Sans doute moins connu que certains de leurs compères de la scène américaine, il serait impoli de dire qu’Acid King n’a pas marqué son petit monde puisque cela fait quand même 23 années que le groupe nous assomme à coup de guitare et basse bien lourdes.

Acid King ou le son satanico-psychédélique ?


Le groupe tire son nom de Rick Kasso, un adolescent qui a tué l’un de ses meilleurs amis dans le courant des années 1980. Il écoutait beaucoup de heavy-metal et était fasciné par les idéaux d’Anton LaVey, le fondateur de l’Eglise de Satan. Inutile de préciser qu’à cette époque, la société se posait beaucoup de questions sur le contenu satanique de ce genre musical. Son surnom « acid king » vient du fait qu’il était sous LSD lorsqu’il a poignardé pas loin d’une trentaine de fois son ami. Rick Kasso se suicide par pendaison dans sa cellule avant de pouvoir être jugé. C’est donc toute cette histoire qui a fortement inspirés Lori S - la chanteuse et guitariste – et Joey Osbourne – le batteur - afin de donner un nom à leur groupe fraîchement né au début des années 1990.

Une fois le nom trouvé, il ne restait plus qu’a trouvé une véritable identité sonore et celle d’Acid King est reconnaissable entre mille : une voix envoûtante - à l’exception des tout premiers albums – des riffs lourds et très hypnotiques ; une basse qui « pose l’ambiance » et une batterie qui donne très souvent l’impression d’être en session jam. Pour le coup, à l’écoute de quelques titres, on fait très vite le rapprochement entre le nom et le son que le groupe délivre. Si les premiers albums présentent des riffs moins lourds, c’est à partir de l’album « Down with the Crown » en 1997 qu’Acid King trouve son identité sonore qui lui colle encore à la peau aujourd’hui.

Alors, bien ou bien ?


Si Acid King mérite sa place sur la scène du stoner-doom, c’est évidemment grâce à la qualité de leurs albums surtout à partir du tournant en 1997. Depuis cette année-là, le groupe n’a sorti que quatre albums mais qui – pour ma part – devrait être tous écoutés pour tout fan de guitares bien lourdes et de sons hypnotiques et psychédélique. Impossible de ne pas être envoûté par la voix de Lori qui vient sublimer la musique que produit le groupe. Si vous souhaitez découvrir le groupe, je vous recommande chaudement d’aller jeter une oreille sur leur avant dernier album « III » ainsi que sur leur dernier « Middle of Nowhere, Center of Everywhere » sorti en 2015. Cependant, veillez à ne pas pousser le son trop fort afin d’éviter que les murs de votre logement tombent sur place. L'expérience ultime consiste à les voir en concert et se laisser véritablement happer par l'envoûtement du son qui se fait à forts décibels. Quand j'y repense, voir Acid King en concert au Hellfest en 2014, c'était l'un des meilleurs concerts que j'ai pu faire et je ne peux que vous insister à vivre l'expérience...

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Mon dieu, nous y sommes. Le top de fin d’année. Ou l’article le plus injuste pour des tas d’artistes qui mériteraient d’y figurer. Quoiqu’il en soit, je pense que vous serez nombreux à approuver le fait que ce millésime 2016 restera dans les livres d’histoire du stoner rock tant il y a eu du bon. Et je dois dire qu’à la vue de cet excellent millésime je plains déjà le futur fan de stoner qui découvrira tous les excellents albums sortis cette année-là, tous les écouter relèvera d’une prouesse surhumaine puisque je rappelle que le stoner (et affiliés) peut endommager les tympans lors d’une longue exposition ; que la basse et la batterie, omniprésentes, peuvent déclencher des troubles psychopathologiques (crise d’hystérie ou bien des migraines) sur des personnes sensibles à ce genre musical (et d’ailleurs, ces derniers peuvent vous pousser à quitter votre logement, ahem). Donc même si en apparence le stoner rock est moins dangereux que d’autres drogues, tachez d’y aller molo quand même !

