bien parce que quelque chose se tramait ! Et c'est avec grand plaisir qu'on publie sur internet notre premier podcast. Pour cette première émission, nous avons décidé de mettre en avant des groupes de stoner et de heavy psych de la scène française. L'émission dure une quarantaine de minutes pour vous permettre à tous de prendre le temps de l'écouter sans pour autant que ça dure une éternité.

Au programme :
  • Mars Red Sky - Strong Reflection
  • Mantras - Smokes
  • You Said Strange - Just Wait
  • Stoned Diplodocus - They Live
  • Missingmile - Gasoline

On vous souhaite une très bonne écoute et bien entendu nous sommes ouverts aux critiques si c'est pour améliorer ce nouveau format ! 

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Après vous avoir proposé une visite de la scène retro rock suédoise avec le nouvel opus d’Asteroid, nous poursuivons cette fois encore notre aventure au parfum 70’s mais cette fois ci de l’autre côté de la Planète : L’Australie.

Jungle City est un groupe dans lequel on ressent un profond respect et l’influence de cette scène rock des années seventies mais il n’en fait pas un bête copier / coller loin de là. Le groupe ajoute tout au long de cet album sobrement nommé ‘III’ des touches blues et psychédéliques du plus bel effet.

Si les titres Stoneylove avec son ouverture à la Led Zeppelin, et All I Need sont une ode à cette période bénie du rock, le groupe sait montrer qu’il sait faire également quelque chose de plus moderne. Sexwitch est bouffés psychédéliques à souhait et I Won’t Bother a un petit son Red Fanguien du plus bel effet.
Si après ce début en trombe, votre moitié montre des signes d’énervement, faites-lui écouter Cannibal. Non il ne s’agit pas d’un titre vous vantant les mérites de l’anthropophagisme, mais étrangement de la ballade romantique de l’album.

I Want You se démarque comme étant le titre..sexuel de l’album (désolé j’ai pas trouvé un meilleur adjectif). La basse super groovy de Kaileb Rothwel et la mélodie de la guitare toute en délicatesse représentent à merveille la phase de séduction, puis par la suite l’explosion rock, plus énervé et compacte, la passion. Chapeau les gars, merci de m’avoir fait chroniquer ma première chanson interdite au -18...

On se calme, on se remet de nos ardeurs et on écoute le titre blues de l’album Ghost….enfin par pour longtemps car les australiens ont décidés de ponctués ici et là des riffs rock cassant l’ensemble et rappelant qu’à l’auditeur que même si ils sont en train de faire du blues, ils comptent garder la super pêche affichée dans les autres titres.

J’ai gardé pour la fin les deux morceaux les plus impressionnants de III pour moi : Mind Eraser et Sun Gods. Dans ces deux pépites on passe de riffs psychédéliques bien aidé par la voix de Brenton Wilson à des purs moments de furie rock avec ces riffs bien lourds et son rythme rapide. Un petit plus pour Sun God et l’addition de la basse groovy notamment sur le solo qui se déploie à partir de 4 :00, une extase auditive et clôt à merveille par Luke Wilson, batteur de son état.

Jungle City a vraiment effectué un travail d’orfèvre sur cet album III qu’on ne peut que saluer. Le groupe mérite que l’on s’attarde plus longuement sur leurs précédents opus ainsi que sur cette scène australienne si riche avec des groupes comme Winter Moon ou Kitchen Witch évoluant dans la même dimension.


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Meteor Vortex est un jeune groupe originaire de Finlande, l’un des rares pays où on peut observer de magnifiques aurores boréales. Et c’est peut être cette proximité avec ces phénomènes célestes que le trio a décidé de se lancer dans la vague du stoner rock instrumental qui vous envoie loin, très loin dans l’immensité de l’espace et ce uniquement grâce à la puissance de leur musique (je vous laisse imaginer jusqu’où vous pourrez aller si vous preniez des compléments illicites !).

