Nous voici à la fin de l'année 2018, et je présente mon Top 20, le premier depuis mon arrivée au sein de la fort estimable équipe de La Planète Du Stoner-Rock. Je ne sais pas si je serai à la hauteur. A vrai dire, les classements, je n'aime pas trop cela. Mais jouons le jeu. Ce que je vous propose, c'est davantage une sélection de 20 albums qui ont compté pour moi dans le domaine du Doom et du Stoner. Ils ont tous d'excellentes qualités pour être ici, et ils ont tous leur personnalité propre, balayant le panorama loin d’être étroit du monde du Stoner-Rock.

            Il paraît que le Rock est mort. Et que les groupes qui défendent cette musique ne sont que de vulgaires ersatzs. Ils sont trop revival, surfent sur la vague de la nostalgie. Greta Van Fleet s'est fait étriller par la critique comme étant un groupe de reprises de Led Zeppelin qui fait ses propres compositions. Et pendant ce temps-là, les médias déversent des « artistes » quarantenaires passant leur temps à faire du scrapbooking avec des disques de Funk des années 70 ou des parodies de Pop New Wave du début des années 80. Ils sont la quintessence de la modernité de la musique, paraît-il. Pendant ce temps-là, une bande d'acharnés Rock'N'Roll poursuit sa quête. Et ce Top 20 leur est entièrement dédié.

20 SUNDRIFTER – VISITATIONS


            
Ce trio du Massachussetts pratique un Stoner-Rock puissant, imbibé de Desert-Rock et d'un soupçon de Grunge. Deux références viennent à l'esprit : Kyuss et Soundgarden. La dimension psyché-spatiale rapproche Sundrifter des hollandais de The Machine. Il s'agit de leur second disque, plus abouti. Leurs compositions ont franchi un cap, plus vénéneuses, enivrantes comme ces pyramides d'Egypte qui ornent leur pochette. Le spleen de 'Targeted' ne peut pas laisser indifférent.

19 BLACKWULF – SINISTER SIDES


            
Ces quatre américains ont revitalisé le Doom psyché à la mode Pentagram avec brio. Au point de rappeler Geof O'Keefe, le batteur des dix première années de Pentagram. Mais tout cela est bien réducteur, finalement. Je tente de les mettre en lumière, et ils se retrouvent dans l'ombre d'un mythe sacré. Le mieux est d'écouter ce disque sans concession.

18 FU MANCHU – CLONE OF THE UNIVERSE



Je n'espérais plus rien de Fu Manchu depuis « California Crossing » en 2001. Leur fabuleux disque en direct « Go For It… Live » en 2003 semblait pourtant confirmer une belle vitalité scénique. Mais l'album « Start The Machine » en 2004 me refroidit. On pouvait se montrer conciliant : Fu Manchu fut un desperado ultime du Stoner-Rock des années 90, et un de ses plus beaux pionniers. J'achetai à leurs sorties les albums « The Action Is Go », « King Of The Road », « California Crossing »….. Depuis, Fu Manchu me paraissait fatigué, paumé. Et puis il y eut ce nouveau disque, absolument parfait. Ils étaient intenables, et c'était tout ce que l'on attendait d'eux. Ce que l'on attendait pas ? Un dernier morceau de dix-huit minutes de pure exaltation Stoner-Doom.

17 FORMING THE VOID – RIFT


            
Ces américains viennent de produire un troisième album étonnant par son assurance dans l’écriture musicale. Il semble que ces garçons aient enfin atteint la maturité sonique. Mêlant Stoner-Metal, Doom, et Sludge post-apocalyptique notamment mis en lumière par les rois Mastodon, la musique de Forming The Void est un redoutable tourbillon spatial de riffs ravageurs. Le chant et les choeurs positionne « Rift » dans le domaine du Metal sombre, désespéré, mais aussi accrocheur mélodiquement parlant.

16 SAINT KARLOFF – ALL HEED THE BLACK GOD


            
Saint Karloff est un alliage enthousiasmant de Doom culte, Black Sabbath et Pentagram, et d’imagerie de films d’horreur des années 60. Sous ce vernis un brin surannée se cache un Rock  doté d’une dynamique irrésistible. Ce Proto-Metal hanté, également pratiqué par Uncle Acid And The Deadbeats notamment, reste une formule musicale d’une incroyable efficacité, comme le fut le Boogie dans le Rock des années 70.

15 GOAT EXPLOSION – RUMORS OF MAN


            
Quatre desperados germains de Leipzig décident de faire un petit groupe de Heavy-Metal, et se retrouvent à produire un disque épique d’une concision rare, fusion de Doom-Metal, de Stoner-Metal et de Heavy-Metal anglais du début des années 80, celui de la New Wave Of British Heavy-Metal. Le chant de Bastian Kühn est haut, le timbre est fantomatique. Les compositions sont brillantes et enthousiasmantes, ne laissant aucun répit à l’auditeur pris dans un déluge de riffs rageurs.

14 BRANT BJORK – MANKIND WOMAN


            
Jusqu'à présent, Brant Bjork fut toujours pour moi le stupéfiant batteur de Kyuss et de Fu Manchu. Ce palmarès semblait déjà amplement satisfaisant. Ses albums solo étaient fort sympathiques, mais ne m'emballèrent jamais vraiment. On restait dans un cadre un peu convenu. Et la reformation frustrante de Kyuss sans Josh Homme nommée Kyuss Lives ! Puis Vista Chino ne semblait que confirmer cette triste déroute. Cet album a fait de Brant Bjork un vrai artiste à part entière. « Mankind Woman » est une succession de morceaux à l'identité forte, alliage miraculeux de la musique et de l'oeuvre de Bjork. Le disque s'écoule avec évidence, comme si, tout à coup, plus aucun doute n'était permis.

