17.30, je me réveille tout embrumé pour réaliser que c’est bientôt  l’heure du festival Le Grand Incendie

Ni une ni deux me voilà parti en direction de Bron et du Jack Jack lieu du concert.
C’est avec un grand dépit que j’arrive trop tard pour voir le set des lyonnais de Montcharge. Ces gars font un stoner puissant et de qualitay je vous laisse juger (https://www.youtube.com/watch?v=vMDM4Fy7HVg&t=0s)

A peine arrivé à Lyon voilà que Glowsun déboule sur scène. Du stoner doom bien psyché comme il faut on comprend pourquoi les gars sont les cadors de notre scène. Les titres s’enchainent emmenant l’auditeur toujours plus haut dans un état cathartique que le grand OM n’aurait pas dénié.

Witchrider arrive. Je dois avouer que je n’étais pas familier de ce groupe et ma foi ils m’ont surpris. Ces autrichiens jouent un stoner très typé garage rock, ou un garage rock typé stoner à vous de voir. Le groupe a une sacré présence scénique que ça soit la complicité entre leurs membres ou avec le public conquis à coupe de trinquage d’écocup débordantes de mousse et aux cris de ‘ yeah man !!’

Le groupe pour lequel j’attendais beaucoup de choses et que je voyais pour la première fois en France arrivait enfin : We Hunt Buffalo. Déjà le chanteur déboule avec un tee shirt de Greenleaf : en voilà un bon présage ! Quoi dire sinon à part le public conquis à coup de batterie percutante de Brandon Carter, du jeu de basse de showman de Brendan Simpson  , du chant maitrisé de Ryan Forsythe . Magique ! A noter la clôture du set du groupe sur du bon vieux Kyuss (Thumb pour être précis).

Tout était mis en place pour que Truckfighters détruisent tout sur scène. La première chose qui m’a frappé est la taille du set de pédales de Dango,  bien touffu. Truckfighters s’il est question principalement d’Ozo et Dango la différence sur scène entre les deux est assez dingue. Là où Dango passe son temps à sauter, tourner, se déhancher de toutes les manières possibles et imaginables, Ozo lui va plutôt haranguer le public ou son batteur a donné son maximum. Deux écoles en somme. Le set se déroule tout seul  on ouvre sur du Mind Control puis du Atomic. A noter la classe de Dango qui fait finir son solo à un fan en lui demandant de frapper les cordes à sa place. Le concert passe trop vite, les suédois emportent le public comme une lame de fond et nous laisse groggy une fois le concert terminé.

Je tenais à remercier les gars de l’œil de Néron qui pour une première édition ont mis la barre très haute et produit un festival de très grande qualité ! On espère que cette édition sera suivie d’une petite sœur l’année prochaine !!













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Vous pensiez que cette rubrique se contentait de parler uniquement des « grands » groupes de stoner ? Que nenni, que nenni ! Aujourd’hui, on part aux confins orientaux de l’Europe pour s’intéresser à une étoile montante du stoner rock.

1000mods s’est formé en 2005 dans la petite ville de Chiliomodi. D’ailleurs, nombre d’entre nous prononce « thousand mods » ou bien « mille mods » pour les franco-français, mais il faut avoir en tête que « mille » se prononce « chilia » en grec et que par un subtil jeu de mot on arrive donc à « chiliomods(i) » en référence à leur ville d’origine.

Après deux EP très convaincants – Blank Reality en 2006 et Liquid Sleep en 2009 – le groupe croise le chemin de Billy Anderson un producteur de musique américain qui a une réputation de choix puisqu’il a travaillé avec Sleep, Orange Goblin et bien d’autres encore. Avec Anderson aux manettes, le groupe sort fin 2011 son album phare : Super Van Vacation (chronique disponible ici) avec des tubes comme ‘Vidage’, ‘El Rollito’ ou bien ‘Navy in Alice’. Pour ma part, s’il devait exister une liste des albums de stoner  à écouter d’urgence, il est clair que Super Van Vacation aurait une place de choix !! Et je pense que je ne suis pas le seul à avoir le même avis : c’est un album en passe de devenir culte avec le temps.