Cosmic Labyrinth, une véritable odyssée spatiale


Cosmic Labyrinth est un solide EP qui se compose de trois pistes pour une durée totale avoisinant la trentaine de minutes ; on peut dire qu’on est dans la bonne moyenne des productions de ce genre si particulier qu’est le stoner rock instrumental / space rock. Quand on verse dans ce genre musical, il est difficile de trouver un vocabulaire autre que « voyage interstellaire » car on est justement en plein voyage vers les fins fonds cosmiques. Les trois pistes s’enchainent merveilleusement bien même si je dois dire que la deuxième – qui est composée de deux parties – vire un peu plus sur le stoner progressif à certains moments.

Mais ce qui fait la force de Cosmic Labyrinth, c’est l’impression d’assister à une session jam du groupe : on se laisse bercer par la musique sans forcément savoir comment le groupe va évoluer dans un même morceau. On passe d’un moment où la basse est omniprésente avant que la guitare se mette à hurler à l’aide d’une pédale wah-wah le tout à grand renfort de reverb et delay pour donner cette sensation d’être en apesanteur autour d’un corps céleste. Mention spéciale au titre ‘Dimensional Escape’ qui porte merveilleusement bien son nom tellement il nous fait partir loin, très loin vers les milieux interstellaires.

Que faut-il en retenir ?


Avec Cosmic Labyrinth, les finlandais de Meteor Vortex signent un premier EP très encourageant. Certes, il ne révolutionne nullement ce genre très fermé qu’est le stoner / space rock, mais il le fait merveilleusement bien. C’est un EP idéal pour ceux qui souhaitent apaiser leur esprit pendant plusieurs dizaines de minutes en lui offrant un voyage cosmique. Il est disponible en prix libre sur Bandcamp et vous auriez tort de vous en priver. Quoiqu’il en soit, on est déjà pressé d’entendre la suite !

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7 ans c’est ce qu’il aura fallu aux suédois d’Asteroid pour nous présenter leur troisième album sobrement intitulé "III".

Je suis tombé sur ce groupe au fil de mes pérégrinations sur le catalogue de Fuzzorama et à l’écoute de leur single Last Days j’ai de suite accroché. Ce morceau a tout pour plaire : un son typé hard rock, un chant clair, une atmosphère malsaine voir maléfique émergeant de ce morceau. C’est donc avec une impatience consommée que j’attendais la sortie de l’opus complet. Le premier titre Pale Moon pose une ambiance psychédélique, la mélodie jouée en boucle, la basse ronronnante, les gars d’Asteroid ont décidé de nous perdre.

Cependant nous vous habitué pas à l’aspect psychédélique trompeur du premier titre car le reste de l’album est d’une toute autre tonalité. Til Dawn s’ouvre sur une guitare très bluesy, Wolf and Snake est bourré de disto et sent le fuzz à plein à nez et Them Calling a un petit je ne sais quoi Sabbathesque qui donne une noirceur certaine au titre.

Deux autres titres de l’album m’ont alerté, Silver and Gold et M. Strange. Le premier est un chant lyrique, une prière pour Lucifer le porteur de lumière qui se clôt par des percussions orientales / bouddhistes que l’on retrouverait bien chez d’autre groupes de doom psyché (OM et Ethereal Riffian en tête). Le dernier qui marque la fin de l’album est une ode à ce retro rock seventies que les suédois semblent avoir affectionné ces derniers années. L’ambiance est plus légère, plus groovy on est proche du son d’autres groupes suédois comme les défunts Graveyard, Svvamp ou encore Gin Lady.

On ne peut que vous conseiller cet album tant ce dernier sent l’amour des seventies tout en y apportant la patte qu’Asteroid a perfectionné au fil de ces années. Un must have dans toutes les Tops listes de 2016.

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   Un beau jour (en fait, pas du tout, il faisait un temps affreux) alors que votre humble serviteur écumait les vastes et sombres profondeurs du net à la recherche d'un son nouveau pour lui chatouiller les oreilles, il est tombé sur Mexicoma, un groupe qui, comme son nom ne l'indique absolument pas, nous arrive tout droit de Suède dont la fondation ainsi que le premier album remonte à 2010.