13 MYTHIC SUNSHIP – ANOTHER SHAPE OF PSYCHEDELIC MUSIC


            
le quatuor danois Mythic Sunship repousse un peu plus les limites de son Stoner-Rock psychédélique instrumental en intégrant un saxophone, et en explorant des horizons Jazz. Publié sur le label El Paraiso comme Kanaan et Causa Sui, Mythic Sunship fait partie de ces formations qui font du monde du Stoner-Rock un univers musical riche et original bien loin du carcan passéiste dans lequel on s’obstine à l’enfermer. ‘Resolution’ qui ouvre le disque est un nouveau sommet de l’histoire du Rock électrique.

12 DOMKRAFT – FLOOD


            
Le trio suédois Domkraft pratique un Doom-Metal hypnotique, halluciné, fortement imprégné par Black Sabbath, forcément, mais aussi Hawkwind. Il y règne un climat fuligineux, une tempête sous la boîte cranienne. « Flood » est leur second album, et est un pas en avant en terme de qualité. Leur personnalité tourmentée est toujours bien là, et se pare de stèles de granit électrique. Le son de la guitare ennivre, les riffs secouent, la rythmique tape fort, la wah-wah gargouille. Les suédois sont quand même de sacrées pointures en matière de Doom.

11 UNCLE ACID AND THE DEADBEATS – WASTELAND


          
Les Beatles Doom psyché sont de retour avec un quatrième album plus tendu et agressif. Les tempi sont plus enlevés, les mélodies sont plus hard. Il reste toujours ce chant vaporeux d’enfant malade, celui de Kevin Starrs, régulièrement surmonté de choeurs presque Pop, survolant des thèmes noirs et hantés. Il est une certitude : Uncle Acid n’a toujours pas vendu son âme pour le succès commercial international. Fidèle à leur ligne de conduite artistique, Uncle Acid poursuit son exploration des tréfonds de l’être humain sur fond de musique Heavy-Psyché épique.

10 WEEDPECKER – III


            
Sans doute suis-je atteint d’une forme de chauvinisme Rock qui a tendance à concentrer mon attention sur les groupes anglo-saxons et européens. C’est pour cela que je n’ai découvert le groupe polonais Weedpecker qu’à son troisième disque. Et il était temps. Ce quatuor pratique un Stoner-Rock psychédélique profondément mélancolique, à la fois poignant et lumineux, usant de mellotron et de choeurs vaporeux. Les guitares pleurent et soufflent un vent d’automne qui saisit à la gorge. Ce troisième album est encore meilleur que les deux premiers, déjà de très haut niveau. On sent poindre par moments une petite pointe de Elder dans les parties les plus énergiques, mais oser se frotter à un tel niveau d’excellence assied parfaitement leur statut de grand groupe Rock à suivre de près.

9 PINK FAIRIES – RESIDENT REPTILES


           
Trois vieux galopins des années 70 et 80 ressuscitent un blase magique chez les amateurs de psychédélisme sans que l'on attende quoi que ce soit d'eux. Et en fait, c'est passionnant. C'est du Stoner ? Les Pink Fairies font partie des premiers guerriers électriques qui vont refuser le business, les tournées balisées, et les contraintes commerciales des disques. Le guitariste Paul Rudolph compensera son bras atrophié en jouant comme Jimi Hendrix. L'homme sera bassiste d'Hawkwind, jouera de la guitare pour Brian Eno sur ses meilleurs albums. Puis il se passionnera pour le cyclisme. Le redécouvrir quarante-cinq ans après, intact de talent, est enthousiasmant. Le savoir encadré par un ancien bassiste d'Hawkwind, Alan Davey, et du premier batteur de Motorhead, Lucas Fox, fait de ces Pink Fairies le groupe parfait.

8 CRYPT TRIP – ROOTSTOCK


            
Originaire du Texas, le trio Crypt Trip fusionne habilement Black Sabbath, Grand Funk Railroad, et James Gang. Les deux références ne sont pas innocentes : elles illustrent à merveille le groove sale qui transpire de cet album. Graisseux, lourd, farouche, psychédélique, « Rootstock » ne donne jamais dans la lourdeur gratuite. Il maintient continuellement l’excitation, le freak-out électrique. Crypt Trip vient de publier un disque enthousiasmant en tous points.

7 KANAAN – WINDBORNE


          
Cet album vient à peine de sortir au moment du bouclage de ce Top 20, mais il est impossible de ne pas en parler ici. Ce trio danois pratique un Stoner-Rock psychédélique instrumental aux confins du Jazz-Rock. « Windborn » est composé de six plages bien différentes créant chacune une atmosphère, un paysage. L’intensité de la musique de Kanaan est presque mystique. C’est un voyage intérieur à travers ses propres souvenirs, les yeux perdus dans les paysages qui défilent à travers la vitre de la voiture.

6 SLEEP – THE SCIENCES


        
Ce nouvel album de Sleep est apparu comme une surprise miraculeuse. Plus personne n'osait l'espérer, sauf que pour « The Chinese Democracy » de Guns'N'Roses, Sleep ne passa pas dix ans en studio. Ils décidèrent de tourner tranquillement depuis 2007, à leur rythme, alors que leur guitariste, l'immense Matt Pike, avait bien des choses à dire avec High On Fire. Les morceaux qui viennent de prendre vie sur cire et plastique argenté sont largement travaillés sur scène depuis dix ans. La légende fera le reste. « The Sciences » aura fait un bref passage dans le Billboard américain pendant deux semaines, montant à la 49ème place, au milieu des disques d'Electro et de Trap. Pour la première fois depuis quarante ans, un album d'un groupe sans concession venait de monter dans les charts. Et puis, au fait, le disque est dantesque. Et alors que la calotte glaciaire se barre, on écoute 'Antarcticans Thawed'.

5 FULL TONE GENERATOR – VALLEY OF THE UNIVERSE


           
Musicalement, l'Australie, c'est souvent passionnant, franchement. L'amateur un peu éclairé connaît AC/DC, Angels, Rose Tattoo, Cold Chisel. Il faut ajouter à cela la génération d'avant : Billy Thorpe And The Aztecs, Coloured Balls, Buffalo, Masters'Apprentices…. Et puis tous ceux d'après : Scientists, Saints….. Le Stoner australien n'avait pas beaucoup de représentants judicieux, jusqu'à ce disque sans fioriture. Ce groupe est l'oeuvre du guitariste-chanteur Andy Fernando, à la voix proche de John Garcia. Le disque est produit par un certain Brant Bjork, qui assure aussi la batterie. Bjork et Kyuss étaient les rois du Desert-Rock, mais ce terme s'applique aussi à l'Australie. En voici la preuve flagrante.

