Stuck In Motion. Au départ une notification de plus sur ma timeline me dis-je. Une pochette psychédélique, un groupe venant de Suède, voilà un nouveau groupe de rétro-rock. Oui pas seulement c'est ce que je vais essayer de vous expliquer pourquoi je repasse cet été l'album en boucle.

"Stuck In Motion" ou la bande son estivale à ajouter dans sa collection


Ut Pa Bar démarre et oui le rétro rock est là. Un son de clavier doux , une mélodie calme on est en plein territoire connu. Un accord bluesy plus tard et voila que le chanteur débarque en suédois. Si au depart on pourrait les rapprocher de Graveyard, le clavier, la voix suave du chanteur les démarque assez nettement, seul la guitare de  Maximilian pourrait renvoyer à Jonathan La Rocca-Ram de Graveyard. Un solo de clavier plus tard et le titre s'emballe pour finir en apothéose. Alors que l'on s'attend avec un autre titre dans la même veine, voilà que Moon ouvre lentement la porte.Une touche jazzy au piano , une basse caressante, une batterie douce comme la couette du matin et on est parti pour dodeliner de la tête. Peut être pas le morceau de festival mais plutôt celui qui vous réconforte après une sale journée. Slingrar repart tâter les 70's. rajoute du fuzz à sa guitare et alterne avec l'impétuosité de au clavier accrochant l'auditeur au sol.Un autre petit tour dans le revival avec Going Blind, où Max nous déclame son spleen amoureux. Le titre s'emballe le temps d'un break au clavier mais reste en soi mélancolique.

Outre Moon qui donne un aperçu du talent du groupe en dehors de ce revival suédois, c'est surtout les deux diptyques de l'album qui expose toute l'originalité du combo.
Dreams of Flying nous propose un son psychédélique léger, délicat même. La guitare mélancolique nous susurre cet envie de voler. La basse ronflante donne du corps à ce rêve et aide l'auditeur à s'imaginer pouvoir s'arracher à la gravité terrestre.Puis après le rêve voilà venue le moment  de franchir le pas. La guitare s'efface totalement pour laisser la place à la mélodie entêtante du clavier et à la basse cotonneuse. 
Bon j'ai un péché mignon pour ceux qui me connaisse j'adore l'ajout d'instrument à vent dans les titres, cela donne une ambiance unique aux titres et permet d'explorer de nouvelles frontières musicales. C'est ce que fait Orientalisk. L'arrivée du saxophone emmène le trio dans un jam instrumental aux fortes couleurs exotiques de l'orient méditerranéen .Eken s’emboîte si parfaitement qu'on se demande s'il valait bien la peine de séparer ces deux titres. Le sax s'efface au profit d'une flûte qui oui encore une fois donne cette ambiance légère et nuageuse. On se représente facilement à l'ombre d'un arbre, regardant la vie bourdonner autour de nous. On ferme les yeux un instant et alors que l'on tombe dans les bras de Morphée, l'album se clôt telle une brise estivale.

Que faut il en retenir ?

Il faut toujours être curieux. Grand bien m'a pris d'avoir découvert ce trio du Nord, vendeur de pizza à leurs heures perdues, qui à coup de riffs délicats et léger a créé la bande son de mon été. Installez vous confortablement, appuyez sur Lecture et laissez vous porter par Stuck In Motion.

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Le soleil de Californie inonde les rues de Los Angeles. C'est la ville du cinéma, de la musique, de la good way of life. A côté se trouve San Francisco, la cité pionnière du psychédélisme. C'est la ville des bonnes vibrations, de la tolérance, mais aussi du Thrash-Metal de Metallica, Anthrax ou Megadeth, preuve d'une violence latente dans ces rues. La Californie est aussi devenue un cauchemar : en flammes tous les ans, l'état perd des milliers d'hectares de forêt tous les ans, brûlés par des incendies. Des dizaines de maisons y passent, et font de cet état autrefois si merveilleux une des premières victimes visibles du réchauffement climatique.

