Pour ce podcast du mois d'avril, nous vous avons concocté une sélection de titres assez éclectique qui est en lien avec les sorties de ce mois-ci ; et quelles sorties ! Au programme de l'émission :
  • Goatfather
  • Sleepwalker
  • Farflung
  • Devil's Witches
  • Demon Head
  • Green Yeti
  • Black Tundra
  • Samsara Blues Experiment
  • Forming the Void
  • 1000mods

On passe notamment plusieurs minutes à discuter de la sortie du mois, à savoir l'album "One With The Universe" des allemands de Samsara Blues Experiment ! On espère que vous allez apprécier l'écoute et que vous allez passer un bon moment en notre compagnie.

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Avec la sortie de « One With The Universe », on peut dire qu’on vit là l’un des grands évènements de cette année. Impossible de passer à côté de ce nouveau cru des allemands de Samsara Blues Experiment après trois ans et demi de disette, depuis la sortie de « Waiting for the Flood ». Pour tout vous dire, j’attendais impatiemment ce nouvel album pour voir ce qu’allait nous concocter le groupe ; je suis l’une des personnes ayant été le plus marquée par « Long Distance Trip » sorti en 2010 et qui reste pour moi le travail le plus accompli du groupe pour le moment. Alors, est-ce que le dernier né à assez de vigueur pour se confronter aux précédents albums ?

One With The Universe, une véritable invitation à une introspection de soi


Si vous connaissez un tant soit peu les allemands de Samsara Blues Experiment, vous avez forcément fait attention au fait que le groupe distille dans sa musique de nombreuses références au bouddhisme ou l’hindouisme ; et avec « One With The Universe » vous n’allez pas être dépaysé. Le titre ‘Vipassana’ qui ouvre l’album – et qui fait référence à des pratiques de méditation – permet à l’auditeur de se « préparer » à l’écoute de l’album. C’est une piste qui nous repose dès le début que ce soit au niveau de la guitare ou bien du sitar. Et puis quel bonheur de réentendre les riffs accrocheurs ainsi que la puissance de la voix de Christian Peters lors de certains passages. Cette première piste marque un constat qui va se faire finalement sur tout l’album : le groupe ne s’est pas enfermé dans le style de « Long Distance Trip » avec des jams qui coulent de source qui peuvent être peu inspirés par moment. Ici, le groupe a réussi à intégrer dans sa musique un clavier qui se montre souvent au premier rang et même si au début cela peut paraitre détonnant, c’est incroyable comme il s’intègre parfaitement dans la musique.

On ne peut pas nier l’excellent travail que le groupe a fait sur cet album. Les titres ‘Sad Guru Returns’ ou bien ‘Glorious Daze’ sont bien les exemples mêmes de l’identité que s’est forgée Samsara Blues Experiment à travers les années ; celle de proposer une musique qui se veut terrienne et qui colle parfaitement à notre condition d’être humain et puis, quelques instants plus tard, proposer une musique aérienne voire astrale comme lorsqu’on cherche à s’élever. Impossible de ne pas ressentir la même chose lors de l’écoute du morceau éponyme de l’album et qui rappelle le glorieux ‘Double Freedom’ avec sa durée qui dépasse les quinze minutes. Le titre ‘One With The Universe’ est sans conteste un condensé du meilleur de cet album avec une basse lancinante, des solos de guitare aériens et puis toujours cette batterie qui berce l’auditeur comme s’il était dans une sorte de cocon avant que celui-ci explose sur la dernière partie du titre. Enfin, la piste ‘Eastern Sun & Western Moon’ calme un peu le jeu et se veut comme une excellente piste de fermeture à un album qui a permis de réveiller en chacun de nous une autre conscience…

Que faut-il en retenir ?


