Le mois de décembre est là. Ses fêtes, ses plats débordants de nourriture que l’on s’empiffre en famille et ses traditionnelles listes de fin d’année. Le Doc vous a déjà proposé sa liste et c’est donc à mon tour, le copilote, de m’y atteler. Mais avant cela je tenais à vous remercier d’être aussi nombreux à nous suivre - plus de 2000 au moment où j’écris ces lignes ! - que de chemin parcouru grâce à vous depuis nos petits 30 abonnés il y a pas si longtemps. Merci encore !

Allez on rentre dans le vif du sujet, le vaisseau spatial Kyuss666 a exploré nombre de contrées cette année et il en convient de vous fournir la quintessence de ce voyage.

20. The Wicked Ones - The Wicked Ones


Groupe mexicain venant de sortir leur tout premier EP. Il contient probablement une des plus belle voix que j’ai pu rencontrer cette année : Chess Malo. A noter une super reprise de Jefferson Airplane .

19. Gypsy Sun Revival - Journey Outside Of Time



Les américains sortent un an après leur premier self-titled album, leur deuxième opus : Journey Outside of Time. Gypsy Sun Revival est peu l’invité de dernière minute, celui qui avec leur riffs très flower power vous fait partir comme si vous étiez à Woodstock. En plus c’est Kent Stump de Wo Fat et John Mac Bain de Monster Magnet qui se sont occupés de mettre en boite ses jams hallucinogènes, une autre preuve s’il en faut de la qualité de l’album.
  

18. Solus - Satya Yuga



J’ai un penchant prononcé pour le stoner ‘méditatif’ étant tombé dans la potion magique d’OM  et de son Advaitic Songs. Dès les premières notes de "Satya Yuga" je savais que cela allait me plaire : du rock psyché mélangé à des instruments orientaux puis plus tard qui se voit agrémenté d’éléments post rock. Un grand bravo à ce mysterieux Solus pour avoir composé seul un tel bijou.

17. IAH - IAH

On part enfin titiller les étoiles avec IAH, une des très belles surprises de cette année. Les argentins ont créés un space rock aérien et galactique, qui n’est pas sans rappeler Naxatras. Les gars ont ce petit côté magique qui vous fait décoller dès les premiers accords pour vous perdre dans la Voie Lactée.

16. King Gizzard and the Lizard Wizard – Flying Microtonial Banana


Parler des australiens et de ce qui ont fait cette année prendrait beaucoup de place, je vais tâcher de résumer l’ensemble. La bande à Stu ont fait fort cette année avec 4 albums sortis (pour le moment) chacun avec son ambiance propre. J’ai choisi "Flying Microtonial Banana" de par ses micro-coupures, thème de l’album, et ses chansons bien barrées 'Rattlesnake' ou légères 'Sleep Drifter', pour moi le meilleur album des australiens de 2017.

15. Savanah – The Healer

On s’envole pour l’Autriche avec le deuxième opus de Savanah. Le groupe nous revient après un premier EP impressionnant salué par la critique. Et faut dire qu’avec "The Healer" Savanah a encore mis la barre haute. On garde sur la moitié de l’album cette patte jam léger / nuageux mais à la différence du premier, le groupe c’est renforcé dans le chant et la composition, les deux premiers titres en sont le parfait exemple notamment 'The Healer' et son refrain incantatoire.

14. Carson - Drown The Witness

Un groupe qui a traversé la moitié du monde mais qui a conservé son identité. Si le groupe peut rappeller Dozer sur les pistes du milieu d’album, il va plus loin et tâte d’autres répertoires, plus rock au début plus space parfois comme avec 'Pissing In The Wind'.Un album qui sent le bon le stoner fin 90 !

13. Samsara Blues Experiment – One with the Universe

Le retour en grand pompe des allemands 4 ans après un "Waiting for the Flood"  en demi-teinte. Le groupe a organisé ses jams, aiguisés sur le fameux "Long Distance Trip" , en tourbillons spirituels. D’ailleurs la nouvelle direction s’entend dès les premières notes de 'Vipassana' et perd son auditeur dans le grandiose 'One With The Universe'.

12. Stone From The Sky – Fuck the Sun

Une des perles francaises de cette année. Après un premier LP efficace, le groupe a travaillé pour sortir un space rock groovy d’orfèvre. Les manceaux oscillent entre les riffs promettant une invitation cosmique et le gros fuzz à même de vous secouer comme un prunier.

