Zed - Desperation Blues | Review






   Nous apportant un bon morceau de leur désert californiens, les quatre mecs de Zed ne font plus figure d'inconnus et encore moins d'amateurs sur la scène du Stoner Rock depuis déjà quelques années. Doublement investis dans le milieu, car non content de faire headbanger leur public à longueur d'albums et de concerts, ils participent en 2015 à la création du San Jose Stoner Rock Fest. En 2016 ils signeront avec le label Ripple Music pour la sortie de leur album "Trouble in Eden", mais nous n'en sommes pas encore là. En 2013, Zed se faisait déjà remarquer en sortant "Desperation Blues".

C'est en découvrant Desperation Blues qu'on comprend pourquoi Trouble In Eden était tellement attendu.


   Au fur et à mesure des découvertes, on commence à connaitre la chanson, je suis sûr que vous la connaissez aussi bien que moi : on se promène sur Youtube ou sur Bandcamp et de temps à autre on tombe sur un truc sympa, de temps en temps sur un truc vraiment sympa et parfois on pose le pied sur une mine qui vous explose à la gueule et vous catapulte à l'autre bout de la planète, en l’occurrence à San Jose, Californie.

   Pour des types "déséspérés", le quatuor de Zed est sacrément en forme : suintant le rock bien gras par toutes les notes, l'album est un hommage à la fureur et au bruit. On éprouve un sorte de d'excitation féroce à écouter le groupe enchaîner joyeusement les morceaux et les riffs bien furieux, notamment sur la première partie de l'album ('Please', 'Skin and bones', 'Killing machine' et plus loin, 'More'). Même si le groupe sait nous faire profiter des quelques phases plus calmes, touchée par la grâce du Blues et chargées d'une touche de Led Zep ('Crawl back to you', 'Rain'), même si le rythme peut parfois se ralentir (un peu), le tout laisse quand même la place d'honneur à la fureur du Rock et au riffs rageurs qui font le bonheur des amateurs de Stoner ('Desperation Blues', 'The Empty Quarter - Settle the Score', 'The River'). Le tout est de plus poussé par la voix de Pete Sattari qui semble à l'aise partout où elle va, surtout lorsqu'il s'agit d'y aller à plein poumons.

Que faut-il en retenir ?


   Ayant connus le groupe par l'intermédiaire de "Trouble In Eden" sortis trois ans plus tard et ayant fait une petite recherche rapide sur l'album, je me suis demandé ce qui avait déclenché cette attente chez les fans du groupes et j'ai vite compris pourquoi "Desperation Blues" en était la cause. Chargé d'énergie brute, véhiculée autant par les instruments que par  la voix, l'album tire son épingle du jeu en évitant de tomber dans le piège de l'uniformité, et ainsi de rejoindre cette liste bien trop longue d'albums qui ne sont que des blocs de bruit pur, suivants d'un bout à l'autre la même recette à en être lassant et qu'on écoute en se demandant, après coup, où s'arrête un morceau et ou commence le suivant. Posé bien à sa place au milieu de l'album, 'Crawl Back to You', ainsi que les diverses variations musicales disséminées au fils des chansons, offre un moment de repos salvateur à l'auditeur qui ne profitera que mieux du reste des morceaux. En résumé, que ce soit pour vous dissoudre dans le whisky un samedi soir ou égayer votre café du lundi matin, "Desperation Blues" fait le taf' et il le fait bien !


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