4 CAPTAIN CARAVAN – SHUN THE SUN


          
  Les pays nordiques sont de gros pourvoyeurs de Stoner et de Doom. Sans doute que les longs hivers permettent d'écouter davantage de bonne musique que dans d'autres contrées. Captain Caravan est un trio norvégien pratiquant un magnifique Doom-Stoner-Rock aussi acide que lourd. Le chant rugit comme Paul Rodgers de Free, la rythmique ne manque pas de panache, et la guitare dégouline de fuzz, de sustain et de wah-wah. Le tout est au service de compositions redoutables de panache Heavy-Blues.

3 SPACEMETAL – SHROUD


            
Je ne m'y ferai pas, mais leur nom rend bien mal justice aux qualités, immenses, de leur Stoner-Metal. Ce quintet a émergé des boues visqueuses du Mississippi, à la Nouvelle-Orléans. Ils sont les combattants heavy de cette ville post-Katrina. Leur justesse de ton, leur rigueur mélodique, la férocité des guitares, et le timbre narquois de leur chanteur en fait l'un des tous meilleurs groupes du moment. Il faut avoir jeté une oreille sur 'Forest Of Faith' pour comprendre que ces cinq-là savent malaxer l'âme avec une guitare électrique, mais aussi les mots. Le texte est magnifique.

2 SPACELORD - INDECIPHER


           
Chroniqué il y a fort peu, cet album fait partie de ces claques sonores que l'exploration avisée d'internet offre. Une pochette héroic-fantasy, un nom curieux et vaguement psychédélique…. Et puis la curiosité précipite l'esprit d'un ouragan de plaisir. Ces garçons sont une fusion totalement originale de Led Zeppelin, de Free, de Trapeze, de Soundgarden, et de milles autres choses heavy-blues-funk sur trente ans. Sauf que cette magnifique culture musicale a précipité en un extrait de musique totalement originale. Spacelord dispose d'un chanteur à l'âme redoutable, et d'un guitariste brillant et inspiré faisant voler cet album à une altitude d'excellence rare. La section rythmique mérite largement le coup de chapeau, soutien de groove impeccable.


1 SOLSTICE – WHITE HORSE HILL


           
 Fondé en 1990 par le guitariste Rich Walker, Solstice fait partie de ces pionniers du Doom-Metal européen avec Candlemass, Cathedral, et Count Raven. Deux albums-cultes, « Lamentations » en 1994 et « New Dark Age » en 1998 construisirent leur réputation de mythe du son lourd et mélancolique. Comme toutes les formations de genre, leur destinée fut maudite, entrecoupée de multiples mouvements de musiciens et de splits. On n’attendait plus vraiment Solstice au 21ème siècle, mais la bête revint à la vie en 2011. L’EP « Death’s Crown Is Victory » en 2013 annonçait de bien belles perspectives, confirmées par ce disque dantesque. A mon humble avis, il s’agit purement et simplement de leur meilleur album. Musicalement riche, doté de mélodies poignantes, il est magnifié par la guitare de Rich Walker et la voix de Paul Kearns.
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Pour débuter ce Top 20 2018, je vais commencer par un bon en arrière d'un an tout juste. Je commençais mon premier Top au sein de la rédaction en expliquant combien il avait été été compliqué de sortir 20 albums marquant 2017.

Retour en 2018, ce fut... TERRIBLE ! Notre courant musical préféré a le vent en poupe, devenant probablement le style le plus riche en sorties de cette fin de décennie. Et pour un simple amateur tel que moi, je fus noyé par toutes les sorties et j'ai vite perdu pied ne sachant plus où prêter l'oreille. Résultat? Une production maligne de chroniques au sein de mon cher site avec une perte d'envie d'écriture, vertige de la page blanche et problèmes de santé n’améliorant pas la situation. Heureusement tout va pour le mieux désormais et me revoici devant vous pour vous donner mes coups de cœurs de l'année 2018. Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas à faire vos retours via la page Facebook. 

20 HOWARD - I

Coup de cœur énorme pour cet EP sortie mi juin. Les Parisiens m'ont régalé avec leur son 60's amené par le son de l'orgue Moog, leurs compositions habiles et enjouées m'ont bercées tout au long de l'été. Ayant eu la chance de les voir en concert à la rentrée, je ne peux vous dire qu'une chose : surveillez les de près ! A découvrir réellement de toute urgence ! 

19 SPACESLUG - EYE THE TIDE

A vrai dire, je suis partagé par cette sortie... Le coté Black de certaines compos me laisse pantois sur album et pourtant,  ayant vu les Polonais défendre l'album sur scène, elles prennent une dimension incroyable toutes en subtilité et nuances à l'instar des autres méfaits sortis par le passé. Une place basse, peut être pas méritée il est vrai, mais je n'ai pas fini d'assimiler pleinement l'ambiance de cet album. A voir si dans le futur, je ne regrette pas de les avoir mis si bas. Probablement l'album le plus déstabilisant des limaces de l'espace. 

18 WINDHAND - ETERNAL RETURN

J'attendais de pied ferme la sortie de Doria Corthrell et sa bande. Plus nuancé que leur précédente sortie, je  trouve cet album  beaucoup plus riche et plus profond. J'aime toujours autant la voix particulière de Doria qui m'apaise beaucoup lors de l'écoute au casque du single "Grey Garden". Le groupe passe en Europe en mars, n'hésitez donc pas à aller les (re)découvrir.