11. The Midnight Ghost Train - Cypress Ave.

Il vient un moment dans la vie d’un groupe où les membres s’interrogent sur la musique qu’ils font. The Midnight Ghost Train, groupe connu pour envoyer du pâté en live à coups de riffs de déménageurs, ont décidé de faire un virage à 180 degrés et de sortir un album non de stoner / fuzz mais de Heavy blues. Et c’est un très bel opus, les titres énervés sont toujours là comme 'Red Eyed Junkie Queen', mais le cœur de l’album ceux sont vraiment ces chansons plus calme, plus bluesy comme 'Tonight' ou 'Watchers Nest'. A noter le groupe s’autorise même un titre funk !

10. Dopelord - Children Of The Haze

Je l’avais dit lors de sa sortie en janvier dernier que cet album est une pépite, une gemme  de stoner doom qui allait se retrouver dans les listes de fin d’année. Cet opus est la master class du genre, on passe des titres weedé comme 'Navigator', à d’autres plus gras 'Scum Priest' tout en n'oubliant pas les titres plus rituels. Bref l’album stoner doom de l’année et un must have de 2017.

9. Red Scalp - Lost Ghosts

On reste en Pologne avec Red Scalp. L’originalité de l’album, en plus de l’univers indien, est d’avoir ajouté un saxophone. Oui du stoner avec un sax. Si je peux dire que ce morceau m’a désarçonné la première fois que je l’ai entendu, maintenant je trouve que ce dernier à sa part complète dans l’album, 'Lost Ghosts' étant une des plus belles chansons de 2017. A noter le titre taillé pour le live ‘With The Wind’.

8. Demon Head – Thunder On The Fields

J’ai toujours eu une relation particulière avec les danois de Demon Head. Je considère le groupe comme une des plus belles pépites dénichées sur Bandcamp et "Ride The Wilderness" un des albums les plus marquants autant dire que j’attendais beaucoup de ce "Thunder On The Fields". L’album est très bon, on est dans un mélange de doom occulte et de rock seventies, un peu comme si Black Sabbath et Led Zep avait un enfant en commun. Deux titres ressortent du lot sur cet album 'Hic Svnt Dracones' qui fait sonne comme une  épopée classique , une fuite en avant et ‘Gallow’Omen’, du doom à l’ancienne mais qui garde quand même la touche des danois.

7. The Necromancers – Servants of the Salem Girl

Une baffe et rien d’autres. Je pense que cela a été l’effet reçu par bon nombre d’entre nous au moment de l’écoute de ce "Servants of the Salem Girl". On est toujours dans du doom occulte avec une production, une composition d’une telle qualité qu’on jurerait écouter un groupe ayant 10 ans d’experience et non un groupe de petits jeunes.  L’influence Black Sab est là encore une fois mais toujours sublimé, ici via un son groovy et la voix de camionneur de 50 ans gorgée de whisky de Tom.

6.The Black Angels – Death Songs

Relaté la carrière des Black Angels et l’apport au Heavy Psyché prendrait bien trop longtemps tellement les américains sont des piliers du genre. Après un album précédent moins attrayant que les albums précédents (Passover <3), les gars d’Austin nous sont revenus avec "Death Songs". Dès les premières chansons on retrouve la patte du groupe, cette mélancolie, ces textes incisifs, ces reverbs à arracher le cerveau. A noter le dernier titre de l’album, Death Song, qui sonne comme un hommage à Nico et au Velvet Underground.

Bon on commence le Top 5 et l’ordre exact commence à être difficile à établir tellement ces albums ont tourné sur ma platine ou dans mon casque.

5. Spaceslug – Time Travel Dilemna

Spaceslug, qui a sorti son deuxième album en deux ans d’existence. Si "Lemanis", le précédent album, était un astéroïde, "Time Travel Dilemna" est une nébuleuse. La chaleur des riffs, l’énergie des morceaux tout renvoie à cette ardeur cosmique qui est non sans rappeler Sungrazer, dont les polonais ont voulu s’inspirer et rendre hommage. Les gars de Wroclaw ont bien rattrapé le bâton du space rock donné par les néérlandais et sont en passe de devenir un des piliers du genre.

4. Sasquatch – Maneuvers

Ce Sasquatch nouveau est un millésime. Dans leur longue carrière les américains ont d’excellents albums, d’autres un peu en deçà mais la patte Sasquatch était toujours présente.  Pour ce nouvel opus, le groupe semble avoir poli leur son, ajoutant un petit côté soundgardien à certains morceaux. Je ne sais pas si c’est l’arrivée de Craig Riggs, ou l’ajout d’un clavier sur certains morceaux mais le groupe a la super pêche et semble s’éclater comme jamais (grand et beau souvenir au RSF), ce "Maneuvres" est un grand cru.

