Pour ce huitième podcast, nous nous tournons vers le stoner rock nordique pour aller de paire avec la saison ! Vous retrouvez donc Flo, Kevin et Doc pour parler des groupe de l'Europe du Nord ; au programme, une playlist composée de groupes plus ou moins connus ! 

00:00 Demon Cleaner - Riding High
03:54 Introduction & Présentation Dozer
10:08 Présentation Greenleaf
16:03 Présentation Lowrider
25:20 Présentation Witchcraft
33:18 Présentation Graveyard
44:55 Présentation Truckfighters
58:58 Présentation Causa Sui
01:09:40 Présentation Svolk
01:18:53 Présentation Superlynx
01:28:16 Conclusion

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Naxatras. Ces trois grecs de Thessaloniki sont devenus en quatre ans une référence de la scène stoner. Après une tournée intense en Europe en 2017, le groupe nous revient avec leur nouvel LP sobrement intitulé III.

"III" un album entre prise de risques et maîtrise

On arrive dans cet album en territoire connu. Les trois premiers titres sont une quintessence de ce que sait faire le groupe : ce mélange de groove, de psyché tout en parsemant çà et là des riffs fuzzy croustillants.'On The Silver' est le morceau le plus représentatif, celui qui tient la ‘signature’ Naxatras. Toutefois  sur les deux autres morceaux, on commence à voir émerger des éléments nouveaux : un chant pour ouvrir 'You Won’t Be Left Alone', une basse un peu plus funky que d’habitude et surtout un stoner jazzy assez affirmé sur 'Land Of Infinite Time'. La batterie de Kostas Harizanis est beaucoup plus smooth et claire, la basse plus en retrait afin de laisser libre cours à l’improvisation atmosphérique du guitariste John Delias.Ce morceau renvoie assez facilement à ce que l’on peut trouver chez des groupes comme Causa Sui ou Papir.

Toutefois Naxatras prend un virage à partir de 'Machine'. Si le début du morceau peut renvoyer à 'Land of Infinite Time', avec des riffs tout en fuzz qui arrachera un sourire à plus d’un, le titre est plus sombre qu’à l’accoutumé. Cela se ressent surtout en milieu d’album avec les vrombissements limite noise qui découpe ce titre. 'Prophet' est le titre dont l’influence est la plus visible : Black Sabbath. Des riffs à même d’invoquer le démon, le bassiste John Vagenas qui reprend le chant et essaie de s’exprimer avec une voix chevrotante tel Ozzy.
Cependant les deux titres les plus originaux, ceux qui sont à même de désarçonner le stonerhead aggueri sont 'White Morning' et 'Spring Song'. Le premier est une chanson d’amour hippie qui si elle était écrite en 69 n’aurait choqué personne. John Vagenas chante clairement pour la première fois, parsemant le titre çà et là de vers poétiques. 'Spring Song' clôture l’album On est complétement sorti du stoner ici pour rentrer dans un genre de surf / chill rock presque pop reposant. Il n’y a plus de gros riffs ou de groove, on ne part plus dans l’espace mais on se pose plutôt dans un pré  un matin de mai à regarder les nuages s’ébattre entre eux au-dessus de nos têtes. La voix de John nous transporte dans les bras de Morphée.

Que faut-il en retenir ?


La bande de Thessaloniki nous a vraiment contacté une petite merveille : des titres tout en fuzz pour le live, à même de plaire à leurs fans de la première heure et d’autres où le groupe a voulu se faire plaisir et explorer des nouvelles contrées sonores. Arrivé à un tel équilibre dans un nouvel album est la marque des grands groupes et Naxatras nous a montré, s'il fallait en douter, qu'avec ce III qu’il en était un.
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Ils sont de retour ! L'année 2018 est donc marquée au fer rouge par la sortie du nouvel album des californiens de Fu Manchu, « Clone of the Universe ». Et si leur dernier cru, « Gigantoid », était sympa mais sans plus, on peut dire que ce dernier fait office de petite bombe. Car oui, chers lecteurs, « Clone of the Universe » va vous donner envie de vider votre épargne pour acheter un van et partir sur les bords de mer avec vos potes, faire des festivals et siroter de la bière sous le soleil !

Clone of the Universe, un véritable retour aux sources


D'entrée de jeu le titre 'Intelligent Worship' donne le ton de l'album avec un riff qui vient vous percuter de plein fouet, à se demander si vos cotes ne vont pas perforer vos poumons tant le choc est violent ! « Ben quoi ? Fu Manchu à l'habitude de déballer des riffs comme ça non ? Y'a rien de nouveau sous le soleil ! » Oui c'est vrai, et c'est dur de contredire cet argument ; mais pourtant en tant qu'amateurs de riffs, ces derniers se veulent plus mémorables que sur les dernières productions des albums précédents à l'instar de 'Don't Panic' qui déménage sévèrement ou bien celui de 'Slower Than Light ' qui nous rappelle un titre bien connu de l'album « In Search of... » (mention spéciale à cette ligne de basse qui est juste magique, merci Brad Davis!).

