Blues Pills – Lady in Gold



On ouvre l’album avec le titre éponyme. Lady in Gold donne la couleur de cet album, un son chaud, des claviers et un chœur qui donne un côté soul à cette chanson le tout sublimée par la voix d’Elin.

Little Boy Preacher enfonce le clou de la soul avec cette ouverture clavier – chœur accompagnant Elin. Peut-être le titre représentant le mieux la direction prise par Blues Pills dans cet album.

Pour Burned Out, on retrouve la guitare de Dorian au premier plan, apportant son groove tout au long du titre donnant un côté plus péchu aux chœurs gospel  et magnifiant la voix de la chanteuse suédoise.

I felt a change est une ode à la soul !  On ne peut qu’admirer la performance d’Elin aux claviers, c’est simple on dirait presque que la reine de la soul Aretha Franklin a décidé  de s’inviter sur cet opus pour nous arracher une petite larme. D’ailleurs Elin ne s’est jamais cachée d’être une grande fan de cette dernière.

Gone so long commence avec la batterie d’André, qui remplace parfaitement Cory Berry, marquant le rythme et démarrant calmement ce titre.  Le morceau monte tranquillement mais sûrement en puissance et se clôture de la plus belle des manières avec ce solo hypnotique de Dorian.

Bad Talkers repart sur un côté soul très affirmé, très 70’s comme Little Boy Preacher.


Nous attaquons par la suite au gros de cet album :You Gotta Try.

Probablement ma chanson favorite de l’album. Ce titre reprend des éléments psychédéliques du premier album tout en gardant ce qui fait ce côté soul de Lady in Gold (les chœurs, claviers..).

La performance est impressionnante ! Un titre qui sera sûrement jouer en live tellement l’énergie qu’il apporte pourra aisément transporter la foule. Le morceau qui se termine magistralement avec les chœurs gospel, la voix d’Elin qui explose dans les aigus et le groove magique de Dorian. Bref morceau parfait !

Won’t Go Back, la chanson de séparation dans le pur style soul de l’album.  Le son est plus grave que sur les autres morceaux de l’album renforçant le côté fort du titre. Cela donne pas du tout envie de se mettre Elin a dos !

Rejection est un titre costaud et groovy qui s’ouvre sur la basse de Zach et continue au rythme effrénée de la course créé par la batterie et les chœurs (‘Running, Running ‘martèlent-ils)


Dernier titre de l’album, Elements and Things est une reprise de Tony Joe White, un chanteur de blues rock. Un titre qui sent bon le Blues Pills d’antan (période Bliss, Devil man) . Le morceau le plus rock de l’album sans aucun doute et qui m’aura fait découvrir Tony Joe White (Si vous êtes fan de Blues, je vous laisse découvrir la version originale qui est vraiment magnifique).

Pour conclure, un album très solide de Blues Pills, une belle image donnée à cette scène soul des années 60-70. Un opus qui pourrait déstabiliser les fans de la première heure du groupe, mais si vous gardez l’esprit ouvert, sans aucun à priori, alors la magie de Lady in Gold s’opèrera pour votre plus grand bonheur.

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