20. Meteor Vortex – Cosmic Labyrinth


Oui avec moi c’est possible d’être un groupe qui a sorti qu’un seul EP et de se retrouver dans le top 20 de fin d’année. Les finlandais de Meteor Vortex proposent un stoner rock instrumental qui colle directement dans une fusée Ariane direction Proxima Centaurii, la plus proche étoile de notre Système Solaire. Impossible de ne pas les comparer à Earthless, mais ce qui m’a le plus frappé à l’écoute de « Cosmic Labyrinth », c’est que le groupe pousse encore plus loin le voyage interstellaire que leurs confrères américains. Si vous êtes en manque de stoner instrumental, il ne faut surtout pas passer à côté de Meteor Vortex

19. Holy Grove - Holy Grove


On démarre ce top 2016 avec Holy Grove commence fort sa carrière avec ce premier album qui montre toute la puissance de leur doom un brin atmosphérique à tendance « black-sabbathienne ». Des riffs accrocheurs, une voix qui vous porte littéralement au loin et des solos de guitare très efficaces, c’est la recette du groupe pour cet album et ça marche rudement bien ! La seule chose que je regrette concernant Holy Grove, c’est de ne pas avoir pu les voir cette année ; j’espère que 2017 me laissera l’occasion de me rattraper !

18. Mars Red Sky – Apex III


Les premiers français qui sont dans le top et sans doute les plus connus de la scène ; je vous jure que je ne fais pas tout à l’envers. Je ne me considère pas comme fan du groupe, mais la sortie d’un nouvel album de Mars Red Sky me pose toujours une question: vais-je partir en voyage comme sur les précédents albums ? Oui, indubitablement. C’est assez fou comment le groupe gagne en complexité ce dernier album qui est finalement la continuité de ce qui a été entrepris deux ans auparavant. Pour ceux qui connaissent le groupe, avec « Apex III » la recette de Mars Red Sky reste la même mais elle est encore plus savoureuse qu’avant.

17. Naxatras – II


Les grecs de Naxatras qui avaient fait sensation l’an passé reviennent pour le meilleur en 2016 avec leur nouvel album sobrement intitulé « II ». La grosse nouveauté de cet album c’est notamment la présence d’une voix qui se fait entendre bien plus que dans le premier qui était résolument instrumental. Dans « II » on retrouve tout l’ADN de Naxatras avec beaucoup d’instrumental qui laisse toujours penser à des sessions de jam qui se déroulent avec une facilité déconcertante. La pochette de l’album en dit long sur son contenu puisque les cinq titres vous font voyager dans les diverses galaxies qui composent l’Univers. Un album de choix pour tout amateur de psychédélique à tendances interstellaires !

16. Mephistofeles – Whore


Mephitofeles nous vient tout droit d’Argentine et sent bon l’Electric Wizard à ses premiers débuts. Que ce soit au niveau musical, qu’au niveau de la production, on a cette impression d’écouter un album « sale » en provenance de la fin des années 60 ou du début des seventies ! Impossible de ne pas penser également à Uncle Acid & The Deadbeats lorsque la voix vient se greffer à aux instruments. En conclusion, on a droit à un album sale et résolument psychédélique avec une production qui fait passer le tout pour un disque qui nous vient des Temps Anciens du doom. « Whore » est dans aucun doute l’une des valeurs sûres de cette année.

15. Brunt – Blackbeard


Le deuxième EP qui se trouve dans ce top de fin d’année nous vient des îles anglo-normandes avec Brunt et son dernier cru, « Blackbeard ». Du stoner à tendance doom instrumental c’est la marque de fabrique du groupe et on ne se rend même plus compte que notre tête fait des mouvement de bas en haut lors de l’écoute de l’EP puisque on est bien trop occupé à absorber la basse et le rythme des morceaux. « Blackbeard » c’est avant tout une ambiance psychédélique portée par une guitare qui balance des solos orgasmiques pour les oreilles, du pur bonheur !

14. Spaceslug – Lemanis


Du doom spatial, en veux-tu en voilà ! « Lemanis » est sans doute l’une de ses très bonnes surprises de l’année en surfant à la fois sur un son résolument très lourd mais et sur des nuances psychédéliques qui rendent le tout très astral. Pour un premier album, on peut dire que les polonais de Spaceslug frappent très fort. On espère les voir au Red Smoke Festival l’an prochain pour aller tutoyer les étoiles en live.

13. Missingmile – Blackship


Les normands de Missingmile ne pouvaient ne pas se retrouver dans ce top tant j’ai apprécié leur EP « Blackship » (la chronique est disponible ici) qui vous propose un stoner rock classique mais diablement efficace. On surfe à la fois sur du Kyuss en passant par du The Sword ce qui rend l’ensemble ultra dynamique. Il me manque plus qu’une Dodge Charger de 1969 pour vivre l’expérience à fond !

