Superlynx - LVX | Review


S’il y a un domaine dans lequel sont reconnus les scandinaves, c’est bien au niveau musical et ce dans n’importe quel style de musique (stoner, metal, rock, etc.). Superlynx est un trio qui nous vient tout droit d’Oslo, la capitale de la Norvège ; et avec ce premier album « LVX » on peut dire qu’ils vont marquer le paysage puisque les groupes de doom portés par une chanteuse ne courent pas les rues.

LVX, le nom d'un ensorcellement ?


Alors quelle est la recette d’un bon doom porté par une chanteuse ? Il faut des guitares saturées et portées sur le sludge. Un rythme hypnotique porté par une batterie qui use plus de ses cymbales que de ses caisses ; tout comme une basse qui se fait assez discrète. Non l’instrument le plus important du groupe est sans nul doute la voix. Et celle de Pia Isaksen est fabuleuse. C’est comme si elle vous avait jeté un charme et qu’il était impossible de sortir de son envoûtement. Un peu à la manière des américains d’Acid King en somme…

Cet ensorcellement de l’auditeur par la voix, accompagnée d’une guitare lysergique, fait que « LVX » nous plonge dans un état second où on est littéralement happé par l’ambiance du disque. Alors que généralement le doom se contente d’envoyer du lourd aux niveaux des instruments, ici le groupe se démarque par sa presque discrétion sonore. Tout est dans la retenue – y compris la voix – mais c’est justement ce qui rend cet album si fascinant. Avec cette discrétion, Superlynx nous plonge dans une douce mélancolie qui se répand au fur et à mesure que les titres passent. L’autre sensation que procure l’écoute de cet album, c’est l’impression d’avancer dans une nappe de brouillard très épaisse ; vous savez comme lorsque vous perdez momentanément votre sens de l’orientation. Et puis d’un coup, le soleil se lève et le brouillard se dissipe. Notre sens de l’orientation est de nouveau opérationnel et pourtant on a qu’un seul souhait, celui d'y retourner...

Que faut-il en retenir ?


Superlynx nous offre un album subversif, mélancolique et résolument lysergique. Il vous plonge dans un monde maussade où tout semble être de noir et de nuances de gris. Et pourtant, malgré cela, il y a comme du romantisme qui s’en dégage, un peu à la façon de certains titres des américains de True Widow. Pour un premier essai, on peut aisément dire que Superlynx marque le coup et qu’on bouilli d’impatience pour les voir en concert pour voir si cette ambiance propre au disque est décuplée sur scène. Sur ce, cette épaisse nappe de brouillard commence à me manquer alors que ça ne fait que quelques minutes qu’elle s’est dissipée. Vous m’excuserez si j’appuie sur le bouton « repeat » et que je replonge dans cette ambiance mélancolique ?

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