Top 20 des meilleurs albums de heavy-psych/stoner-rock/doom de 2020

2020 aura été l’occasion pour moi de me plonger davantage dans le heavy-psych et d’autres musiques transcendantales afin de fuir – du moins depuis mon canapé – la morosité ambiante due à la situation sanitaire. Et comme à chaque fois, la musique permet de se soigner et de faire voile loin des soucis, au moins pendant plusieurs dizaines de minutes. Et si cette année aura été particulière, il n’en reste pas moins qu’elle a été riche sur les sorties d’albums !

20. Power Plant – Cargo

Originaire de Pologne, Power Plant nous propose un excellent stoner-doom instrumental avec « Cargo ». Plus lourd et plus direct que leurs confrères de Weedcraft, on y retrouve quelques similitudes sur les parties psychédéliques. Pourtant le groupe se distingue dans sa mise en scène plus épique et spatiale. Amateurs de bons riffs, n’hésitez pas une seule seconde à poser vos esgourdes sur ce « Cargo ». La scène polonaise n’a pas encore dit son dernier mot et la relève est déjà assurée.

19. Yawning Man – Live at Giant Rock

Cela faisait longtemps que le groupe souhaitait faire un concert à la façon Pink Floyd. La chose s’est produite cette année pour les fans du groupe. Un album live qui nous emmène directement dans l’univers du groupe qui exhibe, à travers cet album, tout son amour pour le désert californien. Yawning Man parvient, une fois de plus, à transporter son auditorat avec classe et aisance pour arpenter les recoins désertiques de la Californie.

18. Frozen Planet 1969 – Cold Hand of a Gambling Man

Spécialistes des sessions jams improvisées, les australiens de Frozen Planet 1969 sont revenus cette année avec « Cold Hand of a Gambling Man ». Et comme presque à chaque fois pour moi, la magie opère. On se laisse facilement entraîner dans la musique du groupe qui nous replonge, à sa façon, dans l’âge d’or du rock psychédélique. Car on y décèle aisément les influences des grands comme Jimi Hendrix

17. Brant Bjork – Brant Bjork

Mister Cool nous aura apporté un peu de chaleur lors du premier confinement avec son album. Et même si on ne risque plus d’être surpris par l’artiste ; force est de constater que ce « Brant Bjork » permet de démontrer – une fois de plus – toute l’étendue du talent du bonhomme. Il évolue en terrain conquis mais montre encore une fois sa capacité à produire une musique cool et groovy qui sonne comme la bande son de Joshua Tree. Une invitation sous le soleil de Californie en somme.

16. Rezn – Chaotic Divine

Le vaisseau spatial de Rezn s’est de nouveau posé en cette année 2020 avec « Chaotic Divine ». Proposant toujours sa formule de doom atmosphérique, le groupe donne l’impression de composer une bande originale d’un film de science-fiction. La musique laisse une place prépondérante à l’imagination et à la découverte de planètes inhabitées et hostiles à l’humanité…

15. Narla – Till The Weather Changes

Et c’est à nouveau d’Australie que vient le meilleur album de heavy-blues de l’année. Le groupe parvient à composer des morceaux qui savent nous tenir en haleine et nous mettre dans une sorte de transe grâce à une partie rythmique portée par une excellente basse. Lorsque les guitares laissent exploser tout leur potentiel, on se retrouve complètement dans un état second pour notre plus grand plaisir. Mention spéciale au titre ‘Bedside’ est qui tout simplement merveilleux…

14. Kombynat Robotron – KR III

Amateur de space-rock, de krautrock et de psyché ? Tu es bien tombé avec les gars de Kombynat Robotron. Des titres à rallonge pour une bande son spatiale qui lorgne sur la musique atmosphérique. Si tu as besoin d’une musique planante pour te détendre, que ce soit dans ton canapé ou dans ton hamac, cet album « KR III » devrait t’être très utile…

13. Elephant Tree – Habits

Après m’être pris une baffe lors de leur passage au Red Smoke Festival en 2018, j’attendais avec une certaine ferveur ce nouvel album « Habits ». Et du coup, il y a eu un retour de la baffe. Un album porté par des riffs très tranchants, une batterie réglée au millimètre et des effets hallucinés. L’ensemble nous emporte dans une ambiance atmosphérique et spatiale pour notre plus grand bonheur. C’est comme si qu’un monde nouveau monde, loin dans l’univers, s’ouvrait à nous.

