Wizard Must Die. Ce nom vous dit peut être rien mais pour les lyonnais fan de son heavy et gras cela veut dire beaucoup. Apres avoir arpentes les salles de la région, le groupe a décidé de se poser afin de pouvoir enregistrer ce premier album qui se faisait attendre : 'In the Land of The Dead Turtles'.

"In the Land of The Dead Turtles" un voyage sensoriel au pays du son heavy


On commence au calme avec In The Land. Quelques accords posés sur une gratte sèche, une mélancolie douce émerge et se voit accompagne d'un synthé discret qui va rajouter une touche mécanique sur la fin.
L'album s’enchaîne avec le premier chef d'oeuvre de l’album avec From Their Blood To The Sea.
On garde ce cote sombre à l'acoustique avant de se prendre la première explosion de fuzz grassouillet et bagarreur en pleine tête. Un break heavy à souhait où on gagne des kilos, la basse de Engue rajoutant de la friture sur les envolées de Flo le guitariste avant que les gars décident de mettre les gaz et de passer sur un tempo beaucoup plus rapide: la différence est telle que l'on se demande s'il s'agit toujours du même morceau.
On part au Japon avec Umibe No Kafuka. Une mélodie légère, un clavier 80's bourré d'effet qui sonne la sonnerie d'alarme. Le fuzz  des lyonnais a une saveur  qui n'est pas sans rappeler celui des Truckifighters. Des envolées électrisante mais dans lesquelles le trio gardent leur groove.  On finit au calme avec une basse ronronnante tel un chat sur un ampli.

Empty Shell est un doom lourd à faire trembler les murs avec un riff violent et accrocheur comme gourmandise. On discerne un début de chant à la Red Fang, mais avant de s'y habituer voila que l'on se mange un break sur les dents qui renvoie le morceau sur des bases plus groovy. Une boucle se boucle et nous voila a reprendre le doom lourd qui fait tembler les murs et le riff gourmand.
On continue notre voyage dans les nuances des musiques fuzzés. Logical Math Carnage est le titre punk qui sort les décibels pour vous faire saigner les tympans et s'arme d'une basse remuante pour vous éjecter de votre canap'. Une question demeure sur ce titre : les gars chantent 'You think you're doomed ?' sur le titre le plus rapide et énergique de l'album. Petite blague, intentionnelle ?
Après le gros fuzz et le punk on part tâter nos shakras avec A Sleeping Wave. Une basse ronde comme un nuage et une guitare comme un vent d'air frais, on glisse doucement en transe.
On tombe de notre nuage pour plonger dans l'océan, c'est notre Odyssey.  L'ambiance est aquatique, les accords résonnent comme si ils venaient d'un univers sous marin. La basse se lamente sur notre perdition avant que la gratte nous fasse sortir nos bâtons d'encens. Encens que l'on étouffera du pied  lors du final ébouriffant.

Que faut il en retenir ? 

Le trio des Wizard ont de la bouteille et ça se voit. 'In the Land of The Dead Turtles' est un véritable voyage musical, jonglant entre les styles et nos émotions. L'attente valait le coup, maintenant il ne nous reste plus qu'à pouvoir glisser cette fort belle galette sous le sapin.


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La coqueluche du classic-rock en ce moment s'appelle Greta Van Fleet. Loin de dire du mal de ces quatre garçons tout à fait sincères dans leur démarche, on peut dire qu'ils ont été étrillés par la presse anglo-saxonne comme de pâles ersatz de Led Zeppelin.

Se mesurer à la bête Led Zeppelin, c'est risquer de se brûler les ailes. Ce titan métallique, véritable maître-étalon du hard-rock audacieux, fier et inventif, aussi bon sur disques que sur scène, est devenu parfaitement intouchable. Et plus le temps passe, plus il devient impossible de se frotter à son héritage sans être irrémédiablement descendu en flèche.

Le stoner-rock a cela de fou qu'il ose puiser dans la musique des années 70 sans complexe, estimant qu'il s'agit-là de la seule base fiable pour créer une matière moderne de qualité. Bien évidemment, beaucoup se font éreinter, considérés comme passéistes. Greta Van Fleet, qui n'est pas spécialement stoner, a la jeunesse de ses musiciens comme atouts, et son audace juvénile. Combien sont-ils à vivre dans l'ombre, faisant résonner leur musique dans les tréfonds de l'underground ?

Indecipher, l'éclatante révélation d'un groupe méconnu



Spacelord est un quatuor fondé à Buffalo, dans l’État de New York en 2016. Il est composé de Richard Root à la guitare, Ed Grabianowski au chant, Kevin Flynn à la batterie et Chris Cappiello à la basse. Ces quatre garnements lancent en éclaireur un premier EP, « New Horrible Menace » en juillet 2017, et leur premier album éponyme en octobre de la même année. L'ensemble passe complètement à côté des radars, pourtant la formation impressionne par sa mixture audacieuse de Led Zeppelin, Black Sabbath, Monster Magnet, Alice In Chains et Soundgarden.

Ils reviennent avec un nouvel album : « Indecipher », et leur musique éblouit par sa personnalité et sa maîtrise. Les références citées au-dessus ne sont que quelques repères sonores qui résument finalement assez sommairement leur son. Spacelord pratique un heavy-blues rageur, psychédélique, et onirique. Campé sur une section rythmique de premier ordre, le guitariste Richard Root développe une série de riffs et de soli furieux et entêtants, hard, teigneux, crépitant de saturation sans être lourdauds. Ed Grabianowski est un prodigieux vocaliste, qui a à la fois l'ampleur d'un Robert Plant de Led Zeppelin, mais aussi le grain de voix blues de Paul Rodgers de Free.

Que faut-il en retenir ?



« Indecipher » est un enchaînement vertigineux de huit titres impeccables à la fois riches et rageurs. Fortement inspirés par la science-fiction, ils ne sombrent jamais dans le freak-out cosmique. Leur musique reste fièrement hard, c'est un heavy-blues imprégné de riffs stoner, menaçants, hanté par un chant sauvage. Superbement introduit par le fantastique 'For The Unloved Ones' et sa mélodie lyrique et poignante, l'album enchaîne les merveilles 'Doriath In Starlight' et 'Cruiserweight'. 'All In Red' s'aventure dans des terres noires et cosmiques qui ne sont pas sans rappeler les brillants anglais de Sergeant Thunderhoof. 'New Machine' est un tourbillon de hard-blues macho. 'Zero Hour' a un sacré groove à revendre. 'The Mission' clôt le disque dans une infusion de Led Zeppelin et de bourdonnement sabbathien.

Spacelord vient de s'assurer une place dans la catégorie des groupes qui comptent dans ce monde perdu où le rock'n'roll signifie encore quelque chose, loin, très loin des clichés mercantiles.


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Dans le cercle des amis du fuzz, les canadiens sont bien connus. We Hunt Buffalo arrive avec leur 4ème album sorti chez le label des Truckfighters Fuzzorama intitulé 'Head Smashed In'. Allons de ce pas dépiauter ce bison.

