Le space doom est à l’honneur cette année :  après l’excellent Spaceslug  et son album LEMANIS voilà que déboule le nouvel album de ZQKMGDZ ou 10.000 km² gegen die Zeit pour les intimes (oui il  fallait faire allemand LV2 pour écouter du stoner)intitulé ORBIT DUALKRAUT arrive . Ces allemands se réclament faire de l’Interstellar Psycho Doom, voyons voir en quoi cela consiste.

Plasma Russian est le premier titre et  s’ouvre sur une basse tellement groovy qu’on se demande si on écoute bien un groupe de Doom. Puis celle-ci cède sa place à une séquence dans laquelle nous avons d’un côté la voix lointaine de Don Alfredo, dont la seule parole compréhensible est le titre du morceau,  ainsi qu'une guitare spatiale nous amenant toujours plus haut. La basse groovy marque ensuite son retour et Don Libido balance toute l’énergie qu’il a, énergie qui sera bien nécessaire au vu du reste de l’album.

Le morceau suivant, Hypergiant  commence très lourd avec un petit chant très grave de Don Alfredo avant que ce dernier nous ramène dans l’espace en changeant de registre. On retrouve alors de nouveau cette séquence que nous avions aperçue dans le titre précédent.

D’un côté une voix éthérée accompagnée d’une guitare cosmique qui nous arrache du sol ; et de l’autre  des riffs très doom, une basse et une batterie lourde, un chant plus grave, donnant un aspect imposant à la musique pouvant ainsi représenter  la masse d’une planète. Cette dualité entre la partie Psyché et celle Doom, tantôt en opposition, tant l’une supportant l’autre est vraiment la marque du groupe.   Le titre se clôt par le chant torturé d’Alfredo représentant la plainte d’un géant

Monokraut Jupiter se déploie en un nuage de  sons, puis, qui doucement laisse apercevoir un riff calme très posé presque relaxant. La batterie de Don Fernando et la basse doom de Don Libido déboulent avec force et la guitare, seule, donne un éclat psychédélique avant de s’effacer pour donner plus de place au chant magique. On en arrive à débrancher son cerveau et à se  laisser porter par cette lourdeur spatiale, marquée par les différents solos, krautrock, stoner, psyche.  Nous voilà  telle une météorite arrivant sur Jupiter.

Orbit Dualkraut est probablement  le titre le plus stoner de l’album. Cependant le morceau garde sa patte ZQKMGDZ avec cette alternance psychédélique via de nouveau le chant de Don Alfredo et doom via les bons gros riffs saturés.

Le gros morceau de l’album est le dernier avec Ape Apocalypse Monkey Doom.

Lourdeur, lenteur sont au programme pour démarrer. Ici  l’alternance entre voix brumeuse et rauque donne image sombre assez désespéré à cette première partie. Puis voilà venir la minute 3.41 et son riff magique, la lumière,  le tunnel pour l’espace qui s’ouvre seulement  entrecoupé de plusieurs solos dantesques. Cette même mélodie nous berce et nous transporte sur l’ensemble du titre. Nous voilà tel un singe oublié dans son module de fusée déambulant dans l’obscurité du cosmos.  Puis le titre s’emballe dans un jam plasmique. On part loin là, on met les gaz et on sort de la Voie Lactée.

Puis petit à petit le morceau ralentit, nous atterrissons avec douceur, avec calme, nous laissant ainsi le temps de se remettre du voyage proposée.

Le space doom proposé par les allemands est unique,  nous amenant à voyager non dans les étendues calmes et froides de l’espace mais  plus tôt un chemin chaotique aux cœurs des champs d’astéroïdes et autres nébuleuses. A vous d’embarquer si vous l’oser !


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L’exploration de la scène underground est une activité intense : on explore les caves et autres garages enfumés, on fouille, on creuse Internet, on observe des groupes ayant du potentiel mais manquant un petit quelque chose ; puis de temps en temps on tombe sur une gemme sortie de nulle part, qui était là sous notre pied attendant simplement à être trouvée. C’est exactement l’effet produit par Strippers in Love.

L’opus s’ouvre sur Tomahawk. Ici on est accueilli directement par des voix chamaniques qui accompagnent par la suite la voix du chanteur Daniel Jaime-Dwyer. Puis celles-ci laissent leur place à une guitare très stoner qui elle-même se voit remplacer par la suite par une séquence explosive très typé post rock.

Cassure et break vont être ici très communs étant donné la complexité de l’album et l’envie du groupe de passer d’un genre à un autre tout au long d’un même morceau.

Si Tomahawk est impressionnant, le gros morceau de l’album est Nightblooming.
Un début très Fu Manchu, la voix de Daniel est ici très claire et donne ce côté californien au début du titre. A peine le temps de s’habituer qu’un gros riff doom déboule laissant entrevoir de temps en temps une partie Heavy Psyché. Le morceau se clôture sur la basse groovy de Jeroni Puigros Brunet, la voix du chanteur gorgée de réverbs et le son d'une guitare très atmosphérique. On ne peut qu’applaudir devant le talent du groupe à passer d’un style à un autre tout en gardant une continuité au titre.

Beyond the shadow est un morceau beaucoup plus stoner.  Ce titre s’il est moins complexe que les deux précédents n’en est pas moins beau. En effet tout le long du morceau la partie musicale cède sa place de temps à autre à un bruit de ruissellement. On visualise assez bien une cascade et tout l’apaisement que ce son peut procurer. Ce titre se termine par une voix parlée que l’on va retrouver tout au long de l’album, donnant un côté éthérée presque mystique à l’ensemble.

Skinwalker alterne entre le stoner très fuzzy et un heavy psyché doux très planant. Ce dernier donne l’illusion d’une éclosion dont l’être qui en resurgit marque le retour au son stoner du début du titre.

Le post rock est à l’honneur dans les deux prochains morceaux Wandering Albatross et Waves of silver. La différence entre ces deux morceaux résident principalement vers quoi la partie post rock laisse sa place.

Pour Wandering Albatross on se retrouve dans un stoner classique très dynamique si ce n’est que le trouve un son très 8 bits qui amène de nouveau la voix de Daniel .
Quant à Waves of Silver, le post rock du début s’efface pour une séquence doom bien lourde comme on les aime qui se clôture par des percussions au tambour.

Mandragora est un titre alternant entre des séquences stoner et doom et se voit entrecoupé de différents éléments, allant d’une conversation au coin du feu, un piano ou encore un solo de guitare très rock progressif. 

On arrive à la fin avec le titre Now that it’s tommorow, today is another day et ses 12min40.La première séquence du titre est très psychédélique, et me fait penser au travail fourni par certains groupes de NeoPsychedelia comme The Black Angels. On alterne entre la réverbération de la voix et de la guitare pour notre plus grand plaisir.

La deuxième partie se déploie calmement au rythme des battements de Oriol Santamaría Jareño puis voilà qu’apparait une guitare plus atmosphérique nous enfermant dans une bulle d’apaisement, de bien-être. 
Celle-ci explose au son de plusieurs éléments qui semble être tirés d’une télévision. Le solo assez prog ici nous amène vers les mêmes voix chamaniques du début, refermant ainsi la boucle de ce voyage musical.

