Baroness... Groupe important ayant su évoluer pour certains, groupe frustrant toujours en deçà de ses capacités pour d'autres voire même pour certains, groupe vivant sur une gloire d'antan. Dans tout les cas, la sortie d'un album de Baroness est toujours sujet à débat tant les Américains ont pu marquer la scène à la fin des années 2000. Attendu constamment ( à l'instar de Mastodon, autre groupe clivant), ont-ils réussi de nouveau à renouer avec leur succès passé? Qu'en est-il de cette sortie? C'est ce que nous allons voir.

"Gold And Grey" : une histoire de feu et de glace

Autant vous dire de suite, je suis un grand fan de Baroness et de ce fait, j'étais tout à fait destiné à faire cette chronique. Cependant, je suis encore, au moment d'écrire ses lignes, circonspect. L'album qui comporte 17 pistes (interludes compris) est un album fleuve comportant quelques morceaux de bravoure puissants tels que les singles 'Season' ou 'Borderlines' ou même  'First Toward Enemy' : sons de guitares chauds si caractéristique, envolées dans le chant, nous revoilà transposés 10 ans en arrière à la sortie de 'Blue' (oui oui 10 ans!). Le passage en live de ces morceaux va être imparable.

Seulement certaines choses ont tendance à refroidir l'écoute. John Baizley et sa bande poussent plus loin le potard "prog" sur la suite de l'album comme entendu sur " Purple", leur avant dernier sortie, ce qui rends certaines pistes plus complexes avec différentes strates enchevêtrées mais rendant l'écoute parfois brouillonne. Les ballades que sont 'Tourniquet' ou 'Cold Blood Angels' ne ne sont pas de mauvaises compositions, non, mais elles cassent le rythme et sont dissonantes par rapport au reste de l'album. Puis vient le problème qu'est le gimmick de chant de Baizley : cette façon de scander ses refrains en laissant traîner la dernière syllabe de sa fin de phrase.  C'est simple, les refrains se ressemblent quasiment tous et il n'est pas facile de se souvenir d'un seul.

Que faut-il en retenir?

Après plusieurs écoutes, je suis toujours réservé sur cet album. Il est complexe, intense mais ses défauts nommés ci-dessus seront sûrement source de fuite aux fans de la première heure. Une chose est sure, Baroness évolue désormais dans des strates bien loin du Stoner pour le plus grand bonheur de certains. Quant aux autres rabattez vous sur les trois premiers albums, c'était de véritables tueries.



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