“Just 3 rockin' dudes that are into psychedelic freak outs, good times and loud amps”: c’est la description qu’on peut lire sur la page bandcamp de The Acid Guide Service. Et je peux vous dire qu’après l’écoute de cet album, la description colle parfaitement au groupe ! Ne vous détrompez pas, il ne s’agit pas du 11e album du groupe comme on peut le penser au début ; mais plutôt une référence au 11e cran (imaginaire) du potentiomètre volume d’ampli de guitare. Et là encore, ça colle pltôt bien à cet album qui s’écoute à fort niveau sonore !

« Vol 11 », du riff en veux-tu en voilà !


Avec "Vol.11", le groupe venu de l’Idaho nous montre toute l’étendue de leur talent quant au mélange des styles que contient ce premier album. The Acid Guide Service à l’air de suivre la règle suivante : faire des gros riffs. Mais attention, résumer "Vol.11" à des gros riffs peut être un peu réducteur puisque l’album contient aussi des solos de guitare très efficaces pour vous faire bouger. On peut aussi déceler le plaisir qu’à le batteur du groupe à matraquer ses fûts ; ce qui renforce le son du groupe. Clairement, on sent que les gars s’amusent sur cet album et ça se transmet facilement à qui l’écoute.

L’autre gros point fort de "Vol.11" c’est qu’il revêt une identité différentes grâce aux morceaux tous plus variés les uns des autres en flirtant fois avec le stoner, le heavy rock et aussi le doom. Au fur et à mesure que l’album avance, on passe facilement d’un style à l’autre ; si vous êtes plus doom vous apprécierez aisément le titre ‘Black Leather Jesus’. Vous êtes plutôt stoner rock ? Pas de soucis, vous avez d’excellents titres comme ‘Dude Rockin’ ou bien ‘Rock n’ Roll (Is The Drug I’m On)’. The Acid Guide Service arrive aussi à distiller dans sa musique un petit côté groovy qui est des plus plaisant et qui rend cet album vraiment agréable à écouter.

Que faut-il en retenir ?


"Vol.11" est donc un album qui devrait plaire à tout fan de stoner et de ses dérivés. Avec ses titres variés, chaque auditeur devrait y trouver son compte, et c’est dans doute ça le plus important. Pour ma part, j’ai grandement apprécié les riffs très efficaces mais aussi ce côté groovy qui se colle à quasiment chaque titre. Au final, c’est le genre d’album qu’on peut facilement mettre lors d’un barbecue entre amis par une journée bien ensoleillée ; et ce même si les amis en question ne sont pas très branchés stoner !

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   Nous arrivant tout droit de L'Illinois et des années 70, The Judge nous sort dans la chaleur de l'été (tu parles, il fait un temps à chier, oui !) son nouvel album :"Tell It To The Judge". Après un EP d'excellente qualité sortis il y trois ans, sobrement intitulé "The Judge" et orné d'une pochette dessinée à la main, c'est cette fois sous le label Ripple Music que le quatuor refait son apparition.

Tell It To The Judge n'aura pas à implorer la clémence du juge, les jurés sont déjà conquis !


   Si ce nouvel opus, autant que son prédécesseur, a les racines plantées bien solidement dans les années 70, ce qui tendrait à le classer dans le Revival ou à le décrire comme "vintage", mais ce n'est certainement pas avec quelque mots dans ce goût-là que vous réussirez à résumer ce que vous entendrez une fois l'écoute lancée. L'album est certes aussi revival et vintage qu'il est possible de l'être mais il est beaucoup plus que ça. Selon le moment ou vous trouverez sur l'album, vous capterez des notes, savamment distillées dans le tout, qui vous rappellerons tour à tour, Black Sabbath, Led Zeppelin, ZZtop et probablement bien d'autres que vous connaissez mieux que moi.

   Le son de l'album est un bijou d'harmonie et de précision. Les rythmes, variant au fils des chansons, sont portées par une section rythmique (Kevin Jones à la basse et Evan Anderson à la batterie, histoire de faire les présentations) on ne peut plus au point qui accroche irrésistiblement l'oreille. La guitare de Dylan Jarett quand à elle est aussi à l'aise dans les solos cristallins que dans les riffs rythmiques plus lourds. Certains passages sont de plus enrobées à la pédale wah-wah, laquelle parvient à se faire sa place sans trop en faire. Mais l'un des atouts majeurs du groupe est selon moi la voix de Tyler Swope : claire, confiante, n'ayant nullement besoin de se transformer en cris pour se faire entendre ni pour rester dans le ton, elle ne s'égare jamais en route et s'harmonise parfaitement avec l'ambiance de l'album.

Que faut-il en retenir ?


