“Just 3 rockin' dudes that are into psychedelic freak outs, good times and loud amps”: c’est la description qu’on peut lire sur la page bandcamp de The Acid Guide Service. Et je peux vous dire qu’après l’écoute de cet album, la description colle parfaitement au groupe ! Ne vous détrompez pas, il ne s’agit pas du 11e album du groupe comme on peut le penser au début ; mais plutôt une référence au 11e cran (imaginaire) du potentiomètre volume d’ampli de guitare. Et là encore, ça colle pltôt bien à cet album qui s’écoute à fort niveau sonore !

« Vol 11 », du riff en veux-tu en voilà !


Avec "Vol.11", le groupe venu de l’Idaho nous montre toute l’étendue de leur talent quant au mélange des styles que contient ce premier album. The Acid Guide Service à l’air de suivre la règle suivante : faire des gros riffs. Mais attention, résumer "Vol.11" à des gros riffs peut être un peu réducteur puisque l’album contient aussi des solos de guitare très efficaces pour vous faire bouger. On peut aussi déceler le plaisir qu’à le batteur du groupe à matraquer ses fûts ; ce qui renforce le son du groupe. Clairement, on sent que les gars s’amusent sur cet album et ça se transmet facilement à qui l’écoute.

L’autre gros point fort de "Vol.11" c’est qu’il revêt une identité différentes grâce aux morceaux tous plus variés les uns des autres en flirtant fois avec le stoner, le heavy rock et aussi le doom. Au fur et à mesure que l’album avance, on passe facilement d’un style à l’autre ; si vous êtes plus doom vous apprécierez aisément le titre ‘Black Leather Jesus’. Vous êtes plutôt stoner rock ? Pas de soucis, vous avez d’excellents titres comme ‘Dude Rockin’ ou bien ‘Rock n’ Roll (Is The Drug I’m On)’. The Acid Guide Service arrive aussi à distiller dans sa musique un petit côté groovy qui est des plus plaisant et qui rend cet album vraiment agréable à écouter.

Que faut-il en retenir ?


"Vol.11" est donc un album qui devrait plaire à tout fan de stoner et de ses dérivés. Avec ses titres variés, chaque auditeur devrait y trouver son compte, et c’est dans doute ça le plus important. Pour ma part, j’ai grandement apprécié les riffs très efficaces mais aussi ce côté groovy qui se colle à quasiment chaque titre. Au final, c’est le genre d’album qu’on peut facilement mettre lors d’un barbecue entre amis par une journée bien ensoleillée ; et ce même si les amis en question ne sont pas très branchés stoner !

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   Nous arrivant tout droit de L'Illinois et des années 70, The Judge nous sort dans la chaleur de l'été (tu parles, il fait un temps à chier, oui !) son nouvel album :"Tell It To The Judge". Après un EP d'excellente qualité sortis il y trois ans, sobrement intitulé "The Judge" et orné d'une pochette dessinée à la main, c'est cette fois sous le label Ripple Music que le quatuor refait son apparition.

Tell It To The Judge n'aura pas à implorer la clémence du juge, les jurés sont déjà conquis !


   Si ce nouvel opus, autant que son prédécesseur, a les racines plantées bien solidement dans les années 70, ce qui tendrait à le classer dans le Revival ou à le décrire comme "vintage", mais ce n'est certainement pas avec quelque mots dans ce goût-là que vous réussirez à résumer ce que vous entendrez une fois l'écoute lancée. L'album est certes aussi revival et vintage qu'il est possible de l'être mais il est beaucoup plus que ça. Selon le moment ou vous trouverez sur l'album, vous capterez des notes, savamment distillées dans le tout, qui vous rappellerons tour à tour, Black Sabbath, Led Zeppelin, ZZtop et probablement bien d'autres que vous connaissez mieux que moi.

   Le son de l'album est un bijou d'harmonie et de précision. Les rythmes, variant au fils des chansons, sont portées par une section rythmique (Kevin Jones à la basse et Evan Anderson à la batterie, histoire de faire les présentations) on ne peut plus au point qui accroche irrésistiblement l'oreille. La guitare de Dylan Jarett quand à elle est aussi à l'aise dans les solos cristallins que dans les riffs rythmiques plus lourds. Certains passages sont de plus enrobées à la pédale wah-wah, laquelle parvient à se faire sa place sans trop en faire. Mais l'un des atouts majeurs du groupe est selon moi la voix de Tyler Swope : claire, confiante, n'ayant nullement besoin de se transformer en cris pour se faire entendre ni pour rester dans le ton, elle ne s'égare jamais en route et s'harmonise parfaitement avec l'ambiance de l'album.