   Côté petites chatouilles des oreilles, on repassera, la voix du chanteur étant plus du genre à vous déchirer les tympans au fil de fer barbelé et il est possible qu'à la première écoute, ainsi qu'il en fut pour moi, celle-ci ait un effet repoussoir assez considérable. Ce n'est qu'en me forçant un peu au début que j'y suis revenus afin de profiter des nombreuses qualités cachées de l'album. J'ai ainsi fini par sincèrement l'apprécier, sans compter que ce n'est pas tous les jours qu'on peut entendre chanter quelqu'un qui donne réellement l'impression d'avoir avalé une boite entière de lames de rasoir avant d'enregistrer, surtout accompagné par une musique aussi bien foutue.

   Parce que disons-le tout de suite, si j'ai pas trop eu à me forcer pour aimer Mexicoma, c'est que le travail des instruments y est pour beaucoup. Loin de se précipiter sur des rythmes frénétiques et endiablés dès le début, ces derniers prennent leur temps pour poser l'ambiance grâce à d'efficaces et courtes intros avant de vous catapulter dans les oreilles des riffs de guitares vibrants de puissance et des rythmes plus énergiques. Pour ceux qui, comme moi, se mettent à la fenêtre dès que l'orage approche pour admirer le déchainement de la nature dans toute sa beauté, Mexicoma, au fils des écoute procure une sensation analogue : Le premier frisson d’excitation qui se produit alors que l'orage est encore loin et ne fait que vous envoyer son lourd grondement roulant depuis l'horizon jusqu'à ce que finalement la fureur des dieux ne s'abattent sur la terre dans un déchainement de feu et de bruit !  Le rythme redescend ensuite, épousant la puissance de la voix pour les couplets. Entre la musique et la voix, on ne sait plus qui accompagne qui, mais l'important c'est que c'est foutrement efficace ! L'album pourrait alors n'être qu'une succession de passages puissants et énervés et d'autres plus calmes et contemplatifs, mais ce serait simplifier à l'excès un album dans lequel chacun des morceaux, malgré les points communs qu'ils partagent, parvient à se forger un identité propre.

  '5,27', le premier morceau constitue une entrée en matière puissante, efficace et permet d'apprécier dans toute son amplitude la puissance de la voix et des riffs qui donnent tout, histoire d'inviter l'auditeur à apprécier la suite, je sais pas pour vous, mais moi, ça a marché à merveille. 'Pray', qui lui fait suite continue sur la même lancée et se fend d'un court passage parlé au ton prophétique cerné de riffs de guitares bien gras. 'Relentless', le troisième morceau (pour ceux qui suivent pas) se distingue quant à lui par un petit solo de guitare bien senti et un conclusion furieuse qui laisse l'auditeur un peu groggy, mais chaud pour le quatrième morceau qui constitue la première véritable rupture de ton de l'album. On est en plein Rock'N'Roll et ça passe niquel ! Ce 'Truth Being Told' constitue en outre, par ses sonorités, le morceau le plus "kyussien" de l'album (là vous me direz :"mais est-ce que vous allez un jour nous lâcher avec Kyuss ? Réponse :"ça m'étonnerait !"). Passé ce pic de puissance qui est pour moi le point culminant de l'album, le calme revient peu à peu sur les trois derniers morceaux, 'Bright Black Day', tout en rythme binaire, 'Omega Doom' plus contemplatif (quoique se parant de riffs assez puissants, lui aussi !), mais dont le titre est pleinement justifié. Enfin, la version unplugged de ce dernier, assez plaisante, même pour quelqu'un pour moi qui est loin d'être un fan de versions unplugged, et qui est donc aussi objectif sur ce sujet que le volontaire d'une quelconque secte qui sonne probablement à votre porte depuis dix minute l'est à propos de son dieu !