   "Tell It To The Judge" fait partie de ces albums qu'il est difficile de détailler sans pondre un roman et tout aussi difficile à résumer sans penser que ce qu'on en a dit est insuffisant, mais c'est incontestablement une réussite, dont le son, travaillé de façon précise et harmonieuse pose une ambiance inimitable, surtout en ce qui concerne l’authenticité et l'énergie que le groupe parvient à véhiculer. Ajouter cela à une partie instrumentale excellente et une voix claire, puissante et toujours à sa place et vous tenez une des meilleurs albums de Revival qu'il m'ait été donné d'entendre depuis longtemps.

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Des profondeurs de la Tamise  voici qu’émerge Poseidon. Le combo londonien vient de sortir chez Ripple leur premier LP intelligemment nomme Prologue, une originalité de la part du label américain car Poseidon ne sévit pas dans le desert rock pour lequel le label est spécialisé mais plutôt dans un doom lourd et progressif.

Prologue, une introduction Heavy captivante


The Beginning, the End, the Colony démarre, après trois minutes,  par un son doom plutôt classique, le son est lourd mais pas écrasant. Puis Matthew Bunkell , le bassiste arrive avec sa voix claire et là le morceau prend toute son originalité. On est dans un mélange de lourdeur et de légèreté, les grattes faisant le pont entre la partie rythmique massive et les envolées lyriques de Matthew.

Autre morceau plus classique est Chainbreaker. On est un peu à mi-chemin de ce que pourrait être un mélange de Sunnauta et de Monolord : la voix éthérée, les riffs de taureaux de Matt Norris et Jamie Starke, Raza Khan le batteur qui découpe le morceau chaque fois qu’il décide de s’énerver sur ses toms. Pour faire simple le fuzz dégouline des enceintes inondant nos tympans pour notre plus grand plaisir.
‘Prologue’ n’est vraiment pas un album doom comme les autres, et le morceau Mother Mary  est ici pour le montrer. Le groupe se pose, sort sa guitare acoustique pour emmener l’auditeur sur une berge calme entre deux tempêtes sonores que sont The Beginning et Chainbreaker. Le morceau est bien construit et prend même le temps de déployer quelques notes mélancoliques au piano. Mais le morceau le plus abouti est sûrement Omega du haut de ses 16 minutes. Un conteur est présent au début du titre pour mettre en place l’atmosphère et qui, petit à petit, se fait remplacer par  les riffs du duo de guitaristes. Ce morceau est un voyage en pleine mer, Poseidon nous transportant selon ses envies, de mer calme en tempête furieuse, notre frêle esquif est ainsi balloté dans tous les sens. Un chef d’œuvre de perdition.

Que faut il en retenir


Si Omega est le titre qui clôt l’album, Poseidon n’en a pas terminé avec nous car comme l’intitulé de l’album l’indique, ‘Prologue’ n’est que le commencement d’une odyssée homérique que les britanniques veulent développer dans leurs prochains opus. Le voyage dans les mers du riff ne fait que de commencer.

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Le bonheur tient à peu de choses. En l’occurrence, ici, le bonheur se trouve être de retour de vacances, de fouiner sur Bandcamp et de tomber sur une pépite. Vous savez, le genre de pépite dont on tombe instantanément amoureux pour peu qu’on aime déjà le genre musical. « Starsplit » est un split entre deux groupes allemands que sont Cosmic Fall et Aphodyl. Je vais être franc avec vous en vous disant que je connaissais vaguement le premier et que le deuxième m’étais totalement inconnu jusqu’à l’écoute de cette collaboration. Et quelle collaboration...

« Starsplit », une invitation pour un grand voyage au cœur du psychédélisme


« Starsplit » c’est avant tout une jaquette accrocheuse, aguicheuse et sans-chichi pour l’homme que je suis : ça parle de voyage spatial et donc j’avais déjà l’eau à la bouche dès le premier regard. Deuxio, là où j’ai su que j’allais dans une valeur sûre, c’est quand j’ai regardé la durée des titres qui excède tout le temps la dizaine de minutes. La durée minimale pour bien se mettre en condition du grand voyage qui s’annonce. Les deux premiers jams – ‘Overhead Intelligence’ et ‘Blues at CME’ - sont de Cosmic Fall qui n’y va pas par quatre chemins pour vous arracher de la surface de la Terre. A grands renforts de lignes de basses lancinantes, de fuzz et de wah-wah, le groupe parvient à vous propulser dans l’immensité intersidérale. Là-haut, on se laisse bercer par la musique qui sait surprendre son auditeur par des changements de rythme ou bien plus simplement en balançant un solo de guitare pile au bon moment pour magnifier ce voyage. Difficile pour moi d’en dire plus puisque c’est typiquement le genre de musique qui peut parler aux uns et pas du tout aux autres.

