Sunflowers, un de ces groupes que l'on découvre en parcourant le catalogue d'un label, en l'occurence ici Stolen Body Records. De suite je sentais que j'accrochais avec le groupe : 1 premier album, 'The Intergalactic Guide To Find The Red CowBoy' à l'énergie punk intense et un second psychédélique et trippant, 'Castle Spell'. C'est donc avec une certaine impatience que j'attendais ce 'Endless Voyage'.

'Endless Voyage', où l'appel du grand ordinateur



Les singles sont parfois trompeurs. Si Dreamwaver m'avait fait salivé par le côté catchy de la chose, l'album est un voyage auquel je ne m'attendais pas. Les deux premiers titres sont une entrée en matière, un apéritif mettant en place l'univers et avertissant l'auditeur de ce qu'il va l'attendre. L'idée du trio de Porto est de peindre l'histoire d'un super ordinateur controlant un monde fictif et les  titres, Defective Machine et Forest Wind nous mettent bien dans cette ambiance. A mi chemin entre un krautrock mécanique et un rock plus expérimental.
L'élément pertubateur arrive avec A Conflict Taking Place. Le rock humain aux riffs chauds se voit à la machine, le rythme s'emballe illustre le combat qui se déroule sous nos yeux.
Et...en guise de résolution on se retrouve balancé sur une piste de bossa nova, digne d'un spot commercial désué.

On rentre dans le coeur de l'album avec des morceaux percutants et marquants. Le single, Dreamwaver qui comme annoncé plus haut est catchy,groovy, le titre parfait pour faire danser le public en live. On se suprend même, longtemps après à siffloter ce papapapapapapapapapapa tellement il s'incruste dans le cerveau. L'autre piste, parangon du style du groupe est Oscillations. Ce titre est une pure merveille, une explosion punk rapide, puis une lente reconstruction avant une dernière mèche.
Entre ces deux pétards se glisse Marble Gallery et son ambiance rêveuse à la Twin Peaks. On s'imagine aisément le groupe jouant dans le Roadhouse sous le regard des habitants du coin. 
Je soupconne que l'album a été construit pour arriver sur le titre éponyme Endless Voyage .On part dans un long trip bourré de riffs forts et de moments déroutants.On passe de moment pieds au plancher à d'autres plus...étranges. C'est un véritable fourbis : pêle mêle on trouve au choix des voix robotiques, un tam tam, son électro old school et une explosion. Epilogue comme son nom l'indique cloture l'album. Il s'ouvre sur un chant tragique, digne d'une pièce de théatre de Racine, avant de terminer sur une belle cacophonie sonore.

Que faut il en retenir ?


Il m'a fallut du temps pour rentre dans ce 'Endless Voyage'. Moins accessible que ses albums précédents, le groupe s'écarte de leur culte à Oh Sees pour tenter leur propre expérimentations étranges et déroutantes. 'Endless Voyage' est un album qui prend son temps à se découvrir, dévoilant ses multiples facettes qu'aux visiteurs assidus. L'effort en vaut la peine, le grand ordinateur est là nous attendant avec ses richesses...10001110101......    


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