12. Psychlona – Venus Skytrip

Ce que j’aime le plus, c’est quand la jaquette colle parfaitement à la musique de l’album. Et c’est le cas avec « Venus Skytrip » des anglais de Psychlona. Attachez votre ceinture avant le décollage qui va vous arracher de la Terre pour Vénus. Epopée de stoner rock à grosse tendance psychédélique, les anglais frappent très fort avec une machine à riffs rondement efficace !

11. Bantha Rider – Binary Sunset Massacre

On part dans une galaxie lointaine, très lointaine avec « Binary Sunset Massacre » des polonais de Bantha Rider. Plus de trois ans après leur premier méfait, ils sont de retour pour nous distiller une deuxième fois leur vision du stoner-doom instrumental à la sauce Star Wars. Et le résultat est vraiment à la hauteur avec des moments riffistiques dantesques portés par des solos de guitare digne de Matt Pike ! Une grande épopée musicale au milieu du désert de Tatooine !

10. Andromeda Space Ritual – All Shades of Perceptions

Souvenirs du Red Smoke 2017 avec les voisins de camping qui n’étaient ni plus, ni moins le groupe polonais Andromeda Space Ritual. Nous sommes loin du stoner, davantage dans le registre du space-rock instrumental mais « All Shades of Perceptions » est vraiment convaincant pour les passionnés de musicalité psychédélique et de voyages cosmiques.

9. Comacozer & Vinnum Sabbathi – Here and Beyond

Mes chouchous australiens de 2019 sont revenus cette année dans un split avec les mexicains de Vinnum Sabbathi qui s’intitule « Here and Beyond ». Avis aux amateurs de musiques lentes, lourdes et particulièrement psychédéliques. On retrouve la patte de Comacozer avec des effets sonores qui semblent traverser l’espace-temps et qui nous permettent de voyager à travers le cosmos depuis son canapé. Vinnum Sabbathi vient plutôt badigeonner nos oreilles de fuzz bien grasse pour notre plus grand plaisir avec des riffs vraiment dévastateurs ! Le split de le plus audacieux de l’année avec un savoureux mélange entre heavy-psych et doom-stoner.

8. Stonus – Aphasia

Stonus est un groupe de heavy-rock teinté de stoner originaire de Chypre. « Aphasia » est leur premier album dont on ne peut que saluer la qualité. En proposant des riffs délicatement fuzzés et une pléthore d’effets psychédéliques, le groupe parvient à imposer son style tout en finesse. Des titres comme ‘Mania’ ou encore ‘Dead End’ devraient finir de convaincre les plus sceptiques d’entre vous. Les amateurs de la scène grecque devraient largement trouver le bonheur dans cet excellent album. Enfin, mention spéciale au mixage qui est fait aux petits oignons pour une très grande qualité d’écoute.

7. IAH – III

Les argentins d’IAH se sont taillés une belle réputation sur la scène stoner instrumental. On dit souvent que le troisième album est celui de la maturité et je dois que cela ne déroge pas à la règle. Toujours sur le subtil mélange entre sonorités aériennes et telluriques, ce troisième album vient enfoncer le clou. Si les voyages aux confins de l’univers sont toujours présents, c’est cette dimension musicale qui tend plus sur l’introspection de soi-même qui fait la véritable force de ce troisième album. En somme, il permet au groupe de laisser son empreinte dans un genre qui est trop peu exploité… A écouter les yeux fermés !

6. Qilin – Petrichor

Amateur de riffs dévastateurs et de stoner instrumental ? Tu es bien tombé avec « Petrichor » des français de Qilin ! Un album qui apparait sous la forme d’un véritable rouleau compresseur prêt à tout écraser sur son passage. Des riffs très efficaces couplés à des passages plus légers et psychédéliques permettent de démontrer tout le travail effectué par le groupe depuis la démo de 2017. Pour ma part, j’avais dit dans la chronique que c’était l’album de stoner instrumental de l’année : je signe et persiste ! En mettant l’accent sur la lourdeur et la puissance des riffs, le groupe parvient à se frayer une place dans cette grande nébuleuse du stoner instrumental ! J’ai hâte de me prendre la baffe en live !