La seconde partie du split, qui se constitue de deux jams intitulés simplement ‘Jam 1’ et ‘Jam 2’ composés par Aphodyl, se montre d’autant plus surprenante. La première chose qui frappe c’est le côté psychédélique très différent de la première partie puisqu’il se montre beaucoup plus terrien, plus dur en somme et quelque peu perturbant. Ici on évolue clairement dans l’improvisation la plus totale avec des claviers, des solos de guitare qui vont et viennent et des interludes qui se montrent très étranges. On est ici en présence dans une sorte de rock psyché à tendance garage avec des sons inhabituels. J’ai toujours un peu plus de mal avec ce type de rock psychédélique, mais à ma plus grande surprise, plutôt que d'arrêter d'écouter, ca m'a rendu curieux, comme si j'avais le besoin d'aller jusqu'au bout de ces jams. Au final, après plusieurs écoutes, on se laisse facilement guider et surprendre par la musique qui sait toujours se montrer imprévisible.

Que faut-il en retenir ?


Avec « Starsplit » vous êtes en présence d’un album ayant deux conceptions distinctes du psychédélisme. Pour Cosmic Fall, c’est avant tout vous faire voyager dans l’immensité spatiale à la recherche des astres. Vous savez, comme quand pendant les nuits d’été on se prend à regarder la voute céleste et s’imaginer de se rendre sur l’une des planètes qui nous entourent ou bien tout simplement voguer à travers d'autres galaxies. Cosmic Fall y arrive à merveille. Aphoxyl, lui va plus faire dans la tendance psychédélique pure et dure. Comme si vous arriviez à destination de votre voyage spatial, sur une planète inconnue mais dont l’air est comme empli de LSD. Vous allez devoir vous perdre dans les méandres des jams pour tenter d’en ressortir indemne. « Starpslit » est l’une de ces très bonnes surprises de l’été, un album qui laisse votre imagination jouer avec la musique et ce, pour notre plus grand plaisir. Je ne peux que vous recommander de vous lancer dans ce grand voyage...

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Est-il utile de présenter Sasquatch ? Je pense que non, mais si toi qui nous lis ne le connais pas, je te conseille chaudement d’aller te renseigner sur ce groupe californien qui met le feu à la scène stoner depuis un peu plus d’une décennie maintenant. Il nous aura fallu attendre près de quatre années pour poser nos tympans – ou ce qu’il en reste – sur ce nouveau cru qui s’intitule « Maneuvers » (et non « V » comme on aurait pu le penser !). L’album a été annoncé une semaine avant sa sortie pour secouer la scène du stoner, et bordel, elle a du être secouée à 9/10 sur l'échelle de Richter vu qu'Egypt sortait son dernier cru le même jour ! Malheureusement pour nous, on ne peut pas sortir deux chroniques le même jour donc il a fallu s'adapter ! 

« Maneuvers », un album qui ouvre la voie vers de nouveaux horizons musicaux pour le groupe


Sasquatch est de retour et c’est pour casser la baraque, tout en vous proposant une approche sonore quelque peu différente des albums précédent. Ça démarre très fort avec le titre ‘Rational Woman’ qui dévaste tout ce qui bouge à grand coup de riffs ravageurs. Pendant quelques instants, je me suis imaginé ce que peut donner ce morceau en concert… je pense que ça risque de transporter les foules dans un état de « pogo-attitude » dès les premières secondes ! On retrouve la voix très accrocheuse de Keith Gibbs, la basse présente de Jason Casanova et un nouveau batteur, Craig Riggs, qui frappe comme un sourd. Ca s’enchaine comme il faut avec ‘More Than You’ll Ever Be’ qui reste tout aussi énergique et dans la trempe du premier titre et en somme de l’identité que s’est construit le groupe sur sa décennie d’existence.

Pourtant, n’allez pas croire que le groupe surfe sur ses acquis et propose un album classique. Lorsqu’on arrive à la quatrième piste qui s’intitule ‘Bringing Me Down’, on voit que Sasquatch fait sa mue avec un son qui se veut curieusement plus proche de Soundgarden. Même si je ne suis pas fan de ces derniers, Sasquatch y arrive plutôt bien au niveau des sonorités même si ce n’est pas un son que j’affectionne particulièrement. La qualité des pistes restantes est tout aussi bonne ; mention spéciale à la chanson ‘Anyway’ qui me voit chanter son refrain à tue-tête au bout de la deuxième écoute. Oh et on oublie le morceau de dix-sept secondes ‘Lude’ intégralement au clavier et qui sert d’introduction à l’excellente piste de fermeture ‘Window Pain’. Une piste avec un clavier très présent qui donne une petite touche de mélancolie au titre jusqu’au moment où les riffs de guitare reprennent le dessus le temps d’un refrain.

Que faut-il en retenir ?


« Maneuvers » est vraiment un album où le groupe cherche de nouvelles sonorités sans doute pour donner un nouveau souffle au groupe. Et on peut dire que le pari est réussi ! Alors, certes ça déménage un peu moins que sur certains de leurs précédents albums, mais on ne peut qu’encourager le groupe à explorer de nouveaux horizons musicaux. Maintenant après plusieurs écoutes du disque, je comprends bien mieux le titre « Maneuvers » au lieu de « V » comme on aurait pu le penser. Un album qui risque de se retrouver dans beaucoup de tops de l’année 2017 !