J’ai essayé autant faire se peut de peindre un portrait de cet album mais je tiens à dire que les mots sont une bien pauvre représentation de la beauté, de la richesse et de la complexité de la musique fourni par Strippers in Love. Je vous invite à écouter par vous-même et ainsi faire votre propre opinion de l’odyssée musicale proposée par le groupe.

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Witchthroat Serpent est un groupe de stoner doom français qui est bien décidé à se tailler une place de choix sur cette (petite) scène française, mais aussi à l’international. Oui, parce qu’avec "Sang Dragon" ils signent un album d’une rare qualité qui sent l’occultisme à plein nez ; un peu dans la veine des derniers albums des maîtres du genre – selon moi, bien sûr – les anglais d’Electric Wizard.

Sang-Dragon, du stoner occulte savamment maîtrisé


"Sang Dragon" s’ouvre sur un morceau instrumental, qui pose tout de suite l’ambiance de cet album. Il nous pousse même à aller allumer un bâtonnet d’encens dont la fumée viendra envahir votre pièce ; et il ne faut surtout pas ouvrir les fenêtres pour l’évacuer bien au contraire, il faut être dans une sorte de brume mystique et respirer les émanations pour être bien dedans… Passé ces quelques minutes, on attaque avec ‘A Caw Rise From My Guts’ qui nous montre bien que nous avons à faire à du bon doom teinté d’occultisme, les guitares sont lourdes, sales et grasses, la voix de Fredrik Bolzann - un brin plus subtile que celle de Jus Oborn - colle à merveille. On se laisse aisément bercé par cette ambiance si particulière. ‘Siberian Mist’ prolonge cet effet avec intro « wah-wah » hypnotique avant de faire cracher la fuzz : la batterie puissante nous fait bouger la tête du haut vers le bas de manière naturelle. Le solo est parfait, juste ce qu’il faut pour nous hypnotiser durant quelques dizaines de secondes…

‘Lady Sally’ est pour moi la pièce maîtresse de "Sang Dragon" en nous plongeant dès les premières secondes dans un gros riff bien gras, le tout supervisé par une basse et une batterie qui vous cogne derrière la tête ; un peu à la manière du titre ‘I Am Nothing’ du Sorcier Electrique. Et le pire dans tout ça, c’est que le morceau suivant ‘Into the Black Woods’ se veut encore plus agressif et plus violent : le passage ou le morceau prend un tempo plus rapide pendant que Bolzann hurle est absolument dantesque. Ces deux titres sont sans nul doute les plus « doom » de cet album par leur aspect brut(al) et ce côté nihiliste. Ma connaissance du stoner-doom est surtout cantonnée à Electric Wizard, mais je dois dire que les gars de Witchthroat Serpent donnent une petite leçon aux anglais avec leur approche. On quitte un peu cette grosse dose de bon doom pour revenir par la case « doom occulte » avec les deux derniers morceaux de l’album que sont ‘Behind Green Eyes’ et ‘Mystical Devotee’ : le premier nous remontre toute l’aisance du groupe à nous balancer des solos qui font planer tandis que le second reprend ce doom sale qui prend une toute autre ampleur lorsque le Bolzann se trouve secondé dans ses incantations. Et puis vient le malheureux constat que l’album est déjà terminé, on en redemande et c’est ainsi qu’on l’écoute une seconde fois, avant la troisième et les suivantes…

Que faut-il en retenir ?


Sans vouloir faire de préférence nationale, on peut facilement dire que Witchthroat Serpent va se tailler une place de choix dans tous les « stoneurs-doomeux » de la planète avec un album de cette qualité. Certes, "Sang Dragon" ne réinvente pas le stoner-doom, mais il le fait avec une telle élégance qu’il deviendra – avec le temps – l’une des références aux côtés des grands.

PS: Mention spéciale à cette pochette qui est absolument sublime.

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Trois ans après la sortie de The Fury of a Patient Man, voilà Gozu de retour avec son album Revival sorti chez Ripple Music. Voyons ensemble ce qui en sort.

Nature Boy est le premier titre qui donne la couleur de l’opus. Amis du gros son vous voilà en terrain connu. Le côté lourd du titre n’est ici que percé par la voix de Marc Gaffney, telle une flèche fendant l’air. On remarque de suite le jeu de batterie de Mike Hubbard, puissant et concis qui donne toute sa force au morceau.

Bubble Time confirme que nous nous trouvons en territoire connu. Magnifique duo guitare/batterie pour démarrer  ce morceau encore plus lourd que le titre précédent, ça sent bon le doom et on aime ça ! La voix de Marc est ici très impressionnante, presque heavy tout en contraste avec la lourdeur du titre.

Moins de temps qu’il en faut et voilà que Big Casino déboule. Une piste grasse, lancinante, qui a besoin de plusieurs écoutes pour en apprécier la complexité.

Voici le temps de Lorenzo Lamas et messieurs, mesdames, nous voilà en présence d’une gemme ! Non que les titres précédents soient moins bien mais ici c’est du costaud.
Cet intro avec ce riff saccadé, la voix presque éthérée de Marc avant que la guitare de Douglas mette en place la mélodie du morceau. Ce dernier sonne l’Alice In Chains à plein nez et nous renvoie dans cette ambiance désillusoire qu’était la scène 90’s de Seattle. Le morceau le plus costaud dont les 7.20 ne suffisent pas à être rassasiés. On en veut plus !

Oldie arrive et voilà que de nouveau le fuzz nous remplit les oreilles via les deux guitares de Marc et Doug. Un titre fait pour être puissant et clôturé seulement par un passage aérien, comme un nuage cotonneux passant devant le soleil du fuzz.

By Mennen quant à lui démarre avec un son étouffé des différents instruments, mettant ainsi en avant leur chanteur, puis explosant par la suite donnant un aspect  très Sabbathesque à ce titre.  Le final se conclut à merveille  sur un solo vocal la gorge emplie de souffrance.

Un son lourd de nouveau avec Dee Dee McCall mais un peu plus groovy. Titre concis, court, efficace, la piste la plus percutante de l’album bien aidée par Mike dont la batterie sent ici le soufre.

Tin Chicken est le contraste avec le titre précédent. On redescend, on se calme on relaxe ses cervicales qui ont un peu trop servi sur les titres précédents et on remarque ici toute la finesse avec laquelle les gars de Gozu peuvent jouer. Les solos sont planants, la voix est plus douce mais néanmoins torturée, on ne peut qu’applaudir l’effort fourni

Pour conclure un très bon album de la part de Gozu qui aura  bien porté son nom. Le groupe est bien revenu et de la plus belle des manières. Un album à classer dans les meilleurs opus Heavy Rock sorti cette année.



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On en parlera sûrement prochainement, mais pour les lecteurs francophones – et notamment les français – on peut sans mal dire que la scène stoner/doom/psyché française est encore balbutiante. Alors quand on ouvre sa boite mail et qu’on a la surprise de pouvoir écouter un groupe français, c’est évidemment avec plaisir qu’on va aller voir ce qu’ils ont à nous proposer.