On démarre sur les chapeaux de roues avec les titres Heavy Low et Angler Must Die. Des riffs badass et casse-cou, les canadiens nous en mettent plein la tronche dès le début. A noter la petite nouveauté pour ce 'Head Smashed In' , le chanteur s'aventure dans le registre growlesque, rajoutant une touche de sauvagerie à nos amis du grand Nord.
On tombe ensuite dans du plus classique, des morceaux long alternant entre les passages fuzzés et les plus calmes.Les meilleurs exemples en sont l'hymne pour l'office de tourisme d'Irlande du Nord Giant Causeway avec son refrain épique ou God Games.

Get in The Van est assurément le morceau le plus cool de l'album. Du Fu Manchu qui sent bon l'asphalte fondu et un riff super groovy que s'il serait sorti par Mister Cool on ne serait pas surpris. A noter le batteur qui émerge vraiment sur le devant de la scène et fait parler toute sa virtuosité sur ce morceau.
Les autres titres sont plaisants, mais manque cette énergie folle que l'on a vue au début de l'album. Industry Woes a un petit côté Red Fang pas déplaisant, Prophecy Wins est lourd presque doom quant à Anxious Children il contient un des plus beaux solos de l'album. Ces pistes auront plus d'épaisseur tellement le groupe est taillé pour le live avec son fuzz furieux.

Ce 'Head Smashed In' est un très bon We Hunt Buffalo. Le groupe a reconduit sa formule sonore tout en se permettant quelques touches d'originalité du plus belle effet. En somme encore un fort bel album pour cette année joufflue 2018.

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Petite précision avant d’entrer dans les détails, cette série d’article consacrée aux figures du stoner ne se veut pas comme le Saint Graal ou LA référence sur le genre. Non loin de là : ce sont tout simplement des billets qui traite du stoner dans le but d’éclaircir les nouveaux arrivés dans ce monde musical ; les chevronnés auront peut-être le plaisir de redécouvrir les racines de ce genre qui nous passionne tous ! Ma démarche est avant tout personnelle, c’est surtout pour le plaisir d’écrire ; mais pour ce premier article, j’ai eu également envie de rendre hommage à un monsieur bien trop méconnu : Mario Lalli.

L’avènement des « generators parties »


Quand on parle de desert-rock, on pense très souvent aux membres de Kyuss et notamment à Garcia, Homme et Bjork. Et vue la claque sonore que nos esgourdes se sont prise lorsqu’elles ont entendu pour la première fois la lourdeur des riffs, on peut dire que cette notoriété est quelque peu méritée. Pourtant, il y a une chose dont nous pouvons être sûrs, c’est que Kyuss ne serait peut-être pas totalement celui qu’on connait sans parler de l’influence que Mario Lalli et ses compères ont eu sur les jeunes californiens.

Ce serait vous prendre pour des imbéciles de vous dire que le stoner rock trouve ses racines dans le désert californien, c’est un fait pour tous. C’est du côté de Palm Desert qu’on trouve les racines du desert rock. Pas grand-chose à faire dans cette ville éloignée des grands centres urbains que sont Los Angeles et San Diego. Le titre ‘Too Many Chief’ de Bjork est justement dédié à cette vie dans le désert : se sentir loin de tout, de vivre comme des reclus et de trouver un sens à sa vie… rien de bien réjouissant en somme. Pourtant, au milieu des années 1980 les jeunes ont décidés de prendre les choses en main : on se retrouve dans le désert pour faire des concerts sauvages à l’aide d’un groupe électrogène ; les « generators parties » sont nées.


Across the River est le groupe dans lequel évolue Mario accompagné de Scott Reeder (Fu Manchu, Nebula) et Alfredo Hernandez à la batterie (Kyuss, Mondo Generator…). Lalli évolue à la guitare et au chant, un poste qui lui sied plutôt bien comme on peut le constater encore aujourd’hui. Certes, comme vous pouvez l’entendre ça sonne très dur – en même temps c’est issu d’un enregistrement dans un garage, mais on décèle facilement l’esprit punk que reprendront Kyuss quelques années plus tard avec l’apport du psychédélisme en plus. Pour l’anecdote, le titre ‘N.O’ sur l’album « Welcome To Sky Valley » est une reprise d’Across the River ; preuve de l’influence de ce groupe sur la bande de Garcia.

Au final, on sait peu de chose sur le pourquoi du comment est-ce que le groupe s’est séparé. Je ne vais pas m’attarder sur Reeder ou Hernandez qui évolueront dans des groupes à la notoriété désormais internationale. Mario Lalli parait comme quelqu’un d’assez discret pour ne pas dire secret et fonde un nouveau groupe : Yawning Man avec son cousin, Lary Lalli.

Yawning Man, les sonorités du désert


Yawning Man, Mario Lalli est au centre


« Yawning Man était le meilleur groupe du désert. Vous seriez juste-là dans le désert, tout le monde serait en train de faire la fête et ils sortiraient dans leur van, se prépareraient, lanceraient les générateurs juste avant que le soleil se couche. Parfois, ils vont juste boire un coup et faire un barbecue. Ce pouvait être un show comme ça pouvait être intime. C’était tranquille et tout le monde aimait ; tout le monde se posait pendant qu’ils jouaient. Ils étaient le groupe du coin, c’était planant, mystique ; les gens pouvaient tripper et ils jouaient comme ça pendant des heures… C’est le meilleur groupe que j’ai jamais vu ! » 
Brant Bjork, 2002.

Ces quelques mots de Bjork traduisent parfaitement l’essence de Yawning Man. C’est la musique du désert, celle qui se joue avec une grosse réverbération comme pour transmettre l’immensité de l’endroit, un peu à la manière du titre ‘Asleep in the Desert’ de ZZ Top. Je ne peux que vous conseiller de vous attarder sur le travail du groupe, on est loin des sonorités que l’on peut connaitre en parlant de desert rock, mais je peux vous garantir qu’on peut comprendre à quel point ces gars ont largement influencés les groupes de stoner et en particulier Kyuss.

Un point important – me semble-t-il – c’est de constater que Yawning Man a sorti son premier album « Rock Formations » en 2005, soit près de vingt-ans après leur jams désertiques et après avoir enregistré quelques démos à la fin des années 1980. Et puis, lorsque la scène bouge à nouveau au tournant des années 2010, voilà que le groupe enregistre « Nomad Pursuit » dont je ne peux que vous recommander très chaudement. Enfin, le groupe donne une véritable suite à cet opus avec la sortie en juillet dernier de « The Revolt Against Tired Noises » sur le label italien Heavy Psych Sounds tout comme leur pote Brant Bjork d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, en tant que fan de stoner/desert rock on ne peut que saluer le travail de Mario Lalli et de Yawning Man. Il est souvent considéré comme le pionnier du desert rock ; si les sonorités sont lointaines aux riffs lourds, on ne peut qu’acquiescer quant à l’ambiance qui se dégage des sonorités de Yawning Man : c’est l’identité même du désert.


