Le printemps arrive, l’hiver tire sa révérence et c’est le moment de parler de ses groupes qui m’ont fait tenir pendant ces longues nuits froides. Ce soir je m’arrête sur Deadneck et leur dernier opus Levitation.

Le groupe navigue à la frontière du stoner et du heavy blues un peu comme peut le faire GoatsnakeSleepsness, emboitant le pas de l’intro, est le titre le plus représentatif en ce sens de cet album, avec cette alternance entre les riffs lourd du stoner et les passages plus calmes du Blues. Moment poétique s’il n’en est car ici les passages calmes représentent la plainte du chanteur ne trouvant pas le sommeil là où les gros riffs sont au contraire son salut et son accueil dans les bras de Morphée.

Lévitation : le parfait cocktail de Stoner Blues


Les titres Born to Follow et Somersault, quant à eux,  sont des morceaux très travaillés et renvoient assez facilement aux origines du genre. Le chanteur, Aleksi Laakso  est le sosie de John Garcia. Il n’y a pas à dire Deadneck fait de son mieux pour allumer la chaleur du rock californien dans leur contrée reculé afin de  faire fondre le manteau hivernale à coup de riffs kyussiens.

Les finlandais surprennent leur auditoire avec Crimson Sky . Le morceau débute par des accords cosmiques qui nous font voyager jusqu’à ce qu’Aleksi nous ramène sur Terre pour nous parler de sa belle.

Back on top est le morceau le plus bluesy et je dois dire le plus maitrisé de l’album. Le titre prend son temps à se déployer, nonchalament, aux rythmes des accords des deux guitaristes , mais qui de temps en temps laissent entrevoir des passages beaucoup plus puissant histoire de rappeler pour leur public que si bien même il s’agit du dernier morceau, on est pas là pour s’endormir.

Le mot de la fin 


Et oui aussi surprenant qu’il puisse paraitre, c’est un groupe du grand nord qui m’a réchauffé en cet hiver. Faut dire qu’avec l’ambiance dépeint dans cet album on s’imagine très facilement dans un fauteuil au coin du feu, avec un verre de whisky à la main, alors que la tempête fait rage à l’extérieur. On ne peut que s’incliner devant l’effort fourni par les finnois pour fournir un album de grande qualité.

Read More

Ce troisième podcast est quelque peu différent des deux premiers puisque nous avons décidés de vous partager nos coups de cœur au niveau de nos découvertes faites au mois de février et mars 2017. Pendant près d'une heure et demie vos deux fidèles serviteurs vous partagent donc les groupes qu'ils ont vraiment appréciés avec au programme :
  • Deadly Vipers
  • Bees Made Honey in the Vein Tree
  • IAH
  • Buried Feather
  • Void Cruiser
  • Carson
  • Hey Satan
  • Feller Buncher
  • Crackhouse
  • Moon Circle
On espère que vous allez apprécier ce podcast et n'hésitez pas à le partager ou bien à nous faire part de vos commentaires pour l'améliorer et le faire davantage connaître !

Read More

C’est toujours un plaisir de découvrir des groupes lorsque c’est eux qui viennent vous voir, et c’est le cas aujourd’hui avec IAH ; un groupe qui nous vient tout droit de Cordoba, une ville du nord-ouest de l’Argentine. Lorsque j’ai vu la jaquette de leur album, j’ai eu comme un pressentiment que j’allais aimer ce que mes oreilles allaient entendre. Et ce fût indubitablement le cas ! Les explications ci-dessous.

IAH, une odyssée cosmique savamment orchestrée


Comme précisé quelques lignes plus haut, la jaquette du premier album d’IAH en dit long sur le contenu : enfilez votre combinaison de cosmonaute et profitez du voyage céleste qui s’offre à vous. On est en présence d’un disque qui évolue dans le stoner purement instrumental. Contrairement aux ténors du genre que sont Earthless, ici on évolue dans un style qui est clairement maitrisé et qui ne laissent très peu de place aux jams. Mais à l’inverse de ce qu’on peut penser c’est une qualité dans ce disque puisqu’à l’instar des polonais de Weedcraft, on se retrouve avec une très grande maitrise dans la composition de la musique avec des solos, interludes et parties rythmiques qui arrivent à point nommé pour nous transporter au loin. Le premier morceau ‘Cabalgan los Cielos’ mêle très habilement des parties psychés et aériennes avant de balancer du très gros son bien saturé avec des riffs à vous faire déchirer les cervicales.

Si on retrouve cette construction musicale dans presque l’intégralité des quatre pistes de l’album, le groupe distille parfois des petites touches expérimentales surtout dans le dernier morceau ‘Eclipsum’. En effet, la guitare balance des sonorités expérimentales qui m’ont fait penser au groupe américain An Endless Sporadic notamment lorsque les notes s’enchainement sur la même vitesse de la batterie avant de s’assagir subitement et de repartir sur du pur stoner vers la fin du morceau. Cela peut paraitre déconcertant, mais cela ne perturbe en aucun cas l’écoute du morceau.

Que faut-il en retenir ?


Ce premier album est une belle réussite et vous devriez vite y jeter une oreille dessus, surtout si vous êtes amateurs de stoner instrumental. Bien qu’on n’évolue pas dans le même style que les grands du stoner instrumental ; IAH à le mérite de proposer quelque chose qui bouscule un peu les codes à défaut de les casser. Avec une maitrise dans la composition des morceaux et surtout le sens du détail pour faire planer – ou atterrir – son auditeur grâce à des solos aériens ou des riffs bien terriens, cet album vaut largement le détour. IAH en est qu’à ses débuts, mais si le groupe parvient à garder autant de maitrise que ce soit en live ou bien dans leurs productions musicales, il devrait se faire un nom d’ici quelques années. A surveiller de près !