17 CLUTCH - BOOK OF BAD DECISIONS

Un mot pour décrire l'album des Américains? Riche. De nouvelles sonorités, une bien meilleure production, une nouvelle page semble s'écrire avec la sortie de "Book of Bad Decisions". Un titre très mal choisi, selon moi, car il s'agit, ici, de la meilleure sortie de CLUTCH depuis bien longtemps. Je désespérai d'entendre de nouveau la bande du Maryland à ce niveau, voilà qui est chose faite. 

16 FORMING THE VOID - RIFT

On connait désormais la cause de la disparition des mammouths : l'écoute de cet album. Son boueux et pesant, ambiance crasseuse, un album qui provient tout droit des marais poisseux de Louisiane, forcément. Une sortie qui offre un mélange subtil de lourdeur et psychédélisme  notamment avec des ambiances arabisantes sur "ark debris" . J'étais déjà client du premier opus (placé à la 15ème place de mon top 2017), je reste toujours aussi friand de cet excellent groupe. 

15 BRANT BJORK - MANKIND WOMAN

Je vais devoir vous avouer quelque chose : je n'aime pas les sorties précédentes de Brant Bjork que je trouvais insipides.  Pourtant l'ambiance smooth de cet album me plait au plus haut point, Mister Cool ayant changé son fusil d'épaule pour un stoner groovy à souhait idéal pour rider entre potes. J'espère qu'il perdura dans cette ambiance à l'avenir.

14 WITCHTHROAT SERPENT - SWALLOW THE VENOM

Je suis un gros fan du travail des Toulousains au point d'avoir leur discographie complète. Cependant, je suis plus réservé concernant cette dernière sortie. Le son est là, la lourdeur aussi mais il me manque un ou deux titres accrocheurs pour apparaître plus haut. Mention spéciale tout de même pour "Pauper's grave" qui me plait énormément. J'ai hâte de les voir sur scène pour découvrir tout ça. 

13 MONSTER MAGNET - MINDFUCKER

Je guette avec impatiente la sortie de chaque album des "Spacelords", et cette sortie de début d'année m'a bien remué les tripes. Dave a chassé ses vieux démons et revient avec une forme et une envie plus que communicative, rien que le morceau éponyme vous mettra obligatoirement le sourire avec des hochements de tête en rythme. Les morceaux sont un peu moins brutaux mais la patte Hawkwind-esque est encore plus présente  qu'avant et ça fait le plus grand bien! 

12 THE NECROMANCERS - OF BLOOD AND WINE 

Mais comment font les Poitevins pour progresser autant? L'écriture des textes est encore plus pointue, les ambiances également. Ecoutez la voix sur "Lust" et dîtes moi que vous n'êtes pas touchés. Impressionnante de charisme sur album, elle l'est tout autant sur scène. Si vous n'avez pas eu l'occasion de les voir, ruez vous lors de la prochaine tournée et soutenez ce groupe qui le mérite au plus au point. Bravo à eux! 

11 SEEDY JEEZUS - POLARIS

Ma véritable découverte musicale (et humaine) du dernier Red Smoke Festival, les australiens m'ont conquis avec leurs compos emballées jouées à fond de train. Cette sortie, particulière dans la discographie du groupe, est heavy rock 70 à souhait à écouter dans un état... second ! L'énergie et la puissance maîtrisée en fond un petit bijou méconnu, mais hautement apprécié dans la rédaction. A vous désormais de vous précipiter écouter Lex et ses furieux! 

10 BLACK RAINBOWS - PANDAEMONIUM

Si vous avez écouté notre podcast de début d'année, vous savez sûrement combien nous avons été conquis par la sortie de cet Album. Riffs chiadés, énergie volcanique, le dernier né des Transalpins est absolument génial. L'album passe d'une traite sans temps mort, mention spéciale à "High to Hell" qui donne envie de sauter partout et tout casser! 

9 FU MANCHU - CLONE OF THE UNIVERSE

Retour aux sources pour les Californiens ! Un son et une énergie dignes de l'époque "and action is go", dès la première écoute cet album pour moi est devenu un classique dans la discographie conséquente du groupe. Entre Punk/Stoner à roulettes et maturité, un album en totale maîtrise. Facile quand on fête l'année prochaine ses 30 ans de carrière! 

8 ASTRODOME - II

Les Portugais m'ont vendu du rêve avec cet album entièrement instrumental. Riffs hypnotisants, paternes de batterie démoniaques, cette sortie est un must have si vous aimez les compositions planantes aux influences jazzy. Un très très bon album encore une fois trop méconnu.

7 EARTHLESS - BLACK HEAVEN 

Chaque sortie des Californiens est de l'or en barre et "Black Heaven" ne fait pas exception à la règle. Cependant quelques différences sont notables sur ce nouvel opus, la voix bien plus présente, l'énergie plus brutale teintée hard rock 70 (LED ZEPPELIN en tête), ce qui en fait l'album le plus facilement abordable si vous ne connaissez pas le travail de ce somptueux trio. 

6 HIGH ON FIRE - ELECTRIC MESSIAH

3 ans que Dieu est mort... et Matt Pike décide de nous sortir cette tuerie brute de décoffrage qui ressemble à un hommage au combo de Lemmy . La batterie joue la mort, tout est lourd, sale, humide, la bande son d'un bar miteux au fin fond de la Louisiane. La voix de Pike est juste impressionnante additionnée à  l'attitude sans conception en font l'album le plus badass de la carrière du génie. UNE TUERIE !

5 DOPETHRONE - TRANSCANADIAN ANGER

Le coup de poing dans la face de l'année nous vient du Grand Nord. Les Québécois reviennent ici avec une force de frappe impressionnante, des combos à vous arracher les tripes, tout est poussé à fond que ce soit les amplis ou l'attitude. Un album taillé pour le live qui débouche méchamment les oreilles. 

4 WEEDPECKER - III

J'ai chroniqué cet album le 18 janvier en prédisant une place dans mon top de fin d'année, et effectivement c'est le cas. Les Polonais nous ont offert un sublime album teinté "drug rock" mélange de grâce et de puissance. Une sortie dont je ne me suis toujours pas remis.