Black Abyss, un disque sans fioriture



C'est dans cet état qu'est apparu The Watchers : Tim Narducci au chant, Jeremy Epp à la guitare, Carter Kennedy à la batterie et Cornbread à la basse. Leur passif est fort court : un premier et fabuleux EP, « Sabbath Highway », en 2016. The Watchers pratiquent un Stoner-Metal des plus enthousiasmants, sans fioriture, mais accrocheur. Les morceaux sont efficaces, courts pour le genre : entre trois et six minutes. En signant avec Ripple Music, ils peuvent enfin sortir leur premier album, « Black Abyss ».
Cet album poursuit le beau travail débuté avec le premier EP, avec huit morceaux efficaces. 'Black Abyss' décolle le tympan avec son riff d'introduction massif et son chorus larvé psychédélique. Puis l'ensemble bascule dans une architecture typique de Black Sabbath. La voix de Narducci est accrocheuse. The Watchers sont dotés d'un très bon vocaliste, ce qui fait parfois défaut chez les groupes de Stoner, le chanteur étant souvent choisi par défaut parmi les musiciens.
'Alien Lust' vrombit comme un insecte malfaisant, entre guitare teigneuse et basse grondante. The Watchers est une formation concise. Les musiciens sont bien en place, complémentaires, assommant l'auditeur de leur musique tellurique. Inspirés par la science-fiction et la magie noire, ils n'hésitent pas à définir un climat violent et inquiétant, comme sur 'Oklahoma Black Magic'. La ligne mélodique n'est pas sans rappeler certaines formations Heavy Psyché du début des années 70 comme Bang.
' Buzzard ' et 'Startfire' poursuivent cette quête sidérurgique. 'People Of The Gun' pioche sa rythmique dans le Punk. Le chant et la ligne de guitare évoquent Soungarden, période « Down On The Upside ». Le coffre de Narducci montre encore de bien belles possibilités, et flirte avec celui du regretté Chris Cornell.
'Suffer Fool' débute par une jolie ligne de guitare acoustique à la teinte gothique, accompagnée de quelques notes de piano liquide. Le riff se fait plus carré. La mélodie est toutefois un brin moins originale. On sent que les Watchers tentent de s'écarter du Stoner-Metal classique pour un Stoner-Rock plus psychédélique, avec des percussions et une touche de mellotron.
'Seven Tenets' revient dans le giron métallique de la plus belle des manières. Le riff est superbe, menaçant et noir. La section rythmique se fait sèche et tribale. Narducci se mue en prêcheur halluciné. Les notes s'envolent dans l'écho abyssal de l'espace. Le pont central se fait planant, méditatif et Blues, avant que le thème hargneux ne fasse son retour.

Que faut-il en retenir ?



Avec « Black Abyss », The Watchers viennent de produire un premier album efficace et nerveux, sans aucun temps mort, prompt à brûler les planches des clubs et des festivals.Il n'y a rien ni d'original, ni d'expérimental là-dedans, juste un bon disque de Rock gras et tendu, gorgé de guitares crasseuses et de tempi lourds. Mais par les temps qui courent, la chose est devenue tellement rare qu'il vous deviendra indispensable.



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Nouvelle année, nouveau Spaceslug. Le trio de Wroclaw est réglé comme un coucou suisse et nous offre leur 3ème LP en 3ans. 'Eye The Tide'  est sensé clôturer la trilogie entamé avec 'Lemanis'. Allons y et disséquons ensemble cette nouvelle galette de la limace de l'espace.

"Eye The Tide" le 3ème chapitre sombre de Spaceslug


Obsolith ouvre le bal et le titre porte bien son nom. Basse lourde et  monolithique prenant le contre pied de la guitare plus légère, créant de suite cette ambiance spatiale. Bartosz reprend le chant et accentue le sentiment de perdition de l'auditeur, seul le batteur ne semble pas pris dans cette rêverie et de par son jeu rajoute du punch au titre. Spaced By One bien qu'aussi éthérée que le titre précédent est plus calme voir nostalgique, sentiment accentue par la basse qui bourdonne tel un frelon, métallique et froid. Eternal Monuments prend la suite et accentue ce sentiment sombre et ténébreux qui semble traverser ces premiers titres. 
Le fond du puits est atteint avec Words Like Stones. Une petite guitare classique et une basse claire et chatoyante nous nous disons que rien ne peux nous arriver. Et bien non. Ce calme apparent est percée par le premier scream qui nous ai donne d’entendre, intense et extrême. Un break plus tard et la noirceur s’épaissit, la guitare folk est mis au placard et un blast beat vient accompagner le chant écorché pour nous secouer l’âme. Ce morceau est vraiment une petite pépite de ce nouveau Spaceslug.

Après avoir atteint le fond on ne peut que remonter et c'est ce que fait le diptyque Vialys. La part I est plus apaisée et calme la où la part II n'a pas renonce aux ténèbres pour autant. Une entrée lourde, des riffs en forme de mur qui n'est pas sans rappeler un shoegaze noir et furieux. On atteint le bout du tunnel avec le dernier titre I The Tide. Morceau le plus long de l'album, et le plus lumineux de l'album. Nous voila tel Ulysse atteignant Ithaque après son Odyssée,mélange de joie tout en fuzz et de moment plus contemplatifs appréciant l'ensemble du chemin parcouru.

Que faut il en retenir ?


Après la lourdeur d'un astéroïde offert par 'Lemanis', puis la chaleur d'une nébuleuse avec 'Time Travel Dilemna' voilà que les polonais nous offre la noirceur de l'espace avec ce 'Eye The Tide'. Ce 3ème opus est plus sombre, violent et nostalgique que ces aînés. Une manière de  de tirer le rideau sur  cette trilogie ? 

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La Planète du Stoner Rock 2016. Fourni par Blogger.