Avant même de lancer la première piste, la durée des morceaux nous laisse déjà imaginer qu’il s’agit avant tout d’un groupe instrumental. Pour êtes parfaitement honnête avec vous, je n’écoute pas énormément de stoner instrumental mais j’ai déjà eu de très bonnes surprises par le passé notamment avec les ténors du genre que sont Earthless, mais aussi plus récemment avec les anglais de Captives of the Void.

Eh bien, je dois dire qu’avec un titre aussi racoleur en guise de premier morceau – ‘Lost in the Gangbang (where are you ?)’ – les gars de Moon Circle commencent fort, très fort même ! Avec un riff qui vous scotche très vite, on se dit que la suite de l’album risque de promettre. Ce qui est chose faite avec le second titre ‘Bongbros’ qui s’enchaine ne laissant pas une seconde de répit à l’auditeur. C’est très dynamique, pêchu et ça devrait peut-être être remboursé par la Sécu en lieu et place des antidépresseurs.

La troisième piste ‘Spaceship’s Rising’ se veut plus calme, un brin plus progressive aussi. Elle commence doucement, avant de monter en intensité puis ralentit vers le milieu avant de reprendre de plus belle. Ca tranche radicalement avec les deux premiers titres ; celui-ci parait aussi plus « travaillé » et « réfléchi » afin de faire voyager l’auditeur qui prend alors conscience de toute la dimension du nom de la piste qui est rondement bien choisi : on fait une sorte de voyage interstellaire vers les confins de notre Voie Lactée…

La piste suivante – et celles qui suivent – change de ton puisqu’on quitte l’instrumental pur pour entendre des voix. Et si je ne suis pas fan de l’effet sonore sur la voix (à un certain moment) dans le morceau ‘Chase the Hunter’, je dois dire que la musique me fait penser à une sorte de Kadavar mais lorsque le groupe était encore à ses débuts. D’ailleurs, la voix me fait penser à celle de Lupus même si elle est moins haute. Le titre ‘Cum Together’ est aussi l’un des points forts de cet album avec son côté blues fuzzé à souhait, un peu à la manière d'un Egypt, période "Become the Sun".

Mention spéciale au titre ‘Flying Mammoth’ qui est mon petit coup de cœur de cet album de Moon Circle. Ça démarre au quart de tour et ça ne s’arrête pas durant les – trop courtes – 4 minutes du morceau. C’est ce petit côté groovy qui fait tout le charme de ce morceau ; ainsi que le petit solo qui arrive à point nommé dans le titre. Enfin, l’album se conclue sur le titre ‘Goodbye’ qui permet à l’album de boucler la boucle : revenir à de l’instrumental pur.

Moon Circle nous propose donc un album très prometteur. On ressent bien évidemment cette patte à la Black Sabbath dans le son de guitare de certains morceaux. Mais au final, ce qui marque le plus c’est sans doute le fait que le groupe a réussi à mettre dans 9 pistes, toute l’ambiance des années 1970 en effleurant divers influences : que ce soit le blues bien fuzzé à la Kadavar ou bien les riffs accrocheurs à la Black Sabbath tout en n’oubliant d’apporter une touche de psychédélisme à certains de leurs morceaux. Tout ce qu’on peut espérer, c’est que les frenchies de Moon Circle continuent sur leur très bonne lancée : on attend impatiemment leur prochain EP et surtout, de pouvoir les voir en vrai tant cet album laisse rêveur sur la performance scénique du groupe.

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On ouvre l’album avec le titre éponyme. Lady in Gold donne la couleur de cet album, un son chaud, des claviers et un chœur qui donne un côté soul à cette chanson le tout sublimée par la voix d’Elin.

Little Boy Preacher enfonce le clou de la soul avec cette ouverture clavier – chœur accompagnant Elin. Peut-être le titre représentant le mieux la direction prise par Blues Pills dans cet album.

Pour Burned Out, on retrouve la guitare de Dorian au premier plan, apportant son groove tout au long du titre donnant un côté plus péchu aux chœurs gospel  et magnifiant la voix de la chanteuse suédoise.

I felt a change est une ode à la soul !  On ne peut qu’admirer la performance d’Elin aux claviers, c’est simple on dirait presque que la reine de la soul Aretha Franklin a décidé  de s’inviter sur cet opus pour nous arracher une petite larme. D’ailleurs Elin ne s’est jamais cachée d’être une grande fan de cette dernière.

Gone so long commence avec la batterie d’André, qui remplace parfaitement Cory Berry, marquant le rythme et démarrant calmement ce titre.  Le morceau monte tranquillement mais sûrement en puissance et se clôture de la plus belle des manières avec ce solo hypnotique de Dorian.

Bad Talkers repart sur un côté soul très affirmé, très 70’s comme Little Boy Preacher.


Nous attaquons par la suite au gros de cet album :You Gotta Try.

Probablement ma chanson favorite de l’album. Ce titre reprend des éléments psychédéliques du premier album tout en gardant ce qui fait ce côté soul de Lady in Gold (les chœurs, claviers..).

La performance est impressionnante ! Un titre qui sera sûrement jouer en live tellement l’énergie qu’il apporte pourra aisément transporter la foule. Le morceau qui se termine magistralement avec les chœurs gospel, la voix d’Elin qui explose dans les aigus et le groove magique de Dorian. Bref morceau parfait !

Won’t Go Back, la chanson de séparation dans le pur style soul de l’album.  Le son est plus grave que sur les autres morceaux de l’album renforçant le côté fort du titre. Cela donne pas du tout envie de se mettre Elin a dos !

Rejection est un titre costaud et groovy qui s’ouvre sur la basse de Zach et continue au rythme effrénée de la course créé par la batterie et les chœurs (‘Running, Running ‘martèlent-ils)


Dernier titre de l’album, Elements and Things est une reprise de Tony Joe White, un chanteur de blues rock. Un titre qui sent bon le Blues Pills d’antan (période Bliss, Devil man) . Le morceau le plus rock de l’album sans aucun doute et qui m’aura fait découvrir Tony Joe White (Si vous êtes fan de Blues, je vous laisse découvrir la version originale qui est vraiment magnifique).

Pour conclure, un album très solide de Blues Pills, une belle image donnée à cette scène soul des années 60-70. Un opus qui pourrait déstabiliser les fans de la première heure du groupe, mais si vous gardez l’esprit ouvert, sans aucun à priori, alors la magie de Lady in Gold s’opèrera pour votre plus grand bonheur.

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Windhand est un groupe de doom, formé en 2008 et qui nous vient tout droit des États-Unis. Je l'ai découvert fortuitement en regardant une vidéo d'une de mes (jolies) abonnées sur Tumblr où on la voit entrain de fumer un joint dans sa voiture avec un son bien crade et lourd derrière. Étant intrigué par ce doom, je lui ai demandé le nom du groupe voilà que je plonge corps et âme dans "Soma", dernier album en date du groupe.

La première chose frappe dès le premier morceau, c'est cette voix ; hypnotique, androgyne et spectrale que possède la chanteuse, Dorthia Cottrell. La guitare, quant à elle, s'approche d'un son bien crado d'un Electric Wizard période "Dopethrone" (d'ailleurs, on associe souvent Windhand à ces derniers). Le titre 'Orchard' qui ouvre l'album se montre très efficace et permet de poser l'ambiance de cet album : une ambiance malsaine, occulte et sombre à souhaits.

