True Widow - Avvolgere | Review




Enfin, le nouveau True Widow est arrivé. Un album que j’attendais depuis un moment déjà. Pour ceux qui découvrent le groupe, le son de True Widow est caractérisé par des mélodies stoner, des riffs shoegaziens agrémenté d’un petit côté Indie rock, le groupe appelant ce mélange ‘stonegaze’.
Les texans  nous reviennent donc  avec leur quatrième AVVOLGERE, leur deuxième avec Relapse Records après CIRCUMAMBULATION. 
Si ce dernier m’avait laissé sur la fin, ici on retrouve sur ce nouvel album des titres plus courts qui rendent l’ensemble plus dynamique, sans laisser de creux ni perdre l’auditeur. Malgré ce changement, l’impression de mélancolie et les riffs tout en reverb sont toujours là bien évidemment.


Les fans historiques du groupe ne seront donc pas perdus via des titres comme Back Shredder ou Entheogen. On retrouve cette ambiance très brumeuse, opaque où la voix de DH Phillips émerge d’une nappe de son.
Nicole Estill, la bassiste a aussi ses morceaux, notamment sur The Trapper and the Trapped, titre assez rock dans son ensemble, et Sante qui est vraiment une des perles de cet album de part To All He Elong qui lui sert d’intro avec guitare acoustique dopée au drone et au chant mystérieux entêtant de la bassiste.

D’ailleurs le spleen, la nostalgie,  le groupe est doué pour représenter ses émotions grises et FWTSLMTM vous fera trembler d’émotion tandis que Grey Erasure vous enverra à vos moments d’insouciance passé.


L’innovation de AVVOLGERE se fait via la batterie de Slim TX beaucoup plus présente et qui sonne beaucoup plus puissante, plus carrée. Cela est particulièrement visible dans l’intro de FWTSLMTM ou encore OOTPV.
Mais la beauté, le joyau de cet album est vraiment Theurgist. Dès les premières notes nous voilà accrocher. Tout est magnifique dans ce morceau, la mélodie du riff, la basse l’accompagnant et donnant une épaisseur supplémentaire, la batterie plus claire de Slim qui se détache permettant de faire un chemin à la voix de DH Phillips au travers cette nappe sonore. Bref que du bon !
L’album se clôt par What finds me qui est un peu une addition de tout ce qui se fait de bien sur cet album, les deux chanteurs s’unissant une dernière fois pour nous faire évader dans les brumes mystiques du drone.
Un grand et beau voyage dans le pays du stonegaze proposé par True Widow  dans ce quatrième opus dont on ne ressort pas indemne.


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