Parallèlement à son travail au sein de Yawning Man, Mario Lalli officie également dans Fatso Jetson depuis le milieu des années 1990. Contrairement à son autre projet, Fatso Jetson se veut plus énergique et moins planant. Mêlant habilement des sonorités desert rock, en passant par le hardcore et le surf-rock, inutile de préciser que le groupe officie sur un terrain qui risque d’en déconcerter plus d’un. Pourtant, au milieu de se mélange des genres, on retrouve la fibre underground, punk du desert rock. Quelques lignes plus haut, je mentionnais le fait que Palm Desert était loin des centres urbains… mais en même temps trop proches pour qu’une quelconque scène émerge de là. Et pourtant, à l’écoute des albums de Fatso Jetson, on ressent toute cette débrouillardise, en mêlant les genres ; et puis c’est comme si que le groupe jouait en urgence avec l’impression que les flics allaient débarquer d’un moment à l’autre pour les faire dégager du parking sur lequel ils donnent un concert sauvage…

Voilà. Je tenais beaucoup à écrire quelques lignes sur ce grand monsieur qu’est Mario Lalli. Pourtant, quand on parle de la scène desert rock, son nom revient très rarement, pourtant là-bas à Palm Desert, c’est le genre de gars qui est respecté, un peu comme la légende du coin si je puis dire. Par ses faits d’armes, le bonhomme a énormément contribué à la naissance du mouvement et contribue encore aujourd’hui : il collabore énormément avec les artistes locaux comme Brant Bjork (vous l’aurez compris), Josh Homme pour QOTSA ou encore pour Desert Sessions, un collectif qui regroupe bon nombre de têtes connues comme les deux gaillards cités au-dessus. D’ailleurs, tiens, il me semble que c’est une bonne note pour terminer ce premier article consacré à la scène de Palm Desert. « Mario Lalli »… n’oubliez jamais ce nom !

Et un petit bonus pour la route : Mario qui joue le riff de N.O !
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Pierre - Yves JAN est l'instigateur du DURNT FEST. Président de l'association Frénesique située à Rambouillet (78), il gère d'une main de maître son association avec comme point d'orgue le festival qui s'est déroulé le 2 et 3 novembre 2018. Je vous propose de rencontrer ici un véritable passionné qui donne tout à la musique.

Interview datant du samedi 3 novembre 2018.

La Planète du Stoner Rock : Salut Pierre-Yves, dans un premier temps merci de me donner du temps pour cette entrevue. Peux-tu me présenter ton association Frénésique, retracer brièvement son historique et qui la compose? Et quels sont vos événements au cours de l'année?
Pierre-Yves JAN : Salut Doc, alors Frénésique est une association qui a été créée en juillet 2016 à Poigny La Forêt et qui est désormais basée à Rambouillet. Nous sommes désormais 2 pour l'association Marine qui est secrétaire / trésorière et moi même en tant que président. Même si au sein de l'asso, cela ne corresponds à rien n'étant que 2 nous faisons tout ensemble sans distinction ou hiérarchie. Nous travaillons en symbiose, chacun ayant ses préférences marine la logistique et le soutien et moi la programmation. Nous étions 4 à l'origine du projet mais le co-créateur de l'asso est parti par crainte dû au festival  et le second ne se retrouvait pas dans les projets que nous souhaitions mener. Au final n'être que 2 est vraiment plus simple, il y a une facilité de communication.
Le gros de notre boulot - en parallèle du Durnt Fest - est un projet appelé "Asso Skyzo". En fait, qu'importe la scène (Stoner, Death, Black...), nous organisons la soirée au Polo Pub de Rambouillet et nous ne faisons jamais 2 fois le même style : en mars ce fut une soirée Blues, en juin Stoner ( avec Starmonger et Thousand Watt Burn), en juillet Pop rock psyché et en septembre une soiree plus mixte avec du Steam punk puis le groupe Imparfait qui est le pendant français de Rage Against The Machine. Ce fut d'ailleurs une soirée épique avec des pogos et des slams sur une terrasse en plein Rambouillet (rires). C'est une bonne occasion de faire des découvertes et ça nous permets d'aider les musiciens du 78 en leur donnant un lieu où jouer.
Nous avons monter un partenariat avec le Polo Pub grâce à Antoine, son patron. Je suis venu un jour avec le projet d'organiser des concerts sur Rambouillet, mais tous les bars ferment de bonne heure et le Polo Pub est le seul a être ouvert tard. Etant breton à l'origine, ce n'est pas dans mes habitudes de voir ça (rires)!  En gros, Frénésique s'occupe des groupes et Antoine s'occupe de la logistique étant le lieu d'accueil des concerts.

La Planète du Stoner Rock : Et pour le Durnt Fest? Quel est son histoire? Et pourquoi ce nom?
Pierre-Yves Jan : Pour le nom? (rires) Oui, il y a pas mal de légendes autour ! (Ndlr : j'en ai moi même entendu 6 différentes rien que le vendredi soir) Mais nous y reviendrons après.
Le Durnt Fest est le premier événement de l'association. Nous sommes "nés" , comme je te le disais; en juillet 2016 et pendant les 6 premiers mois ce fut une véritable galère : nous cherchions des lieux mais sans moyens ni subventions - tout comme actuellement - nous n'avions que des refus. Donc un  jour, j'ai décidé d'aller voir le maire de ma commune de l'époque : Poigny La Forêt. Je lui ai demandé s'il acceptait d’accueillir un festival Rock dans la salle polyvalente lui expliquant le projet concrètement : 7 groupes, début 15h et fin à 2h ect... Il a d'abord été réticent, la salle avait déjà été dégradée par le passé, mais comprenant qu'il ne s'agissait pas d'une fête d'anniversaire pour ados survoltés mais d'un véritable événement par le biais d'un association avec une structure, des bénévoles et des garanties comme les assurances ect... nous avons reçu son accord et le festival est né comme ça.
Puis s'est posée la question : quel nom lui donner? Nous avons chercher avec Quentin (Ndlr : le photographe officiel du festival), chez moi pendant une session musicale. Il jouait de la guitare pendant que je cherchais des noms en écrivant toutes mes idées sur papier. Je cherchais un nom original incluant le mot "fest", un nom court, simple mais sans un coté "kermesse" (rires).  J'ai fini par demander à Quentin quel serait l'onomatopée du bruit du mediator sur les cordes de guitare. Et il a fini par trouver ce mot "Durnt". Le nom Durnt fest nous a plu et c'est resté. D'ailleurs, à l'origine ça s'écrivait "Dürnt", le tréma était un  hommage à Motörhead et à Lemmy qui venait de mourir. Mais pour des raisons de référencements Web et de visibilité, nous avons été obligé de le supprimer cette année car si on oubliait de le mettre en faisant une recherche, l’événement n'apparaissait pas. Ce fut un crève cœur mais nous n'avons pas eu le choix. Pour autant, si tu cherches un peu, tu peux retrouver des traces de "l'ancien" Durnt fest.