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De temps à autres l’univers décide de te faire un cadeau, un peu comme le 20 juin quand Sasquatch et Egypt ont sortis leur dernier opus en même temps. Branle-bas de combat dans l’état-major de la Planète et réunion crise afin de se départager les deux pépites. Après moults tractations, débat houleux et bières consommés, j’ai accepté la mission donnée par le capitaine : l’Egypt s’ouvrait à moi.

Crack and Lines où quand Egypt joue aux explorateurs


On démarre avec Final heist et son Stoner typé sludge, groovy à souhait. Ce morceau sonne un peu comme un mec bien vénère mais trop écrasé par la canicule pour faire quoique ce soit. Assurément un titre pour festival estival ! 11 minutes pour Crack and Lines ou le synonyme du voyage pour le titre éponyme de l’album. Son ouverture 70’s, une mélodie accrocheuse. Tout y est. On passe des moments énervé à d’autres bien plus aériens avant que Aaron nous recloue au sol s’écorchant les poumons. Typiquement le type de morceau où on sait comme ça commence mais pas comment ça se termine. Pour se remettre de ses émotions le groupe a concocté le bluesy Dirge. C’est la redescente, le groupe ramène doucement le stonerhead parti un peu trop loin.

Les américains semblent avoir un penchant pour les reprises car après avoir été annoncé dans la short list de groupes participant à un album tribute de Thin Lizzy, les gars ont décidé à s’attaquer à Kiss et à son Watchin you. Comme décrire ce morceau sinon qu’il donne l’effet que Kiss se serait attardé trop longtemps chez KFC et aurait décidé de faire tremper leur instrument dans la friteuse. Un morceau qui sera dans les sets listes espère-t-on, tellement on a hâte de prendre une dose de cholestérol de cette qualité. Pour la dernière piste, on reprend le voyage. Pas dans la fusée contrairement à d’habitude mais le bateau. Oui oui le truc en bois avec une voile. C’est l’invitation que nous offre Egypt avec son What lights the Ocean. Les riffs pleins de réverbs qui semblent venir du fond de l’océan, le calme de la batterie ressemblant à un ciel étoilé et la basse contant cette histoire. En bref un voyage mystique pour ce morceau intense dont je ne veux pas voir la fin.

Que faut-il en retenir ?


Un an et demi après la sortie de leur dernier opus, ‘Endless Flight’, Egypt démontre à nouveau qu’il est l’un des cadors de cette scène avec ce ‘Crack and Lines’ et ce même si la  concurrence qualitatives des autres groupes est rude en cet an 2017.

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Le Mans. Une ville connue pour son légendaire circuit automobile dont la compétition « Les 24H du Mans » va se dérouler dans une dizaine de jours. Les moteurs vont vrombir, les voitures faire des dizaines et des dizaines de tours de piste tout en avalant le goudron à forte vitesse. Le Mans est réputé pour sa passion de l’automobile et de la vitesse ; on pourrait peut-être voir si elle détient aussi un record de nombre de groupe de métal jouant à toute vitesse ? Mais au lieu de faire dans le cliché de la ville, les gars de Stone From The Sky font plutôt dans le heavy-psych bien perché avec leur premier album qui s’intitule « Fuck the Sun ». Et je vous le dis dès maintenant : « c’est d’la bombe baby ».

« Fuck The Sun », du space-rock très efficace pour vous envoyer loin dans l’immensité de l’Univers !


Si vous suivez mes chroniques, vous savez que j’affectionne les groupes qui savent bien mélanger la musique psychédélique « aérienne » et des riffs qui vous accrochent au sol. Et bien dans ce domaine, on peut dire que les manceaux de Stone From The Sky ont parfaitement bien compris la recette. Le titre qui ouvre l’album est parfaitement représentatif de cette recette de grand-mère bien connue de tous : on commence en douceur avec des notes astrales avant de balancer des riffs saupoudrés d’une couche de fuzz. En dehors de ces ingrédients populaires, il y a un petit côté mystique qui se glisse de temps à autre ; alors je ne sais pas si c’est à cause des émanations de l’encens que j’ai allumé depuis plusieurs minutes, mais le titre ‘Welcome to Trantor’ m’a mis dans la tête – pendant quelques instants – des pensées d’ordre religieux ou philosophique… sans doute à cause du début du titre qui pose et qui fascine par la même occasion !

Mais je suis encore dans l’obligation de vous parler de ces phases aériennes et reposantes pour qui l’écoute, surtout après une journée de boulot. On ne peut qu’apprécier ces phases qui sont vraiment très agréables à écouter et à s’y abandonner. Celle du titre ‘Eyelovashaggs’ en est sans doute le meilleur exemple : les notes défilent tranquillement et vous berce de leur étreinte avant de s’accélérer et de laisser place à un retour sur Terre avec des riffs qui vous accrochent jusqu’à vous enfoncer dans le sol. Alors certes, dans le heavy-psych cette technique est répandue, mais ici elle est vraiment exécutée d’une belle manière qu’on se laisse prendre au jeu facilement et que l’auditeur se laisser entrainer au rythme de chacun des morceaux.