   Mexicoma fut pour moi une agréable découverte, idéale pour se poser sur un canap' lors d'un après-midi pluvieux avec un(e) bon(ne) bière/clope/joint/bouquin (rayez les mentions inutiles) dans la main et laisser la musique se déchainer dans vos oreilles. 

P.S. : J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle : La mauvaise c'est que le groupe s'est séparé (mais cela ne doit pas vous empêcher d'en profiter !). La bonne, c'est que du coup, leur trois albums/EP (dont deux dont je vous parlerai peut-être quand je les aurai écoutés) sont disponibles en prix libres sur leur Bandcamp !

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S’il y a un domaine dans lequel sont reconnus les scandinaves, c’est bien au niveau musical et ce dans n’importe quel style de musique (stoner, metal, rock, etc.). Superlynx est un trio qui nous vient tout droit d’Oslo, la capitale de la Norvège ; et avec ce premier album « LVX » on peut dire qu’ils vont marquer le paysage puisque les groupes de doom portés par une chanteuse ne courent pas les rues.

LVX, le nom d'un ensorcellement ?


Alors quelle est la recette d’un bon doom porté par une chanteuse ? Il faut des guitares saturées et portées sur le sludge. Un rythme hypnotique porté par une batterie qui use plus de ses cymbales que de ses caisses ; tout comme une basse qui se fait assez discrète. Non l’instrument le plus important du groupe est sans nul doute la voix. Et celle de Pia Isaksen est fabuleuse. C’est comme si elle vous avait jeté un charme et qu’il était impossible de sortir de son envoûtement. Un peu à la manière des américains d’Acid King en somme…

Cet ensorcellement de l’auditeur par la voix, accompagnée d’une guitare lysergique, fait que « LVX » nous plonge dans un état second où on est littéralement happé par l’ambiance du disque. Alors que généralement le doom se contente d’envoyer du lourd aux niveaux des instruments, ici le groupe se démarque par sa presque discrétion sonore. Tout est dans la retenue – y compris la voix – mais c’est justement ce qui rend cet album si fascinant. Avec cette discrétion, Superlynx nous plonge dans une douce mélancolie qui se répand au fur et à mesure que les titres passent. L’autre sensation que procure l’écoute de cet album, c’est l’impression d’avancer dans une nappe de brouillard très épaisse ; vous savez comme lorsque vous perdez momentanément votre sens de l’orientation. Et puis d’un coup, le soleil se lève et le brouillard se dissipe. Notre sens de l’orientation est de nouveau opérationnel et pourtant on a qu’un seul souhait, celui d'y retourner...

Que faut-il en retenir ?


Superlynx nous offre un album subversif, mélancolique et résolument lysergique. Il vous plonge dans un monde maussade où tout semble être de noir et de nuances de gris. Et pourtant, malgré cela, il y a comme du romantisme qui s’en dégage, un peu à la façon de certains titres des américains de True Widow. Pour un premier essai, on peut aisément dire que Superlynx marque le coup et qu’on bouilli d’impatience pour les voir en concert pour voir si cette ambiance propre au disque est décuplée sur scène. Sur ce, cette épaisse nappe de brouillard commence à me manquer alors que ça ne fait que quelques minutes qu’elle s’est dissipée. Vous m’excuserez si j’appuie sur le bouton « repeat » et que je replonge dans cette ambiance mélancolique ?

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Si vous êtes quelqu'un qui écoute beaucoup de stoner, bravo, vous avez de bons goûts (rien de nouveau sous le soleil vous me direz). Si vous en écoutez, je peux parier aisément que vous avez des goûts assez variés puisque sous l’égide du stoner on trouve des tas d’autres genres qui lui sont affiliés comme le heavy psych, le doom ou encore tout ce qui touche au revival 70’s. Et c’est justement ce dernier qui nous intéresse aujourd'hui puisque nos cousins montréalais des Hazytones surfent sur cette vague.