La Planète du Stoner Rock : Tu m'as expliqué que tu étais dans la scène electro avant, comment et pourquoi es-tu arrivé dans le Stoner?
Pierre-Yves JAN : Oui, au début des années 2010 j'étais vraiment à fond dans l'electro, je faisais des festivals j'adorais ça, il y avait une grosse vague de la scène Allemande c'était très bon. Puis peu à peu, la scène a changée, s'est uniformisée se tournant vers du minimalisme, ce genre de choses, et ça me faisait moins vibrer. A l'époque, j'étais en cours à 3iS, une école d'audiovisuelle, et des pote m'ont proposé d'aller avec eux a un concert : Weedeater et King Parrot. Le nom de "bouffeur de beuh" m'a fait marrer et l'anecdote du chanteur qui se tire une cartouche en nettoyant son fusil a fini par me convaincre, je devais voir ça (rires). Arrivé sur place, l'ambiance, la sympathie du public, la proximité avec les groupes et le son m'ont vite fait comprendre que ce serait une petite histoire d'amour.
La richesse de la scène est assez incroyable, tu trouves toujours ton compte. Ce soir par exemple : il y a Red Scalp avec son saxophone, ou même les Bretons de Stangala qui mélange de l'occulte avec du chant breton, de la bombarde et des rythmes Jazz. La scène est encore "pure" il n'y a pas d'argent en jeu, de la tête d'affiche à l'organisateur, tout le monde est pauvre (rires). Le Stoner est en pleine maturité, se tourne vers de la fusion, des choses plus "post". Le terrain de jeu est fertile, et c'est génial d'y cheminer.

La Planète du Stoner Rock : Et tu veux nous parler de Blues Pills? 
Pierre-Yves JAN : (rires) Tu balances ? Je ne te dirais plus rien ! Non mais attends le premier album est très bon! Je n'ai pas aimé le second mais le premier, j'assume (rires). Produit par Nuclear Blast, son 70's assumé et l'histoire du guitariste qui passe son bac alors qu'il est en tournée au Canada, le melting pot des origines des membres du groupes, tout me parlait. Tout était original dans le groupe. La qualité des compos et de production étaient vraiment bonnes, ils étaient en accord que soit sur les visuels, les tenues de scène et tout le reste. Après, tu prends Kadavar qui eux aussi dans le revival, pour avoir écouter leur premier album, je n'ai pas accroché. Leur pochette m'ont fait marrer mais je n'ai pas aimé le reste. C'est Quentin - encore lui- qui a toujours été dans le coté guitare et qui écoutait déjà du Stoner qui m'a fait découvrir aussi Triggerfinger, nous avons été les voir 2 fois, c'était génial. C'est lui qui m'a initié à la scène puis j'ai fait mes découvertes via Internet ou les concerts.
Pour revenir à pourquoi je suis resté dans le Stoner :  si tu es curieux, tu découvres rapidement de nouveaux groupes, puis des webzines, des pages Facebook ect. Tu découvres des asso et là tu te dis? Pourquoi être juste spectateur ? J'ai toujours été passionné par la musique donc je me suis lancé. Je suis dans l'esprit "Do it Yourself", tout à fond, on calcule pas et on y va. Et au final, regardes où ça mène l'association : aujourd'hui (Ndlr : le 03/11) on a Red Scalp qui a créé le Red Smoke Festival, hier (Ndlr : le 02/11) on a eu Spaceslug pour leur deuxième date en France. Il n'y a pas de regrets à avoir ! Notre but, avec l'association, est de venir en support de groupes talentueux et tu le vois sur notre affiche :  Deadly Vipers, StoneBirds, Human toy qui fait figure d'outsider mais qui va mettre un bon bordel tu vas voir! (Ndlr : il a eu raison!).
Je n'oublie pas pour autant que l'on doit beaucoup aux Stoned Gatherings. J'ai découvert beaucoup grâce à eux et ils ont défriché la scène pour des associations comme la nôtre ou des associations basées à Paris comme Below The Sun, Fuzzoraptor... Sans prétentions, on est la descendance et on reprends l'héritage car ils organisent moins de concerts désormais.  Pour Spaceslug, j'ai contacté Below The Sun afin de les signer pour une date en plus de la nôtre. On travaille ensemble pour essayer de faire vivre la scène.  Le Stoner reste pour autant une niche, il est nécessaire de la faire vivre au mieux.

La Planète du Stoner Rock : Question un peu plus drôle, tu as un budget illimité qui tombe du ciel pour l'association qu'en fais-tu? Quel serait le plateau rêvé?
Pierre-Yves JAN : J'ai imaginé un concept, un jour, si pour des raisons inconnues j'ai une énorme rentrée d'argent genre je gagne au loto: je pars entre la Picardie et la Région Parisienne et j'achète des terres. Je fais construire 5 scènes en cercle et chaque scène représente un continent. Je fais venir Iah d'Amérique du Sud par exemple, la scène Européenne en diversifiant les pays, la scène asiatique qui est plutôt inconnue... 3 jours où chaque scène/continent alterne avec des dizaines de découvertes. Ça serait un énorme projet et une programmation démentielle.
Et donc pour revenir à une affiche sans retenue financière : Sleep, Monolord peut être Rezn que j'ai découvert dans votre dernier podcast . J'hésite entre grosse tête d'affiche ou découvertes... Je rajoute In The Compagny Of Serpents, un groupe de Doom américain que j'adore. Je taperai aussi dans la scène norvégienne. C'est très compliquée comme question.

La Planète du Stoner Rock : Question découverte désormais : un album qui t'as marqué particulièrement cette année? 
Pierre-Yves JAN : Sleep "The Science" forcément comme tout le monde. Après j'écoute tellement de choses, compliqué de nouveau de sortir quelque chose. Si, le dernier Spaceslug, je les avais découverte avec "Lemanis" et même si j'ai eu plus de mal a rentrer dans "Eye The Tide" à cause de son coté Black mais c'est un excellent album. Pour moi, c'est une évolution naturelle de leur musique. Il fait parti de mes véritables coups de cœur. Après Deadly Vipers, que j'ai découvert via le shop Kozmik Artifactz,  ainsi que Domadora qui a sorti "Lacuna" une véritable tuerie, rien à jeter dans leur discographie. Je dirai même qu'ils sont sous-évalués pour la scène internationale. Je pense qu'ils ont clairement leur place dans des festivals plus gros et qu'ils méritent de grossir encore plus. Iah est aussi une de mes découverte de l'année.

La Planète du Stoner Rock : La question difficile pour finir, tu dois sauver une piste de Stoner dans tout ce que tu as pu écouter, laquelle est-elle?
Pierre-Yves JAN : Pour toi les questions d'avant étaient simples ? (Rires) Sans hésitation, Sleep "Dragonaut", que j'ai découvert par le biais d'une reprise par un groupe de potes. Ou sinon Spaceslug " Galectelion" cette montée en puissance du morceau, je me le suis passé en boucle. Il y a aussi Domadora " Ziggy Jam". Bon je triche mais je choisis ces 3 là.