Que faut-il en retenir ?


J’aimais Le Mans pour ses rillettes. Maintenant je le l’aime pour Stone From The Sky qui fait ses débuts avec un album classique pour certains ; mais on ne peut pas nier l’excellent travail accompli sur « Fuck the Sun ». Un album qui mérite toute votre attention si, comme moi, vous êtes fan de heavy-psych. On a très hâte de pouvoir les voir en concert et il parait qu’ils vont trainer dans ma zone angevine à la fin du mois… Le rendez-vous avec les étoiles est déjà pris pour ma part ! 

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Le stoner était surtout à l’origine des groupes d’ados qui pour chasser leur ennuis jouaient à fond dans le garage de leurs parents, essayant de copier les groupes punk dont ils étaient fan. C’est un peu au commencement du genre, dans ce côté do it yourself que nous emmène le groupe de ce soir : Container.

Moutains of Gaia ou un retour aux sources du stoner


Le punk est à l’honneur, des morceaux comme Backstabber et son énergie crue ou Spin Off vont vous donner envie de tout péter autour de vous. Je ne suis pas un grand aficionados en temps normal du genre mais ici il faut dire que le groupe sait ce qu’il fait. La rage que peut déployer ce groupe s’exprime surtout dans le chant écorché de Daan le chanteur qui par sa voix cassée envoie tout balader. 
Mais Container, c’est aussi du bon vieux garage rock comme on les aime. Damage Control avec sa ligne de basse ou White Parade en sont peut-être les titres les plus représentatifs. Le groupe ralentit, arrondis ses angles afin de proposer une musique plus riche à l’auditeur. Le meilleur morceau, qui marquerait le style Container serait Milestone. Ici le groupe alterne entre basse furieuse, scremo punk et riffs épiques.

On garde le meilleur pour la fin avec les titres les plus originaux de ‘Mountains of Gaia’.
Circus avec son thème de cirque glaçant voir horrifique. L’ambiance glauque, digne d’un film d’épouvante est brisé par Evrin et sa batterie furieuse puis par la basse tranchante de Boudewijn.
Le titre éponyme de l’album est comme souvent le titre le plus abouti. Un morceau plus long dans lequel on passe facilement de moments aériens, saupoudré de breaks, à des moments plus costauds. Il est d’ailleurs compliquer de décrire ce morceau tellement les influences qui le parsème sont multiples (garage rock, punk, stoner mais aussi heavy metal..). D’ailleurs c’est le riff de 5:00 qui m’a conquis, de la crème qui s’étale sur le reste de la piste.
Enfin on clôt le voyage avec Challenger, le morceau le plus planant, le Space Cadet de Container. Les gars montrent qu’ils peuvent nous faire planer et nous rappeler pourquoi on s’appelle la Planète du Stoner.

Que faut-il en retenir ?


C’est un retour aux sources plaisant que nous propose Container avec ce ‘Mountain of Gaia’. Les fans de punks seront conquis quand aux stonerheards les néerlandais leur permettent de renouer avec un passé qui n’est pas si lointain.

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait le déplacement jusqu'à Nantes pour faire un concert ; alors quand on apprend que les allemands de Samsara Blues Experiment sont dans la région, on n’hésite pas à faire une centaine de bornes pour aller les voir et les écouter. La dernière fois que j’ai pu les voir, c’était au Hellfest en 2015 mais gros festival oblige, le groupe n’avait pas joué plus de quarante minutes. Un comble quand on connait SBE avec ses morceaux à rallonge qui peuvent durer plusieurs dizaines de minutes pour certains. Ce concert au Ferrailleur de Nantes était donc un immanquable pour vivre une véritable expérience musicale ; et je peux vous dire que plus de vingt-quatre heures après je ne suis toujours pas redescendu du nuage sur lequel le groupe m’a envoyé.

La soirée commence avec le groupe finlandais Kaleidobolt qui évolue dans du hard rock à la sauce années 1970 sur fond de gros solos qui partent dans tous les sens. Bon, pour être honnête avec vous, on est arrivé sur la fin de ce groupe ce qui explique sûrement le fait qu’on a eu du mal à rentrer dedans. Ca bougeait bien, c’était énergique, mais pour ma part ça partait parfois un peu dans la surenchère de solos interminables avec des cassures dans le rythme de temps à autre ce qui gênait un peu l’immersion. Néanmoins, ça m’a permis de découvrir ce groupe que je ne connaissais pas du tout et auquel je prêterai une oreille beaucoup plus attentive afin de les découvrir davantage. Peut-être que cet avis mitigé est en lien avec le fait que j’attendais énormément de SBE qui n’évolue pas dans la même cour que ces finlandais !