Après une petite tournée européenne et bien qu’elle se soit cantonnée avant tout en Europe de l’Est ; le groupe trouve le temps de sortir « Valley of Sand » (chronique ici) fin 2012 avant de commencer à préparer leur deuxième album sorti en mai 2014 : « Vultures ». (là encore, la chronique est ici) Cet opus reste quelque peu dans la lignée du précédent et présente des titres comme ‘Claws’ ou ‘Low’ qui sont de très bonne facture ! Et rebelote pour faire la promotion de Vultures, le groupe s’embarque de nouveau dans une tournée européenne (pas loin de 100 concerts quand même) qui arrive jusque chez nous cette fois-ci ! Pour ma part, ce n’est pas à Paris que j’ai été les voir en novembre 2014 mais à Francfort en mai 2015 : et je peux vous dire que les 1000 bornes pour y aller ont été du pur bonheur, surtout quand on écoute leurs albums sur la route et qu’on y va entres potes !

Cette belle réussite du groupe continue puisque sa réputation grandit de semaines en semaines et d’années en années car 1000mods est clairement devenu une référence dans le genre du stoner rock. Fin septembre 2016, le groupe nous livre son dernier bébé « Repeated Exposure To… » (une petite chronique ca vous dit ?) qui se veut comme un retour aux sources du groupe mais avec la maturité en plus. J’espère que le groupe n’est pas prêt de s’arrêter et va continuer de nous pondre des morceaux et des albums qui vont faire couler la dopamine dans notre cerveau lors de l’écoute…

Vous reprendrez bien un petit ‘Vidage’ pour la route quand même ?

1000mods en quelques dates :
  • 2005 : formation du groupe
  • 2011 : sortie de Super Van Vacation
  • 2014 : sortie de Vultures
  • 2016 : sortie de Repeated Exposure To...
  • 2018 : Vidage devient l'hymne national de la Grèce
  • 2020 : l'UE adopte à son tour Vidage en tant qu'hymne
  • 2022 : Chiliomodi devient intégralement peuplé de stonerheads !

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   Cela fait à peine un an que les grecs (ouaip, encore eux !) Naxatras a fait ses début avec un premier album éponyme qui nous avait considérablement ravis les esgourdes. Ses mélodies planantes autant qu'uniques m'avaient personnellement laissé sur le cul. Et les voilà de retour avait un album sobrement intitulé ou plutôt numéroté "II".

   En effet, plusieurs indices laissent à penser qu'on a plus affaire à une suite, voir une deuxième partie du premier album plus qu'à un véritable deuxième album. Outre le titre, l'album n'aligne que cinq morceaux (sans compter l'intro) pour une durée d'à peine 40 minutes. Enfin, impossible de ne pas remarquer que la figure totémique figurant sur la couverture de l'album est une réplique refondue de la couverture du premier opus, et puis il y a la musique...

   Une fois passée l'intro, la première piste, purement instrumentale, nous renvoi directement à l'ambiance musicale du premier album, la voix du chanteur n'intervenant que sur le deuxième morceau, 'Sisters Of The Sun' et toujours, elle nous appelle depuis les profondeurs des étendues galactiques. 'The Great Attractor' est l'occasion d'une petite accélération du rythme qui se fait plus syncopé par moment, et d'un solo de guitare bien sentit qui fait frémir les tympans de bonheur. Le rythme redescend ensuite sur 'Garden Of The Senses' mais les guitares continuent de faire leur taf' de ravissement des tympans.

   Puis vient 'Evening Star'. J'ai presque un soupçon de culpabilité à l'idée de vous en parler, c'est comme si je vous spoilait la fin de votre série favorite, mais je vais le faire et je vais même y consacrer un paragraphe entier parce que c'est beau !!! Cette conclusion musicale relève du coup de génie, inattendu et magnifique, à la fois déplacé et pourtant parfaitement à sa place. Les guitares ne sont plus qu'anecdotiques, la batterie et la basse se sont tues. Après la lumière des astres cosmique vient la nuit bien terrestre, lourde et pesante, personnifiée par un saxophone lent et grave, qui domine tout le morceau comme un oiseau sinistre et patient. L'ambiance est celle d'un polar américain en noir et blanc des années 40, bien éloignée des étoiles, donc, et pourtant impossible de ne pas succomber.

   Pour résumer, cet album est  l'indispensable suite du premier opus, un petit trésor contemplatif qui ravira les plus paisibles d'entre vous et, d'une manière générale, tous ceux qui ont appréciés le premier album !


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Red Fang est de retour. On va dire que j’attendais avec joie et une certaine appréhension leur nouvel album : ‘Only Lies’. Si les américains ont été l’une des portes m’entrainant dans le monde merveilleux du stoner via leurs premiers albums ‘Red Fang’ et ‘Murder the Mountain’, j’avais trouvé ‘Whales and leeches’ en demi-teinte, le groupe remisant leur fouge du début pour une expérimentation un peu plus progressive.