La Planète du Stoner Rock : Je te laisse le mot de la fin.
Pierre-Yves JAN : Nous sommes une petite asso qui tente de faire les choses bien avec peu de moyen. Je ne comprenais pas pourquoi certains groupes n'avaient presque voire pas joué en France donc on a tenté de les signer. C'est une petite fierté d'avoir pu avoir Spaceslug cette année, ils sont tellement en train de monter en puissance que c'était l'année ou jamais tout comme Red Scalp. Nous avons aussi créé cette association pour éviter de monter sur Paris systématiquement, si des personnes des Yvelines veulent des concerts, ils n'ont pas cette obligation de déplacement. Frenesique est aussi là pour pallier à ça et pour prouver que la culture ne s'arrête pas à Paris. C'est un énorme risque financier car n'ayant pas de subventions, l'ensemble des frais est pris en charge avec les fonds personnels des membres de l'association. Si jamais cela ne fonctionne pas, on repartira sur une formule différente plus "punk" dans l'esprit avec des générateurs au milieu de la forêt (rires). Nous avons voulu faire les choses au mieux, c'est au public de faire le reste. J'avoue être parfois septique quand j'entends des réflexions du genre "c'est loin, faut prendre la voiture" alors que je distribue des tracts dans Paris et qu'il n'y a que 50 kilomètres à faire pour venir au festival. La scène parisienne devrait plus se serrer les coudes car à terme des événements comme celui ci n'existeront plus. Quand je constate en discutant avec des personnes du public qu'il y a des gens de Limoges, Le Mans ou Lille pour toi, l'immobilisme parisien m'exaspère un peu. Je suis Breton à la base et prendre sa voiture pour un concert est naturel pour moi. Il ne faut pas oublier que du Hellfest au Roadburn en passant par le Desert Fest, rien de tout ça n'est à Paris. Donc n'oubliez pas d'être curieux, ouvrez vous à d'autres lieux que Paris et vous ferez de bonnes découvertes. J'espère de tout cœur pouvoir reconduire le Durnt Fest l'année prochaine et dans tout les cas c'est une très belle expérience.

Facebook : https://www.facebook.com/assofrenesique/

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crédit photo : Edko Fuzz

Dans le cadre du DURNT FEST qui s'est tenu les 2 et 3 novembre 2018, j'ai eu l’opportunité d'interviewer Deadly Vipers. Les Perpignanais se sont gentiment prêté à l'exercice. Entre rires francs et réponses sérieuses, retrouvez ici leurs réponses après 30 minutes de conversation à bâtons rompus.

La Planète du Stoner Rock : Pour les 3 malchanceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter s'il vous plait?
Fred : Alors moi c'est Fred, je suis chanteur de Deadly Vipers depuis plus de 2 ans, j'ai 36 piges et je suis originaire de Perpignan. 
Vincent : Vincent batteur de Deadly Vipers , 31 ans, je suis chez les Deadly depuis le début. Je connaissais David d'un ancien groupe et donc quand il a composé les Deadly , il m'a proposé de les rejoindre.
Tom : Moi, c'est Thomas bassiste des Deadly Vipers depuis le début. J'ai 28 ans et j'ai arrêté de boire il y a quelques mois (rires).
David : Et pour finir moi c'est David, j'ai 28 ans et je suis l'instigateur du groupe (rires).

La Planète du Stoner Rock : Vous avez sorti l'album l'année dernière chez Kozmik Artifactz, vous avez reçu des critiques dithyrambiques de partout, vous vous attendiez à de tels retours? Ça vous a fait quoi?
Vincent : A vrai dire, on ne s'en rends pas bien compte. Malheureusement étant isolés dans le sud, nous tournons peu. On se donne les moyens de tourner un peu plus mais ce n'est pas facile.  
Fred : Les retours ont été encourageants et ça incite à fournir encore plus d'efforts.

La Planète du Stoner Rock : Vous commencez à pas mal tourner, vous êtes sur votre deuxième date en région parisienne, la première a eu lieu avec Below The Sun, c'est quoi l'avenir pour vous? Essayer de partir sur l'étranger ou tenter de prendre d'assaut l’hexagone?
Fred : On ira surtout là où on est prêt à nous accueillir, on serait très flatté si on accepte de nous signer pour des concerts très loin (rire général). Pourquoi pas le Red Smoke Festival? Après nous savons que l'on doit rester alerte dans le système, et pas baisser sa garde car avec les éloges qu'a reçu "Fueltronaut", nous sommes assez contents et nous n'avons pas envie de laisser la chose s'épuiser. Et c'est pour cela que nous avons l'intention de repartir en studio pour donner une suite à l'album. 

La planète du Stoner Rock : Pour revenir à la tournée, es-ce que vous avez eu l'opportunité d'être démarché par des festivals étrangers ou peut être faire des tremplins à l'instar du Voice Of Hell pour le Hellfest pour augmenter un peu votre visibilité?
Vincent : Non, les tremplins, nous avons décidé d'arrêter. 
David : Le problème des tremplins c'est que c'est souvent pour un style musical déjà préconçu avec une idée précise de ce qu'ils veulent. Et généralement, nous ne faisons pas la musique attendue (rires). 
Fred : Pour le Voice Of Hell, en fait, nous avions commencé à nous renseigner, Tom avait fait les démarches et au final nous avons réfléchi à deux fois et on s'est dit "non".
David : Nous avons a eu la chance de faire des tremplins de manière locale quand on a commencé, et nous avions gagné certains sans prétention. Et maintenant voilà, si le Hellfest veut nous faire jouer, ils nous appellerons. Je pense que ça se fera tout seul, c'est une question d'opportunités.
Fred : Ensuite nous avons eu des propositions de festivals "fantômes" genre en Estonie ou aux Pays-Bas (rires).
David : En gros on nous contacte, on réponds et là, plus de réponses (rires). Quand l'album est sorti, nous avons eu pas mal de propositions mais jamais finalisées. 

La Planète du Stoner Rock : je vais m'adresser désormais aux deux "gratteux", si on vous suit sur les réseaux sociaux, on vous voit régulièrement, à l'instar de Sleep, modifier vos instruments. D'où vous vient cette passion ?
Tom : Pour le coup, c'est surtout David (rires). Moi, je regarde et j'admire. 
David : Alors ça vient du fait que quand tu n'es pas riche, tu trouves des idées (rires), tu te donnes des buts et ça finit par marcher. Après, j'aime bien "bidouiller". Je me dis "tiens ça m'a l'air compliqué, si je le fabrique ça sonnera peut être pareil" et puis peut être l'améliorer (rires). Je travaille dans un magasin de musique, je répare des guitares, des pédales d'effet et des amplis. Je suis d'abord rentré en tant que vendeur et au fur et à mesure, j'ai évolué et j'ai appris sur le tas mais la passion était déjà là. Après généralement, nos guitares custom sont fabriquées par Domi, un luthier de Perpignan, qui s'occupe de nous depuis 5/6 ans. Nous en sommes plus que content, ce sont des pièces uniques et elles sont magnifiques. Et depuis peu, j'ai été enrôlé par les guitares Duesenberg.

La Planète du Stoner Rock : je vais passer désormais à des questions plus personnelles. Votre premier morceaux de Stoner que vous avez entendu c'était quoi? 
Fred (sans hésiter) : "funéropolis" d'Electric Wizard.
Vincent : Ça devait être du Kyuss. Quand David est venu me proposer son nouveau projet, il m'a dit "j'ai une idée, un projet Stoner tu vas voir" et je lui ai dit "oui, bon ok, donnes moi une setlist et je verrais" et ça a commencé par du Kyuss.
Tom : Pour moi ce fut pareil, puis j'ai découvert seul Mars Red Sky.
David : Je pense qu'involontairement ça était "Evil Eye" de Fu Manchu et après beaucoup de Queens Of The Stone Age. Puis Kyuss et toute la scène de Palm Desert, ce que je préfére au final c'est le Stoner Californien.
Vincent : Au final, si c'est simplement Ozzy ? 
(S'en suit une conversation sur Black Sabbath et son effet sur la scène en tant que groupe originel et la re-découverte comme influence pour les groupes fondés dans les années 2000).