Les morceaux suivants sont encore meilleurs - excepté 'Feral Bones' qui est un poil en dessous des autres - avec une batterie divinement lente et puissante, des riffs lourds qui vont réellement vous écraser... si ce n'est vous étouffer tellement la lourdeur est insupportable : mention spéciale au morceau 'Cassock' qui a vraiment réussit à me mettre mal à l'aise pendant l'écoute. Puis vient le morceau 'Boleskine', long d'une trentaine de minutes, en guise conclusion. Le morceau fera le bonheur des fans et le malheur des autres, notamment à cause de certains moments qui paraissent déstructurés, et où on sent que le groupe essaie de se frayer un chemin dans leur propre brouillard sonore assourdissant (croyez-moi, c'est un réel compliment !).
Mais il y a un morceau sur lequel je veux revenir un peu plus en détail, le quatrième qui s'intitule 'Evergreen'. Placé au milieu de l'album, il constitue une sorte d'interlude - certes de 7min mais c'est un détail dans un album de doom - et propose un instant très particulier. Quand je regarde la pochette de l'album, on croirait entendre ce morceau : des étudiants qui passent un week-end en forêt, l'un décide de sortir sa guitare pendant qu'un autre commence à raconter des histoires qui suscitent la peur auprès de ces camarades et que, par le plus grand des hasards, une entité malveillante s'en prend au groupe d'amis. Le morceau nous plonge dans un état second, et en l'espace de quelques instants, on se sent avec ces jeunes, perdus au milieu de la forêt et où l'ambiance se fait de plus en plus pesante au fil du temps.

J'ai vraiment apprécié "Soma" et j'ai été content de connaître Windhand par ce dernier. C'est un album que je peux conseiller facilement aux amateurs de doom, notamment aux fans d'Electric Wizard. Le chant est parfait, l'ambiance lourde et pleine d'émanations de substances douteuses ; et pour finir en beauté, un son saturé bien dégueulasse. Pour les plus frileux au doom, je ne peux que vous suggérer de passer votre chemin car "Soma" ne s'adresse pas tout le monde...

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Valley of the Sun est un groupe de stoner venu tout droit du pays de l'Oncle Sam et de l'Ohio, donc loin de la côte ouest des Etats-Unis et du désert du Nevada. Pourtant, "The Sayings of the Seers" est un EP ayant une véritable identité, ce qui est en fait sa grande force. C'est péchu, ca déborde tellement d'énergie qu'il faudrait qu'il soit remboursé par la Sécu lorsqu'on ne sent pas trop bien. Composé de (seulement) cinq pistes, cet EP ne révolutionnera pas le genre mais il est honnête dans ce qu'il propose à son auditeur, à savoir des morceaux parfaitement maîtrisés de bout en bout, des solos sauvages et surtout, des riffs qui vraiment très bons. 

Le premier titre 'Heart Aflame' n'y va pas par quatre chemins pour vous plonger dans cet EP : dès les premières secondes - ahurissantes - du titre, il en sera de même pour les autres morceaux. Le morceau 'Mariner's Tales' judicieusement placé au milieu de l'EP, viendra poser un peu cette débauche de solos et de riffs avec un solo calme mais bougrement prenant et subversif ! Après ce petit repos, on repart à 200km/h avec Aquarius qui, lui aussi, se calmera vers la moitié du titre avant de finir calmement... Un bon présage pour le dernier titre ? Oui, indubitablement.

Le cinquième et dernier titre intitulé 'Riding the Dunes' est l'archétype même de ce qu'est un bon morceau de stoner : un riff accrocheur, une batterie qui se fait bien entendre, une voix qui monte en puissance au fil des secondes... Pour ce morceau, les gars de Valley of the Sun offre une prestation excellente, un morceau plus que maîtrisé : une véritable composition à lui tout seul où les instruments s'accordent à merveille entre eux. On ne peut que les remercier pour cette écoute plus qu'agréable à nos oreilles...

Valley of the Sun signe avec "The Sayings of the Seer" un excellent EP en proposant un stoner rock simple mais bougrement maîtrisé et efficace. Il me parait très difficile pour tout amateur de stoner de ne pas aimer "The Sayings of the Seer" dans son intégralité puisqu'il se compose de petites perles comme 'Riding of the Dunes'...
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'Long Distance Trip' est un album qui présente une grande qualité, celle du jam à l'état pur où l'auditeur prend plaisir à se perdre dans le disque... Des guitares fuzzées à souhaits, de la sitar pour des intros psyché 60's, une voix grave qui résonne dans la tête et une basse qui est aussi libre que l'air. Seul le jam compte chez les allemands de Samsara Blues Experiment, pour le plus grand bonheur de celui qui osera plonger dans cet album qui vous enverra dans l'espace, près de la constellation de la Chevelure de Bérénice.

Et ce sera tout. Pas la peine d'en dire plus. Si vous aimez le jam libre et vous perdre en écoutant de la musique, je ne peux que vous conseiller d'aller titiller vos tympans avec ce très bon album. A écouter en voiture lors d'un long périple, au coin du feu, avant de dormir... Bref, à chaque instant où votre cerveau doit se poser et oublier la réalité...
Mention spéciale au morceau "Double Freedom" qui vous plonge dans un état second à son écoute, et ce, tout au long des trop courtes 22 minutes du titre...

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L'une des caractéristiques récurrentes de la scène Stoner est sa capacité à produire bon nombres de groupes, qui, si ils ne manquent pas de talent, peinent en effet, par manque d'originalité, à renouveler le genre. À cet égard, Naxatras fait sans contexte partie des groupes qui surprennent agréablement l'auditeur par leur capacité à tirer leur épingle du jeu.

Groupe venus tout droit de Grèce (pays ayant déjà produit d'excellentes choses dans ce domaine, je vous invite à écouter 1000mods pour vous faire une idée) naviguant entre Stoner et Rock Psychédélique, Naxatras fait partie de ces groupes, qui, sortis de nul part, ne peuvent laisser indifférent. Dès les premières notes, l'effet est immédiat : l'auditeur, aspiré dans l'univers du groupe se retrouve vite à côtoyer les étoiles, prêtant attention à chaque note. l'album s'écoute d'un seul coup, et la musique glisse dans les oreilles comme de l'eau dans la gorge du voyageur des déserts intersidéraux. La douceur des mélodies, ponctuées de passages légèrement plus agressifs savamment dosés et accompagnées d'une voix semblant sortir d'outre-espace, invite à la rêverie et à la méditation. La batterie et la basse soutiennent habilement une guitare aux accords de toute beauté dont les notes semblent portées par le vent, et qui se permet de plus quelques solos aptes à faire frissonner l'auditeur le plus blasé. La touche d'originalité réside dans ces touches d'exotisme oriental que l'on y devine, créant une sonorité particulière dans laquelle le groupe créé son identité, une identité qui n'appartient qu'à lui.

