Qui dit mois de Décembre dit la fameuse liste de fin d'année. Et bon Dieu que celle-ci fut compliquée ! Si 2017 était une belle année, 2018 a tout écrasé sur son passage que cela soit en terme de quantité et de qualité.

20. Onségen Ensemble - Duel 

 

L'ovni musical Onségen Ensemble nous a fourni un nouveau chef d'oeuvre avec Duel. Les artistes finlandais naviguent entre un rock à la fois progressif et psychédélique, brut et complexe. Après le cosmique 'Awalai', 'Duel' est organique et nous ramène à notre condition de simple être vivant.



19. Mythic Sunship - Another Shape Of Psychedelic Music

 

Les danois ont sortis deux albums cette année, preuve que la muse de la créativité s'est penchée sur le groupe cette année. Si j'ai choisi le deuxième album, c'est qu'on y retrouve le saxophone de Soren Skove, qui vient ajouter une touche de folie dissonante dans les jams des danois. J'espère que ce groupe ira loin et encore plus globalement que le label 'El Paraiso' poursuit son oeuvre et porte l'étendard de ce jazz rock psychédélique si rafraîchissant.

18. Black Helium - Primitive Fuck

 

Le groupe WTF de cette année.Un groupe et un album complètement barré où le groupe se voit naviguer entre le heavy psyché et un rock fuzzé distordue. Le titre Drowsy Shores en est la parfaite représentation, on vous conseille d'arrêter de lire et de cliquer sur le lien.

17. Sunnata - Outlands

   

Les polonais avaient surpris leur monde avec 'Zorya' et leur doom si particulier.  Avec 'Outlands' les gars de Varsovie, loin de poursuivre l'oeuvre précédente décident de s'aventurer sur le terrain du grunge. Un sentiment désabusée s'ajoute sur des pistes déjà sombre, la fusion se fait et perd l'auditeur dans les ténèbres sonores. 

16. Our Solar System - Origins

 

Imaginez que vous avez rejoint une secte avec vos amis. Entre deux prières et une offrande à la déesse Richenou, vous décidez d'attraper vos instrument et de à créer une ode à la gloire de la déesse. Voilà maintenant vous avez une idée de ce qu'est Our Solar System, un rock psychédélique feutrée tourné vers le cosmos.

15. Bongripper - Terminal

 

Les américains ont seulement besoin de 2 titres, Slow et Death pour rappeler à tous qu'ils sont l'une des place fortes du Doom. Et là quand je dis je parle d'un doom épuré, taillé dans le marbre, pas celui d'une messe noire ou avec des touches prog. Bongripper est lent et lourd, l'espoir s'envole seul la peine reste.

14. Wizard Must Die - In The Land Of The Dead Turtles

 

La surprise de 2018. Chaque piste étant une ode à cette musique saturée que nous aimons tous, les lyonnais nous emmène d'un style à un autre et nous montre toute la richesse et les subtilités de se qu'on appelle communément stoner mais qui est bien plus.

13. Brant Bjork - Mankind Woman

 

Normalement je ne suis pas un grand fan de Mister Cool. Des albums trop calme et nonchalant, une tendance à se répéter en sont l'explication. Mais là avec ce 'Mankind Woman', Initiales BB fait fort. Un son groovy très 70's, une saveur psychédélique  bref j'espère que Brant Bjork va continuer sur ce chemin. 

12. Greenleaf - Hear The Rivers

 

Les seigneurs du riffs sont de retour. Bien que cet opus soit moins costaud que 'Rise Above The Meadow', la bande à Holappa arrive comme nul autre à vous proposer ce mélange de groove et de fuzz furieux. Des titres comme Let It Out ou Good Old Goat vont ravir bon nombre de festivaliers estivaux. 

11. Forming the Void - Rift

 

Après un premier qui m'a échappé, un deuxième qui a attiré mon intérêt voilà que 'Rift' débarque pour m'inviter dans son tourbillon de fureur. Les américains nous ont distillé un doom gluant et poisseux qui vous colle à la peau et vous englouti tel un jelly monster de série B.

10. Kaiser - 1st Sound

 

2018 avait mal commencé avec l'annonce de l'arrêt des Truckfighters. Heureusement que les finlandais de Kaiser ont repris la casquette du fuzz tombé à terre et se sont donnés comme mission d'aller briser les nuques à coup de riffs vrombissant. On leur souhaite pour 2019 de pouvoir tourner histoire de porter la bonne parole du fuzz et ainsi agrandir les adeptes de Kaiser, nouveau dieu nordique du fuzz. 