Flies est le premier titre qui ouvre l’album et  sent bon la bonne vieille patate à la Red Fang. L’alternance entre les voix de Bryan Giles et d’Aaron Beam, les riffs de David Sullivan, le super jeu de batterie de John Sherman : Flies est une entrée en matière réussie qui rassure les fans de la première heure du groupe. Les gars de Portland sont bien de retour et ont décidé de nous botter l’arrière train.

L’opus navigue entre des titres assez typé garage rock comme Cut it short, à des morceaux plus  stoner doom voir limite métal comme No Air ou The Smell Of Sound.

Côté musical les gars font fort, la basse super groovy d’Aaron résonne dans tout au long de l’album, John Sherman décide de cogner sa batterie, comme sur I am a Ghost , pour notre plus grand bonheur.  Les titres font mouches que cela soit les morceaux au chant de Bryan ou ceux d’Aaron ou même quand ces deux-là décident de combiner sur un même titre. 

La Joconde de l’album reste Shadows, un morceau résumant tout ce qu’est Red Fang.  Un titre puissant, un refrain taillé pour s’implémenter dans votre crane, un break pour le riff magique de David. Bref à faire encadrer dans le Louvre du stoner.

Rien n’est à jeter dans cet album : The Deep est là pour balancer la purée,  Livin in lye sent la session de jam à plein nez ou encore le très huileux I Am A Ghost qui renvoie à une atmosphère poisseuse de live .

Not for you est un autre titre grandiose de l’album, fusionnant plusieurs atmosphères, groovy, puissant, lourd sans tomber dans l’excès, probablement mon titre préféré de l’album tant dans lequel on retrouve le son du groupe mais avec une touche de maturité.

‘Only Lies’ sonne pour moi comme un renouveau pour le groupe. Les titres sont plus direct, plus entrainant qu’à leur début, l’album semble traversé d’une part de fun et de folie qui démontre que les gars ont pris leur pied à nous balancer cet opus.

Est-ce que cet album est meilleur que leurs premiers ? Je ne saurai répondre et je vous laisse vous faire votre propre interprétation, mais en tout cas on ne peut que saluer le travail d’orfèvre que le groupe a effectué sur ce quatrième album !

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Ce qui est bien dans le monde du stoner/doom/psych - rayez la mention inutile -, c’est que c’est un écosystème très varié où foisonnent tout un tas d’artistes dont certains qui valent vraiment le détour ; et c’est indéniablement le cas avec les italiens de Lee Van Cleef. Si le nom sonne comme une blague, leur histoire l’est tout autant puisqu’à la base ce trio n’avait pas prévu d’enregistrer un quelconque album. Heureusement pour nos oreilles, ils ont fait machine arrière et se sont décidés à pondre « Holy Smoke » qui nous transporte loin, très loin, dans l’immensité de l’espace…

Holy Smoke, un voyage résolument psychédélique


Pour moi la musique psychédélique est un exutoire. Et même si je n’en écoute pas tous les jours, mon quotidien en est rythmé constamment : lampe à lave, affiches psychédéliques accrochées au mur, fond d’écran psychédélique et j’en passe. C’est comme si c’était vital de sortir un peu de la réalité pour peut-être mieux l’affronter. Et lorsque j’ai écouté « Holy Smoke » pour la première fois, j’ai eu cette sensation d’être happé dans une autre dimension. C’est d’ailleurs la piste d’ouverture ‘Heckle Yuppies’ qui va vous arracher de votre réalité pour vous transporter dans un endroit lointain, afin que vous profitiez bien de ce moment d’écoute. ‘Banshee’ est sans aucun doute comme la pièce maitresse de l’album du long de ses treize minutes qui paraissent bien trop courte. Les guitares causent en « wah-wah », accélèrent puis ralentissent avant de reprendre une accélération finale avec la batterie et la basse qui viennent se greffer à l’ensemble pour proposer une expérience auditive intense.

Impossible de faire une chronique correcte pour détailler les différents morceaux qui composent « Holy Smoke » car on ne distingue même plus les différentes pistes entre-elles. Non au contraire, tout s’enchaine le plus naturellement du monde ce qui nous laisse cette sensation d’être comme en lévitation et que les sons nous parviennent partout autour de nous. Tout au long de l’album on assiste à une session de jam qui est tellement agréable à écouter qu’on aimerait qu’elle ne s’arrête jamais ; j’ai eu la même sensation en écoutant « Long Distance Trip » de Samsara Blues Experiment ou bien « Sonic Prayer » d’Earthless, comme une sensation de plénitude, de calme intérieur…

Que faut-il en retenir ?