Que faut-il en retenir ?


   "Tell It To The Judge" fait partie de ces albums qu'il est difficile de détailler sans pondre un roman et tout aussi difficile à résumer sans penser que ce qu'on en a dit est insuffisant, mais c'est incontestablement une réussite, dont le son, travaillé de façon précise et harmonieuse pose une ambiance inimitable, surtout en ce qui concerne l’authenticité et l'énergie que le groupe parvient à véhiculer. Ajouter cela à une partie instrumentale excellente et une voix claire, puissante et toujours à sa place et vous tenez une des meilleurs albums de Revival qu'il m'ait été donné d'entendre depuis longtemps.

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Des profondeurs de la Tamise  voici qu’émerge Poseidon. Le combo londonien vient de sortir chez Ripple leur premier LP intelligemment nomme Prologue, une originalité de la part du label américain car Poseidon ne sévit pas dans le desert rock pour lequel le label est spécialisé mais plutôt dans un doom lourd et progressif.

Prologue, une introduction Heavy captivante


The Beginning, the End, the Colony démarre, après trois minutes,  par un son doom plutôt classique, le son est lourd mais pas écrasant. Puis Matthew Bunkell , le bassiste arrive avec sa voix claire et là le morceau prend toute son originalité. On est dans un mélange de lourdeur et de légèreté, les grattes faisant le pont entre la partie rythmique massive et les envolées lyriques de Matthew.

Autre morceau plus classique est Chainbreaker. On est un peu à mi-chemin de ce que pourrait être un mélange de Sunnauta et de Monolord : la voix éthérée, les riffs de taureaux de Matt Norris et Jamie Starke, Raza Khan le batteur qui découpe le morceau chaque fois qu’il décide de s’énerver sur ses toms. Pour faire simple le fuzz dégouline des enceintes inondant nos tympans pour notre plus grand plaisir.
‘Prologue’ n’est vraiment pas un album doom comme les autres, et le morceau Mother Mary  est ici pour le montrer. Le groupe se pose, sort sa guitare acoustique pour emmener l’auditeur sur une berge calme entre deux tempêtes sonores que sont The Beginning et Chainbreaker. Le morceau est bien construit et prend même le temps de déployer quelques notes mélancoliques au piano. Mais le morceau le plus abouti est sûrement Omega du haut de ses 16 minutes. Un conteur est présent au début du titre pour mettre en place l’atmosphère et qui, petit à petit, se fait remplacer par  les riffs du duo de guitaristes. Ce morceau est un voyage en pleine mer, Poseidon nous transportant selon ses envies, de mer calme en tempête furieuse, notre frêle esquif est ainsi balloté dans tous les sens. Un chef d’œuvre de perdition.

Que faut il en retenir


Si Omega est le titre qui clôt l’album, Poseidon n’en a pas terminé avec nous car comme l’intitulé de l’album l’indique, ‘Prologue’ n’est que le commencement d’une odyssée homérique que les britanniques veulent développer dans leurs prochains opus. Le voyage dans les mers du riff ne fait que de commencer.

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Le bonheur tient à peu de choses. En l’occurrence, ici, le bonheur se trouve être de retour de vacances, de fouiner sur Bandcamp et de tomber sur une pépite. Vous savez, le genre de pépite dont on tombe instantanément amoureux pour peu qu’on aime déjà le genre musical. « Starsplit » est un split entre deux groupes allemands que sont Cosmic Fall et Aphodyl. Je vais être franc avec vous en vous disant que je connaissais vaguement le premier et que le deuxième m’étais totalement inconnu jusqu’à l’écoute de cette collaboration. Et quelle collaboration...