La Planète du Stoner Rock : et pour l'année qui vient de s'écouler vous avez fait des découvertes?
FredChurch Of The Cosmic Skull ! C'est fun, ça n'utilise pas du Fuzz à tout va non plus. Ce qui est étonnant c'est qu'ils sont signés chez Kozmik Artifactz et on se demande d'ailleurs ce qu'ils foutent là (rires). Ça m'a bien fait rire, c'est une vraie découverte de cette année et j'aime beaucoup leurs chansons. J'ai trouvé ça original dans le milieu, ça bouscule un peu les codes.
Vincent : Moi, rien de nouveau en ce moment, j'écoute surtout du Clutch. Je réécoute les paternes de batterie mais je n'ai pas encore écouté leur dernier album. 
Tom : Alors il y en a deux. Weedpecker "III" que j'aime vraiment. Ce n'est pas du tout dans notre style et ça me permets d'écouter autre chose donc c'est très intéressant. Et après Sasquatch " Maneveurs" , comme d'habitude, ils ont cassé la baraque. 
David : Franchement c'est difficile! Forcément, Sleep que j'ai dévoré et le nouveau Fu Manchu, Elder également. Ah mais j'ai surtout oublié : le nouveau Brant Bjork ! Celui-là je l'écoute 4 fois par jour. Il est Funky, Soul, il y a un peu de tout en gardant la patte "Mister Cool". 

La Planète du Stoner Rock : dernière question, la plus difficile : il ne vous reste qu'une seule chanson (tout styles confondus) a écouter jusqu'à la fin de vos jours, vous choisissez laquelle?
Tom (aucune hésitation) : Wo Fat - "Read The omens" ! Je peux tout casser si je l'écoute ! (rires)
Fred : "House Of The Rising Sun". Elle peut prendre n'importe quel aspect, qu'importe ton état d'esprit. C'est dans l'absolu ma chanson préféré . J'ai l'impression de la connaitre depuis toujours, j'ai une sorte d'attachement à cette piste. 
Vincent : Ce serait plus Kyuss - "El Rodeo". Elle a un univers superbe, j'aime beaucoup cette chanson. 
David : C'est horrible comme question ! (rires) Il y en a tellement! Peut-être Kyuss - "Gardenia", cette chanson représente totalement ce qu'est le Stoner pour moi. Après il y a aussi Graveyard - "The Siren", je peux me la passer en boucle, il y a tellement tout dans cette chanson: le coté blues calme, le coté mélodique suivi de l'énervé.

La Planète du Stoner Rock : je vous laisse désormais le mot de la fin.
Deadly Vipers :  Merci à toute la rédaction de la Planète du Stoner Rock du soutien incroyable que vous nous donnez depuis le début. On remercie également toutes les associations qui ont cru en nous, de Barcelone à Paris, tout les gens qui ont acheté l'album, qui l'ont téléchargé, ceux qui prennent le temps de nous laisser des messages sur Bandcamp, sur Facebook. Merci à tous.

https://deadlyvipers.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/Deadly1Vipers/






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J'ai eu l'opportunité, les 2 et 3 novembre de me rendre au DURNT FEST 2ème édition, festival prenant place sur deux sites : le vendredi à la Salle de la Tour de Voisins Le Bretonneux et le samedi à l'Usine à Chapeaux  de Rambouillet. Ce petit festival organisé en collaboration entre Frénésique et Met'Assos avait une affiche démentielle comme vous pourrez le lire à travers ce report, je n'ai donc pas hésiter à parcourir quelques centaines de kilomètres pour vous faire profiter au mieux des sets offerts par le groupes présents. Mais assez de blabla, rentrons dans le vif du sujet.


DURNT FEST 1er jour - Salle de la Tour 

Voisins le Bretonneux (78)


Première belle surprise : la salle est magnifique. Composée de 4 étages (scène et restauration  au rez de chaussée, merch en sous sol, bar au 1er étage et enfin loges/VIP au second), on sent que les organisateurs ont mis les petits plats dans les grands. Tout est fait pour que le public soit reçu le mieux possible, du vestiaire (gratuit) à la bière locale en passant par les tarifs au cordeau, impossible de ne pas se sentir bien dès l'arrivée sur le site. Seconde surprise : la qualité sonore impressionnante ! Toutes les ambiances créées par les groupes sont retranscrites à la perfection, le mixage est vraiment qualitatif. Passons désormais aux concerts du jour :



Il n'est jamais aisé d'ouvrir un festival pourtant Eletric Retro Spectrum le fait de fort belle manière. Avec son stoner/grunge/psyché, le trio Parisien nous embarque  dans des ambiances sombres et énergiques passant par des morceaux aux couleurs cold wave puis dans des rythmiques punk voire noise. Tara, la chanteuse principale, a une voix très particulière et ultra expressive malgré son jeune âge, un mélange entre Janis Joplin et l'artiste punk Siouxie . Mention spéciale au titre " sexual kill " dont l'apport de l'orgue apporte une bouffée d'espoir dans toute cette noirceur ambiante. Ce fut une belle découverte et une entrée en matière plus que remarquée. Bravo à eux! 


DECASIA

Un autre trio Parisien vient alors pour continuer la soirée : Decasia. Nous nous retrouvons ici dans une toute autre ambiance, puisque la reine Fuzz sera de mise tout au long du set. Le combo nous offre ici un Heavy Rock Psyché parfois penchant vers le Doom mais hautement énergique. La foule éparse semble apprécier et commence à remuer doucement.  Ne connaissant que trop peu le travail des Parisiens, je suis d'autant plus conquis par le set présenté ici. Le groupe envoie le bois tout en ayant des bouffées de fraîcheur apportées par des touches ambiantes voire cosmiques, la seconde partie rêvée pour la tête d'affiche de la soirée. 

SPACESLUG :



Pour leur deuxième date en France, Les Polonais ( en tête d'affiche) ont décidé de mettre tout le monde d'accord. Avec leur Doom spatial désormais tinté de Black Métal depuis la sortie cette année de "Eye The Tide", Spaceslug a mis une énorme fessée à tout le public. Le groupe, en parfaite symbiose, a su nous embarquer parmi les étoiles tout en nous rapprochant au plus près des trous noirs. Une puissance éthérée, des chants planants, j'attendais beaucoup de leur prestation et je fus plus que servi. Les ambiances sont parfaitement retranscrites tout en sachant réinterpréter par instant les morceaux. Ce fut incroyable de voir autant de maîtrise, un véritable vaisseau spatial s'est posé sur nous.  Tout le monde ressort de la salle rincé, sonné mais avec un énorme sourire. Un des meilleurs concerts de l'année.