9. Stuck in Motion - Stuck In Motion

 

Le vent de fraîcheur de cette année. Le trio de Enköping tâte le revival 70's comme ses compatriotes mais n'oublie pas de raviver la flamme d'un rock plus psychédélique pour raviver et surprendre l'auditeur (un peu comme si votre croissant du matin se retrouve être fourré au chocolat).

8. Deathbell - With The Beyond

 

Le petit bijou français. Un doom très atmosphérique, sombre on est pas dans messe noire dépravée à la Electric Wizard mais dans du glauque, du poisseux tel le démon du désespoir s'accrochant à vos pas. La voix de la chanteuse ajoute cette touche désespérée à cette musique des catacombes.

7. Fu Manchu - Clone of the Universe

 

Le retour des maitres. Une face A d'un 'Clone of the Universe' tout en force avec un fuzz tonitruant et une énergie toujours là. La surprise de cette album vient vraiment de la face B, un titre 'Il Monstro Atomico' d'une 20 de minutes qui sortent les californiens de leur zone de confort et explorent de nouveau territoire sonore pour notre plus grand plaisir.

6. Weedpeckers - III

 

Le groupe qui comme un bon fromage se bonifie avec le temps. 'III' marque une maîtrise des polonais, des ambiances astrales, une alternance entre la caresse et le coup de butoir aux petits oignons.

5. Black Rainbows - Pandaemonium

 

Le mur du son, l'album Fuzz de l'année et le premier à nous avoir tous mis d'accord à la rédac. Les italiens ont fait fort, des pièces d'orfèvre taillé sur mesure pour vous faire vibrer les tympans et bousculer vos potes dans la fosse.

4. Clutch - Book of Bad Decisions

 

J'étais un peu inquiet devant ce 'Book of Bad Decisions'. Mais après avoir été réconforté par les singles sortis par la bande à Fallon, cet album est une des pierres angulaire de leur discographie. La raison : un voyage nostalgique où au grès des titres, on se retrouve à naviguer dans la discographie de Clutch, de 'Rock Fury' à 'Psychic Warfare' en passant par 'Bitter Street to Oblivion' ou 'Blast Tyrant'. Un rappel à tous que le quatuor arpente les planche depuis presque trente ans maintenant et a toujours la même ragne pour rendre fou une folle comme nul autre.

3. Dunbarrow - II

 

J'adore ce groupe. Les norvégiens avaient déjà leur univers sombre, glauque à souhait. Pour leur deuxième album, ils ont exploré un côté plus sensible, plus vibrant permettant à Espen de rajouter une corde sensible aux contes horrifiques de Dunbarrow.

2. Rezn - Calm Black Water

 

La baffe, ou plutôt le parpaing dans la tête de l'année. J'avais déjà fait une chronique dithyrambique à leur sujet et Rezn ne pouvait qu'être que aussi haut dans mon classement. Apprendre à se renouveler en si peu de temps et poser une atmosphère qui réunit à la fois lourdeur, psychédélisme et délicatesse c'est du grand art. Un album déique.

1. Earthless- Black Heaven

 

Pour les footeux, le ballon d'or l'avait annoncé. La première place de mon top 20 est dédié au Modric du psychédélisme, au virtuose du riff acéré et à ses deux comparses : Isaiah Mitchel, Ruby Mars et Mike Eginton. plus connu sous le nom d'Earthless. Alors que le groupe était surtout connu pour nous pondre des chefs d’œuvres de jams alambiqués, M. Mitchel a décidé de poser sa voix sur ce 'Black Heaven'. Et le succès est immédiat, tellement la voix se prête parfaitement et se mélange à l'univers sonore du groupe. Les américains ont ajouté une nouvelle corde à leur arc pour continuer à  nous éblouir. On peut que en être époustouflé par cette envie de se réinventer de s'améliorer et de pousser ses limites pour un groupe qui n'avait plus besoin de se présenter. 

Avant de terminer cette liste je tenais à informer le lecteur averti qu'un groupe est manquant à l'appel, et quand je dis un groupe je veux dire LE groupe. Sleep. 'The Sciences' est un monument de notre genre, un album attendu après plus de 15 longues années. Il est impossible pour moi après quelques mois d'écoute de résumer cet album, album que je vais me repasser et découvrir des nouvelles nuances. Bref tel Zeus sur l'Olympe, le trio est intouchable et hors catégorie.


Pour terminer je tenais à remercier Julien, Doc et surtout Flo. Un grand merci de m'avoir permis de rejoindre et faire grandir ce beau bébé qu'est la Planète du Stoner et de pouvoir partager notre passion fuzzée avec d'autres amateurs de son saturée et autres loops est un plaisir de tout les jours depuis maintenant 2 ans. Enfin bref merci à vous surtout d'être de plus en plus nombreux à lire nos maigres mots et de s'enthousiasmer aux sons d'un bon riff.