3. Deadly Vipers – Fueltronaut

Bon vous vous en doutiez, les frenchies de Deadly Vipers allaient se trouver aussi haut tellement on vous a spammé avec et c’est bien normal. Que rajouter, quoi décrire sur ce groupe tellement il nous parait évident pourquoi on en est tombé accro. Que cela soit la voix John Garciesque de Fred, les riffs qui sentent la Californie et la chaleur du désert, l’énergie déployée qui donne envie de tout valser autour de soi. Quand on passe ces journées à explorer l’underground et qu’on tombe sur un morceau comme 'Supernova' autant vous dire que nous n’étions pas préparé à ce qui nous est tombé dessus. Allez renfiler le casque, passer le morceau et on se retrouve après.

2. Dvne – Asheran

L’album charnière, le vrai. Je suis heureux d’avoir pu écouter et écrire sur un des plus beaux disques qui m’est tombé entre les mains. On a un "Blues for the Red Sun", ou plus dans le contexte un "Crack The Skye" et bien maintenant pour Dvne on a "Asheran". Passer d’un bon groupe de métal à un groupe qui devient bien plus est quelque chose d’unique. Difficile de décrire le style tant le doom, le stoner, le métal, le prog se mélangent. Tellement de choses dans cet album mérite que l’on s’attarde dessus que cela soit au niveau des deux  voix, du concept, de l’organisation de l’album. Dvne a changé de dimension et peux faire face aux plus grands sans complexes.

1. The Flying Eyes – Burning of The Season

Difficile d’expliquer exactement le style des américains ; du rock parfois psychés, parfois bluesy avec des riffs décapants ou au contraire calme, bref on s’y perd. Où on ne risque pas de se perdre c’est avec la qualité de "Burning of the Season". Chaque chanson a son énergie propre, une combinaison de la basse catchy de Mac Hewitt, des riffs extraterrestres d’Adam Buffano, du jeu de batterie d’Elias Schutzman  ou de la voix envoûtante de Will Kelly. Mais je crois ce qui m’a encore plus attiré c’est les paroles, la poésie émanant des mots énoncés par Will. Peut-être à première vue, il ne s’agit pas d’une œuvre litteraire, mais incanté par Will Kelly, avoir l’ensemble du groupe accompagnant et embellissant chaque mot, créé une magie unique, un roman qui nait au début du titre et meurt après l’expiration de la dernière note. Enfin je voulais leur rendre hommage car le groupe a annoncé leur séparation, "Burning of The Season "est le chef d’œuvre qui clôt en apothéose l’aventure de la bande de Baltimore.

Le mot de la fin


L'année 2017 a été une année musicale intense et n'en choisir que 20 albums est une tâche difficile tellement de groupes mériteraient d'en faire partie. 2018 s'annonce déjà fort intéressante avec les nouveaux albums de Corrosion of Conformity ou Monster Magnet, en espérant ceux de Fu Manchu et de Sleep. Restez en orbite et gardez le contact avec la Planète pour le Top de l'Amiral.
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Top 20 de Doc Lani | Docteur chez La Planète du Stoner Rock


Bon, voilà nous y sommes, le top 20 de l'année. Premier pour moi, arrivé à bord de la navette en cours d'année. Et bien croyez moi, les amis, ce n'est vraiment pas chose aisée. Les choix furent cornéliens et à l'heure d'écrire cette introduction, la place de certains groupes n'est toujours pas définitive ! La faute à une excellente année 2017 marquée par l'émergence de "petits" groupes, la confirmation des "moyens" et la déception des têtes d'affiches. Il est toujours difficile de classer et hiérarchiser la musique car chacun a sa propre sensibilité, culture et impression, mais je vais tenter de vous transmettre, ici, mes 20 coups de cœur de l'année.



20. HEY SATAN - S/T

Coup de coeur de l'été, les Helvètes m'ont accompagné tout au long de mes road trips. Un Premier album hyper efficace, direct qui s'écoute d'une traite sans ressentir la moindre redondance. 'Sunshine blues' reste la piste la plus sensuelle que j'ai entendu cette année et croyez moi, elle a été beaucoup écoutée ! Bref, jetez une oreille sur ce premier album et je pense que vous y reviendrez rapidement.


19. DEAF RADIO - Alarm

L'une de mes premières découvertes de l'année et la première chose qui m'ai frappée c'est cette voix particulière au phrasé typique New wave. La scène Grecque est toujours forte pour nous surprendre, et cet album ne déroge pas à la règle. Mention spéciale au morceau 'Aggravation' qui ouvre l'album, qui a un véritable  univers cinématographique. Bravo aux Athéniens pour ce premier album, je vais les suivre vraiment de près.

18. KADAVAR - Rough Times

L'une des déceptions de l'année. L'album est certes mieux produit mais je ne retrouve pas l'âme et la patte aperçues sur "Berlin" l'album précédent. Cependant, cette sortie plus sombre reste tout à fait correcte, le groupe semblant progresser vers une nouvelle voie. Pas le must attendu, mais un très bon album à découvrir.