Le temps que Samsara Blues Experiment s’installe sur scène derrière un rideau qui laisse monter l’envie de les voir enfin jouer, on en profite pour se prendre une bière et discuter un peu. Une dizaine de minute plus tard, le rideau s’ouvre et on aperçoit le trio berlinois emmené par Christian Peters à la guitare et au chant ; Hans Eiselt à la basse et Thomas Vedder à la batterie. Sans vraiment savoir pourquoi, dès le début du set je sens comme une sensation de bien-être qui se confirme lorsque les premières notes se font entendre. Le groupe démarre avec le titre Vipassana issu du dernier album « One With The Universe » ce qui pose tout de suite l’ambiance et permet à chacun dans la salle de se préparer à vivre une véritable expérience. L’une des bonnes surprises de ce set, c’est que le groupe ne joue pas uniquement les titres de leur dernier cru, mais alterne avec ceux issus des albums précédents et on sent que ça monte en puissance au fur et à mesure que les titres s’enchainent.

Cet état [second] arrive à son paroxysme lorsque le groupe joue le titre Double Freedom issu de « Long Distance Trip ».

Si je devais parfois revenir à moi pour prendre quelques photos et vidéos de temps à autre, je peux vous assurer que SBE a cette faculté à vous mettre dans un état second pour peu qu’on arrive à se focaliser sur la musique. Lorsqu’on est dans cette phase, c’est comme si qu’on perdait toute notion du temps ou bien du nombre de décibels que vos tympans encaissent pendant toute la durée du concert. Cet état arrive à son paroxysme lorsque le groupe joue le titre Double Freedom issu de « Long Distance Trip » ; je me suis surpris à chanter les paroles du morceau tandis que mon corps bougeait paisiblement au gré des accords de guitare et de cette basse qui vous berce tranquillement. Après un set de deux heures et un rappel en bonne et due forme, le groupe quitte la scène pour de bon alors que la plupart d’entre nous étaient encore « sous le choc » de cette prestation qui, pour ma part, restera l’une des plus mémorables qu’il m’ait été donné de faire.

Pour conclure, je pense que Samsara Blues Experiment fait partie de ces groupes qu'il faut impérativement voir en concert pour vivre quelque chose de particulier. A la fin du concert, j'ai entendu une spectatrice dire que pour elle « c'est comme de la méditation », je pense que ça été plus ou moins le cas pour les personnes présentes au Ferrailleur. En somme, la musique du groupe est tout simplement sublimée en concert. Pour ma part, je vous conseille de ne pas les louper si vous avez la possibilité de les voir près de chez vous, vous ne le regretterez pour le moins du monde de vivre une telle expérience musicale…











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Je ne sais pas si je vous en avais déjà parlé au détour d’une chronique, mais j’éprouve une fascination pour les pays scandinaves. Depuis toujours leurs paysages m’attirent tout comme leur mode de vie. Et depuis que je me suis initié au stoner rock, il y a de cela un certain temps, j’ai pu ajouter sur ma liste « Scandinavie pour la vie <3» un certain nombre de groupes issue de cette région d’Europe du Nord ; et Stone Cadaver en fait partie depuis peu. Ils nous viennent tout droit du Danemark, et sortent en ce mois de mai 2017 leur premier album qui s’intitule « Reject Remove Replace ». Et je peux vous dire que ça envoie du lourd. Les explications dans les lignes qui suivent.

Reject Remove Replace, un album coincé dans les seventies


Dès les premières secondes d’écoute de Stone Cadaver on se sent sale, mais attention dans le bon sens du terme. En effet, ici tout sonne comme quelque chose de sec, que ce soit la guitare, la batterie ou encore cette foutue basse qui donne parfois envie de se gratter (et pourtant je vous assure que j’ai pris ma douche ce matin). Ecouter le titre ‘Sscum’ ou encore l’excellentissime ‘Hands of Death’ et vous verrez de quoi je parle. Impossible de ne pas parler de cette voix qui vient magnifier la « dirty attitude » que se donne cet album : une voix très rêche qui est sous-mixée par rapport aux instruments, mais c’est tant mieux pour nous puisque sinon on aurait très vite fait de mourir de déshydratation rapide au fur et à mesure qu’avance les minutes.

Ce qui rajoute du charme à cette production sale, c’est la composition de certains titres qui donnent tout bonnement envie de sortir son V8 5.7L Hemi diesel 2.2L pour aller faire le con sur la route, tout en respectant la sécurité de tous. Si je dis ça, c’est parce qu’on retrouve dans cet album ce côté groovy des 70’s avec des titres comme ‘Removal of the Eye’ qui sont plus efficaces que dix litres de boisson énergisante. Et à côté de ça, on trouve des titres comme ‘Death Horses’ qui fait dans le riff iommi-esque. Avec toutes ces qualités, « Reject Remove Replace » s’inscrit dans la liste des albums qui s’écoutent très facilement d’une seule traite ; où l’auditeur est vite embarqué dans les riffs, les solos et les changements de rythmes. J’en profite pour dire que la petite balade acoustique ‘Ruins in the Sand’ est tout bonnement magistrale puisqu’elle permet de se reposer entre deux titres qui décoiffent.