Avec « Holy Smoke », Lee Van Cleef nous offre un album plus que prometteur quant à la suite. Je ne peux que vous le conseiller si vous êtes en manque de musique psychédélique instrumentale. En somme, « Holy Smoke » est une invitation au voyage et les albums pouvant prétendre en faire autant ne courent pas les rues. A écouter d’urgence… 

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Voilà un peu plus de quinze ans maintenant que les Truckfighters sont dans le circuit. De ‘Gravity X’ à ‘Universe’ le groupe a posé sa griffe et a montré à plus d’un qu’il était un des maitres du fuzz rock. Le cinquième opus des suédois est donc sorti il ya un peu plus d’une semaine, voyons quel tournant Oskar et Dango ont décidé de prendre.

Le ton est donné dès le premier titre. Calm before the storm est plus calme, plus mélancolique et alterne entre passages calme et des moments tout en fuzz typique du groupe. Ce titre est le trailer de l’album que le groupe avait fourni et je dois d’y dire que déjà à l’époque il m’avait déjà bien accroché, l’envie du groupe de complexifier sa musique n’était pas pour me déplaire.

Comme si j’avais peur de voir les Trucks faire un album mellow, mettant le fuzz au fond du placard, voilà que déboule Hawshaw. Ce morceau doit être ma galette préféré de l’album. Ici on trouve l’alternance entre moment calme et bouillonnantes mais avec une touche un peu plus progressive. Le groupe a décidé de nous faire voyager au lieu de nous envoyer un autre parpaing et c’est tant mieux. Pour dire je n’ai jamais autant adoré les différents passages sur ce titre, entremêlant l’instrumental calme, le chant plaintif d’Oscar et les explosions fuzzesque que Dango déchaine.

The 1 s’ouvre sur une grossse explosion stoneresque. De nouveau on va retrouver des éléments qui étaientt là dans le premier titre comme l’alertance entre des moments calmes et d’autres bien punchy . Si l’alchimie fonctionne toujours sur ce titre je dois que je la trouve un peu moins réussi sur  Friend, qui même si reste un morceau très  plaisant, est un peu en deçà des autres.

Gehenna balance la sauce sur son ouverture pour devenir par la suite un morceau plus progressif, qui prend son temps à se déployer à mesure du ton employé par Oskar. On se perd, on navigue à vue, la fin du titre est tellement différente du début qu’on se demande si on est toujours dans le même morceau.

The Contract déboule dans une ambiance très ‘Universe’. Le titre dans sa construction et son ambiance me renvoi à un ‘Mind Control’ ou ‘Prophet’. Oui les moments calmes sont bien présents mais on ressent bien tous le son fuzz qui n’attend que d’être relâché par le groupe.  

On termine avec Storyline, dernière chanson de l’album et probablement la plus représentative du nouveau virage progressif pris par les suédois. En effet si le début du titre se rapproche d’un The 1 ou Friend, démontrant le côté moderne pris par le groupe,  on ne s’attend pas à l’arrivée ‘une guitare acoustique sur ce morceau. Le finish est costaud, à l’ancienne si je puis dire jusqu’à la guitare acoustique ce qui montre bien que Truckfighters  reste Truckfighters même s’ils ont décidés de s’assagir sur cet album.

Comme j’ai pu le signaler pour d’autres groupes, je salue la prise de risque du groupe. Vouloir s’écarter du son auquel on a habitué son public et vouloir ainsi innover n’est pas chose aisé. Un grand bravo au Truckfighters d’avoir réussi à avoir fait une révolution plus progressive, plus mélodique sans dénaturer le son tout en fuzz qui est leur marque de fabrique.

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Clutch fait partie des monstres sacrés du Stoner/hard rock. Fondé en 1990, le groupe profite d’une longévité assez rare dans le milieu, de sa capacité à créer des mélodies tour à tour furieuses et ensorcelantes par leur mélancolie et de la voix profonde et grave de Neil Fallon. Après un excellent ‘’Earth Rocker’’ en 2013, le groupe frappe à nouveau avec ‘’Psychic Warfare’’, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il frappe fort !