17. MOTHER ENGINE - Hangar


Petite Tuerie instrumentale, Hangar vous mettra à coup sûr en transe tant cet album appelle à la défonce tout au long de l'écoute longue de 77 mn. Le stoner purement instrumental n'est pas ma spécialité cependant Mother Engine me pousse à m'y mettre et à étendre ma culture sur le sujet. Et rien que pour ça, cet album a assurément sa place dans mon top.







16. THE NECROMOMANCERS - Servants Of The Salem Girl 


Premier représentant Français de mon top, The Necromancers nous délivre une ode au Grand Cornu pour ce premier album. Un album plein de bonnes attentions et de riffs efficaces, quelques petits défauts inhérents à la jeunesse du combo cependant mais encore un groupe que j'ai hâte de voir en live. Félicitations à eux pour la signature chez Ripple Music, gageons que ceux ci vont les tirer vers le haut de la scène stoner européenne. 


15. FORMING THE VOID - Relic

Groupe originaire de Louisiane, Forming The Void m'est apparu pour la première fois dans les oreilles en écoutant le podcast d'avril de  La Planète du Stoner Rock. Et oui, je n'avais pas encore intégré l'équipage, cependant la reprise de 'Kashmir' de Led Zeppelin m'a mis un bon coup de poing dans la gueule! Quel culot de reprendre ce monument du rock. Le reste de l'album est tout aussi bon que cette reprise, une quinzième place plus que méritée. 

14. MONOLORD - Rust

Vous vouliez du lourd? Vous voilà servi! Monolord et son chant éthéré me met à chaque fois des frissons à l'écoute du morceau éponyme, quel plaisir de savoir que le groupe reste dans cette ambiance qui fait son charme depuis ses débuts. Un stoner à tendance Doom comme je les aime, dualité entre le chant clair et la noirceur du riff. Un album à ne pas louper.

13. MOTORPSYCHO - The Tower

Plus de 25 ans de carrière et... je n'avais jamais entendu parlé de Motorpsycho. Les puristes m'en voudront probablement, les autres feront ici une très belle découverte. Le combo Norvégien nous livre ici un double album très éclectique , enjoué, presque solaire. Une jolie découverte qui donne envie de découvrir la discographie complète du groupe.


 12. DOPELORD - Children Of The Haze

Certains qualifient la musique de Dopelord d'éléphantesque, je suis plus d'avis de le traiter de "Tyrannausauresque" tant le son produit est lourd et fait trembler les murs. Les Polonais nous prouvent avec cet album qu'ils font partis des nouveaux patrons de la scène Doom européenne et B*rdel qu'es-ce que c'est bon! Une des meilleures sorties Doom de ces dernières années.

11. DEVIL'S WITCHES - Velvet Magic

Allez hop, petite plongée dans les années 60 avec cet album. Prenez un peu de Tommy Iommi de Black Sabbath, un peu de Ray Manzareck des Doors mixez avec du psychédélisme pur et vous aurez le son particulier de Devil's Witches. Une vraie patte particulière jalonne l'album qui fleure bon le LSD et les Pattes d'eph'. Et puis avec Bardot en pin up sur l'artwork autant dire que c'est un sans fautes non ?

 10. DUEL - Witchbanger 

Ma première chronique après mon arrivée dans l'équipage. Probablement, l'un des albums que j'ai le plus "poncé" cette année. Je ne me lasse pas du tout de ce son 70's + 80's, le coté rentre-dedans, l'ambiance générale de l'album tout est y génial. Vous n'avez toujours pas écouté? Qu'attendez vous?

09. STONE CADAVER - Remove Remove Replace

Un de mes péchés mignons, découvert sur le tard grâce à mon Amiral bien aimé Flo, qui a fait la critique de cet album Danois. Un son 70's brut à souhait, des compos efficaces, de la testostérone mixée avec de la gomme de pneus brûlés, tel est le programme que vous offre cet album. Si cela vous dit, appuyez sur "play" et embarquez pour ce voyage fleurant bon le soleil californien.

08. ELDER - Reflections Of A Floating World

Bon, ici nous sommes en présence d'un hybride Stoner/Prog . Un subtil mélange entre  rythmes brutes et riffs atmosphériques, moments de quiétudes et de tempêtes lourdes. Un album parfait pour une mise en abyme de soi même. Le combo du Massachusetts m'a vraiment surpris avec cette sortie complémentent déroutante. 

07. EGYPT - Crack and Lines

Sorti le 20/06, en même temps qu'un autre groupe que nous retrouverons plus haut, "Crack and Lines" est un album groovy à souhait toujours dans la tendance 70's très en vogue ces dernières années. Son chant écorché vif apporte un énorme plus et les solis sont plus planants les uns que les autres. Egypt nous avait habitué à du qualitatif, nous voilà de nouveau servi.