En résumé, Naxatras, avec cet album éponyme s'affiche d’emblée comme un groupe à l'écoute duquel il est impossible d'avoir de sentiment de déjà-vu, et, tout en savourant cet opus, on se demande déjà de quel façon il nous surprendront la prochaine fois, dans un album futur que l'on espère de tout cœur voir arriver en vitesse.

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Mount Desert est un groupe originaire de San Francisco qui évolue sur le registre du desert rock psyché et je dois dire que le résultat est évidemment très plaisant (contrairement à la jaquette réalisée sur Paint...). Pour cet EP composé de seulement deux pistes, on peut dire que les petits gars de Mount Desert assurent. Bien que le son n'est pas un brin doom, je ne peux m'empêcher de penser à Acid King ; sans doute parce que la bande de Lori S est, elle aussi, originaire de San Francisco allez savoir... 

Dès les premières secondes, on est tout de suite plongé dans cet univers désertique avec une voix "delayée" et un son toujours aussi hypnotique. C'est le genre de musique qu'on écoute lorsqu'une longue route nous attend, et de préférence, une route qui nous emmène vers la Sierra Nevada pour aller visiter la Vallée de la Mort. Pour ceux n'ayant pas les moyens de se rendre aussi loin, il devient on ne peut plus clair que Mount Desert vous accompagnera lors de vos séances d'ouverture psychique...

Que dire de plus si ce n'est que Mount Desert est un duo à surveiller de près dans les années qui viennent ?

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"Supercoven" est un EP d'Electric Wizard sorti en 1998, ce qui, dans la chronologie wizardienne correspond à son âge d'or : entre le monolithique "Come My Fanatics.." et le cultissime Dopethrone. A cette époque, le groupe venait de passer de petit groupe de doom à un phénomène international, du moins dans la sphère très privée des aficionados du genre. Cet EP est dans la droite lignée de "Come My Fanatics..", un son crade, lourd, épais dont le tout est entouré d'émanations de drogues...

Lorsque le titre 'Supercoven' se lance, on se demande clairement ce qu'il va nous arriver. L'ambiance est pesante, brumeuse et on distingue au loin une musique qui se rapproche... Une musique occulte qui se fraye un chemin dans cet épais brouillard et qui va se glisser jusque dans les synapses de notre cerveau. La messe occulte se lance et il n'y a aucune moyen de ne pas y participer. Une batterie sauvage voire tribale, des guitares saturées à souhait et très lourdes, une voix dénuée de toute émotion ainsi qu'une basse qui vous arrache votre cage thoracique ; c'est ce qui compose l'œuvre majeure de cet EP. Quand on me parle d'Electric Wizard comme étant un groupe qui fait l'apologie des drogues et/ou de l'univers de Lovecraft ; c'est bien 'Supercoven' qui est représentatif de l'esprit du groupe. On  se perd avec eux, dans leur brouillard de sons et de drogues et on se voit, nous aussi, entrain de gueuler dans notre chambre à invoquer les Anciens oubliés tels que Chtulhu, Yugoth ou encore Yog-Sothoth... On ressort de ce morceau quelque peu embrumé, perdu aussi bien dans le temps que dans l'espace...

Et avec pour second titre 'Burnout', cette errance à travers le vide cosmique ne semble pas se terminer. On est toujours aussi perdu à naviguer dans ce brouillard sonore, des sons nous parviennent de partout et notre tête n'est pas loin d'exploser, littéralement. 18 minutes d'errance au milieu de nul part avec des un son psychédélique assourdissant et fuzzé à souhait...

Un EP qui se destine avant tout aux fans de groupe, mais qui est par la suite devenu culte dans la discographie du groupe, tant il montre à quel point Electric Wizard maîtrise son genre...
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Blues Pills, c'est un nom qui a déferlé sur les festivals allemands en 2013, un groupe qui s'est forgé sa place en live avant même d'avoir assez de titres pour assembler un album digne de ce nom. Leurs vidéos Youtube ont de quoi convaincre : il y a plus de gens dans les gradins à la fin des concerts qu'au début ! Il faut dire que le groupe a ce qu'il faut pour attirer l'oreille : une chanteuse (suédoise) à la voix aussi puissante qu’ensorcelante, que certains n'hésite pas à comparer à celle de Janis Joplin, un guitariste (français), dont les accords ont franchement de quoi faire rêver et une section rythmique (américaine) issue de Radio Moscow, groupe de Stoner/Rock Psyché dont la réputation n'est plus à faire.

Avec un style sortis tout droit des vieilles années du rock et ses compétences, le groupe, en cette période de nostalgie, ne pouvait pas ne pas se faire remarquer. Ce premier album est tout simplement un véritable joyaux. Lancé par leur premier succès, 'Devil Man' sur Youtube, le groupe a enchaîné sur un album auquel ont peut difficilement reprocher quoi que ce soit : les mélodies sont tour à tour nerveuses, mélancoliques, toujours justes. Elles parlent d'amour perdu, de solitude et de révolte, sans jamais casser l'harmonie atteinte par le groupe.

Qu'on se sente d'humour joyeuse ou triste, Blues Pills frappe droit au cœur. Tandis que 'No Hope Left For Me', 'Little Sun' et 'River' transportent l'âme des solitaires au cœur lourd, 'High Class Woman', 'Ain't No Change' et 'Devil Man' vienne rassurer les énervés. Personnellement' ayant découvert Blues Pills avec sa première version, je recommande à ceux qui sont tentés de commencer par là, ne serais-ce que pour se faire une idée des capacités de la chanteuse dès le début du morceau, mention spéciale' au même titre, également à 'Yet To Find' (qui ne figure pas sur l'album mais qui est aisément trouvable sur Youtube). Certains de ces morceaux toutefois, (et d'autres) satisferont les deux. Quel que soit votre bord, nombreux seront, je pense, aptes à trouver grâce à Blues Pills, un petit bout d'âme qui jusqu'ici leur manquait peut-être.

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Non mais sérieusement, vous avez vu la gueule de cette jaquette ? Un faucon noir stylisé, des couleurs flashys qui attirent l'œil comme certaines enseignes de strip-bar et cette serrure qui fait penser au voyeurisme ! Entre alternance de moments très intenses et d'autres plus calmes mais qui savent faire monter la liqueur blanche (oui vous avez bien lu), "Hawkdope" est la définition même de l'acte sexuel.

Il est impossible de ne pas avoir une trique d'enfer lorsque ta nana (tatouée de préférence) se déshabille devant toi, pas la peine de résister et tu le sais ; pas besoin de préliminaires non plus, tu n'hésite pas à rentrer profondément dedans. Et putain, qu'est-ce que c'est bon ! Le temps te semble court alors que ça dure depuis plusieurs dizaines de minutes déjà. Elle se démerde tellement bien qu'elle se propulse au septième ciel, ca y est mon vieux, tu viens d'avoir un orgasme. Mais rassures-toi, ce n'est que le premier et tu vas en avoir très souvent avec elle. Tu veux savoir pourquoi ? Parce qu'elle t'aime tout simplement, elle veut te faire plaisir et elle y arrive sacrément bien. Quand ça se termine, tu te sens fatigué, mais t'es content de l'être, t'es revigoré. Du plaisir, du pur et c'est tout ce que tu as besoin. Ta nana te regardes avec cet air de satisfaite. Satisfaite de t'avoir procuré autant de plaisir.