« Puissance » est en effet le mot qui semble résumer le mieux cet opus. Démarrant sur le furieux (et très bon) ‘X-Ray Vision’, l’album entraine l’auditeur dans un torrent de rage communicative donnant furieusement envie d’écraser l’accélérateur et d’avaler les kilomètres. Puis ‘Doom Saloon/Lady of Electric Light’ (de toute beauté !), marquant un moment de calme remarquablement bien placé au sein de l’album. Un calme remplacé aussitôt par un des morceaux les plus exaltants qu’il m’ait été donné d’entendre : ’Noble Savage’ ( « unapologetic lifer for rock’n’roll je vous met au défi de trouver des paroles plus fédératrices !), puis ‘Behold The Colossus’ et ‘Decapitation Blues’ (deux très bon morceaux pour les énervés). L’album s’achève enfin en beauté sur le (relativement) plus calme ‘Son of Virginia’.

Clutch nous livre un ici un de ses meilleurs albums, empruntant à ce que le groupe a fait de meilleur, un concentré de fureur, mais aussi de maitrise, qui laisse en définitive une impression du style : « ça fait du bien par où ça passe ! », mais ne vous y trompez pas : sitôt l’album terminé, vous n’aurez qu’une envie, celle de revenir à la première piste !



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Un monument, tout simplement.

Je me rappelle encore de la première fois où j’ai découvert la musique des britanniques d’Electric Wizard, c’était il y a déjà quelques années avec leur titre le plus connu, ‘Funeralopolis’. J’étais impressionné d’entendre une musique aussi lourde et puissante, ça ne m’était jamais arrivé auparavant et j’ai tout de suite été séduit.

Le Sorcier Electrique s’est formé en 1993 autour du trio de Jus Oborn à la guitare et au chant, Tim Bagshaw à la basse et Mark Greening à la batterie. Bien que leur premier album sobrement intitulé « Electric Wizard » comporte quelques bons titres, il faut véritablement attendre « Come My Fanatics.. » en 1997 pour que le groupe développe son identité sonore qui lui est propre. Par la suite, avec la sortie du mythique « Dopethrone » en 2000 et de « Let Us Prey » en 2002, le groupe acquiert la réputation du « heaviest band in the world » - « le groupe le plus lourd du monde » ; sobriquet nullement volé lorsqu’on écoute ces trois albums. Et vous ne pourrez pas dire le contraire.

En 2003, le bassiste et le batteur quitte le navire laissant Oborn seul capitaine à bord du navire. Mais se joint à lui sa femme, Liz Buckingham, qui vient le seconder à la guitare et qui est toujours présente aujourd’hui, les autres membres eux, varient en fonction des sorties des albums et des mélodrames entre les membres du groupes. Avec la sortie de « Witchcult Today » en 2007, le groupe s’est éloigné de son son originel pour proposer du doom stoner teinté d’occultisme et de ce fait marque un grand coup dans cette scène musicale tant l’album est parfaitement maîtrisé. Conscients de ce succès, ils rempilent dans le même genre avec l’album « Black Masses » qui sort fin 2010, mais malheureusement la sauce à bien moins prise qu’avec le précédent et il restera un album apprécié des fans exclusivement.

Mark Greening refait son retour dans le groupe en 2012 et dès lors, le groupe prépare leur prochain album « Time to Die » sorti sous nos latitudes en septembre 2014. Mais le batteur quitte le groupe avant cette échéance et n’hésite pas à poursuivre en justice Jus Oborn et Liz Buckingham : il paraitrait que Mark Greening ne toucherait pas un pécule pour son travail effectué sur « Time to Die », à l’heure actuelle, la situation n’aurait pas vraiment bougé. Alors qu’on avait attendu quatre ans entre « Black Masses » et « Time to Die », les anglais ont dévoilé, début 2016, travailler sur un nouveau cru qui est censé sortir pour fin octobre de la même année ; sans doute pour tourner la page peu plaisante de leur précédent album.

Avec des thèmes autour de Lovecraft pour l’occultisme, les références aux drogues (marijuana, héroïne et bien d’autres), Electric Wizard est à la hauteur de sa réputation : ses concerts ressemblent à des messes noires où la puissance de la basse et de la batterie vont vous déchirer les côtes, comme pour faire entrer un esprit maléfique dans votre corps... Me concernant, je suis l'un de leurs évangiles essayant de répandre, de par le monde, leur malfaisante musique et paroles…

Electric Wizard en quelques dates :
  • 1993 : formation
  • 1997 : sortie de Come My Fanatics..
  • 2000 : sortie de Dopethrone
  • 2003 : départ de Tim Bagshaw et Mark Greening, arrivée de Liz Buckingham
  • 2007 : sortie de Witchcult Today
  • 2012 : retour de Mark Greening
  • 2014 : sortie de Time to Die et départ de Mark Greening

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La Planète du Stoner Rock 2016. Fourni par Blogger.