« Starsplit », une invitation pour un grand voyage au cœur du psychédélisme


« Starsplit » c’est avant tout une jaquette accrocheuse, aguicheuse et sans-chichi pour l’homme que je suis : ça parle de voyage spatial et donc j’avais déjà l’eau à la bouche dès le premier regard. Deuxio, là où j’ai su que j’allais dans une valeur sûre, c’est quand j’ai regardé la durée des titres qui excède tout le temps la dizaine de minutes. La durée minimale pour bien se mettre en condition du grand voyage qui s’annonce. Les deux premiers jams – ‘Overhead Intelligence’ et ‘Blues at CME’ - sont de Cosmic Fall qui n’y va pas par quatre chemins pour vous arracher de la surface de la Terre. A grands renforts de lignes de basses lancinantes, de fuzz et de wah-wah, le groupe parvient à vous propulser dans l’immensité intersidérale. Là-haut, on se laisse bercer par la musique qui sait surprendre son auditeur par des changements de rythme ou bien plus simplement en balançant un solo de guitare pile au bon moment pour magnifier ce voyage. Difficile pour moi d’en dire plus puisque c’est typiquement le genre de musique qui peut parler aux uns et pas du tout aux autres.

La seconde partie du split, qui se constitue de deux jams intitulés simplement ‘Jam 1’ et ‘Jam 2’ composés par Aphodyl, se montre d’autant plus surprenante. La première chose qui frappe c’est le côté psychédélique très différent de la première partie puisqu’il se montre beaucoup plus terrien, plus dur en somme et quelque peu perturbant. Ici on évolue clairement dans l’improvisation la plus totale avec des claviers, des solos de guitare qui vont et viennent et des interludes qui se montrent très étranges. On est ici en présence dans une sorte de rock psyché à tendance garage avec des sons inhabituels. J’ai toujours un peu plus de mal avec ce type de rock psychédélique, mais à ma plus grande surprise, plutôt que d'arrêter d'écouter, ca m'a rendu curieux, comme si j'avais le besoin d'aller jusqu'au bout de ces jams. Au final, après plusieurs écoutes, on se laisse facilement guider et surprendre par la musique qui sait toujours se montrer imprévisible.

Que faut-il en retenir ?


Avec « Starsplit » vous êtes en présence d’un album ayant deux conceptions distinctes du psychédélisme. Pour Cosmic Fall, c’est avant tout vous faire voyager dans l’immensité spatiale à la recherche des astres. Vous savez, comme quand pendant les nuits d’été on se prend à regarder la voute céleste et s’imaginer de se rendre sur l’une des planètes qui nous entourent ou bien tout simplement voguer à travers d'autres galaxies. Cosmic Fall y arrive à merveille. Aphoxyl, lui va plus faire dans la tendance psychédélique pure et dure. Comme si vous arriviez à destination de votre voyage spatial, sur une planète inconnue mais dont l’air est comme empli de LSD. Vous allez devoir vous perdre dans les méandres des jams pour tenter d’en ressortir indemne. « Starpslit » est l’une de ces très bonnes surprises de l’été, un album qui laisse votre imagination jouer avec la musique et ce, pour notre plus grand plaisir. Je ne peux que vous recommander de vous lancer dans ce grand voyage...

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Est-il utile de présenter Sasquatch ? Je pense que non, mais si toi qui nous lis ne le connais pas, je te conseille chaudement d’aller te renseigner sur ce groupe californien qui met le feu à la scène stoner depuis un peu plus d’une décennie maintenant. Il nous aura fallu attendre près de quatre années pour poser nos tympans – ou ce qu’il en reste – sur ce nouveau cru qui s’intitule « Maneuvers » (et non « V » comme on aurait pu le penser !). L’album a été annoncé une semaine avant sa sortie pour secouer la scène du stoner, et bordel, elle a du être secouée à 9/10 sur l'échelle de Richter vu qu'Egypt sortait son dernier cru le même jour ! Malheureusement pour nous, on ne peut pas sortir deux chroniques le même jour donc il a fallu s'adapter ! 

« Maneuvers », un album qui ouvre la voie vers de nouveaux horizons musicaux pour le groupe


Sasquatch est de retour et c’est pour casser la baraque, tout en vous proposant une approche sonore quelque peu différente des albums précédent. Ça démarre très fort avec le titre ‘Rational Woman’ qui dévaste tout ce qui bouge à grand coup de riffs ravageurs. Pendant quelques instants, je me suis imaginé ce que peut donner ce morceau en concert… je pense que ça risque de transporter les foules dans un état de « pogo-attitude » dès les premières secondes ! On retrouve la voix très accrocheuse de Keith Gibbs, la basse présente de Jason Casanova et un nouveau batteur, Craig Riggs, qui frappe comme un sourd. Ca s’enchaine comme il faut avec ‘More Than You’ll Ever Be’ qui reste tout aussi énergique et dans la trempe du premier titre et en somme de l’identité que s’est construit le groupe sur sa décennie d’existence.