Read More


Pendant que certains se dorent la pilule en France, d’autres explorent les clubs de Pologne à la recherche de la perle rare. Ce soir nous vous proposons une interview avec Rah Pitia, groupe de stoner psychedelique polonais et plus particulièrement Karolina Kwiatkowski, la chanteuse du groupe.

Bonsoir, super show ! J’ai toujours été curieux à propos de votre style. Vous mélangez le stoner doom à la Öm, le doom occulte tout en ajoutant une touche bluesy. Comment définirez-vous votre style ? 

 C’est compliqué nous ne sommes pas un groupe de stoner traditionnel. Personnellement je voulais ajouter une voix douce à notre musique, ne pas être comme d’autres groupes avec ses mecs qui arrivent et qui ‘BWARRGH’ dans le micro si tu vois ce que je veux dire.

Comment définirez-vous vos influences ?

On a tous des influences différentes dans le groupe. Moi c’est plutôt le jazz avec Nina Simone. Sinon une référence actuelle serait Elin de Blues Pills. Elle a une voix incroyable.

Vous avez sorti 2 EPs récemment, est-ce qu’un LP serait en préparation ?

 Non ce n’est pas au programme, on fera peut-être un autre EP. On veut vraiment se faire connaitre d’abord. On vient de faire deux dates avec Siena Roots c’est super ! Hier on était a Gdansk et la salle Protokultura était magnifique ! J’avais la place pour danser.

Je vous ai découvert via le site du Red Smoke Festival, est-ce que vous jouerez là-bas ?

On reverrait de jouer là-bas un jour, mais ça sera pas cette année ! Peut-être l’année prochaine (rires).

Read More


Abordé lors du dernier podcast sur la scène de stoner polonaise, Weedcraft est groupe de doom stoner aromatisé à la sauce instrumentale. Ils se sont fait connaître avec un premier EP composé de seulement deux titres qui dévoilait déjà le potentiel du groupe à faire planer ses auditeurs. Un an plus tard, voilà qu’ils enregistrent leur premier album intitulé « Satan’s Weedcraft Heavy Spliffs », on peut alors se demander si la magie opère toujours. La réponse ci-dessous !

Satan's Weedcraft Heavy Spliffs, pionnier du doom stoner planant.


Les polonais de Weedcraft se sont fait connaître notamment pour leur musique psyché lourde qui est très planante et pouvoir écouter enfin d’autres pistes que celles de l’EP était quelque chose que j’attendais particulièrement : dès que Bandcamp m’a notifié que leur nouvel album était en ligne, quelques dizaines de secondes plus tard il était acheté, téléchargé et fin prêt à être écouté. Et purée, quelle entrée en matière avec le titre ‘Life’s Good’ qui est sans nul doute le morceau maître de cet album. Allez savoir pourquoi, mais ce morceau est parfaitement maitrisé avec un équilibre parfait entre les moments « doux » et ceux qui se veulent plus « lourds ». Quand on mixe les deux, cela donne une partie rythmique qui ancre vos jambes dans le sol, pendant que les solos de guitare envoient votre tête dans les nuages. On pourrait presque le qualifier de morceau érotique par moment lorsque le rythme se calme avant d’envoyer un solo tout simplement magnifique ; notamment lors de l’interlude autour de la troisième minute…

Les titres suivants ‘Heavy Spliffs’ et ‘Satan/Fuzz/Weed’ nous rappellent à l’ordre : il est l’heure de s’en fumer un pendant que des riffs bien lourds accentuent cet effet d’enracinement dans le sol pendant que notre tête se contente juste de se dandiner de haut en bas. Le premier m’a surtout fait rappeler à quel point l’héritage de Black Sabbath se fait sentir dans le doom puisqu’on a cette petite impression d’écouter des riffs composés par Maître Iommi en personne ! ‘Satan/Weed/Fuzz’ fait sans nul doute référence à l’un des t-shirts qui était vendu au Red Smoke Festival, mais peut être plus précisément à Green Asylum qui était l’ancien nom de Weedcraft. Ce titre reste dans la même veine que le précédent avec une partie rythmique toujours aussi lourde ponctuée de moments plus légers portés par des guitares aux accents célestes.

Enfin « Satan’s Weedcraft Heavy Spliffs » se termine par le titre ‘Freedom 35’ qui, comme le premier titre, à une ambiance particulièrement bien travaillée où le détail vient finalement au premier plan comme les petites notes du début du titre. De même avec les extraits sonores (sans doute de film ?) qui arrivent vers la fin du morceau, c’est le genre de petit détail qui compte énormément et montre à quel point les gars de Weedcraft maîtrisent parfaitement leur composition. On retrouve dans ce morceau un superbe interlude qui va vous faire planer très loin ; c’est d’ailleurs souvent ces moments qui sont marquants dans les titres de cet album.

Que faut-il en retenir ?


Avec « Satan’s Weedcraft Heavy Spliffs », les polonais de Weedcraft signe un premier album très encourageant pour la suite. On ne peut que saluer la maitrise et la composition des morceaux ; chaque détail et chaque élément sonore trouvent parfaitement leur place pour que l’auditeur puisse s’évader lors de l’écoute. La maitrise technique et musicale démontre que le groupe peut aisément se passer d’un chanteur ; les instruments sont bien plus parlants à l’auditeur que de quelconques paroles. Jamais un groupe n’a aussi bien porté son nom et je vous mets au défi de me prouver le contraire après avoir écouté « Satan’s Weedcraft Heavy Spliff ».

Read More

Archives du blog

La Planète du Stoner Rock 2016. Fourni par Blogger.