3 REZN - BLACK CALM WATER 

Equilibre. Ce seul terme décrit l'intégralité de l'album des Chicagoans. La lourdeur Lovecraft-ienne des abysses tutoie un psychédélisme de l'espace. Vous trouvez dans cet album du Doom, du Psyché, du Heavy, de la Déesse Fuzz, tout y est mélangé avec une subtilité et une maîtrise déroutante. Une véritable surprise!

2 MESSA - FEAST FOR WATER

Je sais. Surprenant de ne voir mes chouchous de l'année que second. Mais nous y reviendrons. Les Italiens m'ont fait rêver tout au  long de cet album, les ambiances jazzy, les compos lourdes atténuées par la voix cristalline de Sara, l'apport de l'orgue, la dissonance maîtrisée, tout est parfait. J'ai pré commandé cet album, l'ai reçu en avance et ne me suis jamais lassé. L'album que j'ai le plus écouté et le plus aimé de l'année qui aurait dû être premier...

1 SLEEP - THE SCIENCES

...  Si l'album de l'année n'était pas sorti le 4-20. De l'année? Que dis je! DE LA DÉCENNIE ! Le Roi SLEEP est de retour et a tout balayé d'un revers de la main. Quasiment 20 ans que nous attendions le retour d'un véritable album et là... Je ne sais même pas par où commencer! La complexité des morceaux, les doubles/triples nappes obligeant à la concentration pour comprendre toutes les subtilités, les découvertes encore après 20 écoutes, le Sabbath worship de la pochette. tout fait de cette sortie, l'album culte des albums 2010. Je ne m'en suis toujours pas remis et à vrai dire, je ne suis même pas encore sûr de l'avoir pleinement compris! Je suis fébrile à chaque écoute (au casque bien entendu) afin de découvrir encore les nuances de chaque piste de l'album. Un véritable travail d'orfèvres que nous a offert Matt Pike et les siens ! LONGUE VIE AU ROI ! 
Pfiou! Voilà qui est chose faite! Il faut savoir que même pendant la rédaction de ce top des albums classés entre 6 et 12 ont bougé ! Je fais encore beaucoup de découvertes ces dernières semaines grâce aux membres de la communauté que je remercie vivement pour leur retour et leur soutien. Merci également à Julien de nous avoir rejoints, lui qui nous apprend que l'adage "oldies but goodies" n'est pas vain. Merci à mon co pilote Kev' pour ses découvertes,ses partages et bien entendu pour son amour inconsidéré pour le saxophone. Et enfin, merci à Flo, notre amiral, pour ses trésors de patience à mon égard, d'avoir créé ce site et de m'avoir laissé la chance de m'exprimer devant vous. On se retrouve en 2019, pour encore plus de chroniques/podcast/live report. Merci encore à vous. 
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Qui dit mois de Décembre dit la fameuse liste de fin d'année. Et bon Dieu que celle-ci fut compliquée ! Si 2017 était une belle année, 2018 a tout écrasé sur son passage que cela soit en terme de quantité et de qualité.

20. Onségen Ensemble - Duel 

 

L'ovni musical Onségen Ensemble nous a fourni un nouveau chef d'oeuvre avec Duel. Les artistes finlandais naviguent entre un rock à la fois progressif et psychédélique, brut et complexe. Après le cosmique 'Awalai', 'Duel' est organique et nous ramène à notre condition de simple être vivant.



19. Mythic Sunship - Another Shape Of Psychedelic Music

 

Les danois ont sortis deux albums cette année, preuve que la muse de la créativité s'est penchée sur le groupe cette année. Si j'ai choisi le deuxième album, c'est qu'on y retrouve le saxophone de Soren Skove, qui vient ajouter une touche de folie dissonante dans les jams des danois. J'espère que ce groupe ira loin et encore plus globalement que le label 'El Paraiso' poursuit son oeuvre et porte l'étendard de ce jazz rock psychédélique si rafraîchissant.

18. Black Helium - Primitive Fuck

 

Le groupe WTF de cette année.Un groupe et un album complètement barré où le groupe se voit naviguer entre le heavy psyché et un rock fuzzé distordue. Le titre Drowsy Shores en est la parfaite représentation, on vous conseille d'arrêter de lire et de cliquer sur le lien.

17. Sunnata - Outlands

   

Les polonais avaient surpris leur monde avec 'Zorya' et leur doom si particulier.  Avec 'Outlands' les gars de Varsovie, loin de poursuivre l'oeuvre précédente décident de s'aventurer sur le terrain du grunge. Un sentiment désabusée s'ajoute sur des pistes déjà sombre, la fusion se fait et perd l'auditeur dans les ténèbres sonores. 

16. Our Solar System - Origins

 

Imaginez que vous avez rejoint une secte avec vos amis. Entre deux prières et une offrande à la déesse Richenou, vous décidez d'attraper vos instrument et de à créer une ode à la gloire de la déesse. Voilà maintenant vous avez une idée de ce qu'est Our Solar System, un rock psychédélique feutrée tourné vers le cosmos.

15. Bongripper - Terminal

 

Les américains ont seulement besoin de 2 titres, Slow et Death pour rappeler à tous qu'ils sont l'une des place fortes du Doom. Et là quand je dis je parle d'un doom épuré, taillé dans le marbre, pas celui d'une messe noire ou avec des touches prog. Bongripper est lent et lourd, l'espoir s'envole seul la peine reste.

14. Wizard Must Die - In The Land Of The Dead Turtles

 

La surprise de 2018. Chaque piste étant une ode à cette musique saturée que nous aimons tous, les lyonnais nous emmène d'un style à un autre et nous montre toute la richesse et les subtilités de se qu'on appelle communément stoner mais qui est bien plus.

13. Brant Bjork - Mankind Woman

 

Normalement je ne suis pas un grand fan de Mister Cool. Des albums trop calme et nonchalant, une tendance à se répéter en sont l'explication. Mais là avec ce 'Mankind Woman', Initiales BB fait fort. Un son groovy très 70's, une saveur psychédélique  bref j'espère que Brant Bjork va continuer sur ce chemin. 