The Hazytones, du pur stoner occulte


Je vais être franc dès le début, ce premier album des Hazytones est une franche réussite. Voilà c’est fait, maintenant entrons un peu plus dans les détails. La jaquette de l’album, quelque peu vintage, est un bon indicateur sur ce qu’on va écouter : du bon vieux heavy metal qui nous vient tout droit du passé, lorsque Black Sabbath était encore à ses débuts. Et lorsque vient les premières notes de ‘Light of the Day’ on ne peut plus se tromper, on plonge directement dans les années 1970 où les groupes étaient encore fréquemment qualifiés de sataniques. Par ailleurs, je me demande comment l’album aurait été perçu s’il était sorti quarante ans plus tôt : tout ici nous fait penser à de la musique occulte, même le mastering semble venir tout droit de cette époque bénie du rock n’ roll.

The Hazytones propose donc quelque chose de connu mais de savamment bien orchestrée, que ce soit au niveau du son qui est vintage à souhait ou bien dans la qualité des riffs et des solos qui composent les différentes pistes de l’album. Même s’il est rare de faire un coup de maître dès le début, l’album a de très bons morceaux tels que ‘Day of the Dead’ (le refrain est excellent, surtout la puissance du riff !), ‘Kill to Survive’ ou encore ‘Free From Your Spell’. La voix de Mick Martel joue un très grand rôle, elle colle parfaitement à la musique du groupe et je me demande même si la musique ne tourne pas autour puisque c’est bien elle qui ajoute cette touche d’occultisme au son du groupe. Et lorsque le chanteur est accompagné des voix de ses deux autres acolytes, je vous garantis que le résultat est on ne peut plus sombre et obscur !

Que faut-il en retenir ?


Avec ce premier album, The Hazytones va fortement marquer son territoire dans la vague du revival 70’s. Tout ici est bon à prendre et sonne résolument comme ce qu’on pouvait entendre à l’époque. Les morceaux se déroulent les uns après les autres sans pourtant qu’on éprouve une quelconque lassitude et on arrive vite au bout de l’album avant de le réécouter une seconde fois. Je ne sais pas pourquoi, mais lors de l’écoute j’ai souvent pensé aux teutons de Kadavar. Non pas que Hazytones sonne pareil – loin de là – mais ils ont cette même faculté à nous catapulter quarante ans dans le passé ; d’ailleurs si le groupe avait existé à cette période, je suis persuadé que le vinyle s’achèterait discrètement pour ne pas être qualifié de suppôt de Satan…

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17.30, I’m waking up with a blurred mind to realize it’s nearly the time for the festival ‘Le Grand Incendie’

Within a second I’m off to Bron the concert’s venue: the Jack Jack
With deception, I realize I arrived too late for the Lyon folks of Montcharge. These dudes are making such a powerful and quality stoner, but if you don’t trust me here it’s a sample for you to decide

Just arrived in Lyon, Glowsun are running to the stage. Some tasty stoner doom with a psych spice, we understand why these guys are the bosses of the French stoner scene. The titles move fast, bringing the crowd higher and higher in a catharsis state the great OM would not deny it.

Witchrider arrives. I have to admit I was not familiar with this band and they surprised me. The Austrians are making stoner with a strong garage rock influence or garage rock with a stoner influence, it’s up to you. The band has a strong presence on stage, you can tell they have fun all together by watching the gesture of raising ecoplastic beers screaming ‘ yeah man !!’ alone with the crowd.

The band I was expecting and the one I was seeing  for the first time in France was at last coming on stage: We Hunt Buffalo. First and main point the singer is coming with a Greenleaf shirt: good point!What to say apart the conquered crowd with the powerful strikes of Brandon Carter, the showman bass play of Brendan Simpson, or the control singing of Ryan Forsythe. Magical ! Let’s not forget the encore of the set with a good old  Kyuss song (‘Thumb’ if I’m not mistaken).