5. Kanaan – Odense Sessions

Kanaan est un groupe norvégien qui évolue à la frontière entre rock et jazz. Ce « Odense Sessions » se veut davantage psychédélique avec la présence du guitariste de Causa Sui, Jonas Munk. Le résultat est tout simplement bluffant : le groupe parvient à nous transporter dans un voyage sonique et psychédélique à des années lumières de notre système solaire. On se laisse facilement bercer par les mélodies qui sortent de cet album avec une véritable fusion sonique sur le titre ‘Urgent Excursions to the Thundrasphere’ ! « Odense Sessions » est un must-have pour les amoureux de jams psychédéliques…

4. Lowrider – Refractions

Vingt ans après leur premier et unique album « Ode to Io », les suédois de Lowrider reviennent gonflés à bloc avec « Refractions ». Et le plus grand bonheur c’est de se reprendre cette même baffe lorsqu’on pose nos oreilles sur cet album. En reprenant les codes qu’ils ont eux-mêmes importés en Europe, « Refractions » permet au groupe de revenir par la grande porte sur la scène stoner européenne. J’avais un peu peur que l’album soit mal ficelé puisque le groupe aura mis du temps à le réaliser, mais tout s’enchaine à merveille. Un album empreint d’une certaine classe et qui montre que ce groupe a un véritable savoir-faire : l’une des plus belles surprises de cette année 2020 !

3. Causa Sui – Szabodelico

Avec « Szabodelico » les danois frappent fort, très fort. Je ne l’attendais pas vraiment cet album et dès son écoute, cela a été un véritable coup de cœur. Causa Sui nous offre un voyage dans des contrées psychédéliques délicieusement douces. Les musiques distillées dans cet album permettent d’entrer dans une sorte de bulle en dehors du temps et de la réalité. Quel bonheur de se laisser bercer par les sonorités du groupe qui, pour l’occasion, nous permet d’élargir notre connaissance musicale en rendant hommage à un musicien hongrois, Gabor Szabo. Un brin moins « rock » que leur précédent méfait « Vibraciones Doradas », « Szabodelico » s’apprécie particulièrement pour la toile psychédélique qu’il dépeint. Rares sont les albums de cette trempe et Causa Sui signe avec celui-ci l’un de ses albums les plus percutants.

2. Slift – Ummon

Après une première approche en concert il y a quelques années, j’avais été séduit par Slift pour leur approche plus psychédélique du garage-rock mais un peu déçu par les quelques longueurs. Alors quand j’ai posé mes oreilles sur « Ummon », je ne partais pas vraiment confiant. Et puis, plus d’une heure après l’écoute, j’en sortais comme transformé. Les titres s’enchainent à merveille, on est littéralement happé par la musique et l’univers musical qui se dessine au fur et à mesure de l’écoute. Un grand album comme on peut en écouter que trop rarement, une odyssée musicale qui se déroule à la vitesse de la lumière. On en reparlera dans quelques années, mais il est fort à parier que « Ummon » devienne un album culte avec le temps.

1. Acid Mammoth - Under Acid Hoof

Avec « Under Acid Hoof », j’ai eu l’impression de découvrir le stoner-doom une seconde fois. En se voulant dans la droite lignée des britanniques de Black Sabbath ; les grecs d’Acid Mammoth ont parfaitement maîtrisé les codes de ce genre. L’ingrédient magique est la qualité des riffs qui sont présents dans cet album dont certains qui arrivent à rester gravés dans la tête pendant plusieurs jours. Et puis il y a ce son vintage qui sonne un peu comme « Witchcult Today » d’Electric Wizard mais en légèrement plus travaillé. « Under Acid Hoof » nous propose un large panorama de l’évolution de ce genre musical en l’ancrant davantage dans notre temps. J’aurais aimé que le voyage dure plus longtemps, mais les trente-cinq minutes sont d’une intensité remarquable ! Avec un artwork aussi classe, même avant de l’écouter on est déjà en terrain conquis !

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