Car en plus d'être un acte sexuel, "Hawkdope" est une déclaration d'amour du trio italien à ses fans. Tout y est : le son gras bien fuzzé, ce côté très planant dans certains morceaux comme 'The Cosmic Picker' et surtout, un son plus que groovy qui vient chatouiller vos tympans pour votre plus grand plaisir. Il a fallu attendre quatre années pour que les ritals de Black Rainbows nous offre un nouvel album, mais je peux vous dire que ça en vaut largement la chandelle puisque pour moi, c'est tout simplement le meilleur du groupe !

Sur ce je vais devoir vous laisser. Pourquoi ? Ma nana et moi on a décidé de se faire la Route 66 à bord d'une Mustang de 1968. Inutile de préciser que "Hawkdope" va passer en boucle pendant la traversée du désert, une traversée qui va laisser des traces suspectes sur la banquette arrière...

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Que ce soit la couverture (une des plus classes qu'il m'ait été donné de voir), le titre (ces mecs ne plaisantent pas avec les titres !), ou tout simplement l'écoute, on peut dire que l'album se donne les moyens d'attirer l’œil et les oreilles des auditeurs. Si l'album se veut comme un monument à la gloire du rock bien endiablé comme on l'aime (le morceau 'I love rock'n'roll' est à cet égard on ne peut plus explicite), autant dire que le trio italien de Black Rainbows se donne les moyens de ses ambitions.

L'album, qui ne fera certainement pas date par son originalité, se défend néanmoins efficacement sur tout les autres plans, tant les instruments et la voix s'entendent pour retenir l'attention de l'auditeur. Le rythme, les riffs et les solos de guitares  sont de véritables invitations à la pratique du headbang et du air-guitar, et l'on se retrouvera bientôt à sauter chez soi dans tous les sens. Autant dire que les morceaux passent sans peine l'épreuve de la scène : un peu d'imagination, et vous y êtes, si vous n'êtes déjà rendus en voyage mental sur la route 66, prêt à rallier sans étape Chicago à Los Angeles, avec quelques copains, un pack de bière sur la banquette arrière et la musique à fond ! pour des raisons de sécurité publique, je déconseille toutefois l'album aux conducteurs ayant l'accélérateur facile : c'est sensibles, c'est machins-là, et une limitation de vitesse est si vite dépassée...

"Supermothafuzzalicious" est un album somme toute classique que l'on pourrait résumer ainsi : simple et (très) efficace. Les chercheurs d'originalité n'y trouveront vraisemblablement pas leur compte, mais les amateurs de guitares saturée, en revanche, s'abreuveront pleinement des vibrations que vomiront leurs enceintes avec délice, seuls ou en groupe, chez soit, à la plage, en forêt, en concert ou partout ailleurs (c'est vous qui voyez après tout). Réussissant le petit exploit d'être constant sans jamais être ennuyant, l'album est à consommer sans modération, et de préférence à haut volume pour un effet maximal.

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Pour tout fan de stoner (et ses dérivés), il est assez dur de passer à côté d'Acid King tant ce groupe a réussit à se tailler une place de choix sur la scène du stoner-doom depuis plus de vingt ans maintenant. Emmené par sa chanteuse et frontwoman Lori S. au chant magnifiquement hypnotique, Acid King est un groupe qui prend son temps, surtout lorsqu'il s'agit de pondre un nouvel album...

"Middle of Nowhere, Center of Everywhere" s'inscrit dans la parfaite continuité de "III" avec un son lourd, hypnotique et cette voix envoûtante qui vous plongera dans un état de stase. La batterie toujours aussi présente est là pour accompagner la guitare, nous aider dans notre voyage aux confins de l'espace. L'album s'écoute paisiblement, d'une seule traite et on a l'impression qu'il est formé que d'un seul morceau au lieu de huit. Mon titre préféré est 'Red River' qui, lors de sa première écoute, m'a emmené tellement loin dans les profondeurs de mon esprit que j'ai failli m'y perdre à tout jamais. La recette d'Acid King reste la même dans cet album, mais ils ont quand même réussit à l'agrémenter de nouveaux ingrédients pour ne pas tomber dans la pâle copie de leur précédent album... et c'est un véritable régal pour les oreilles.

Dix années c'est très long, mais quand on nous sort un album de cette trempe, on peut alors se dire que l'attente n'a fait que procurer du plaisir supplémentaire une fois la délivrance arrivée...
 
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"III" est l'avant dernier album d'Acid King sorti en 2005, soit dix longues années avant "Middle of Nowhere, Center of Everywhere" et il reste, pour ma part, comme le meilleur album du groupe. Un album de stoner aux relents de doom hallucinatoire, le tout porté par l'envoûtante voix de Lori S. La guitare est fuzzée à souhait, des riffs qui n'ont aucun mal à vous faire bouger la tête - pas trop vite quand même, on est aux confins du doom - dans lesquels on  ne peut pas s'empêcher d'y percevoir un petit côté groovy. Côté batterie, ca jam tranquillement et ca pose l'ambiance, on se laisse complètement emporter par les cymbales qui sonnent derrière le mur de fuzz.

Les titres s'enchainent tranquillement et de toute façon, on est dans un état second lors de l'écoute de cet album. Vous allez dire que je radote, mais putain, cette voix ! Une voix hypnotisante qui, a elle seule, pose définitivement l'ambiance plombée et lourde de "III". Mention spéciale au titre 'War of the Mind' de 11 minutes (le plus long de cet LP) qui laisse l'impression d'être prisonnier de ce riff qui tourne en boucle dans ma tête maintenant...

En bref, "III" est un album de stoner doom remarquablement maîtrisé. Une recette dont seul Acid King en a le secret et qu'on retrouve dans leur dernier album "Middle of Nowhere, Center of Everywhere". Quand on parle de stoner doom, on parle souvent des grands classiques comme Sleep, ou encore Electric Wizard ; mais pour moi Acid King mérite amplement sa place de "pilier" du stoner doom. Vous l'aurez compris, je vous recommande fortement de vous laisser bercer par Lori S et sa voix mystique...

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En sortant "Super Van Vacation" comme premier album, il faut dire que les grecs de 1000mods avaient mis la barre très haute. Avec la sortie de leur second LP "Vultures" en mai 2014, je me posais la question cruciale de savoir si ça allait être encore mieux ou non. Et pour être tout à fait honnête, je suis encore mitigé, un an plus tard, sur cet album. Il n'est pas mauvais, mais j'ai ce sentiment que "Vultures" aurait fait un très bon premier album et non deuxième. Explications.