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Top albums 2018

Top 20 des albums de 2018


C’est désormais la tradition du mois de décembre, les traditionnels tops de fin d’année qui fleurissent un peu partout sur les internets. Si 2017 avait déjà été assez impressionnante, vous serez d’accord avec moi pour dire que 2018 a enfoncé le clou et qu’on ne sait plus trop où donner de la tête avec tous les excellents albums sortis cette année ! On va sans plus tarder entrer dans le cœur du sujet, je vous souhaite une bonne lecture et j’espère que vous allez découvrir des groupes sympas si ce n’est pas déjà fait !

20. Arcadian Child – Superfonica

« Superfonica » est le deuxième album du groupe grec Arcadian Child sorti sur l’excellent label qu’est Ripple Music. Avec des influences allant du hard rock en passant par le prog, ce groupe de heavy psych s’impose comme l’une des pépites de cette année dans ce genre. Les riffs sont efficaces et je salue surtout l’ambiance psychédélique qui se dégage de cet album que ce soit par la voix ou bien les mélodies à la guitare. Un régal !

19. Somali Yacht Club - The Sea


Les ukrainiens de Somali Yacht Club était l'un des rendez-vous musicaux de l'année avec leur second album « The Sea ». Avec cet album, le groupe pousse plus loin les expérimentations sonores si bien que c'est un objet à la croisée des genres : blues, psych, heavy psych... Un album aux sonorités complexes et en même temps douces qui donne un résultat pour le moins étonnant. A conseiller avant tout aux amateurs de musiques psychédéliques... !

18. High on Fire – Electric Messiah

Mettez un protège-mâchoire car l’uppercut risque d’être violent avec « Electric Messiah » de High on Fire ! L’âme de Lemmy plane sur cet album et on peut dire qu’on comprend pourquoi Pike a souvent été comparé à lui tant sa voix est ressemblante. Pour le reste, on reste en terrain connu avec des riffs qui pourrait couper une montagne en deux ! Là encore, on en attendait pas moins des californiens !

17. IAH – II

J’avais déjà été conquis par le premier album, inutile de préciser qu’il en est de même avec ce deuxième album des argentins de IAH. Avec des mélodies grandement maîtrisées, le groupe démontre encore une fois toute l’étendue de son talent musical en proposant de l’instrumental de qualité. A cela on ajoute des riffs qui penchent un peu plus vers le métal que dans le précédent album pour vous ramener sur Terre !

16. Lady Lizard – EP

Quelle claque ! On en parlait dans le podcast sur le doom de cette année, les maltais de Lady Lizard ont toute leur place dans ce top ! Avec des riffs lourds mais en même temps avec un sacré groove et une voix qui fait penser à Anselmo, le groupe entre par la bonne porte sur cette scène avec un premier EP de qualité.

15. Besvärjelsen – Vallmo

On pouvait s’attendre à du stoner/heavy rocj avec la présence des gars de Dozer, mais que nenni ! Besvärjelsen évolue dans un registre plus doom, plus occulte avec un petit côté vintage pour parfaire le tout. La particularité de l’album tient surtout du fait que les textes sont en suédois ; mais n’avez crainte : ils sont sublimés par la voix de Léa Amling Alazam ! Mention spéciale au solos de guitare qui sont presque langoureux pour certains… Un album charmeur !

14. Kikagaku Moyo – Masana Temples

Avec « Masana Temples », les japonais de Kikagaku Moyo démontrent une nouvelle fois leur belle maitrise du psych rock aux éléments heavy psych ! Bien que la première écoute ne m’ait pas beaucoup emballé, l’album délivre ses secrets après plusieurs écoutes. Entendre le sitar résonner est un véritable plaisir pour les tympans ; à tel point que l’esprit à tendance à se perdre au bout de plusieurs dizaines de minutes… « Masana Temples » devrait plaire à ceux qui aiment planer…

13. Deathbell – With the Beyond

Quel plaisir de voir la scène de doom française se développer avec les toulousains de Deathbell. « With the Beyond » est un premier album magistralement réussi et qui devrait en charmer plus d’un avec la lourdeur sépulcrale des riffs accompagnés d’une voix qui colle parfaitement à l’occultisme qui se dégage de l’album. Il est indéniable que, dans les années à venir, le groupe se fasse un nom à l’internationale si il continue sur cette lancée.

12. Messa – Feast for Water

Lors de sa sortie en début d’année, j’étais loin de penser qu’il trônerait dans ce top. En effet, « Feast for Water » est quelque peu perturbant lors des premières écoutes avec son côté assez dissonant. Pourtant, après les avoir vu en concert et l’ambiance qui s’en dégageait, j’ai pu mieux cerner cet album qui propose quelque chose d’assez unique. Les riffs lourds sont portés par une voix qui vient parfaire une ambiance quasi-religieuse… L’une des meilleures sorties doom de l’année sans aucun doute !