12. Whitenails – First Trip


Là encore, pour un premier essai on ne peut qu’en redemander par la suite ! Les québécois de Whitenails proposent un son qui synthétise de la vitamine C – idéal en cas de coup de fatigue – avec des riffs qui accrocheurs pour un ensemble qui sonne très groovy. A la fois à la frontière entre stoner et heavy rock, « First Trip » devrait rapidement vous plaire si jamais nous n’y avez pas encore jeté une oreille dessus !

11. Dunbarrow – Dunbarrow


Les norvégiens de Dunbarrow en mettent plein la vue – et les oreilles – avec un doom occulte qui plonge l’auditeur dans une ambiance sépulcrale. Les riffs n’ont d’égales que la voix qui nous plonge directement dans les seventies où on a parfois l’impression d’entendre un morceau de Black Sabbath qui aurait été oublié lors de leurs débuts il y a plus de quarante ans maintenant.

10. The Hazytones – The Hazytones


Du stoner 70’s à la sauce québécoise, c’est ce que propose ce trio originaire de Montréal. Comme les précédents, tout ici sonne comme dans les années 1970 : la vieille production qui nous renvoie dans le passé, la voix de Mick Martel qui fait penser à leur confrères américains d’Orchid ou encore les excellents riffs que balancent le groupe tout au long de l’album. The Hazytones signe un premier album très encourageant pour la suite du groupe. Ils devraient débarquer dans nos contrées dès le début 2017 pour une série de concerts.

9. Red Scalp – Rituals


Les polonais de Red Scalp, c’est avant tout quelque chose de très efficace que ce soit au format studio ou bien en concert ! Ça a été un réel plaisir de les avoir vus cet été à l’ouverture du Red Smoke Festival. Des riffs lourds, des guitares fuzzées à souhait et une ambiance de vieux rituels amérindiens, c’est ce qui fait toute la sève de Red Scalp. Le titre ‘Tatanka’ est sans nul doute la perle de l’album « Rituals » !

8. Truckfighters – V


Les suédois de Truckfighters reviennent en force pour ce nouvel album qui a connu quelques problèmes notamment avec le titre – et le clip – de la chanson ‘Calm Before the Storm’ basée sur le meurtre de Lisa Holm en 2015 et qui avait 17 ans au moment des faits. On est donc en présence d’un album qui est tout aussi marquant que les précédents mais qui se veut surtout beaucoup plus mûr et plus complexe dans sa construction. « V » a été sans conteste l’un des albums marquants de cette année.

7. Gozu - Revival


Avec « Revival », les américains de Gozu n’hésitent pas à prendre ce qu’il y a de meilleur dans le doom, le stoner et le heavy rock pour en ressortir toute la quintessence afin de produire un album incontournable ! Pour ma part, j’ai découvert le groupe grâce à cet album et dès les premiers accords de guitare, j’ai su que j’allais adorer.

6. King Gizzard & Lizard Wizard – Nonagon Infinity


Même si les australiens de King Gizzard & Lizard Wizard ne font pas trop dans le heavy-psych, si vous aimez un tant soit peu de musique psychédélique, il est assez difficile de passer à côté de « Nonagon Infinity ». Des riffs qui sont déballés à toute vitesse, des guitares bien grasses ainsi qu’un abus de wah-wah pour un album qui se pense comme un seul morceau à faire tourner en boucle, c’est toute la philosophie du dernier cru de nos australiens préférés. Mention spéciale au titre ‘Robot Stop’ qui doit être une véritable machine à pogos et à slam en concert !

5. Moon Coven – Moon Coven


C’est bien à cause de ces suédois là que mon top a pris du retard ! Tombé dessus par pur hasard en surfant sur le web, j’ai tout de suite été séduit par le doom stoner de Moon Coven. Une ambiance bien lourde avec des guitares qui font parfaitement le boulot, l’écho de la voix qui nous parvient aux oreilles est un pur régal qui nous plonge dans une ambiance bien occulte. Moon Coven sait mettre les petits plats dans les grands et nous démontre encore une fois que les suédois sont très forts dans le stoner !

4. Lee Van Cleef – Holy Smoke


Impossible de ne pas tomber sous le charme de cet album des italiens de Lee Van Cleef. « Holy Smoke » va vous plonger dans une ambiance bien psychédélique à grands coups de guitares lysergiques portées par une wah-wah presque omniprésente. A l’écoute de l’album, on en ressort comme ragaillardi, comme si notre esprit s’était offert une petite séance de méditation astrale. Sans nul doute l’une des meilleures surprises de cette année ; j’espère pouvoir vivre l’expérience live l’année prochaine !