12. Greenleaf - Hear The Rivers

 

Les seigneurs du riffs sont de retour. Bien que cet opus soit moins costaud que 'Rise Above The Meadow', la bande à Holappa arrive comme nul autre à vous proposer ce mélange de groove et de fuzz furieux. Des titres comme Let It Out ou Good Old Goat vont ravir bon nombre de festivaliers estivaux. 

11. Forming the Void - Rift

 

Après un premier qui m'a échappé, un deuxième qui a attiré mon intérêt voilà que 'Rift' débarque pour m'inviter dans son tourbillon de fureur. Les américains nous ont distillé un doom gluant et poisseux qui vous colle à la peau et vous englouti tel un jelly monster de série B.

10. Kaiser - 1st Sound

 

2018 avait mal commencé avec l'annonce de l'arrêt des Truckfighters. Heureusement que les finlandais de Kaiser ont repris la casquette du fuzz tombé à terre et se sont donnés comme mission d'aller briser les nuques à coup de riffs vrombissant. On leur souhaite pour 2019 de pouvoir tourner histoire de porter la bonne parole du fuzz et ainsi agrandir les adeptes de Kaiser, nouveau dieu nordique du fuzz. 

9. Stuck in Motion - Stuck In Motion

 

Le vent de fraîcheur de cette année. Le trio de Enköping tâte le revival 70's comme ses compatriotes mais n'oublie pas de raviver la flamme d'un rock plus psychédélique pour raviver et surprendre l'auditeur (un peu comme si votre croissant du matin se retrouve être fourré au chocolat).

8. Deathbell - With The Beyond

 

Le petit bijou français. Un doom très atmosphérique, sombre on est pas dans messe noire dépravée à la Electric Wizard mais dans du glauque, du poisseux tel le démon du désespoir s'accrochant à vos pas. La voix de la chanteuse ajoute cette touche désespérée à cette musique des catacombes.

7. Fu Manchu - Clone of the Universe

 

Le retour des maitres. Une face A d'un 'Clone of the Universe' tout en force avec un fuzz tonitruant et une énergie toujours là. La surprise de cette album vient vraiment de la face B, un titre 'Il Monstro Atomico' d'une 20 de minutes qui sortent les californiens de leur zone de confort et explorent de nouveau territoire sonore pour notre plus grand plaisir.

6. Weedpeckers - III

 

Le groupe qui comme un bon fromage se bonifie avec le temps. 'III' marque une maîtrise des polonais, des ambiances astrales, une alternance entre la caresse et le coup de butoir aux petits oignons.

5. Black Rainbows - Pandaemonium

 

Le mur du son, l'album Fuzz de l'année et le premier à nous avoir tous mis d'accord à la rédac. Les italiens ont fait fort, des pièces d'orfèvre taillé sur mesure pour vous faire vibrer les tympans et bousculer vos potes dans la fosse.

4. Clutch - Book of Bad Decisions

 

J'étais un peu inquiet devant ce 'Book of Bad Decisions'. Mais après avoir été réconforté par les singles sortis par la bande à Fallon, cet album est une des pierres angulaire de leur discographie. La raison : un voyage nostalgique où au grès des titres, on se retrouve à naviguer dans la discographie de Clutch, de 'Rock Fury' à 'Psychic Warfare' en passant par 'Bitter Street to Oblivion' ou 'Blast Tyrant'. Un rappel à tous que le quatuor arpente les planche depuis presque trente ans maintenant et a toujours la même ragne pour rendre fou une folle comme nul autre.

3. Dunbarrow - II

 

J'adore ce groupe. Les norvégiens avaient déjà leur univers sombre, glauque à souhait. Pour leur deuxième album, ils ont exploré un côté plus sensible, plus vibrant permettant à Espen de rajouter une corde sensible aux contes horrifiques de Dunbarrow.

2. Rezn - Calm Black Water

 

La baffe, ou plutôt le parpaing dans la tête de l'année. J'avais déjà fait une chronique dithyrambique à leur sujet et Rezn ne pouvait qu'être que aussi haut dans mon classement. Apprendre à se renouveler en si peu de temps et poser une atmosphère qui réunit à la fois lourdeur, psychédélisme et délicatesse c'est du grand art. Un album déique.

1. Earthless- Black Heaven

 

Pour les footeux, le ballon d'or l'avait annoncé. La première place de mon top 20 est dédié au Modric du psychédélisme, au virtuose du riff acéré et à ses deux comparses : Isaiah Mitchel, Ruby Mars et Mike Eginton. plus connu sous le nom d'Earthless. Alors que le groupe était surtout connu pour nous pondre des chefs d’œuvres de jams alambiqués, M. Mitchel a décidé de poser sa voix sur ce 'Black Heaven'. Et le succès est immédiat, tellement la voix se prête parfaitement et se mélange à l'univers sonore du groupe. Les américains ont ajouté une nouvelle corde à leur arc pour continuer à  nous éblouir. On peut que en être époustouflé par cette envie de se réinventer de s'améliorer et de pousser ses limites pour un groupe qui n'avait plus besoin de se présenter. 

Avant de terminer cette liste je tenais à informer le lecteur averti qu'un groupe est manquant à l'appel, et quand je dis un groupe je veux dire LE groupe. Sleep. 'The Sciences' est un monument de notre genre, un album attendu après plus de 15 longues années. Il est impossible pour moi après quelques mois d'écoute de résumer cet album, album que je vais me repasser et découvrir des nouvelles nuances. Bref tel Zeus sur l'Olympe, le trio est intouchable et hors catégorie.


Pour terminer je tenais à remercier Julien, Doc et surtout Flo. Un grand merci de m'avoir permis de rejoindre et faire grandir ce beau bébé qu'est la Planète du Stoner et de pouvoir partager notre passion fuzzée avec d'autres amateurs de son saturée et autres loops est un plaisir de tout les jours depuis maintenant 2 ans. Enfin bref merci à vous surtout d'être de plus en plus nombreux à lire nos maigres mots et de s'enthousiasmer aux sons d'un bon riff.