Que faut-il en retenir ?


Stone Cadaver balance un premier album qui, à défaut d’être révolutionnaire en surfant sur la tendance 70’s, profite tout de même d’une belle production qui va en charmer plus d’un. Alors bien entendu, si vous êtes amateurs de riffs efficaces, d’une production vieillissante et des muscle-cars, « Reject Remove Replace » devrait trouver une place de choix dans votre discothèque. Le plus grand regret qu’on puisse avoir pour le moment, c’est de ne pas pouvoir passer via Bandcamp pour acheter cet album. On vous balance donc le clip vidéo de titre ‘Sscum’ et si vous êtes intéressé par l’album, n’hésitez surtout pas à contacter le groupe via les réseaux sociaux. Sur ce, je vous laisse, j’ai ma voiture qui m’attend pour une balade endiablée avec l’album qui risque de tourner en boucle.

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La scène du heavy blues australienne a vue ces dernières années plusieurs groupes émergés, ChildElbrus ou plus récemment Kitchen Witch. Tous ces groupes démontrent la vitalité de cette scène, vitalité qui se confirme avec le premier LP intitulé ‘Number 1 Pop Hit’ des gars de Melbourne : The Ivory Elephant.

Number 1 Pop hit où le voyage entre Blues et rock Psyché


Après avoir décortiqué l’album, ce qui saute de suite à l’auditeur c’est l’amour que ces gars portent au blues et au rock psyché.
On va commencer par la racine du rock’n’roll, Ballad of Wild Bill est une ode au delta blues. Le titre est tout en langueur, comme écrasé par la chaleur du Mississippi jusqu’à ce que le guitariste décide à faire parler son talent en dynamitant le morceau de ses riffs électriques.
Ho Ha démontre une maitrise d’un blues plus moderne, avec un solo que n’aurait pas renier Gary Clark Jr. Dernier morceau plus classique avec Like a dog qui est un peu le frère jumeau de Ballad of Wild Bill, delta blues et solo étourdissant.

Autant dire que les talents des australiens n’est plus à démontrer et les différents morceaux psychédéliques parsemés dans l’album ont chacun une saveur particulière.
Number 1 pop hit, premier titre de cet album est une piste groovy assez typé fin  60’s notamment avec la basse d’Arthur Witherby, alors que We’re gonna find you tape dans le stoner tant par le ronflement dégagée par Arthur que par la guitare bourrée d’effet de Trent Sterling.  Notre style bien aimé est toujours à l’honneur via Turn up chew up, titre beaucoup plus lourd et épais que les précédents.
Fan de jam et autre moment d’impro, vous allez apprécier Ivory Them second movement mais surtout, la perle, la cerise sur le gâteau de cet album Psych jam / Captured by Confusion. Les riffs spatiaux s’enchainent, entrainant l’auditeur dans un tourbillon emmenant l’auditeur très loin, jusqu’à l’émergence des parties blues, ramenant l’auditeur peu à peu sur terre.
Let’s do this again, morceau de clôture de l’album, comme une invitation pour presser une fois de plus le bouton replay afin de se laisser gagner une fois de plus par la guitare vrombissante et l’acclamation presque divine de Trent. 

Que faut-il en retenir ?



The Ivory Elephant poursuit et complète l’aventure de cette scène heavy blues australienne et ce avec son son propre style tant ‘Number 1 Pop hit’ est riche de ses différents univers ! Un album qui sera pour sûr à ne pas oublier dans les fameuses listes de fin d’année.

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Difficile en 2016 de passer à coté de la sortie de "Fears of the dead" du groupe Duel, tant le groupe de Southern Stoner Heavy Rock avait frappé fort.  En effet, bon nombre de podcast et de chaines Youtube le classait dans leur Top 2016. Ayant moi-même adoré cet album, j'attendais avec impatience la sortie de ce nouvel opus appelé "Witchbanger". Alors est il à la hauteur du premier album ou n'était ce qu'un feu de paille? C'est-ce que nous allons voir. 


Witchbanger, ou la bande son idéale pour un road-trip sur la route 66


Autant vous spoilez la fin de suite, Duel a encore une fois réussi avec brio. Dès les premières secondes de l'album nous voilà propulsé dans un univers sentant bon l'asphalte et la bière bien fraiche. 'Devil', le premier morceau, vous colle au fond du siège de votre El Camino ( ou d'une Dodge Charger '68 pour faire plaisir à mon redac' chef bien aimé!) dans une virée à 180 km/h à travers le désert. Tom Franck, le chanteur/guitariste, nous crache son texte dans un flow sentant bon les années 70 tandis que le reste du groupe envoie un Heavy Rock '80 très groovy Ne comptez pas sur le titre éponyme 'Witchbanger' pour lever le pied de la pédale, il est taillé pour être défendu en live! Attention cependant aux dommages aux cervicales tant il invite à headbanger.  'Snake Queen', le titre suivant, nous accorde un peu de répit pour une piste plus mid tempo rappelant dans ses voix et son solo les premiers méfaits stoner de Black Sabbath. 