3. 1000mods – Repeated Exposure To


Un véritable retour aux sources pour les grecs de 1000mods avec « Repeated Exposure To » et une place de choix dans mon top de l’année ! Des riffs gros comme un tsunami, une voix qui se montre encore plus dynamique qu’à l’accoutumée et une partie rythmique qui vous pulvérise les oreilles, c’est ce qui vous attend dans le dernier cru de 1000mods. L’idylle que j’ai commencée avec ce groupe il a plus de quatre ans maintenant continue encore à l’heure actuelle et j’espère qu’elle n’est pas prête de s’arrêter. Comme pour les précédents albums du groupe, je recommande chaudement de l’écouter pendant les vacances, lorsque la route s’annonce plus longue que prévu !

2. Superlynx – LVX


Peut-être est-ce là une nouvelle idylle qui commence ? Les norvégiens de Superlynx nous offre un doom atmosphérique parfaitement orchestré avec des guitares qui sont littéralement sous acide. Mais l’instrument maître du groupe, c’est sans aucun doute la voix de Pia Isaksen qui continue toujours de me hanter après chaque écoute de « LVX ». La force de Superlynx c’est d’avoir su mettre en œuvre un doom qui se veut discret contrairement à ce qu’on a l’habitude d’entendre dans le même registre. Si comme moi vous êtes particulièrement sensible aux voix féminines – et d’autant plus celles qui arrivent à vous enchanter – alors « LVX » de Superlynx devrait rapidement vous marquer l’esprit…

1. Witchthroat Serpent – Sang Dragon


Et l’album de l’année revient aux français de Witchthroat Serpent avec l’excellentissime « Sang Dragon ». Le groupe surfe sur une ambiance bien occulte à coup de guitares très grasses et très psychédéliques comme sait très bien le faire les anglais d’Electric Wizard. L’album se doit d’être écouté à fort volume pour véritablement plonger dans l’ambiance de l’album. « Sang Dragon » détient des titres qui se révèlent être de petites merveilles comme ‘Lady Sally’ ou encore ‘Into the Black Woods’ qui mettront d’accord tous les stoneurs-doomeux en manque de gros riffs qui arrachent les tympans. Avec « Sang Dragon », les français de Witchthroat Serpent déboulent sur la scène du doom stoner avec une telle force qu’ils devraient aisément se faire une place de choix ! Mon coup de cœur de l’année !


Le mot de la fin

Et voilà ! Mon top 20 de l’année 2016 se termine enfin et je dois dire que ça n’a pas été une partie de plaisir pour l’écrire tant c’est difficile de mettre dans un ordre les albums qui m’ont le plus marqué cette année. Tout ce que j’espère à l’heure actuelle, c’est que 2017 soit aussi bonne et consistante en sortie d’albums que 2016 !
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2016 arrive à sa fin et comme à chaque fin d’année vient le temps de revisiter les albums sortis cette année, d’en extraire la quintessence afin de pouvoir vous fournir la crème de la crème du stoner, psyché, revival 70’s ou encore doom.
Je tenais à profiter de cette tribune pour vous remercier, vous stonernautes de la Planète. Que vous aillez lu nos chroniques ou simplement jeter une oreille sur nos recommandations Facebook, que vous achetiez des opus ou lorsque vous vous rendez à un concert, vous participez à la richesse de la scène underground et pour cela nous vous remercions encore.
Fan des voyages cosmiques accrochez votre ceinture, le vaisseau spatial Kyuss666 s’apprête à décoller.


20. Cambrian Explosion -  The Moon EP



On commence avec le dernier EP tout en psychédélisme des américains de Cambrian Explosion. Leur opus, sorti en Mai est condensé de rock mystique, voyageant entre les chants méditatifs et les riffs accrocheurs à souhait. Leur EP est un tel succès qu’il a décidé le label allemand Pink Tank Records de signer le groupe et ainsi permettre la sortie en vinyle de ce magnifique EP.

19. The Gentle Art of Cooking People – o


On continue dans le psyché avec The Gentle Art of Cooking People. Si Cambrian Explosion déploie une ambiance méditative, on est dans un tout autre univers chez les polonais. Leur son est plus progressif, plus complexe que les américains. Je vous spoile pas trop et je vous laisse découvrir cette pépite.
18. Svvamp – Svvamp


On change de cap, direction la Suède et la scène retro rock avec Svvamp. Le groupe nous propose un album mélodique, chargé d’émotions. Les suédois navigue entre le blues et le rock 70’s, nous proposant  un moment de calme et de détente.