11. Mythic Sunship - Upheaval

Encore une pépite du label El Paraiso Records. Amateurs de riffs hypnotiques et de jams, vous trouverez un certain plaisir à écouter « Upheaval » de Mythic Sunship. On plonge dans une odyssée cosmique portée par des sonorités psychédéliques. Le tout est sublimé par la montée en puissance des titres tout au long de l’album pour finir sur un grand final. Chaudement recommandé pour les amoureux de heavy-psych et de jams.

10. Seedy Jeezus – Polaris Oblique

On retrouve nos australiens préférés avec « Polaris Oblique ». Si on est toujours en présence d’un heavy-rock de qualité avec des riffs et des solos de guitare qui sont déballés par centaine – et que ce groupe a une putain de classe en live – on ne peut que tomber sous le charme des compositions plus… calmes de Seedy Jeezus. C’est d’ailleurs dans ces morceaux que les solos de guitare arrivent à transmettre des émotions aux auditeurs… !

9. REZN – Calm Black Water

Grosse claque en perspective. Merci à mon fidèle co-pilote pour la découverte car « Calm Black Water » est un excellent album. Avec un équilibre entre sonorités doomesque et heavy psych, le groupe délivre un son on ne peut plus plaisant qui ravira les amateurs de ces styles musicaux. Les effets sur la voix s’accordent parfaitement avec les riffs des guitares ; le tout donne donc une ambiance propre à cet album qui est l’une des pépites de cette année.

8. Frozen Planet..1969 – Heavy Medicinal Grand Exposition

J’étais quelque peu inquiet de ne pas avoir un album de jams digne de ce nom pour cette année. La surprise est donc venue des australiens de Frozen Planet 1969 avec cet album qui se compose de deux pistes… dont une de près de quarante minutes : inutile de préciser qu’en tant que grands amateurs de jams j’ai été servi ! Les solos de guitare, la basse funky, un petit côté jazzy… bref, si vous posez vos esgourdes sur cet album, préparez-vous à faire un long voyage à travers les contrées psychédéliques. Mais le pire dans tout ça, c’est que le temps passe incroyablement vite… alors on relance l’album encore et encore…. !

7. Witchthroat Serpent – Swallow the Venom


« Swallow the Venom » est mon album doom de l’année ! On est en présence du digne successeur de « Sang-Dragon », les compositions sont plus maîtrisées, groupe trouve son identité sonore propre alors qu’on le comparait souvent à Electric Wizard ; bref c’est en somme une belle réussite pour Witchthroat Serpent. L’ambiance ésotérique qui se dégage de l’album est une pure merveille, et est portée par des riffs tout aussi excellents. En somme, on est en présence d’un album ayant une certaine profondeur à tous les niveaux.

6. Sleep – The Sciences


Je sens que je vais m’attirer les foudres de quelques personnes. « The Sciences » sonne incontestablement comme le retour du roi Sleep… mais en même temps, avait-il été détrôné ? Pour moi, la réponse est non, car Sleep est assez unique en son genre et « The Sciences » est à la hauteur des espérances car on sait qu’on est présence d’un excellent album. Pourtant, il a ce petit truc en mois par rapport à la première fois où j’ai pu écouter « Holy Mountain » et « Dopesmoker »… Le temps nous dira si l’album sera aussi culte que ses prédécesseurs…

5. Fu Manchu – Clone of the Universe


Le retour des californiens de Fu Manchu s’est fait en grande pompe avec « Clone of the Universe ». On retrouve toute une série de riffs qui resteront dans tête, toujours cette coolitude propre à ce groupe, que ce soit au niveau musical que du chant de Scott Hill. Mention spéciale au titre ‘Il Mostro Atomico’ qui est une juste une pure défonce pendant les dix-huit minutes du titre ! Fu Manchu prouve encore une fois que c’est le patron du stoner rock à la sauce west-coast avec « Clone of the Universe ».

4. Black Rainbows – Pandaemonium

Avec un album de cette trempe, les italiens de Black Rainbows reviennent en force. Les riffs et les solos de guitare ahurissants permettent de délivrer une sacrée dose d’énergie. « Pandaemonium » est un album fleuve dans lequel les morceaux s’enchainent sans temps mort, donc préparez votre pack de bière pour parfaire cette ambiance fuzz n’roll qui se dégage de la galette ! Pour moi, on est en présence de l’un des meilleurs albums de la discographie du groupe ; on retrouve ce même effet que lors de l’écoute d’un certain « Hawkdope »… !