SET LIST
Proton Lander
Living The Eternal Now
Grand Orbiter
Words Like Stones
Supermassive
Parahorizon
Great Pylon Collider
Obsolith
Hypermountain

EYES FRONT NORTH

Difficile de passer après une telle claque reçue. Cependant, Eyes Front North a la lourde tâche de clôturer ce premier jour. Et justement, la lourdeur est leur spécialité ! Le quatuor envoie des riffs pesants dans un style Post-Métal aux relents Black dans la lignée de ce que peu proposer Neurosis. N'étant pas un spécialiste du genre, je me suis laissé envoûter par leur compos massives et organiques. Une seconde écoute sur album est pour autant obligatoire pour un néophyte comme moi afin de comprendre tous les détails et autres subtilités qu'offre la musique des Franciliens.  Un beau voyage introspectif et encore une découverte qui clôture cette journée . 

Une première journée riche en découvertes avec en point d'orgue la gifle qu'a été Spaceslug. Seule ombre au tableau, la faible influence (une quarantaine de personnes présente). Demain changement de lieu et de décor, pour un samedi qui s'annonce monstrueux. 

DURNT FEST 2ème JOUR - L'USINE A CHAPEAUX - RAMBOUILLET (78) 

Après une première journée placée sous le signe du Doom et de sa noirceur, j'attaque cette deuxième journée avec hâte. En effet, je vais retrouver ici des groupes qui me sont déjà connus et dont j'attends le set depuis quelques temps. Cette deuxième journée "velue" est la raison de ma venue sur le festival donc autant dire que j'en attends beaucoup. Et autant vous dire de suite, je n'ai pas été déçu.

HUMAN TOY



Comment décrire cette Objet Musical Non identifié ? Human Toy est un duo jouant un Rock'n Roll sur fond de boite à rythmes qui emprunte beaucoup à la new wave/ rock gothique 80 avec une énergie punk. Poupée Mécanique au chant/ théremine/ maracas, en corset et talons de 15 cm, nous offre une prestation  tout en sensualité et second degrés. C'est bien simple je l'ai cru sortie tout droit du film légendaire " Faster Pussycat! Kill! Kill!" de Russ Meyer, l'auto-dérision en plus. Quant à Jon Von, le nouveau guitariste, il envoie des riffs simples voire basiques mais tout à la fois hypnotiques. Je ne m'attendais pas à ce genre de style sur l'affiche mais quel pied! Le public s'est rapidement mis à danser et la simplicité apparente des morceaux cache en fait une véritable machine pour faire bouger des corps. Le concert est passé à une vitesse incroyable et a rameuté l'ensemble de la foule en à peine 2 morceaux. Un pari réussi pour l'organisation et une prestation qui en marquera plus d'un, moi en tête !


Comme vous le savez sûrement, la rédaction a des choix bien souvent divers et variés quand il s'agit de Stoner. Certains aiment lorsque c'est heavy et que ça va à 200 km/h, d'autres quand c'est plus torturé, lent, avec du saxophone dedans. Cependant s'il y a bien un groupe qui a mis tout le monde d'accord chez nous en 2017, c'est bien les Perpignanais de Deadly Vipers. En effet, le groupe peut se targuer d'avoir squatté le haut de nos tops l'année dernière tant "Fueltronaut", leur premier effort, nous avait marqué. Impatient de les voir enfin sur scène, et n'ayant pu assister à leur 1er concert parisien il y a quelques semaines, je n'ai vraiment pas été déçu du voyage ! Dès les premières notes de "Doppelganger sun", le public est déjà en fusion. Et l'arrivée de Fred, le chanteur, ne va pas nous calmer pour autant. Haranguant la foule, le frontman, qui tournait comme un lion en cage quelques heures avant le concert, libère toute son énergie pour captiver le public. David, le guitariste aux faux airs de Mister Cool Brant Bjork avec son bandeau dans les cheveux, nous montre ici toute sa dextérité et sa virtuosité. Quant à la section rythmique, elle n'est pas en reste tant Tom à la basse et Vincent à la batterie tiennent la baraque. Impressionnants de maturité, les sudistes roulent sur le public comme un rouleur compresseur, les premiers pogos se forment et les têtes ne finissent pas de remuer. Les chansons défilent à une vitesse folle, le groupe nous offrant même deux nouveaux morceaux " Welli Wello" (titre provisoire) au milieu du set et "Ending Witness" qui finit par achever le public. Bravo Messieurs, ce fut une véritable correction que vous nous avez infligée ! Vivement la prochaine ! 

SET LIST :

Doppelhanger Sun
Universe
The Prey Goes On
Welli Wello (titre provisoire)
Meteor Valley
Dead Summer
River Of Souls
Supernova
Ending Witness

RED SCALP :

Après une petite coupure nous permettant de reprendre nos esprits, c'est désormais à Red Scalp de venir sur scène. Cela faisait une très longue période que les Polonais n'étaient pas venus dans nos contrées et autant dire qu'ils n'ont pas fait la demi-mesure ! Un set ultra puissant, incroyable d'énergie, le public n'attendant qu'un signal pour chanter en choeur les refrains catchy comme sur l'inoubliable " Tatanka", "Mantra Bufala" ou même "Dance on the sun". Les spectateurs présents prennent un pied monumental, les autres groupes assistant même au set tant le groupe est fédérateur. Jedrek et sa bande sont heureux d'être là et leur joie est contagieuse ! Le groupe conclut par "Lost Ghost" l'un de leur hymnes issu de l'album éponyme et sur l'incontournable "Rituals". N'en jetez plus, les Amérindiens Polonais ont eu nos scalps pour notre plus grand plaisir. 

STONEBIRDS

Ayant eu l'opportunité de les voir pour la première fois en juin dernier, j'étais impatient de revoir Stonebirds. Les Bretons pratiquent un Doom/Sludge avec quelques pointes de pysché rendant le tout mélodiquement sombre : un style inclassable pour un des mes groupes préférés de la scène Française. Le chant déployé par Fanch appuyé de Sylvain me prend aux tripes à chaque fois et me retourne comme peu de groupes savent le faire. Le groupe fait la part belle à "Time", l'album sorti l'année dernière et créé une ambiance forte en émotions. Malgré la fatigue, je dois avouer avoir jeté mes dernières forces dans leur set et la récompense en a été plus que belle. Une parfaite fin de soirée en compagnie d'un de mes groupes favoris que demander de plus?


Un très beau festival avec une affiche de furieux, c'est ce qu'il faut retenir de ce DURNT FEST 2ème édition. Peut être sera-t'elle la dernière malheureusement car l'affluence a été très faible malgré la programmation. C'est fort dommage que la scène parisienne ne se soit pas déplacée, les 50 kilomètres à faire semblant rédhibitoire pour certains. L'organisation avait pourtant tout fait pour que ce soit parfait en tout point. A titre personnel, je tenais à remercier Pierre-Yves, Marine, Céline, Claire, pour leur accueil, l'ensemble des bénévoles, Quentin, Catherine, Deadly Vipers pour l'interview et toutes les rencontres faites sur place. Ce fut une superbe édition, félicitations et encore un grand merci à tous ! 
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Je sens votre regard réprobateur me juger. Je sens que vous me détestez déjà, rien qu'en apportant ce nom dans cet estimable site musical. Comment peut-il, du haut de son immense culture musical, écrire une chronique d'un groupe de black-metal sur un site de stoner ?

