Elephant Tree. Derrière ce nom surprenant d'un pachyderme qui serait aller trop loin dans son exploration du monde végétal se cache l'un des groupes les plus inventifs de la scène UK. Passé par un album corrossif, 'Théia', et surtout la consécration avec leur premier LP 'ST', le trio devenu quatuor est de retour avec 'Habits'.

'Habits', une belle collection d'explorations sonores


Dès le titre single de l'album, Sails, on réalise le tournant que le groupe a pris sur ce nouvel album. La fragilité est plus chevillé au corps, que cela soit avec la voix calme de Jack où la disto très shoegaze.

Les riffs gardent quand même une certaine lourdeur mais celle ci est plus atténué via les différents effets ajoutés.
Enfin ce n'est pas parce que Sails est plus léger que le reste de l'album l'est également. Les riffs lourds et grésillant se retrouvent dans Faceless; Exit the Soul ou Wasted, les anglais ayant toujours conservé cette signature sonore massive, bien alimenté et nourrie par la basse de Peter. Ces trois titres sont puissants et finement taillé montrant que Elephant Tree n'a rien perdu de sa puissance ou de sa capacité de percussion. Et puis leur doom sur Wasted, ce mélange d'énergie et de tempérament grisé rends le titre puremement magique.

Si l'originalité était de mise avec la sitar dans le première album, et plus caché dans le premier album, le groupe a ici renoué avec plusieurs expériementations : de la folk sur The Fall et Broken Nails, notamment avec l'ajout d'un violon magnifique sur le premier où encore un clavier très post rock sur Exit The Soul.
L'ambiance est également plus travaillé que cela soit, dans les échanges entre riffs sonar et batterie précise et percuttante (on sent que Sam s'est amélioré depuis dernier opus) sur Faceless ou encore ce bouillon de style qu'est Exit The Soul, mon titre préféré, qui du haut de ces 7 minutes emmène l'auditeur par tous les états, tortueux, reposant, angoissé, un véritable voyage de toute beauté. On retrouve aussi une atmosphère 'cinématographiqie' si je puis dire, que cela soit dans le Bird, notamment son intro et ses moments calmes peignant des paysages abstraits ou encore Broken Nails. Toutefois l'un n'empêche pas l'autre et Bird via son refrain clair et direct va se retrouver surement à être égosiller par les gorges enrouillés des festivaliers 

Que faut il en retenir ?

Le groupe a trouvé l'équilibre parfait, à mi chemin entre respect de leur héritage sonore passé, et expérimentations nouvelles. Le quatuor est toujours aussi unique et arrive  à nous éblouir avec un album finement travaillé, explorant des nouveaux territoires sans oublier d'où ils venaient. Il nous tarde de le voir défendre live, le groupe étant assez magique à voir jouer sur scène.

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