3. Brant Bjork – Mankind Woman

Mister Cool is back. Et de la plus belle des manières avec ce « Mankind Woman ». Brant Bjork prouve encore une fois qu’il est l’un des artistes les plus prolifiques du desert rock. Il arrive à transmettre une certaine vision de sa Californie avec des riffs qui sentent bons la groovitude, le blues et –bien sûr – le rock. « Mankind Woman » sonne résolument comme dans les années 1970, mais pourtant on ne peut que saluer les textes qui prennent le contre-pied d’un certain président en poste aux Etats-Unis. On se retrouve donc avec un disque rebelle, mais dans le bon sens du terme : un disque où la musique et les paroles atteignent une certaine profondeur.

2. Naxatras – III



Ce troisième album de Naxatras montre toute l’étendue de leur talent et de leur maîtrise. Les compositions alternent entre fuzz lourd et d’autres plus douces avec des accents pink-floydiens. Lorsque les premières notes résonnent dans vos oreilles, il devient alors presque impossible de s’en passer ; on est comme capturé par la magie qui nous entoure. Ces musiques douces et lancinantes auxquelles vient se percuter des riffs qui font redescendre sur Terre avant de vous renvoyer dans l’espace. « III » est un album composé d’une main de maître et qui délivre tout ce que le groupe peut faire de meilleur.

1.       Yawning Man – The Revolt Against Tired Noises


Pour conclure ce top, j’ai choisi l’album qui m’a marqué le plus. Celui qui arrive à faire naître des émotions diverses et variées ; et c’est le cas « The Revolt Against Tired Noises ». Je ne connaissais que très peu Yawning Man avant cet album, mais je comprends pourquoi ils sont considérés comme les parents du desert rock. C’est la musique du désert, celle qui peut se montrer aérienne et immense tout en montrant une certaine facette tellurique. Les mélodies concoctées par le père Lalli viennent apaiser l’esprit ; elles lui ouvrent la porte vers une autre dimension… C’est pour toutes ces raisons que « The Revolt Against Tired Noises » est mon album de l’année, celui qui tourne en boucle sur la platine pour m’offrir un voyage psychédélique à travers le désert…

Enfin, j'en profite pour remercier tous nos lecteurs ; j'étais loin d'imaginer d'avoir autant de lecteurs et d'abonnés lorsque j'ai relancé le site il y a un peu plus de deux ans et demi maintenant. Un grand merci à vous ! 2019 s'annonce tout aussi excellente pour nous avec des projets plein la tête notamment la venue d'un podcast intégralement en direct en janvier prochain.
Et merci à mes fidèles collaborateurs qui permettent d'animer le site que sont Doc et Julien. Et une petite dédicace à Kevin, mon bras droit sur le site sans qui rien de tout ceci ne se serait fait sans son aide depuis deux ans... Merci à vous les gars !
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Wizard Must Die. Ce nom vous dit peut être rien mais pour les lyonnais fan de son heavy et gras cela veut dire beaucoup. Apres avoir arpentes les salles de la région, le groupe a décidé de se poser afin de pouvoir enregistrer ce premier album qui se faisait attendre : 'In the Land of The Dead Turtles'.

"In the Land of The Dead Turtles" un voyage sensoriel au pays du son heavy


On commence au calme avec In The Land. Quelques accords posés sur une gratte sèche, une mélancolie douce émerge et se voit accompagne d'un synthé discret qui va rajouter une touche mécanique sur la fin.
L'album s’enchaîne avec le premier chef d'oeuvre de l’album avec From Their Blood To The Sea.
On garde ce cote sombre à l'acoustique avant de se prendre la première explosion de fuzz grassouillet et bagarreur en pleine tête. Un break heavy à souhait où on gagne des kilos, la basse de Engue rajoutant de la friture sur les envolées de Flo le guitariste avant que les gars décident de mettre les gaz et de passer sur un tempo beaucoup plus rapide: la différence est telle que l'on se demande s'il s'agit toujours du même morceau.
On part au Japon avec Umibe No Kafuka. Une mélodie légère, un clavier 80's bourré d'effet qui sonne la sonnerie d'alarme. Le fuzz  des lyonnais a une saveur  qui n'est pas sans rappeler celui des Truckifighters. Des envolées électrisante mais dans lesquelles le trio gardent leur groove.  On finit au calme avec une basse ronronnante tel un chat sur un ampli.