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Top albums 2018

Top 20 des albums de 2018


C’est désormais la tradition du mois de décembre, les traditionnels tops de fin d’année qui fleurissent un peu partout sur les internets. Si 2017 avait déjà été assez impressionnante, vous serez d’accord avec moi pour dire que 2018 a enfoncé le clou et qu’on ne sait plus trop où donner de la tête avec tous les excellents albums sortis cette année ! On va sans plus tarder entrer dans le cœur du sujet, je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que vous allez découvrir des groupes sympas si ce n’est pas déjà fait !

20. Arcadian Child – Superfonica

« Superfonica » est le deuxième album du groupe grec Arcadian Child sorti sur l’excellent label qu’est Ripple Music. Avec des influences allant du hard rock en passant par le prog, ce groupe de heavy psych s’impose comme l’une des pépites de cette année dans ce genre. Les riffs sont efficaces et je salue surtout l’ambiance psychédélique qui se dégage de cet album que ce soit par la voix ou bien les mélodies à la guitare. Un régal !

19. Somali Yacht Club - The Sea


Les ukrainiens de Somali Yacht Club était l'un des rendez-vous musicaux de l'année avec leur second album « The Sea ». Avec cet album, le groupe pousse plus loin les expérimentations sonores si bien que c'est un objet à la croisée des genres : blues, psych, heavy psych... Un album aux sonorités complexes et en même temps douces qui donne un résultat pour le moins étonnant. A conseiller avant tout aux amateurs de musiques psychédéliques... !

18. High on Fire – Electric Messiah

Mettez un protège-mâchoire car l’uppercut risque d’être violent avec « Electric Messiah » de High on Fire ! L’âme de Lemmy plane sur cet album et on peut dire qu’on comprend pourquoi Pike a souvent été comparé à lui tant sa voix est ressemblante. Pour le reste, on reste en terrain connu avec des riffs qui pourrait couper une montagne en deux ! Là encore, on en attendait pas moins des californiens !

17. IAH – II

J’avais déjà été conquis par le premier album, inutile de préciser qu’il en est de même avec ce deuxième album des argentins de IAH. Avec des mélodies grandement maîtrisées, le groupe démontre encore une fois toute l’étendue de son talent musical en proposant de l’instrumental de qualité. A cela on ajoute des riffs qui penchent un peu plus vers le métal que dans le précédent album pour vous ramener sur Terre !

16. Lady Lizard – EP

Quelle claque ! On en parlait dans le podcast sur le doom de cette année, les maltais de Lady Lizard ont toute leur place dans ce top ! Avec des riffs lourds mais en même temps avec un sacré groove et une voix qui fait penser à Anselmo, le groupe entre par la bonne porte sur cette scène avec un premier EP de qualité.

15. Besvärjelsen – Vallmo

On pouvait s’attendre à du stoner/heavy rock avec la présence des gars de Dozer, mais que nenni ! Besvärjelsen évolue dans un registre plus doom, plus occulte avec un petit côté vintage pour parfaire le tout. La particularité de l’album tient surtout du fait que les textes sont en suédois ; mais n’avez crainte : ils sont sublimés par la voix de Léa Amling Alazam ! Mention spéciale au solos de guitare qui sont presque langoureux pour certains… Un album charmeur !

14. Kikagaku Moyo – Masana Temples

Avec « Masana Temples », les japonais de Kikagaku Moyo démontrent une nouvelle fois leur belle maitrise du psych rock aux éléments heavy psych ! Bien que la première écoute ne m’ait pas beaucoup emballé, l’album délivre ses secrets après plusieurs écoutes. Entendre le sitar résonner est un véritable plaisir pour les tympans ; à tel point que l’esprit à tendance à se perdre au bout de plusieurs dizaines de minutes… « Masana Temples » devrait plaire à ceux qui aiment planer…

13. Deathbell – With the Beyond

Quel plaisir de voir la scène de doom française se développer avec les toulousains de Deathbell. « With the Beyond » est un premier album magistralement réussi et qui devrait en charmer plus d’un avec la lourdeur sépulcrale des riffs accompagnés d’une voix qui colle parfaitement à l’occultisme qui se dégage de l’album. Il est indéniable que, dans les années à venir, le groupe se fasse un nom à l’internationale si il continue sur cette lancée.

12. Messa – Feast for Water

Lors de sa sortie en début d’année, j’étais loin de penser qu’il trônerait dans ce top. En effet, « Feast for Water » est quelque peu perturbant lors des premières écoutes avec son côté assez dissonant. Pourtant, après les avoir vu en concert et l’ambiance qui s’en dégageait, j’ai pu mieux cerner cet album qui propose quelque chose d’assez unique. Les riffs lourds sont portés par une voix qui vient parfaire une ambiance quasi-religieuse… L’une des meilleures sorties doom de l’année sans aucun doute !

11. Mythic Sunship - Upheaval

Encore une pépite du label El Paraiso Records. Amateurs de riffs hypnotiques et de jams, vous trouverez un certain plaisir à écouter « Upheaval » de Mythic Sunship. On plonge dans une odyssée cosmique portée par des sonorités psychédéliques. Le tout est sublimé par la montée en puissance des titres tout au long de l’album pour finir sur un grand final. Chaudement recommandé pour les amoureux de heavy-psych et de jams.

10. Seedy Jeezus – Polaris Oblique

On retrouve nos australiens préférés avec « Polaris Oblique ». Si on est toujours en présence d’un heavy-rock de qualité avec des riffs et des solos de guitare qui sont déballés par centaine – et que ce groupe a une putain de classe en live – on ne peut que tomber sous le charme des compositions plus… calmes de Seedy Jeezus. C’est d’ailleurs dans ces morceaux que les solos de guitare arrivent à transmettre des émotions aux auditeurs… !

9. REZN – Calm Black Water

Grosse claque en perspective. Merci à mon fidèle co-pilote pour la découverte car « Calm Black Water » est un excellent album. Avec un équilibre entre sonorités doomesque et heavy psych, le groupe délivre un son on ne peut plus plaisant qui ravira les amateurs de ces styles musicaux. Les effets sur la voix s’accordent parfaitement avec les riffs des guitares ; le tout donne donc une ambiance propre à cet album qui est l’une des pépites de cette année.