Le reste de l'album reste dans la même veine, les pistes se succédant aux fils des kilomètres, toutes plus efficaces les unes que les autres à grands coup de pédales Fuzz et de riffs assassins. Saluons d'ailleurs, la production de Jeff Hanson, tant elle est impeccable Petit bémol de l'album cependant la piste 'Cat's Eyes' que l'on oubliera au plus vite. L'album se conclue avec 'Tigers and Rainbow' signant la fin de notre voyage (ou notre arrestation pour conduite dangereuse) dans un solo mêlant guitare électrique et sèche dans un mariage plus qu'efficace.  L'album se termine en un peu moins de 40 minutes ce qui semble peu par rapport au reste des productions des dernières années mais au vu de l'efficacité de "Witchbanger", on peut lui pardonner ce temps relativement court. 


Que faut-il en retenir ?


Avec "Witchbanger", Duel frappe une nouvelle fois très fort là où ça fait du bien (les oreilles bien entendu). Mêlant le Heavy '80 avec le Stoner '70, cet album facile d'accès devient très vite une pépite à écouter forcement en voiture. Duel a trouvé une recette qui fonctionne à merveille en mixant leurs influences avec un rock très moderne. Mes compadres du site parlaient dans le dernier podcast (à (ré)écouter icid'albums pouvant déjà figurer dans leur top 2017, "Witchbanger" aura assurément une place dans le mien.


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Dans le dernier podcast, nous avons abordé le stoner ‘américain’. Nous avons reproché peut être une certaine facilité, ou un son que l’on retrouve trop souvent d’un groupe à l’autre. Pourtant il suffit, à l’image du groupe d’aujourd’hui, de prendre un risque, de faire transparaitre les différentes influences que le groupe a baigné pour rendre l’ensemble un peu plus ‘piquant’.
Moonbow est un groupe américain, qui vient de publier son deuxième album, ‘Warbear’, chez le label qui devient incontournable : Ripple Music.

Alone eyes est le premier titre de cet album et quelle mise en bouche !  Steve Earle le batteur frappe ses toms, telle la tempête grondant au loin, avant que la basse huileuse de Ryan McAllister rajoute une couche de graisse. Matt Bischoff arrive et sa voix détonne : à mi-chemin entre Ozzy et Marc Gaffney de Gozu.

L’esprit rock de Moonbow est représenté dans les paroles du titre éponyme de l’album ‘smoking again, drinking again’, la couleur est ici annoncé messieurs, dames !

Bloodwash s’ouvre sur une ballade bluesy. Enfin pas pour longtemps tant que Ryan  a décidé de faire parler sa basse donnant un côté Heavy rock à la suite du morceau.
Les références à Black Sabbath et au Hard Rock en général sont multiples : Death of Giants a un côté épique proche du début du Heavy Metal tout comme Sword In The Storm.  Son of Moses est une ballade rock, là où Drinking Alone est un concentré d’énergie brut

Le groupe laisse parler ses influences encore une fois avec King of California. Le morceau renvoie inévitablement à la Californie et ses groupes skate rock : rythme plus rapide, refrain entêtant, riffs mémorables tout y est. Qui plus est, avec la petite cerise sur le gâteau, le monsieur, que dis-je la légende John Garcia, en guest !

Warbear où quand les influences sont sublimés à leurs paroxysmes


Mon titre préféré est probablement The Road tellement ce titre invite au voyage au volant d’une vieille caisse à traverser le désert. La voix de Matt oscille entre puissance et ballade, David McElfresh, le guitariste, qui explose comme si on appuyait sur l’accélérateur et le morceau qui se termine au banjo comme si finalement après cette course dantesque nous avions enfin atteint notre destination.

Comme un clin d’œil au premier titre, Toward the Sun s’ouvre encore sur la basse monstrueuse de Ryan. Oui ça doit faire la troisième fois que je parle de ce gars mais bon quand on est l’ancien bassiste de Valley of the Sun  on peut dire que l’on sait délivrer des buches. Bref Toward the Sun  est un titre complet, le groupe fusionnant les différents genres entrevus dans les titres précédents.

Que faut il en retenir ? 

‘Warbear’ est vraiment la surprise de ce printemps. Apres avoir blasphémé sur le pays fondateur du stoner, Moonbow m’a rappelé qu’il ne faut jamais avoir vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué, surtout si l’animal sait envoyer des gros parpaings.

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La Planète du Stoner Rock 2016. Fourni par Blogger.