Empty Shell est un doom lourd à faire trembler les murs avec un riff violent et accrocheur comme gourmandise. On discerne un début de chant à la Red Fang, mais avant de s'y habituer voila que l'on se mange un break sur les dents qui renvoie le morceau sur des bases plus groovy. Une boucle se boucle et nous voila a reprendre le doom lourd qui fait tembler les murs et le riff gourmand.
On continue notre voyage dans les nuances des musiques fuzzés. Logical Math Carnage est le titre punk qui sort les décibels pour vous faire saigner les tympans et s'arme d'une basse remuante pour vous éjecter de votre canap'. Une question demeure sur ce titre : les gars chantent 'You think you're doomed ?' sur le titre le plus rapide et énergique de l'album. Petite blague, intentionnelle ?
Après le gros fuzz et le punk on part tâter nos shakras avec A Sleeping Wave. Une basse ronde comme un nuage et une guitare comme un vent d'air frais, on glisse doucement en transe.
On tombe de notre nuage pour plonger dans l'océan, c'est notre Odyssey.  L'ambiance est aquatique, les accords résonnent comme si ils venaient d'un univers sous marin. La basse se lamente sur notre perdition avant que la gratte nous fasse sortir nos bâtons d'encens. Encens que l'on étouffera du pied  lors du final ébouriffant.

Que faut il en retenir ? 

Le trio des Wizard ont de la bouteille et ça se voit. 'In the Land of The Dead Turtles' est un véritable voyage musical, jonglant entre les styles et nos émotions. L'attente valait le coup, maintenant il ne nous reste plus qu'à pouvoir glisser cette fort belle galette sous le sapin.


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La coqueluche du classic-rock en ce moment s'appelle Greta Van Fleet. Loin de dire du mal de ces quatre garçons tout à fait sincères dans leur démarche, on peut dire qu'ils ont été étrillés par la presse anglo-saxonne comme de pâles ersatz de Led Zeppelin.

Se mesurer à la bête Led Zeppelin, c'est risquer de se brûler les ailes. Ce titan métallique, véritable maître-étalon du hard-rock audacieux, fier et inventif, aussi bon sur disques que sur scène, est devenu parfaitement intouchable. Et plus le temps passe, plus il devient impossible de se frotter à son héritage sans être irrémédiablement descendu en flèche.

Le stoner-rock a cela de fou qu'il ose puiser dans la musique des années 70 sans complexe, estimant qu'il s'agit-là de la seule base fiable pour créer une matière moderne de qualité. Bien évidemment, beaucoup se font éreinter, considérés comme passéistes. Greta Van Fleet, qui n'est pas spécialement stoner, a la jeunesse de ses musiciens comme atouts, et son audace juvénile. Combien sont-ils à vivre dans l'ombre, faisant résonner leur musique dans les tréfonds de l'underground ?

Indecipher, l'éclatante révélation d'un groupe méconnu



Spacelord est un quatuor fondé à Buffalo, dans l’État de New York en 2016. Il est composé de Richard Root à la guitare, Ed Grabianowski au chant, Kevin Flynn à la batterie et Chris Cappiello à la basse. Ces quatre garnements lancent en éclaireur un premier EP, « New Horrible Menace » en juillet 2017, et leur premier album éponyme en octobre de la même année. L'ensemble passe complètement à côté des radars, pourtant la formation impressionne par sa mixture audacieuse de Led Zeppelin, Black Sabbath, Monster Magnet, Alice In Chains et Soundgarden.

Ils reviennent avec un nouvel album : « Indecipher », et leur musique éblouit par sa personnalité et sa maîtrise. Les références citées au-dessus ne sont que quelques repères sonores qui résument finalement assez sommairement leur son. Spacelord pratique un heavy-blues rageur, psychédélique, et onirique. Campé sur une section rythmique de premier ordre, le guitariste Richard Root développe une série de riffs et de soli furieux et entêtants, hard, teigneux, crépitant de saturation sans être lourdauds. Ed Grabianowski est un prodigieux vocaliste, qui a à la fois l'ampleur d'un Robert Plant de Led Zeppelin, mais aussi le grain de voix blues de Paul Rodgers de Free.

Que faut-il en retenir ?



« Indecipher » est un enchaînement vertigineux de huit titres impeccables à la fois riches et rageurs. Fortement inspirés par la science-fiction, ils ne sombrent jamais dans le freak-out cosmique. Leur musique reste fièrement hard, c'est un heavy-blues imprégné de riffs stoner, menaçants, hanté par un chant sauvage. Superbement introduit par le fantastique 'For The Unloved Ones' et sa mélodie lyrique et poignante, l'album enchaîne les merveilles 'Doriath In Starlight' et 'Cruiserweight'. 'All In Red' s'aventure dans des terres noires et cosmiques qui ne sont pas sans rappeler les brillants anglais de Sergeant Thunderhoof. 'New Machine' est un tourbillon de hard-blues macho. 'Zero Hour' a un sacré groove à revendre. 'The Mission' clôt le disque dans une infusion de Led Zeppelin et de bourdonnement sabbathien.