8. Frozen Planet..1969 – Heavy Medicinal Grand Exposition

J’étais quelque peu inquiet de ne pas avoir un album de jams digne de ce nom pour cette année. La surprise est donc venue des australiens de Frozen Planet 1969 avec cet album qui se compose de deux pistes… dont une de près de quarante minutes : inutile de préciser qu’en tant que grands amateurs de jams j’ai été servi ! Les solos de guitare, la basse funky, un petit côté jazzy… bref, si vous posez vos esgourdes sur cet album, préparez-vous à faire un long voyage à travers les contrées psychédéliques. Mais le pire dans tout ça, c’est que le temps passe incroyablement vite… alors on relance l’album encore et encore…. !

7. Witchthroat Serpent – Swallow the Venom


« Swallow the Venom » est mon album doom de l’année ! On est en présence du digne successeur de « Sang-Dragon », les compositions sont plus maîtrisées, groupe trouve son identité sonore propre alors qu’on le comparait souvent à Electric Wizard ; bref c’est en somme une belle réussite pour Witchthroat Serpent. L’ambiance ésotérique qui se dégage de l’album est une pure merveille, et est portée par des riffs tout aussi excellents. En somme, on est en présence d’un album ayant une certaine profondeur à tous les niveaux.

6. Sleep – The Sciences


Je sens que je vais m’attirer les foudres de quelques personnes. « The Sciences » sonne incontestablement comme le retour du roi Sleep… mais en même temps, avait-il été détrôné ? Pour moi, la réponse est non, car Sleep est assez unique en son genre et « The Sciences » est à la hauteur des espérances car on sait qu’on est présence d’un excellent album. Pourtant, il a ce petit truc en mois par rapport à la première fois où j’ai pu écouter « Holy Mountain » et « Dopesmoker »… Le temps nous dira si l’album sera aussi culte que ses prédécesseurs…

5. Fu Manchu – Clone of the Universe


Le retour des californiens de Fu Manchu s’est fait en grande pompe avec « Clone of the Universe ». On retrouve toute une série de riffs qui resteront dans tête, toujours cette coolitude propre à ce groupe, que ce soit au niveau musical que du chant de Scott Hill. Mention spéciale au titre ‘Il Mostro Atomico’ qui est une juste une pure défonce pendant les dix-huit minutes du titre ! Fu Manchu prouve encore une fois que c’est le patron du stoner rock à la sauce west-coast avec « Clone of the Universe ».

4. Black Rainbows – Pandaemonium

Avec un album de cette trempe, les italiens de Black Rainbows reviennent en force. Les riffs et les solos de guitare ahurissants permettent de délivrer une sacrée dose d’énergie. « Pandaemonium » est un album fleuve dans lequel les morceaux s’enchainent sans temps mort, donc préparez votre pack de bière pour parfaire cette ambiance fuzz n’roll qui se dégage de la galette ! Pour moi, on est en présence de l’un des meilleurs albums de la discographie du groupe ; on retrouve ce même effet que lors de l’écoute d’un certain « Hawkdope »… !

3. Brant Bjork – Mankind Woman

Mister Cool is back. Et de la plus belle des manières avec ce « Mankind Woman ». Brant Bjork prouve encore une fois qu’il est l’un des artistes les plus prolifiques du desert rock. Il arrive à transmettre une certaine vision de sa Californie avec des riffs qui sentent bons la groovitude, le blues et –bien sûr – le rock. « Mankind Woman » sonne résolument comme dans les années 1970, mais pourtant on ne peut que saluer les textes qui prennent le contre-pied d’un certain président en poste aux Etats-Unis. On se retrouve donc avec un disque rebelle, mais dans le bon sens du terme : un disque où la musique et les paroles atteignent une certaine profondeur.

2. Naxatras – III



Ce troisième album de Naxatras montre toute l’étendue de leur talent et de leur maîtrise. Les compositions alternent entre fuzz lourd et d’autres plus douces avec des accents pink-floydiens. Lorsque les premières notes résonnent dans vos oreilles, il devient alors presque impossible de s’en passer ; on est comme capturé par la magie qui nous entoure. Ces musiques douces et lancinantes auxquelles vient se percuter des riffs qui font redescendre sur Terre avant de vous renvoyer dans l’espace. « III » est un album composé d’une main de maître et qui délivre tout ce que le groupe peut faire de meilleur.

1.       Yawning Man – The Revolt Against Tired Noises


Pour conclure ce top, j’ai choisi l’album qui m’a marqué le plus. Celui qui arrive à faire naître des émotions diverses et variées ; et c’est le cas « The Revolt Against Tired Noises ». Je ne connaissais que très peu Yawning Man avant cet album, mais je comprends pourquoi ils sont considérés comme les parents du desert rock. C’est la musique du désert, celle qui peut se montrer aérienne et immense tout en montrant une certaine facette tellurique. Les mélodies concoctées par le père Lalli viennent apaiser l’esprit ; elles lui ouvrent la porte vers une autre dimension… C’est pour toutes ces raisons que « The Revolt Against Tired Noises » est mon album de l’année, celui qui tourne en boucle sur la platine pour m’offrir un voyage psychédélique à travers le désert…

Enfin, j'en profite pour remercier tous nos lecteurs ; j'étais loin d'imaginer d'avoir autant de lecteurs et d'abonnés lorsque j'ai relancé le site il y a un peu plus de deux ans et demi maintenant. Un grand merci à vous ! 2019 s'annonce tout aussi excellente pour nous avec des projets plein la tête notamment la venue d'un podcast intégralement en direct en janvier prochain.
Et merci à mes fidèles collaborateurs qui permettent d'animer le site que sont Doc et Julien. Et une petite dédicace à Kevin, mon bras droit sur le site sans qui rien de tout ceci ne se serait fait sans son aide depuis deux ans... Merci à vous les gars !
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