06. SPACESLUG - Time Travel Dilemna

Symbiose. Tel est le mot parfait pour décrire cet album. Les limaces de l'espace savent trouver l'équilibre parfait entre lourdeur/ puissance, et lyrisme/calme. l'exemple le plus concret se trouve dans les lignes de chants cosmiques, l'une étant gracile et planante, la seconde puissante et grave. Les Polonais ont embarqué dans un voyage sans but aux confins de l'univers et cet album en est la bande son. 

05. DVNE - ASHERAN

Un album concept sur la SF et l'environnement voilà qui n'est pas banal. Cette découverte que je dois à Kev', mon copilote, commence par une piste aux accents orientales bien lourde et grasse avec un sublime mélange des voix. Le fan de Mastodon que je suis ne peux s'empêcher de faire la parallèle et force de constater que l'élève a dévoré le maître. Le reste de l'album est du même acabit, une véritable claque ! 

04. MOTHERSHIP - High Strangeness

Pour être complètement honnête, Mothership est un des mes groupes favoris de ces dernières années. Certes le groupe ne révolutionne pas le genre, mais le mélange de leurs influences me fait bien planer à chacune de leurs sorties. Et cet album ne déroge pas à la règle, le trio Texan nous livre encore un cassage de bouche en règle comme il le sait si bien faire. Surtout si vous avez l'opportunité de les voir en live, ne les loupez pas!
 

03. SAMSARA BLUES EXPERIMENT - One With The Universe

Une sublime sortie encore offerte par le groupe Allemand, un voyage transcendantal aux confins de notre propre imaginaire. Un pause contemplative et méditative à écouter sans aucune retenue. Un véritable retour à soi se manifeste quand on entend tout ces morceaux plus prenants les uns les autres. Un album apaisant et thérapeutique.

02. DEADLY VIPERS - Fueltronaut

La voilà, la place de mes chouchous! Et oui, si vous aviez écouté le dernier podcast, vous saviez que les Perpignanais aller être placés haut dans mon top. Les voici second, avec ce premier album qui est le chaînon manquant entre la première vague de la scène ( Kyuss en tête) et les nouvelles productions actuelles. C'est efficace, sans fioritures et rentre dedans. Les morceaux restent très vite implantés et on se surprend à les connaître assez vite par cœur. Je mets une belle petite pièce sur eux, l'avenir leur semble prometteur! Good Job Fellas !

1. SASQUATCH - MANEUVERS

La voilà pour moi la sortie de l'année. Sasquatch a sorti son album le 20/06 et depuis difficile de passer outre. Dès la première écoute, je savais qu'il allait être difficile de le détrôner. Nouveau son, nouvelle énergie, un virage dans la carrière du groupe, cet album sonne comme le premier d'une nouvelle ère pour les Californiens. Encore dix ans de domination sur la scène ? Probablement !

Le mot de la fin


Ce fut ardu mais j'y suis arrivé! J'espère de tout cœur vous avoir permis de découvrir mes plaisirs musicaux de l'année. L'année 2017 n'est pas encore tout à fait terminée cependant l'année 2018 s'annonce déjà riche en sorties. Donc après quelques jours de repos (mes compadres prenant le relais pour leur top), il sera temps de redécoller tous ensemble pour de nouvelles aventures et de se placer de nouveau en orbite autour de La Planète du Stoner Rock. 
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Aujourd’hui nous vous proposons de vous rendre chez nos voisins francophones du Grand Nord. Le Québec s’active sur la scène musicale chère à nos oreilles, après The Hazytones et The Flying Widget, voici qu’émerge Kurse et leur premier EP « Tales of the Wizard ».

« Tales of the Wizard », un premier EP de qualité


Déjà avant de dépiauter l’opus, je tenais à parler de sa cover bien classe : un renne géant mutant émergeant d’une forêt brumeuse pour faire face au magicien. Un artwork intriguant dépeignant l’ambiance à laquelle on peut s’attendre. 'Antagonism', ce titre pourrait renvoyer à un morceau bourrin à souhait et ultra speedé. Et bien pas ici. On démarre tranquillement, on se laisse trainer. La voix est distante, l’atmosphère vaporeuse, les riffs seventies vous caressent l’oreille. Enfin jusqu’à qu’un riff vous réveille, tel l’alarme du lundi. Le chanteur devient plus écorché, on se surprend même à headbanguer par moment. Ce break dans le premier titre annonce le suivant : ‘The Giant’. Ça sent le garage et l’huile de vidange. Les riffs sont plus sales et épais, le chanteur est plus agressif. Les gars savent doser quand il faut laisser parler la poudre et quand il faut laisser reposer le tout, notamment avec ce petit passage stoner doom qui fait bien plaisir.