Avec « One With The Universe », les allemands de Samsara Blues Experiment ont véritablement fait évoluer leur musique. On retrouve toujours cette touche qui leur est propre avec une musique qui lorgne sur le jam, mais pourtant on ressent le fait que cet album qui est maîtrisé à la perfection où le hasard n’a que rarement sa place. Le groupe conserve son identité et ses bases acquises, mais propose à ses auditeurs une autre lecture de leur style musical avec notamment l’ajout d’un clavier qui vient apporter de grands bienfaits à leur musique. Et puis impossible de ne pas voir « One With The Universe » comme une séance de méditation à lui tout seul où chaque morceau va plonger l’auditeur dans un état de conscience différent. Samsara Blues Experiment revient donc en grande forme avec ce nouveau cru qui marque une véritable transcendance dans leur style musical, et ce pour le plus grands bonheur de leurs auditeurs.

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   Si on m'avait dit que cette année un de mes cadeaux de Noël me serait envoyé du Portugal, j'avoue que j'aurais pas su quoi dire, et pourtant "Beyond the Hollow Mountain", deuxième opus du quatuor lusitanien Sulfur Giant est là ! L'album fut publié en Avril dans sa version numérique, et est maintenant édité en Vynil depuis leur signature avec le label Pink Tank Record. Versant dans le progressif instrumental (Là plupart du temps, du moins) et fondé en 2014, le groupe sortira son premier EP "Towards The Light" la même année (je profite de l'absolue liberté que m'offrent ces chroniques pour vous le recommander chaudement, si vous n'êtes pas séduits dès les premières notes, je m'engage à ne manger que des endives jusqu'à ce que mort s'ensuive !).

   Et c'est en Avril 2016 que le groupe sortira "Beyond the Hollow Mountain" (je sais, on est en janvier, j'suis à la bourre !). Et nom de Dieu, c'est de la bonne ! Pour les grands fans de riffs et solos de guitares bien léchés comme moi, cet album est une galette d'or pure. Ce qu'on constate dans les premières mesures de 'Beyond The Hollow Mountain' c'est que les mecs se plaisent à jongler avec les rythmes, commençant par poser un rythme lent, presque doom avant de le casser pour un truc bien plus rock avant de le reprendre plus loin pour finalement le noyer sous des déferlantes de riffs endiablés ! Bref le morceau donne le ton : on va pas s'ennuyer ! 

   La recette est en quelque sorte la ligne de conduite de l'album : gros riffs, ruptures de rythmes et surtout, maîtrise ! Car que le rythme soit lent ou rapide, que les guitares soient grasses et lourdes ou au contraire légères et éthérées, qu'elles nous mettent le nez dans la poussières ou la tête dans les étoiles, les lascars ne cessent d'être aussi surprenants que passionnants, et on peut faire tourner l'album en boucle tout en rêvassant. Les courtes apparition de la voix sont certes assez surprenantes, celles-ci arrivant alors qu'on ne les attends plus, mais on s'y fait vite, celles-ci collant plutôt bien à l'ambiance.

Que faut-il en retenir ?


   Avec des morceaux aux titres aussi accrocheurs que 'Beyond The Hollow Mountain', 'Whisper At Dawn', 'Sulfur Giant' ou 'Sacred valley', Sulfur Giant laisse à l'imagination de l'auditeur le soin de le balader ou il veut depuis son canap' ('Evermore' est, en ce sens, un must absolue !). Autre aspect notable du groupe : la multiplicité de ses influences. Rock, stoner, psyché, blues, flirtant même parfois avec le doom, le groupe mélange,. entremêlant sans aucun problème les genres dans un même morceau sans pourtant lui faire perdre sa cohérence, en bref : on sent bien qu'ils s'éclatent, mais sans pour autant partir dans un délire dans lequel l'auditeur se retrouverait largué. Et on apprécie !

   
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Demon Head, un groupe qui ne me laisse pas de marbre. Personnellement depuis que j’ai démarré Bandcamp et l’exploration de l’underground, les danois représentent la gemme, l’El Dorado à jamais rêvé. Cela s’explique grandement par l’effet et la qualité de leur premier opus, ‘Ride the Wilderness ‘: un doom occulte, inspiré du tout début du genre mais accompagné par un groove qui donne un aspect chaleureux à l’univers sombre dépeint dans leur titres.