17. Red Lama – Dreams are free


Le nord de l’Europe fourmille de belles trouvailles, en voilà une autre avec Red Lama. Les danois naviguent entre un space rock contemplatif et un rock psyché léger. Le groupe propose un tour du monde musical, de l’Amérique avec Inca en passant par la France et son Mont Ventoux pour finir par la Chine et le Tibet.

16. Sunnata – Zorya


  Une des belles surprises Doom de cette année nous vient de la Pologne avec Sunnata. Le groupe nous propose un son lourd, compact assommant l’auditeur. S’il s’agit de leur second opus après Climbing the ColossusZorya se démarque nettement tant dans la qualité sonore que par la maturité dont le groupe fait preuve sur ce dernier.

15. White Nails - First Trip

Une bombe. Un condensé d’énergie et de groove balance à la tête de l’auditeur. C’est l’effet que me fait l’EP des québécois de White Nails. Des riffs catchy, une voix Sabbathesque, une basse ronronnante. On en redemande ! Cinq tracks de cette qualité ne nous rassasient pas et nous ne pouvons qu’espérer voir débouler prochainement un nouvel opus.

14. The Texas Chainsaw Dust Lovers – Me and The Devil

Les français de  Texas Chainsaw Dust Lovers ont fait fort au début 2016 avec la sortie leur premier LP. Me and The Devil est une belle gemme du stoner rock français, la voix Clutchienne de Clément et le jeu de guitare à la Hendrix de Nagui rythme l’album. A noter le titre Summer Spleen mélangeant un stoner rock sombre avec une musique caribéenne, presque flamenco, un des plus beau titre de cette année assurément.

13. Jungle City – Jungle City III

Le retro rock vu d’Australie, un mélange de blues, de groove, de psychédélisme et de …chaleur. L’album sent la chaleur du désert australien à vous faire transpirer en plein hiver, vous perdra dans un tourbillon psychédélique avant de vous servir d’aphrodisiaque avec votre moitié.

12. Red Fang – Only Ghost 

Un retour réussit pour les américians de Red Fang. Si Whales and Leeches, leur dernier album ne m’avait fait grande impression, Only Ghost est d’un tout autre calibre. Le groupe retrouve son énergie caractéristique des premiers albums, nous promenant entre les titres garage rock, doom ou encore stoner. Un must have dans toutes les collections des stonernautes.

11. Truckfighters – V

L’album charnière marquant la nouvelle ère ouverte par le groupe. Si le fuzz rock des suédois est toujours bien présent, ce dernier s’est fait plus mature, plus progressif, plus complexe. Le titre trailer de l’album Calm before the storm avait déjà un peu teasé ce changement d’époque avec une partie calme, mélodique plus importante qu’à l’accoutumée.  On aime ou on n’aime pas le virage pris par le groupe mais on ne peut que saluer l’effort fourni.

10. Kroh – Altars

Ah le rock occulte ! La promesse d’être envouté afin d’offrir son âme à Satan  et à se livrer à toutes sortes de cérémonies plus sombre les unes que les autres. Ici la prêtresse de cérémonie s’appelle Oliwia et l’arrivée de la chanteuse à réanimer le groupe de doom de Paul Kenney. Un résultat probant qui fait du groupe un des plus beaux émissaires du seigneur sombre de 2016.

9. Bright Curse – Before the Shore

Assurément une des très belle surprise de l’année 2016. Le groupe franco-anglais a confirmé la qualité de leur stoner rock aperçue dans leurs EP précédents. En plus de leur excellent LP, le groupe s’est vu annoncé au Hellfest 2016, franchement si vous avez la possibilité de les voir, même si ils sont programmés à 10h, faites le tant le groupe mérite d’être vu live.

8. Spaceslug – Lemanis

Une limace de l’espace, il y a mieux comme animal totem pour un groupe. Sauf si ce dernier vous propose un des meilleurs space doom que je n’ai jamais écouté. Le son est lourd mais l’ensemble est aérien, cela ressemble à un vaisseau au décollage, ou à une météorite dérivant dans le vide intersidéral.
7. Asteroid – III

Six ans ! C’est ce qui sépare le dernier album des suédois de son précédent. Asteroid a été un des pionniers dans le rétro rock suédois, devenu populaire maintenant.  III garde toujours ce style, tout en ajoutant un son plus lourd que son prédécesseur. L’ensemble des tracks est extraordinaire sur cet album, chaque morceau ayant sa propre ambiance. Bref une belle réussite pour le groupe !