Mon titre préféré est certainement ‘Mythos’. Le morceau est le plus brutal, plus métal dans sa construction. La basse est lourde, immense et prend vraiment le pas sur l’ensemble de la piste via des riffs alléchants. Petit accroc a noter, j’aurai vraiment préféré avoir le chanteur dans un registre plus grave, plutôt de garder le registre vu dans ‘The Giant’, cela aurait permis de souligner la lourdeur du morceau. ‘Four Princes’ est un très beau morceau également. On retrouve une ambiance psyché couplée a la puissance de ‘The Giant’. Ca fuzze, ça plane…On alterne entre les riffs groovys, doom et psyche ; Kurse nous hypnotise. ‘Epilogue’ annonce la fin. La batterie et les effets déployés redonnent une ambiance plus calme et légère, répondant au premier titre.

Que faut-il en retenir ?


Kurse est une nouvelle incarnation réussie de cette scène québécoise en pleine effervescence. L’album est en Name Your Price sur Bandcamp, à ce prix-là on vous conseille de ne pas vous priver du voyage promis par les Montréalais !

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Les années passent mais Electric Wizard reste toujours de la partie. On aura toujours un malin plaisir à dire que chaque nouvel album est moins bon que le précédent – et que le duo Come My Fanatics/Dopethrone est intouchable – mais force de constater que le « groupe le plus lourd du monde » continue toujours de faire autant d’effet dans la scène stoner doom lorsqu’il annonce la sortie d’un nouvel album. Avec « Wizard Bloody Wizard » on s’attendait donc à voir le Sorcier Electrique renouer avec le son bien lourd et gras de l’époque – les mauvaises langues diront sans doute l’âge d’or – mais que nenni. Jus Oborn continue de faire ce que bon lui semble quitte à perdre quelques fans au passage, mais si on se met dans sa tête, on peut penser qu’il n’en a strictement rien à faire. Et c’est tant mieux.

« Wizard Bloody Wizard », du doom vintage sans les effets... pour un effet déconcertant !


Dès l’ouverture de l’album, avec ‘See You in Hell’, on pense sentir quelque chose de différent par rapport aux précédents albums qui surfaient sur le doom occulte avec - en guise de promotion - des films de séries B avec pas mal de nichons et de cul dedans pour rameuter les foules et se donner une images de mauvais garçons pas du tout fréquentables – ce qui marche à merveille vous me direz. Non là, c’est comme si que le groupe revenait à ses débuts en 1995 avec un son qui fait la part belle aux riffs, mais avec la couche habituelle de gras qui n’est plus là - comme si qu’on avait une sorte de Electric Wizard Allégé qui conviendrait parfaitement au régime de votre mère. Mais attention. On a souvent l’habitude de réduire Electric Wizard à « Come My Fanatics… » et « Dopethrone », ce qui, pour ma part, je trouve bien triste. Depuis 2007, et la sortie de « Witchcult Today », le groupe a évolué dans un doom vintage qui lui colle parfaitement à la peau et dont la mue est lente, voire très lente. Bien que les premières minutes de « Wizard Bloody Wizard » laisse penser quelque chose de nouveau, on se dit quand même que bordel, musicalement ça s’inscrit quand même pas mal dans le vieux rock des 60’s avec une sonorité plus claire que « Time to Die » mais en même temps plus dégueulasse et rugueuse. Car oui, on y regardant de plus près, force est de constater que  « Wizard Bloody Wizard » s’inscrit dans la continuité avec des thèmes toujours aussi occultes et des titres de morceaux comme ‘Wicked Carresses’ issus directement des vieux nanars érotico-horrifique du siècle dernier.

Après plusieurs écoutes, on perçoit aussi dans « Wizard Bloody Wizard » comme une sorte de fatigue avec des riffs qui paraissent harassés ; chose qui est visible dès la première piste. Mais le point d’orgue arrive avec ‘Mourning of the Magicians’ (une référence au livre 'Le matin des magiciens' qui traite du réalisme fantastique et donc des sociétés secrètes, de l'alchimie, du parnormal, etc.) qui clôture l’album : Jus Oborn parait las, éreinté par la vie mais pourtant il est toujours présent et continue de s’accrocher au manche de sa Gibson même si la fin est proche. « It’s time to die » avait-il l’habitude de proférer pendant les concerts ; et bien là je peux vous le garantir que la mort n’a jamais été aussi imminente. Et en y pensant, c’est d’ailleurs tout ce qui fait la force de « Wizard Bloody Wizard » : on retrouve un vrai disque du Sorcier Electrique avec une sacrée ambiance morbide aussi bien au niveau musical qu’au niveau des paroles qui sont assez lourdes de sens – notamment celles du titre ‘Hear the Sirens Screams’ qui font sans aucun doute allusion au groupe et à son histoire récente.