Pourtant tout commence sur les chapeaux de roues avec 'Claws' en ouverture : une intro qui monte en puissance, les guitares saturées qui finissent par exploser et puis la voix du chanteur qui se veut plus criarde que sur le précédent album. Et puis, on arrive à la moitié du titre et l'ambiance retombe un peu, on est moins dedans et on a la petite impression que le groupe ne sait plus vraiment comment terminer ce titre et c'est plus que dommageable vu que c'est le premier morceau... Et je dois dire que les trois autres morceaux qui suivent 'Big Beatiful', 'She' et 'Horses Green' ne me scotchent pas autant, mais restent néanmoins bons et plus maitrisés de bout en bout que le titre d'ouverture.
Arrivé à ce stade, j'ai fait la moitié de l'album et j'ai toujours autant de mal à rentrer dedans. Le cinquième titre 'Low' m'intrigue au plus au point dès qu'il se lance : une intro qui dure plus d'une minute, une basse légère, les guitares qui arrivent doucement (et sûrement j'ai envie de dire). Putain les gars, ca y est ! Une fois que les guitares se déchainent, je retrouve vraiment le 1000mods de "Super Van Vacation" : c'est groovy, ca envoie du lourd et ça donne une putain de pêche ! Puis vient le titre 'Vultures' (éponyme de l'album donc), morceau plus calme que le précédent, et à son écoute, on s'imagine aisément dans Monument Valley, sous un soleil écrasant avec, pour seule compagnie, des vautours se demandant quand est-ce qu'on va rendre notre dernier souffle... Ensuite, on enchaine avec 'Modesty' qui, bien qu'il ne dure que 2.55min, m'a rappelé facilement le morceau 'El Rollito' du premier album pour toute la puissance et l'énergie qu'il dégage. 

Et nous voici sur la dernière piste où plutôt, devrais-je dire, nous voici scotchés dans une fusée Ariane dont le décollage vers les confins de l'espace est imminent : mesdames et messieurs, n'oubliez pas d'attacher votre ceinture car voici 'Reverb of the New World'. Le titre commence avec une voix, en provenance des fonds cosmiques, qui nous informe sur le fait que l'exploration fait partie de la nature humaine. La basse prend le relais pendant que des sons interstellaires nous parviennent. Les moteurs de la fusée démarrent, le décollage se fait de manière brutale et on ressent aisément environ 3 à 4 fois notre poids (4G pardi ! ne tombez pas dans les pommes maintenant!). Ca y est, on commence à s'habituer à la puissance du décollage et nous voici dans l'espace où l'attraction terrestre se fait moins ressentir. Mais soudainement tout s'arrête, cette voix des profondeurs astrales refait son apparition "this is the reverb of the new world" prononce t-elle... C'est à ce moment qu'on se souvient qu'il reste encore un étage de notre fusée bourré de kérosène : j'espère que personne ne s'est détaché car la dernière poussée va être violente ! Après tout, il faut un maximum de puissance pour réaliser un voyage interstellaire...

1000mods signe ici un album ayant plus de faiblesse que le premier. "Vultures" peine à décoller sur les quatre premier titre (pourtant l'intro de 'Claws' laissait présager le meilleur). Pour ma part, l'album prend tout son envol à partir de 'Low' et réalise un sans faute jusqu'au dernier titre, 'Reverb of the New World', qui est magistralement bien orchestré. Alors non, la machine 1000mods ne s'est pas enrayée, mais elle a juste eu du mal à garder toute la puissance de "Super Van Vacation". Les grecs nous offrent un album ayant ses faiblesses mais aussi ses forces. Cependant, après m'avoir propulsé dans les confins de l'Univers, je ne peux que leur pardonner...
 
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Alors que je surfais sur Youtube pour écouter de nouveaux morceaux, je suis tombé sur une jaquette qui m'a attiré l'œil : une nana qui porte des talons, un van qui fonce droit sur elle et un soleil couchant en arrière-plan. Il m'en fallait pas plus pour que décide d'écouter ce groupe, 1000mods, et je ne savais pas dans quoi j'allais m'embarquer à ce moment là. Pour info, 1000mods est un groupe de stoner grec formé en 2006, il compte deux albums studios à son actif et a déjà réalisé de nombreux concerts en Europe. Pour la petite anecdote, le nom "1000mods" fait référence à la petite ville qui les a vu naître : "Chiliomodi" (1000 se prononce "chilio" en grec).

"Super Van Vacation" sorti en 2011 est le premier album du groupe et parfois je me demande comment il est possible de sortir un premier album aussi parfait. C'est un véritable appel à prendre la route avec votre vieux van, en compagnie de quelques potes et des packs de bières pour s'hydrater sous ce soleil de plomb. La destination ? La Grèce bien évidemment. Le premier titre 'Road to Burn' est une réelle invitation à tout plaquer et à prendre la route. L'album enchaine les morceaux au riffs détonants tel le morceau 'El Rollito' qui vous transmet cette envie d'aller pogoter vos potes voire même d'aller bousculer les grand-mères en déambulateurs. La pièce maîtresse de l'album est sans aucun doute le titre 'Vidage' qui résume à lui tout seul tout l'esprit dans lequel a été conçu cet album. Et le pire dans tout ça, c'est que les morceaux qui suivent continuent de tout déferler sur leur passage, les riffs et les solos sont envoyés à tout va, la basse écrase vos tympans.... CA VOUS SCOTCHE GRAVE !!

Sans vouloir entrer dans le fan-service, je pense qu'on détient là un des meilleurs albums de stoner de la décennie. J'ai fait écouter le morceau 'Vidage' à mon entourage, fan de stoner ou pas, et je peux vous assurer qu'ils en sont fans maintenant. 1000mods est vraiment un groupe qui mérite d'être connu, nous avons eu la chance de pouvoir les voir en Allemagne en mai 2015 et je peux vous dire qu'on a pas regretté de faire 1000 bornes pour aller les voir...

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"Just take a bottle of cold beer and jump on" ; et bien cette description du groupe de Stoner Train est encore plus d'actualité avec la sortie de leur nouvel album intitulé "Bannermen of Lost Generations".

Sortir un album de cette trempe en plein mois d'août relève presque du génie, puisqu'avec cette chaleur, on ne peut pas encore mieux apprécier de siroter une - ou plusieurs - petites binouzes bien fraiches tout en écoutant cet album. Car ouai, bordel, on s'imagine très bien dans sa rocking chair à voir passer un train de l'enfer au beau milieu d'un désert américain tout en sifflant sa bière avant de retourner faire du rodéo.

A l'écoute de cet album, il est plutôt compliqué de distinguer plus un morceau qu'un autre tant ils se ressemblent sur le plan sonore et pourtant... Et pourtant si je devais en choisir un ce serait sans aucun doute 'Heading for Tomorrow' notamment par cette terrible ambiance "western" qu'il dégage. Et dans le même genre d'ambiance, le titre qui conclut cet album 'I Know the End' est terriblement efficace lui aussi. Ce serait aussi cruel de ne pas parler du morceau qu'est 'Space Trucker' : une véritable machine à pogo et à slam en concert !

Avec "Bannermen of Lost Generations" les russes de Stoner Train nous prouvent - une fois de plus - qu'ils sont peut être encore plus américains que les américains eux-mêmes. La fin d'année n'est que dans quelques mois, mais j'ai déjà l'impression qu'on tient là un des meilleurs crus de cette année 2016 !