6. 1000 Mods – Repeated Exposure to…

Si pour vous le stoner, c’est le son de la scène de Palm Desert, des gros riffs secs et lancinant et une voix haut perché qui transporte les foules, alors jetez-vous sur le dernier 1000mods. Le groupe est devenu très connu dans le milieu du stoner grec et en est devenu un des patrons. C’est une évolution logique tant le groupe a montré d’une grande maitrise tout au long des différents opus. Le troisième LP du groupe est d’une excellente fabrique, un stoner de très haute qualité, ajoutant une touche de complexité tout en gardant un son très rentre dedans.  En somme encore du très bon venu de Grèce !

5.True Widow – Avvolgere

True Widow ou quand le shoegaze rencontre le stoner. Des paroles mélancoliques, de la reverb partout, des mélodies entêtantes et des titres qui vous hantent encore après leur écoute. Que dire de plus sur le talent exceptionnel affiché par le trio de Dallas. C’est beau tout simplement…

4. Gozu – Revival

Revival porte très bien son nom tant le groupe est revenu sur le devant de la scène et pour le meilleur. Les influences sont multiples et nombreuses passant du heavy Rock, au doom tout en tapant dans le grunge et le stoner. Le groupe a pioché ici et là pour polir son son chaque titre est un bijou, un travail d’orfèvre réalisé avec précision.

3. Onségen Ensemble – Awalaï

Le groupe finlandais est difficile à cerner et complexe à identifier. En live ils sont invisibles, caché derrière une paroi blanche au travers laquelle on peut discerner plusieurs silhouettes, en studio on sait seulement qu’ils sont assez nombreux, un ensemble de différent musiciens finlandais se réunissant pour produire ce son enchanteur. Ce dernier est d’ailleurs difficile à catégoriser, le groupe mentionnant faire du ‘Earth Rock’, je vous laisse le découvrir car il me faudrait une chronique complète pour décrire la complexité du groupe.

2. Greenleaf – Rise above the Meadow



Ah Greenleaf ! Le groupe qui a commencé comme un side project pour différents membres du mythique groupe  Dozer a pris de l’épaisseur ces dernières années devenant un groupe à part entière. Il s’agit du deuxième opus avec Arvid Jonsson au chant et on peut dire qu’après Trail and Passes ce dernier a bien pris ses marques. Rise Above The Meadow est un très bel album de stoner : l’écriture des différents titres est exceptionnelle, le son puisse ses racines dans Dozer, sublimé par la voix d’Arvind. Les suédois ont fait un très très bon boulot sur cet album.

1.Dunbarrow – Dunbarrow


Et l’album de l’année nous vient de Norvège, ou plutôt des terres désolées et macabres de Dunbarrow. Le groupe sévit dans un proto-doom rappelant les premiers Pentagram. Honnêtement j’ai eu du mal au début avec la voix du chanteur, mais à la fin de chaque écoute quelque chose m’incitait à appuyer sur le bouton replay, encore et encore. Espen Andersen, devient alors un conteur déclamant, dépeignant le pays maudit de Dunbarrow. Le son déployé par les membres du groupe appuie son propos, donnant un aspect solennel et glacial de cet univers. Tel Baudelaire dépeignant la beauté d’un cadavre, les norvégiens avec leur musique rendent hommage à ces contes horrifiques que l’on adore écouter.  Assurément le joyau de cette année 2016 que j’espère pouvoir voir un jour live !

Ainsi s’achève mon Top 20 pour cette année épique de 2016. Et vous quel est le vôtre ? On est curieux de voir ce que qui vous a accroché, rendu addict cette année.



3,2,1….Atterrissage



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Si nous étions un peu moins actifs que d'habitude, c'est bien parce que quelque chose se tramait ! Et c'est avec grand plaisir qu'on publie sur internet notre premier podcast. Pour cette première émission, nous avons décidé de mettre en avant des groupes de stoner et de heavy psych de la scène française. L'émission dure une quarantaine de minutes pour vous permettre à tous de prendre le temps de l'écouter sans pour autant que ça dure une éternité.

Au programme :
  • Mars Red Sky - Strong Reflection
  • Mantras - Smokes
  • You Said Strange - Just Wait
  • Stoned Diplodocus - They Live
  • Missingmile - Gasoline

On vous souhaite une très bonne écoute et bien entendu nous sommes ouverts aux critiques si c'est pour améliorer ce nouveau format ! 

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