Que faut-il en retenir ?



Depuis sept ans et la sortie de « Black Masses », on peut constater un drôle de manège : celui où on prend un malin plaisir à dénigrer le nouvel album. On attend ensuite le prochain tout en gardant espoir qu’il sonne comme un nouvel âge d’or avant d’être de nouveau déçu puis de dire que le précédent album avait quand même des qualités – quand je lis certains chroniqueurs qui trouvent de bons côté à « Time to Die » trois ans après, ça a tendance à me faire rire. Avec « Wizard Bloody Wizard », le quatuor britannique continue son petit bout de chemin dans le doom vintage mais avec une couche d’effets en moins pour un résultat qui sonne un peu plus brut. Si vous ne jurez que par « Dopethrone » et « Come My Fanatics », il est clair que vous pouvez passer votre chemin. En revanche, si vous êtes particulièrement friand de la période « Witchcult Today » et que vous prenez bien le temps d’écouter ce que Jus Oborn a à vous dire, alors oui, il est certain que vous apprécierez « Wizard Bloody Wizard ».

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Une nouvelle semaine et un nouveau concert à Varsovie. Honnêtement faudrait que l’on m’explique pourquoi la saison des concerts se déroulent sur l’automne et il faut attendre le printemps pour avoir de nouveaux des bons shows.
Enfin bref je divague, vendredi je suis donc parti pour voir Yuri Gagarin et Spacelug.

Arrivé 30 minutes en avance je m’inquiétais du peu de monde étant présent pour voir le premier groupe : Strange Clouds
Le quatuor ouvrit le bal devant une fosse quasi vide, le public préférant se condenser devant la console. Le groupe pas plus stresse que cela réveilla le public au rythme de leur compositions. D’ailleurs Strange Clouds est éclectiques : du garage au space rock en passant par un revival 70’s le groupe propose un véritable voyage. Mention spéciale au bassiste, Kajetan Zwolak, que j’avais déjà croisé avec Rah Pithia. C’est un vrai plaisir de voir le jeu de basse habité de ce dernier.


Le groupe laissa sa place pour l’attraction qui m’a fait faire le déplacement : Spaceslug. Pour comprendre mon niveau de fanitude, j’étais déjà accro à leur premier groupe, Palm Desert, qui officie dans un désert rock de bon acabit. Mais la avec Spaceslug les gars ont franchi un palier et bousculer la petite scène du space rock. Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, aller vous jeter sur Lemanis leur premier album pour comprendre la ‘révolution’ qu’ils ont engendré. Le set commence avec Living with the Eternal Now et les gars nous emmènent de suite très loin. Ce que je n’avais forcement remarque a l’oreille c’est que les 3 membres chantent à des degrés différents : si le bassiste, Jan Rutka, est le chanteur principal, le batteur Kamil Ziółkowski est la voix éthérée et le guitariste la plus rauque. Comment retranscrire le show à part essayer d’expliquer le voyage intersidéral offert par les gars de Wrocklaw. On voyage des titres plus en lourdeur de Lemanis au plus éthérée de Time Travel Dilemna tout en douceur. Les gars prennent du plaisir à jouer et ça se voit. Un moment Bartosz, le guitariste, décida de s’asseoir afin de mieux pouvoir gérer la multitude de pédales à sa disposition.






Le set se termine bien trop vite à mon gout. Du coup je réussis à attraper le bassiste afin de lui poser quelques questions. Apres lui avoir confirmé que les français apprécient grandement Spaceslug, le groupe aimerait bien pouvoir jouer dans l’hexagone mais cela ne sera pas pour tout de suite semble-t-il. Le bassiste reviendra également sur la collaboration qu’ils ont eue avec Sungrazer et l’envie de vouloir rendre un hommage sur Time Travel Dilemna au son déployé par les néerlandais.
Mais bon après un moment il faut bien retourner dans la salle pour voir la tête d’affiche : Yuri Gagarin. De suite il y a beaucoup plus de monde, la salle est quasiment bonde pour voir les suédois jouer. Ces derniers ont prévus plusieurs dates en Pologne et on peut voir à l’attitude du public que ce dernier est conquis. Personnellement j’ai un peu plus de mal, notamment avec le synthé qui donne un son très électronique comme un nuage de brouillard radio. Si je suis fan du Yuri Gagarin au casque à la maison, j’ai plus de mal avec leur performance live. Apres quelques titres, je décroche un peu et part plus tôt dévalisé le stand de Spaceslug.