En résumé c’est avec une certaine frénésie que j’attendais ce ‘Thunder on The Fields’.


Dès les premières notes de Menneskeaederen  le style caractéristique du groupe émerge : Basse groovy, guitare bluesy et un peu lugubre à la fois, le chant particulier de Marcus Ferreira qui…chante en danois. Même si le titre est traversé par des moments plus sombres, ce morceau sonne plus positif qu’à l’accoutumée.

 Impression confirmée par le très seventies We are Burning qui prend sa suite.  Pas de coupure entre les morceaux et si on garde des paroles sombres, l’ambiance de ce titre se rapproche grandement à ce qu’on peut entendre dans les scènes revival scandinaves. Le groupe y piochant une inspiration, le corrompant pour en faire quelque chose de démoniaque et d’unique.


Thunder on the fields, titre éponyme de l’album arrive. L’orage est là, le rythme se fait plus lent.  Jeppe Wittus et sa batterie sont le tonerre, répondant coup pour coup aux riffs foudrayant des guitaristes Thor et Birk .  Un titre plus doom, tout en ne l’étant pas complètement. Il se rapproche un peu de Ride The Wilderness, de l’album précédent, simplement sauvage. 

Older Now, comme We are Burning n’a pas d’intro. On reste dans un morceau classique du groupe, naviguant entre l’occulte et le groove pour notre plus grand plaisir.

Thunder on the fields, entre maturité et fougue 



Hic Svnt Dracones s’ouvre sur un son de cloche au loin et une guitare acoustique. Le décor est posé, on s’attend à une messe noire  mais non. Le groupe n’est jamais là où on l’attend et le titre explose dans une folle énergie laissant penser à une cavalcade en motos. Les incantations au démon sont ici liées à la vitesse et une certaine idée de liberté. Un petit break contemplatif, on pose la moto, on contemple l’horizon et la course reprend de plus belle.  Cependant celle-ci semble mal se terminer. Pourquoi ? Parce que Gallow’s Omen arrive. Le titre doom par excellence, dans la veine des premiers Pentagram. Le rythme est lent,  l’ambiance lugubre, macabre, ce morceau sonne comme une condamnation à la pire des sentences.

Tout n’est pas sombre puisque cette construction deux a deux de l’album aboutit à Untune The Sky. Un titre calme, contemplatif je dirai au regard du reste de l’album. On visualise les étendues sauvages battues par un froid mordant. Le groupe donne l’impression de jammer, de se laisser posséder par leur musique, apaisés des tumultes des autres titres.

Que faut il en retenir ? 


‘Thunder on the Fields’ est la marque d’un son acquis et travaillé pour Demon Head. Le groupe a gagné la maturité pour ingérer les différentes inspirations le traversant, pour  aboutir un album unique. Le démon est sorti de sa caverne cette année et est prêt à faire trembler vos chaumières à coup de riffs lucifériens. 

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Devil’s Witches est un groupe originaire du Royaume-Uni que j’ai pu découvrir grâce à une campagne de teasing autour du thème des années 1960. D’ailleurs, on retient facilement le slogan « PSYCHE, FUZZ, DOOM, 1960s WORSHIP » qui en dit très long sur le contenu de leur premier album « Velvet Magic ». Et comme ici on est tous plus ou moins amateur de cette décennie placée sous le signe du psychédélisme, votre fidèle serviteur s’est donc lancé dans l’écoute de cet album. Le verdict ? Dans les lignes ci-dessous.