Pourtant, n’allez pas croire que le groupe surfe sur ses acquis et propose un album classique. Lorsqu’on arrive à la quatrième piste qui s’intitule ‘Bringing Me Down’, on voit que Sasquatch fait sa mue avec un son qui se veut curieusement plus proche de Soundgarden. Même si je ne suis pas fan de ces derniers, Sasquatch y arrive plutôt bien au niveau des sonorités même si ce n’est pas un son que j’affectionne particulièrement. La qualité des pistes restantes est tout aussi bonne ; mention spéciale à la chanson ‘Anyway’ qui me voit chanter son refrain à tue-tête au bout de la deuxième écoute. Oh et on oublie le morceau de dix-sept secondes ‘Lude’ intégralement au clavier et qui sert d’introduction à l’excellente piste de fermeture ‘Window Pain’. Une piste avec un clavier très présent qui donne une petite touche de mélancolie au titre jusqu’au moment où les riffs de guitare reprennent le dessus le temps d’un refrain.

Que faut-il en retenir ?


« Maneuvers » est vraiment un album où le groupe cherche de nouvelles sonorités sans doute pour donner un nouveau souffle au groupe. Et on peut dire que le pari est réussi ! Alors, certes ça déménage un peu moins que sur certains de leurs précédents albums, mais on ne peut qu’encourager le groupe à explorer de nouveaux horizons musicaux. Maintenant après plusieurs écoutes du disque, je comprends bien mieux le titre « Maneuvers » au lieu de « V » comme on aurait pu le penser. Un album qui risque de se retrouver dans beaucoup de tops de l’année 2017 !

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De temps à autres l’univers décide de te faire un cadeau, un peu comme le 20 juin quand Sasquatch et Egypt ont sortis leur dernier opus en même temps. Branle-bas de combat dans l’état-major de la Planète et réunion crise afin de se départager les deux pépites. Après moults tractations, débat houleux et bières consommés, j’ai accepté la mission donnée par le capitaine : l’Egypt s’ouvrait à moi.

Crack and Lines où quand Egypt joue aux explorateurs


On démarre avec Final heist et son Stoner typé sludge, groovy à souhait. Ce morceau sonne un peu comme un mec bien vénère mais trop écrasé par la canicule pour faire quoique ce soit. Assurément un titre pour festival estival ! 11 minutes pour Crack and Lines ou le synonyme du voyage pour le titre éponyme de l’album. Son ouverture 70’s, une mélodie accrocheuse. Tout y est. On passe des moments énervé à d’autres bien plus aériens avant que Aaron nous recloue au sol s’écorchant les poumons. Typiquement le type de morceau où on sait comme ça commence mais pas comment ça se termine. Pour se remettre de ses émotions le groupe a concocté le bluesy Dirge. C’est la redescente, le groupe ramène doucement le stonerhead parti un peu trop loin.

Les américains semblent avoir un penchant pour les reprises car après avoir été annoncé dans la short list de groupes participant à un album tribute de Thin Lizzy, les gars ont décidé à s’attaquer à Kiss et à son Watchin you. Comme décrire ce morceau sinon qu’il donne l’effet que Kiss se serait attardé trop longtemps chez KFC et aurait décidé de faire tremper leur instrument dans la friteuse. Un morceau qui sera dans les sets listes espère-t-on, tellement on a hâte de prendre une dose de cholestérol de cette qualité. Pour la dernière piste, on reprend le voyage. Pas dans la fusée contrairement à d’habitude mais le bateau. Oui oui le truc en bois avec une voile. C’est l’invitation que nous offre Egypt avec son What lights the Ocean. Les riffs pleins de réverbs qui semblent venir du fond de l’océan, le calme de la batterie ressemblant à un ciel étoilé et la basse contant cette histoire. En bref un voyage mystique pour ce morceau intense dont je ne veux pas voir la fin.

Que faut-il en retenir ?


Un an et demi après la sortie de leur dernier opus, ‘Endless Flight’, Egypt démontre à nouveau qu’il est l’un des cadors de cette scène avec ce ‘Crack and Lines’ et ce même si la  concurrence qualitatives des autres groupes est rude en cet an 2017.

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La Planète du Stoner Rock 2016. Fourni par Blogger.