Fuzz – Wah. Tel est le slogan qu'on peut apercevoir sur le site de Fu Manchu. Évidemment, avec une recette comme celle-ci, on peut facilement dire que le groupe ne change jamais. Tout est une question de point de vue, certes ; mais il ne faut pas oublier qu'en près de trente ans de carrière les californiens continuent de faire ce qu'ils font de mieux : nous faire secouer la tête de haut en bas pour notre plus grand plaisir et la piste 'Clone of the Universe' en est sans aucun doute la meilleure démonstration avec son côté heavy à souhait ! La grande surprise de l'album vient du morceau qui clôture cet épopée riche en riffs : 'Il Mostro Atomico'. Le monstre atomique, c'est plus de dix huit minutes de jam tout en lourdeur qui donne une véritable leçon sur la lourdeur en elle-même ! 'Il Mostro Atomico' c'est juste du pur bonheur à son écoute puisqu'il alterne moments lourds et légers prenants avant de redémarrer la machine à riff et à wah tandis que Scott Hill hurle dans le micro. Un grand moment !

Que faut-il en retenir ?


« Clone of the Universe » est une grande surprise. A vrai dire, c'était un album que j'attendais mais sans plus ; une semaine après il continue de tourner en boucle que ce soit à la maison ou en voiture (attention à ne pas faire d'excès de vitesse!). Clairement, Fu Manchu signe là l'un des albums les plus ambitieux de sa carrière. Certes la recette reste globalement inchangée depuis des décennies, mais les quatre compères ont su trouver une sacrée inspiration pour nous pondre des titres tous plus survitaminés les uns que les autres. Grosse mention sur le morceau qui clôture l'album qui pourrait justifier à lui seul cet album ! Le temps va être long d'ici le 2 mars prochain pour les voir au Trabendo à Paris ! « Fu Manchu is back motherfuckers ! »

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 Acid King et Naxatras au Up in Smoke Festival 2018


L'édition 2018 du Up in Smoke Festival s'annonce plutôt bien avec la participation des californiens de Acid King ainsi que des grecs de Naxatras ! Nous aurons donc le plaisir de revoir la bande de Lori S en Europe pour entendre les mythiques classiques du groupe ; quant à Naxatras, le groupe interprétera très probablement son troisième album qui sort la semaine prochaine (16.02.18) !
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Fiers d'être partenaires du Up in Smoke Festival

On peut dire que cette année commence sous un drôle de signe : on a le plaisir d’être l’un des sponsors officiels du festival suisse Up In Smoke indoor in Z7 ! Vous retrouverez donc toutes les informations nécessaires sur le festival directement sur notre page Facebook mais également dans une section spéciale sur le site. Petit à petit nous vous dévoilerons le line-up du festival qui devrait annoncer ses premiers noms dans le courant de la semaine !

Pour rappel, le Up in Smoke se déroule le 5 et 6 octobre 2018 dans la ville de Pratteln en Suisse. L’édition 2017 avait affiché complet, mais avec des groupes comme Brant Bjork, Graveyard, Lowrider ou encore Saint Vitus et Orange Goblin cela semble peu surprenant ! Il est très probable que cette édition 2018 soit du même acabit, on sera fixé dans quelques jours ; en attendant, on vous propose de regarder la bande annonce post-festival pour mieux comprendre le Up in Smoke !

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Killer Boogie est l’autre projet de Gabriele Fiori des Black Rainbows, mais les deux groupes n’ont pas grand-chose en commun. En effet, Killer Boogie est avant tout un groupe de revival 70’s où les guitares sont saupoudrées de fuzz. « Acid Cream » est le deuxième album du trio, et je peux vous garantir qu’il vous offre un voyage dans le temps, vers les années 1970. Explications.

« Acid Cream », un album qui sent bon la groovitude


Les premières secondes de l’album nous envoient directement dans une machine à remonter dans le temps : ça sent le groove à plein nez et on se dit que les italiens ne se sont pas foutus de notre gueule en prenant un tel nom de groupe. L’enchainement avec le titre ‘Escape from Reality’ se fait le plus naturellement du monde : on reste en présence d’une guitare qui déballe les notes, une batterie qui maintient un rythme soutenu et on se prend vite au jeu en commençant à secouer la tête de haut en bas… avant que ce ne soit le reste du corps. Car oui, « Acid Cream » est un album qui la capacité de générer des fans à son écoute : mes collègues de travail ne diront pas le contraire...

Tout est bon et rien n’est à jeter. L’album se compose de quelques titres mémorables comme ‘Am I Deamon’ qui vous revigorera grâce à ses petits solos de guitares énergiques ; ‘Dino-Sour’ – admirez le jeu de mot – sent la coolitude à plein nez : on s’imagine déjà avec ses potes entrain d’écluser quelques bières devant le barbecue sous un soleil de plomb avec le morceau en guise de fond sonore. « Acid Cream » se veut comme un album fleuve qui laisse peu de repos à l’auditeur en l’enveloppant constamment dans une ambiance groovy; et ce sur plus de trente-huit minutes !

Que faut-il en retenir ?


Killer Boogie va faire de nombreux émules avec « Acid Cream ». En proposant un album qui offre un voyage dans le temps, des titres tous plus percutants les uns que les autres et surtout cette touche cool et groovy ; le groupe n’y va pas par quatre chemins pour déballer son retro-rock. « Acid Cream », c’est typiquement le genre d’album qui s’écoute n’importe où et avec n’importe qui. Un must-have de l’année 2018 !

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La Planète du Stoner Rock 2016. Fourni par Blogger.