Velvet Magic, un voyage dans le temps musical


On peut dire que le slogan du groupe est bien trouvé puisque « Velvet Magic » est un véritable bond dans le passé et peut sonner comme un hommage au Black Sabbath des années 1960. On est en présence d’un album bourré de bonnes qualités avec des riffs ravageurs comme sur les titres ‘Apache Snow’ ou encore ‘Mountain of the Devil’s Witch’. On pourrait facilement croire que c’est bien Iommi qui est derrière la guitare tant on a l’impression d’entendre du Black Sabbath ! Si la similitude avec le groupe britannique se fait au niveau de la guitare, ce n’est pas le cas au niveau de la voix qui est légèrement en retrait par rapport à la musique. Cette dernière est aussi constamment affublée d’un effet « fuzzé » qui est sympa sur les premières pistes mais qui a tendance à être désagréable au fur et à mesure de l’écoute de l’album. Mais cela n’enlève en rien la qualité de cet album.

Si vous êtes un lecteur régulier de nos chroniques, vous savez à quel point j’aime le son psychédélique pur. Et pour mon plus grand bonheur, les gars de Devil’s Witches ont distillé dans « Velvet Magic » des pistes instrumentales bien psychées comme je les aime. ‘Pornodelic Opium Dreams’ est vraiment géniale puisqu’elle est – probablement - réalisée avec un clavier Rhodes dont l’ambassadeur le plus emblématique est Ray Manzarek des Doors. De plus, le solo de guitare donne une touche d’érotisme qui colle parfaitement avec le titre du morceau. L’autre titre psyché est ‘Jupiter Kush’ qui fait référence à une variété de cannabis. Et là encore, le titre colle parfaitement au contenu sonore puisqu’on a l’impression d’être dans une sorte de brouillard qui nous enveloppe et nous met à l’aise. J’imagine à peine la sensation que ce titre doit procurer si on a de quoi fumer sous la main…

Que faut-il en retenir ?


Le temps est encore long avant le mois de décembre et les traditionnels tops de fin d’année, mais je parie déjà qu’on retrouvera « Velvet Magic » dans un certain nombre d’entre eux. Avec des riffs sabbathiens véritablement accrocheurs, le tout ponctué par une grosse touche de psychédélisme digne des années 1960, les anglais de Devil’s Witches font presque un sans-faute. Impossible de ne pas passer à côté si vous aimez un tant soit peu tout ce qui touche de près ou de loin au son des sixties. Et puis de toute façon, un album qui a Brigitte Bardot et un bouc en guise de jaquette ne peut qu’être bon.


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Floating Widget est un groupe de rock canadien sévissant dans un fuzz rock bien léché. 13 ans après leur premier LP voilà les canadiens de retour avec leur nouvel EP ‘The Sounds of Earth’.

Autant le dire de suite, les gars ne font pas dans la dentelle et le premier titre de l’EP, Rock and Roll Jubilee, est là pour le prouver : énergique, fuzzy,  avec une grosse  puissance brute rock. La voix du chanteur a un côté punk  qui rajoute une agressivité supplémentaire aux morceaux.

Le titre suivant,Psy Walker continue sur le même rythme , des morceaux  courts, puissants,  taillés sur mesure pour délivrer le parpaing rock pile comme il faut .

I Am The Temple est mon titre préféré de l’EP. Un refrain catchy, une grosse basse line à faire trembler les murs, un solo crépitant  à souhait.

L’intro d’Albatross  fait facilement penser à une ouverture à la 1000mods, pour le titre le plus stoner de cet EP. Pour la suite on reste dans la continuité des titres précédents entre refrain entêtant et gros riffs huileux. Gros riffs fuzzy gros titre stoner rock, riffs.

Spiderzilla voit l’apparition d’un autre chanteur : Snake du groupe canadien Voivoid. Ce groupe sévissant plutôt dans le Heavy Metal, sa présence  donne une autre ambiance à ce morceau. Sa voix est plus nasillarde, presque malsaine et donne un aspect plus étouffant à ce morceau. Plus heavy metal , plus étouffant.

Que retenir de The Sound of Earth ?

Si vous aimez le rock brut de décoffrage, celui qui vous fait lever le matin de bon pied alors jetez-vous sur The Floating Object et ‘The Sounds of Earth’, cet EP en vaut le détour.

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