Artic Thunder, une révélation


Il va me falloir être un peu personnel au fond. Le black-metal norvégien, c'est la période de mon adolescence. Je n'aime pas en fait. Ca pue. Je me délecte des Who, de Deep Purple et de Led Zeppelin. Mon côté rebelle me pousse jusqu'à Venom. Mais le black…. Je suis pourtant un acharné. Cette histoire me fascine. Je deviens fou amoureux de Celtic Frost, la référence absolue. Je veux comprendre le dérapage, ce qui a conduit à ce sang, à ces meurtres, ce qu'il se passe dans la tronche de ces types, dans leur cave à Oslo. Mayhem m'emmerde, Immortal et Emperor ne me feront pas plus d'effet. Et puis je me plonge dans l'oeuvre de Darkthrone. « A Blaze In The Northern Sky » est un vrai disque pionnier, et bien plus brillant que ce qui va suivre. Celtic Frost et Mercyful Fate sont les deux mamelles de ce son qui me séduit bien davantage.

Evidemment, ces garnements pubères vont trouver intelligent de piocher toujours plus profond dans la provocation. Cela va se conclure par l'absurde « Transilvanian Hunger », et son « pure aryan black-metal ». De la connerie en barre qui va disparaître bien vite. Dès « Panzerfaust », Darkthrone bascule dans le trashy version Celtic Frost. La culture musicale des deux zozos que sont Fenriz et Nocturno Culto fera le reste. Les gaillards vieillissent, et leur musique s'abreuve de doom et de punk. Les purs fans de black-metal les maudissent, les voient comme des traîtres. C'est pourtant là qu'ils deviennent vraiment intéressants.

Que faut-il en retenir ?


Le dernier disque en date s'appelle « Artic Thunder », et c'est une vraie merveille, qui en suit déjà quelques-unes comme « The Underground Resistance » en 2013 ou « Circle The Wagons » en 2010. Darkthrone n'est plus un vrai groupe de black-metal depuis vingt-cinq ans. Ils ont décidé de labourer un sillon de pur heavy-metal noir, quel qu'en soit les origines. Ces deux ours polaires se sont détachés du merdier black norvégien pour suivre leur propre voie, et elle sera stoner-doom.

« Artic Thunder » est leur dernier album en date, et c'est un sacré tapis de bombes. Plus personne ne s'intéresse à Darkthrone : leurs albums ne sont plus vraiment black-metal, et ils ne jouent plus sur scène depuis 1993. Qu'a donc à proposer ce duo d'incapables ? Tout simplement le meilleur heavy-metal stoner-doom glacial de son temps.

Ces hommes sont revenus de l'enfer. Ils ont été de ces infernaux dérapages satanistes. Fenriz et Nocturno Culto n'avaient que dix-huit ans. Ils en ont désormais presque cinquante. Ils sont des experts musicaux. Et leur culture musicale enrichie considérablement la musique d'un patronyme en perpétuel mouvement.

A quoi ressemble la musique de Darkthrone aujourd'hui ? A une fusion de punk, de thrash, de heavy-metal et de doom. Ce dernier album en date en est une parfaite démonstration. 'Tundra Leach' est une démonstration infernale. 'Burial Bliss' donne dans le speed. 'Boreal Fiends' est une pure pièce de doom infernal. 'Inbred Vermin' est un volcan de heavy-punk infernal. Il rugit de colère, il conspue l'ordre établi par sa furie.

'Artic Thunder' est une pure merveille de fureur électrique.C'est un orage boréal, un enfer de fureur. Il y a tant à dire de cette folie musicale. 'Throw Me Through The Marshes' est une déception. 'Deep Lake Trespass' est une possession infernale. 'The Wyoming Distance' est une incandescence punk.

Ces chiens de guerre viennent de fracasser les esprits. Darkthrone était une entité musicale obscure, elle l'est restée. Le black s'éloigne, et ces furieux rugissent de heavy-metal et de thrash obscur. « Artic Thunder » est une véritable symphonie de heavy-metal noir.

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Deux ans après « Sang-Dragon », voilà que les toulousains de Witchthroat Serpent remettent le couvert avec « Swallow the Venom ». Si vous avez lu la chronique concernant le précédent album, vous savez à quel point j’ai été subjugué par ce dernier au point de le nommé album de l’année 2016. « Swallow the Venom » a donc la lourde tâche de porter l’héritage de son grand-frère… Alors qu’en est-il ? La réponse ci-dessous.

« Swallow the Venom », un hymne à l’occultisme et à l’ésotérisme


Avant de continuer à lire les lignes qui suivent, je vous recommande vivement de vous protéger des forces du mal qui pourraient vous prendre pour cible. Car l’écoute de « Swallow the Venom » devrait vous convaincre que les sciences occultes, la démonologie ; ça existe et que cet album est comme une porte vers l’autre monde. Si vous ne me croyez pas, je peux vous garantir que l’ouverture de l’album ‘Feu Sacré’ va vous donner des sueurs froides : on est plongé au milieu d’un sabbath de sorcières qui scandent des paroles à l’aura magique. Puis vient le titre ‘Lucifer’s Fire’ qui nous rappelle – non avec certain plaisir – la marque sonore du groupe : gros riffs, grosse batterie et grosse basse ; oui avec Witchthroat Serpent on est toujours dans la démesure !

‘Pauper’s Grave’ sonne comme une incantation à une divinité oubliée que ce soit par la sombre ligne de basse, par le chant de Fred Bolzan ou encore par ce lugubre passage instrumental au milieu du titre. Lorsque « Sang-Dragon » est sorti, les critiques ont souvent été unanimes sur l’étrange ressemblance que le groupe avait avec Electric Wizard. La voix de Bolzan évolue dans les mêmes sonorités que celle de Jus Oborn, et puis évidemment la signature sonore faisait penser à la période « Witchcult Today ». Pourtant, avec « Swallow the Venom » Witchthroat Serpent prend une autre tournure : c’est comme si tout avait gagné en maturité. Que ce soit au niveau du chant plus travaillé qu’à la musique, le tout sonne beaucoup plus lugubre et sale (dans le bon sens du terme) que les anglais. La guitare sonne plus sludge que doom avec un bourdonnement très conséquent ; et puis on y trouve également certains effets très agréables comme une ligne de basse wah-wah sur ‘Scorpent Serpion’ qui transmet presque un certain malaise…

Que faut-il en retenir ?


« Swallow the Venom » sonne comme la quintessence de ce que Witchthroat Serpent avait commencé avec leur précédent album. Tout est plus profond, plus sincère. Le son gagne en lourdeur tout se permettant des effets musicaux très plaisants à l’oreille. Mention spéciale au chant qui gagne aussi en justesse, et je dirais presque en finesse. « Swallow the Venom » est plus sombre et lugubre, c’est un album qui vous plonge dans les arts noirs et qui fera ressortir en vous une personnalité qui était peut-être encore inconnue… A écouter avec prudence, les démons vous observent et attendent l’incantation musicale de « Swallow the Venom » pour vous faire une petite visite ! Pour conclure je dirais juste qu’une fois encore, Witchthroat Serpent a concocté un album d’une grande qualité et qui trouvera une place auprès des doomsters de la planète !

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