Retour sur Terre à la fin du show. Le voyage prévu par l’association et les groupes m’ont convaincu de la force de la scène ‘space’ polonaise. Je repars pleins d’étoiles dans les yeux, attendant la prochaine fois où je pourrai caresser les nébuleuses.
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Les polonais de Red Scalp remettent le couvert cette année en nous sortant « Lost Ghosts » dont on a pu mettre les mains dessus avant sa sortie, prévue pour le 31 octobre prochain. Après un premier album très efficace, je peux vous dire que ce nouveau cru était attendu à la rédaction surtout après avoir eu un aperçu lors du Red Smoke Festival 2017 ! Avec « Lost Ghosts » le groupe apporte une pierre supplémentaire à la scène stoner polonaise qui est l’une des plus prolifiques en Europe. Explications.

« Lost Ghosts », une épopée musicale qui vient confirmer la place de Red Scalp dans la scène de stoner européenne


L’album s’ouvre sur le morceau ‘Portal’ qui met tout de suite dans l’ambiance ; et cette dernière est particulière puisque c’est comme si on se préparait à une bataille où la mort ne serait que la seule issue possible. La confrontation devient évidente, les riffs arrivent à grande vitesse et nous voici captifs d’un tourbillon sonore où la basse et la batterie règnent en maitre. Inutile de résister, il faut juste se laisser porter par le mur retentissant qui va nous guider jusqu’au champ de bataille. Avec ‘Faces’ nous voici, moi et ma tribu indienne, sur le champ de bataille. Au loin, on peut voir nos ennemis, montés sur leurs montures et armés de leurs fusils. L’écho d’une voix se fait entendre dans les airs, pour nous c’est le signe qu’il faut lancer l’assaut ; nous fonçons vers nos ennemis tandis que les riffs pleuvent au-dessus de nos têtes. Un solo de guitare nous galvanise, comme si nous étions certains de remporter cette bataille. Solo de guitare on ne peut plus parfait avec un côté épique qui donne une dimension héroïque à ce titre.

Mais le titre éponyme de l’album, à savoir ‘Lost Ghosts’, sonne comme le glas de cette confrontation. Je vois mes frères tomber les uns après les autres sous les balles de nos ennemis. C’est l’hécatombe. J’entends à nouveau cette voix, celle de Jedrek de Red Scalp, qui colle parfaitement à cette ambiance quelque peu mélancolique. Les riffs toujours aussi lourds continuent de tomber sur le champ de bataille jonché de cadavres tombés sous les balles. Un saxophone se fait entendre dans les airs, chose quelque peu surprenante au milieu de ce déluge de riffs ; si la chose peut sembler incongrue à la première écoute, l’instrument trouve bien sa place dans cet album. On peut saluer le tour de force du groupe à intégrer un tel instrument dans un disque de stoner doom. Et que dire de l’emballement du morceau vers sa moitié ? C’est un véritable régal pour les oreilles qui sont bercées par différents instruments ; et puis revient à la charge le riff du début de morceau pour conclure le morceau clé de cet album. Un sans-faute.

Les choses continuent de plus belle avec ‘Mantra Bufala’. Red Scalp nous prouve une fois de plus sa faculté à créer des ambiances mystiques portées par des riffs. On sent que quelque chose est en train d’arriver mais impossible de prédire à quel moment. Et d’un coup un solo de guitare tonitruant arrive de nulle part tandis que la basse et la batterie continuent d’alimenter le tsunami sonore. Des voix indiennes se font entendre, ce qui ajoute un petit côté fédérateur à l’ensemble musical. On s’imagine aisément la piste en concert avec une foule qui sera facilement galvanisée par l’ensemble. L’album se ferme sur la piste ‘With the Wind’ qui semble poser les choses au premier abord mais qui se montre tout aussi enivrante que les autres pistes. On retrouve toujours cette faculté à balancer des riffs lourds très efficaces, une voix toujours aussi galvanisatrice et la présence d’un saxophone qui a toute sa place dans cet ensemble musical. Mention spéciale aux solos de guitare qui sont juste majestueux dans ce morceau, et qui ont la capacité à transporter l’auditeur dans une autre dimension.

Que faut-il en retenir ?

Red Scalp nous surprend une seconde fois avec « Lost Ghosts » ; un album qui vient consolider les bases du groupe, notamment au niveau de la qualité des riffs, mais qui apporte une fraicheur sur l’ensemble avec une prise de risque quant à l’ajout d’un saxophone qui trouve parfaitement sa place. On savait depuis quelques années que la scène de stoner polonaise était à surveiller de très près, mais on peut dire qu’elle se distingue très nettement des autres scènes de stoner européennes grâce à la qualité des productions qui sont sorties cette année. Avec « Lost Ghosts » on peut aisément dire que Red Scalp confirme davantage son statut au sein de la scène de stoner européenne. Sans aucun doute l'une des bonnes surprises de cette fin d'année !

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