Spacelord vient de s'assurer une place dans la catégorie des groupes qui comptent dans ce monde perdu où le rock'n'roll signifie encore quelque chose, loin, très loin des clichés mercantiles.


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Dans le cercle des amis du fuzz, les canadiens sont bien connus. We Hunt Buffalo arrive avec leur 4ème album sorti chez le label des Truckfighters Fuzzorama intitulé 'Head Smashed In'. Allons de ce pas dépiauter ce bison.

On démarre sur les chapeaux de roues avec les titres Heavy Low et Angler Must Die. Des riffs badass et casse-cou, les canadiens nous en mettent plein la tronche dès le début. A noter la petite nouveauté pour ce 'Head Smashed In' , le chanteur s'aventure dans le registre growlesque, rajoutant une touche de sauvagerie à nos amis du grand Nord.
On tombe ensuite dans du plus classique, des morceaux long alternant entre les passages fuzzés et les plus calmes.Les meilleurs exemples en sont l'hymne pour l'office de tourisme d'Irlande du Nord Giant Causeway avec son refrain épique ou God Games.

Get in The Van est assurément le morceau le plus cool de l'album. Du Fu Manchu qui sent bon l'asphalte fondu et un riff super groovy que s'il serait sorti par Mister Cool on ne serait pas surpris. A noter le batteur qui émerge vraiment sur le devant de la scène et fait parler toute sa virtuosité sur ce morceau.
Les autres titres sont plaisants, mais manque cette énergie folle que l'on a vue au début de l'album. Industry Woes a un petit côté Red Fang pas déplaisant, Prophecy Wins est lourd presque doom quant à Anxious Children il contient un des plus beaux solos de l'album. Ces pistes auront plus d'épaisseur tellement le groupe est taillé pour le live avec son fuzz furieux.

Ce 'Head Smashed In' est un très bon We Hunt Buffalo. Le groupe a reconduit sa formule sonore tout en se permettant quelques touches d'originalité du plus belle effet. En somme encore un fort bel album pour cette année joufflue 2018.

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Petite précision avant d’entrer dans les détails, cette série d’article consacrée aux figures du stoner ne se veut pas comme le Saint Graal ou LA référence sur le genre. Non loin de là : ce sont tout simplement des billets qui traite du stoner dans le but d’éclaircir les nouveaux arrivés dans ce monde musical ; les chevronnés auront peut-être le plaisir de redécouvrir les racines de ce genre qui nous passionne tous ! Ma démarche est avant tout personnelle, c’est surtout pour le plaisir d’écrire ; mais pour ce premier article, j’ai eu également envie de rendre hommage à un monsieur bien trop méconnu : Mario Lalli.

L’avènement des « generators parties »


Quand on parle de desert-rock, on pense très souvent aux membres de Kyuss et notamment à Garcia, Homme et Bjork. Et vue la claque sonore que nos esgourdes se sont prise lorsqu’elles ont entendu pour la première fois la lourdeur des riffs, on peut dire que cette notoriété est quelque peu méritée. Pourtant, il y a une chose dont nous pouvons être sûrs, c’est que Kyuss ne serait peut-être pas totalement celui qu’on connait sans parler de l’influence que Mario Lalli et ses compères ont eu sur les jeunes californiens.

Ce serait vous prendre pour des imbéciles de vous dire que le stoner rock trouve ses racines dans le désert californien, c’est un fait pour tous. C’est du côté de Palm Desert qu’on trouve les racines du desert rock. Pas grand-chose à faire dans cette ville éloignée des grands centres urbains que sont Los Angeles et San Diego. Le titre ‘Too Many Chief’ de Bjork est justement dédié à cette vie dans le désert : se sentir loin de tout, de vivre comme des reclus et de trouver un sens à sa vie… rien de bien réjouissant en somme. Pourtant, au milieu des années 1980 les jeunes ont décidés de prendre les choses en main : on se retrouve dans le désert pour faire des concerts sauvages à l’aide d’un groupe électrogène ; les « generators parties » sont nées.


Across the River est le groupe dans lequel évolue Mario accompagné de Scott Reeder (Fu Manchu, Nebula) et Alfredo Hernandez à la batterie (Kyuss, Mondo Generator…). Lalli évolue à la guitare et au chant, un poste qui lui sied plutôt bien comme on peut le constater encore aujourd’hui. Certes, comme vous pouvez l’entendre ça sonne très dur – en même temps c’est issu d’un enregistrement dans un garage, mais on décèle facilement l’esprit punk que reprendront Kyuss quelques années plus tard avec l’apport du psychédélisme en plus. Pour l’anecdote, le titre ‘N.O’ sur l’album « Welcome To Sky Valley » est une reprise d’Across the River ; preuve de l’influence de ce groupe sur la bande de Garcia.