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Pour cette première impression pour un album d'Electric Wizard, j'ai choisi "Witchcult Today" tout simplement parce que c'est par cet album que j'ai connu ce groupe et que j'en suis devenu un fervent fan. Pourtant, cet album n'a pas grand chose à voir avec les précédents au niveau de la signature sonore : "Witchcult Today" est un tournant dans l'histoire du groupe. Pour faire simple, Electric Wizard s'est fait connaître grâce à deux albums qui sont devenus des références du stoner doom, à savoir "Come My Fanatics..." (1997) et "Dopethrone" (2000). Ils sont caractérisés par un mur de son monolithique qui n'a aucun mal à vous écraser : vous savez, la même sensation quand vous fumez un joint trop chargé qui vous laisse l'impression de ne faire qu'un avec le sol. Avec "Witchcult Today", l'heure est aux rituels sataniques, à la magie noire et au sexe : en somme tout ce qui constituait les films d'horreur de l'époque ; d'ailleurs il suffit d'aller jeter un oeil sur Youtube pour constater que les morceaux de cet albums font la paire avec les vieux films !
Avec ses morceaux bourrés de références à la fois cinématographiques - avec le titre 'Satanic Rites of Drugula' -  et littéraires avec 'Dunwich', le divin Jus Oborn nous livre un album qui transpire l'occulte ayant une ambiance et une identité propre. On bien loin des murs de sons monolithiques d'antan, mais il est indéniable que "Witchcult Today" a une classe folle grâce à un son qui vient du passé. L'album a été enregistré au Toe Rag Studios qui utilise que du vieux matos des années 60 - 70, et c'est sûrement ça qui permet de coller l'étiquette vintage à cet LP. Le titre d'ouverture, éponyme de l'album, nous plonge directement sans cette ambiance malfaisante, occulte où on imagine aisément un sabbat de sorcière qui se livrent à un rituel satanique et païen. Et une fois le premier titre écouté, "Witchcult Today" parvient à maintenir cette atmosphère crasseuse et spirituelle avec des titres comme 'Satanic Rites of Drugula' et l'énorme titre instrumental 'Black Magic Rituals & Perversion'. Mention spéciale au morceau 'Torquemada 71' qui se veut plus assourdissant que les autres, mais dont les paroles font toujours référence à l'occultisme avec un clin d'oeil à Elisabeth Bathory, dit la comtesse sanglante, qui se baignait dans le sang de ses victimes pour garder la jeunesse éternelle... Un album qui pue l'occulte je vous avait dit !
Avec "Witchcult Today", Electric Wizard nous livre un album bourré de qualités dont la principale est de plonger son auditeur dans un délire vintage, le tout bercé par une atmosphère inquiétante et occulte. Je pense m'attirer les foudres des fans hardcore du groupe, mais "Witchcult Today" est un pilier la discographie du groupe et sans aucun doute l'un des meilleurs albums de doom au monde pour peu qu'on adhère à cette ambiance 60's. Pour ma part, ce n'est ni plus ni moins mon album préféré du Sorcier Électrique loin devant un certain "Dopethrone". La messe est dite.

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Une petite critique sur un petit EP de notre groupe grec préféré, 1000mods. Cet EP, sorti fin 2012 exclusivement en vinyle via leur bandcamp, se constitue de quatre pistes dont un morceau éponyme 'Valley of Sand' qui dure 17 minutes ; les autres morceaux étant des titres de "Super Van Vacation" joués en live : je m'attarderai donc uniquement sur le premier morceau.
Bon et bien que dire de ce 'Valley of Sand' ? Il peut se résumer à une longue balade dans le désert sous un soleil près à vous assommer d'un instant à l'autre. Mais attention, n'y voyez aucune souffrance dans ce que je raconte : cette balade dans le désert est pour votre bien, elle vous permet de vous recentrer quand vous êtes un peu perdu. Avec une telle durée, le morceau fini par rentrer dans vos tympans et en vous, la guitare et la voix du chanteur résonnent dans votre corps ; la basse et la batterie permettent à votre cœur de se caler sur un rythme cardiaque plus en phase pour une paix intérieure...
Lorsque j'ai découvert "Valley of Sand" et sa durée, j'étais satisfait avant même la première écoute, car quand on voit un morceau de 17 minutes, on se dit d'emblée que ca va être plus qu'agréable, surtout venant d'un groupe comme1000mods. Avant de découvrir ce titre, je rejouais souvent l'intro de 'Track Me' de "Super Van Vacation" pour une petite plongée dans le désert... Maintenant, j'ai une longue plongée de 17 minutes pour mon plus grand bonheur.
Avis aux amateurs du groupe et à ceux aimant les morceaux qui vous transportent au loin...
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Fish Taco est un groupe de rock italien ayant pas mal d'effluves de stoner rock, ils ont sortis leur premier EP fin 2015 et sont actuellement à l'ouvrage pour leur premier album. Pour être parfaitement honnête avec vous, c'est le groupe qui m'a démarché pour poster leur EP via notre chaîne sur Youtube ; il est donc normal que je finisse par balancer mon opinion sur ce qu'ont mijoté nos amis italiens.
Sans prendre en compte la qualité sonore de cet EP qui manque peut être de mixage entre les différents instruments et la voix ; ce qui peut surprendre à la première écoute c'est qu'on se retrouve face à un mélange des genres entre stoner rock et rock pur. Fish Taco propose donc un EP chanté en italien (on notera que chanter dans sa langue maternelle est une chose de plus en plus rare, ce qui rend la chose encore plus intéressante !) avec des morceaux qui sont assez différents des uns et des autres dans leurs compositions.
Un morceau qui m'a particulièrement plutôt bien accroché c'est Montecristo qui est le titre ayant le plus ce côté punchy propre au stoner rock avec des guitares et une batterie qui se sont vite ressentir dès les premières secondes. Le morceau qui suit - Il pelo del bisonte - est un plus calme mais toujours avec une certaine lourdeur dans le riff. Le titre Il miglor me stresso est celui qui m'a le moins scotché musicalement car il manque clairement de pêche au niveau musical alors que le chanteur surplombe ses collègues musiciens avec sa voix. Le quatrième et dernier morceau s'intitule La Chiave et c'est sans doute celui qui s'apparente le plus à du rock dans son ensemble, que ce soit au niveau du rythme, de la voix et du son. Le morceau est efficace mais est quelque peu classique et manque de punch (encore une fois, je trouve que le mixage final ne donne pas assez de "corps" aux morceaux).
Alors que penser de ce premier EP pour les gars de Fish Taco ? Et bien j'ai cette impression qu'il faudrait qu'ils continuent dans le chemin du stoner rock car le morceau Montecristo montre qu'ils ont vraiment du potentiel dans ce genre musical. Un très bon point positif pour ma part, c'est le fait d'entendre chanter en italien et franchement ca rend plutôt bien, le chanteur ayant une voix qui accroche. Lorsqu'un groupe sort un EP, ce n'est que le début d'une aventure et j'espère que Fish Taco va renforcer ses compositions musicales (avec des riffs plus punchy ainsi qu'un vrai mixage) pour nous sortir du bon stoner rock, car ils en ont largement le potentiel ! Come on guys !!





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