Everything was set up for Truckfighters . The first thing that surprised me was the size of the pedals set of Dango, well furnished. Truckfighters, if it is mostly a matter of Ozo and Dango, the difference on stage between them two is crazy enoughWhere Dango is jumping, spinning, dancing in every way possible Ozo will cheer the crowd or his drummer to give his best. Two different schools. The set starts with Mind Control then Atomic. To notice the coolness of Dango, he asks to a kid in the crow to finish his solo by asking him to hit the cords. The concert runs so fast, the Swedish are transporting the crowd and left us wondering where we are once the show is over. 
Personally, I would like to thank the guys of l’Oeil de Néron for this first edition, bringing a high quality festival that we hope this edition will have a little sister for next year!!














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Fu Manchu, c’est un peu comme la raclette (le plat officiel des stonerheads français) : c’est lourd, c’est gras mais dieu qu’est-ce que c’est bon ! Bien que peut être moins vénérés que certains de leurs homologues américains, Fu Manchu est vite devenu aux yeux de la scène du stoner rock une sorte de machine à riff qu’on ne peut pas arrêter ; et pour cause, cela fait plus d’un quart de siècle qu’elle est en route.

Je ne sais pas pour vous, mais lorsqu’on écoute du Fu Manchu, on peut le faire les yeux fermés tant leurs morceaux et leurs albums se ressemblent les uns aux autres. Pourtant, on ne va pas s’en plaindre pour autant puisqu’on aime tous ce qui est lourd, gras et fuzzé. Leur premier album « In Search Of… » sorti en 1996 est la signature du groupe en terme sonore : des riffs très lourds, une partie rythmique relativement simple mais efficace, des solos prévisibles mais diablement efficace et puis une belle voix de branleur, celle de Scott Hill, le seul membre d’origine du groupe lorsque celui-ci s’appelait encore Virulence (1985) et faisant plus dans le hardcore que dans le stoner rock.

Quand je vous dis que Fu Manchu est une machine à riff, comprenez par-là que la discographie du groupe est relativement imposante : 11 albums, 15 singles et 3 compilations/live sachant que les sept premiers albums sont sortis entre 1994 et 2001. On ne peut donc que saluer leur dévouement à leur musique alors que d’autres groupes comme Sleep ne compte que 4 albums (et encore, si on compte « Jerusalem » comme un vrai album…). Ok, j’arrête le troll ! Tout ça pour dire les gars de Fu Manchu ont bossés comme des petits fous et que vous avez quoi faire si vous voulez vous taper toute la disco du groupe.

La contribution du groupe au stoner rock est assez conséquente et elle passe aussi par l’imaginaire qui est développé autour de ce style. Prenez par exemple les jaquettes du groupe : des grosses muscle-cars, l’espace, des nanas et du skate : on tourne beaucoup autour du côté punk pour le skate et le do it yourself, mais également près du rock psychédélique avec une invitation au voyage (astral ?) en faisant appel à notre imaginaire de l’espace. Les muscle-cars font peut être écho à la puissance des riffs, qui sait ? Fu Manchu a été sans doute l’un des  premiers groupes à coller une identité visuelle aussi forte au stoner rock.
Vous voyez ce que je veux dire lorsque je parle d'un imaginaire propre au stoner rock ?

L'autre contribution du groupe au stoner rock, c'est d'avoir eu en son sein des membres pour le moins connus de la scène comme le fameux Brant Bjork qui a officié en tant que batteur de 1996 à 2002. Avant son arrivée, deux membres se font fait la malle - à savoir Eddie Glass et Ruben Romano - et sont partis fondé Nebula, un autre groupe bien connu de la scène stoner. Quand on vous dit que Fu Manchu a contribué au stoner rock sous diverses formes, ce ne sont pas des paroles en l'air !

Vous l’aurez donc compris, Fu Manchu est un passage obligé si vous voulez devenir adepte du stoner rock et de toute façon, vu la puissance des riffs et de leurs compositions, vous tomberez très vite sous le charme. Alors certes, on a un peu l’impression d’écouter tout le temps le même son, mais au fond, c’est ce qu’on aime non ?

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