Au final, on sait peu de chose sur le pourquoi du comment est-ce que le groupe s’est séparé. Je ne vais pas m’attarder sur Reeder ou Hernandez qui évolueront dans des groupes à la notoriété désormais internationale. Mario Lalli parait comme quelqu’un d’assez discret pour ne pas dire secret et fonde un nouveau groupe : Yawning Man avec son cousin, Lary Lalli.

Yawning Man, les sonorités du désert


Yawning Man, Mario Lalli est au centre


« Yawning Man était le meilleur groupe du désert. Vous seriez juste-là dans le désert, tout le monde serait en train de faire la fête et ils sortiraient dans leur van, se prépareraient, lanceraient les générateurs juste avant que le soleil se couche. Parfois, ils vont juste boire un coup et faire un barbecue. Ce pouvait être un show comme ça pouvait être intime. C’était tranquille et tout le monde aimait ; tout le monde se posait pendant qu’ils jouaient. Ils étaient le groupe du coin, c’était planant, mystique ; les gens pouvaient tripper et ils jouaient comme ça pendant des heures… C’est le meilleur groupe que j’ai jamais vu ! » 
Brant Bjork, 2002.

Ces quelques mots de Bjork traduisent parfaitement l’essence de Yawning Man. C’est la musique du désert, celle qui se joue avec une grosse réverbération comme pour transmettre l’immensité de l’endroit, un peu à la manière du titre ‘Asleep in the Desert’ de ZZ Top. Je ne peux que vous conseiller de vous attarder sur le travail du groupe, on est loin des sonorités que l’on peut connaitre en parlant de desert rock, mais je peux vous garantir qu’on peut comprendre à quel point ces gars ont largement influencés les groupes de stoner et en particulier Kyuss.

Un point important – me semble-t-il – c’est de constater que Yawning Man a sorti son premier album « Rock Formations » en 2005, soit près de vingt-ans après leur jams désertiques et après avoir enregistré quelques démos à la fin des années 1980. Et puis, lorsque la scène bouge à nouveau au tournant des années 2010, voilà que le groupe enregistre « Nomad Pursuit » dont je ne peux que vous recommander très chaudement. Enfin, le groupe donne une véritable suite à cet opus avec la sortie en juillet dernier de « The Revolt Against Tired Noises » sur le label italien Heavy Psych Sounds tout comme leur pote Brant Bjork d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, en tant que fan de stoner/desert rock on ne peut que saluer le travail de Mario Lalli et de Yawning Man. Il est souvent considéré comme le pionnier du desert rock ; si les sonorités sont lointaines aux riffs lourds, on ne peut qu’acquiescer quant à l’ambiance qui se dégage des sonorités de Yawning Man : c’est l’identité même du désert.


Parallèlement à son travail au sein de Yawning Man, Mario Lalli officie également dans Fatso Jetson depuis le milieu des années 1990. Contrairement à son autre projet, Fatso Jetson se veut plus énergique et moins planant. Mêlant habilement des sonorités desert rock, en passant par le hardcore et le surf-rock, inutile de préciser que le groupe officie sur un terrain qui risque d’en déconcerter plus d’un. Pourtant, au milieu de se mélange des genres, on retrouve la fibre underground, punk du desert rock. Quelques lignes plus haut, je mentionnais le fait que Palm Desert était loin des centres urbains… mais en même temps trop proches pour qu’une quelconque scène émerge de là. Et pourtant, à l’écoute des albums de Fatso Jetson, on ressent toute cette débrouillardise, en mêlant les genres ; et puis c’est comme si que le groupe jouait en urgence avec l’impression que les flics allaient débarquer d’un moment à l’autre pour les faire dégager du parking sur lequel ils donnent un concert sauvage…

Voilà. Je tenais beaucoup à écrire quelques lignes sur ce grand monsieur qu’est Mario Lalli. Pourtant, quand on parle de la scène desert rock, son nom revient très rarement, pourtant là-bas à Palm Desert, c’est le genre de gars qui est respecté, un peu comme la légende du coin si je puis dire. Par ses faits d’armes, le bonhomme a énormément contribué à la naissance du mouvement et contribue encore aujourd’hui : il collabore énormément avec les artistes locaux comme Brant Bjork (vous l’aurez compris), Josh Homme pour QOTSA ou encore pour Desert Sessions, un collectif qui regroupe bon nombre de têtes connues comme les deux gaillards cités au-dessus. D’ailleurs, tiens, il me semble que c’est une bonne note pour terminer ce premier article consacré à la scène de Palm Desert. « Mario Lalli »… n’oubliez jamais ce nom !

Et un petit bonus pour la route : Mario qui joue le riff de N.O !
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